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25 septembre 2007 2 25 /09 /septembre /2007 00:14
Attention, accrochez-vous à vos siège, la semaine a été fort fertile en mots absolument incroyables.
Je commence par ma dernière trouvaille, que je dois à Joe et qui lui vaut mon éternelle reconnaissance.

Madame, mademoiselle, monsieur, cher lecteur, cher lectrice, concentrez vous.
Connaissez-vous le nom de la touffe de poils qui pousse entre les sourcils ?

chain.jpgMerci à l'animateur de télévision qui nous fournit cette illustration fort parlante .

Sans doute, comme moi, êtes-vous même surpris qu'on veuille lui donner un nom...
Après tout, le terme de mono-sourcil utilisé par d'aucuns est bien assez clair, point n'est besoin d'aller chercher un terme spécifique pour une pilosité si peu importante en taille...
Et pourtant le nom existe bien et vaut son poids en or :
il s'agit de la taroupe.

C'est je vous l'accorde un mot éminemment rigolo, comme chaloupe et bien d'autres, mais il n'en est pas moins authentique. Ainsi, bien que le TLFI restât muet, j'ai pu le trouver dans le Littré, et le Wiktionnaire m'a même donné cette définition doublement savoureuse :

taroupe féminin (Anatomie) Poil qui pousse sur la glabelle, c’est-à-dire entre les sourcils.

Pour le même prix, je découvre donc la mirifique glabelle, espace (le plus souvent sans poils) compris entre les sourcils. Le mot vient du latin glabellus, diminutif de glaber, "glabre".
Manifestement, la taroupe, elle, ne connaît pas le latin...

*
* *
Un peu plus tôt, je suis tombée par hasard et par une nuit sans lune, sur un article du blog de biologie Genomicron qui présente le mot anglais logodaedaly, emprunté au grec et qui désigne le fait de forger de nouveaux mots, comme nous l'explique ce site :
logodaedaly
In Ancient Greek, daidalos means "cunning," and in Greek legend, a man named Daidalos was the first sculptor. Daidalos also designed the labyrinth where the Minotaur (half-bull, half-man) was kept according to Greek mythology. In Athens in the fourth century B.C., Plato the philosopher needed a word for "wordsmith." He invented logodaidalos from logo- "word" or "speech" + daedalos. In 1611 A.D., Ben Johnson picked logodaedale out of Plato or a Latin text which used it, and used it perhaps for the first time in English. So logodaedaly became English and means "capricious coinage of words."
Je ne peux pas m'empêcher de trouver redondant de préciser qu'il s'agit d'une création de mot "arbitraire". Le langage dans son ensemble n'est- il pas une convention on ne peut plus arbitraire qui veut que le son "pon" désigne une structure traversant une rivière, tandis que "ponpon" correspond à un objet complètement différent...
Mais je m'égare. Il semble que le mot ait été introduit en anglais par Ben Johnson, mais que le passage en français n'a jamais vraiment eu lieu. Voilà une omission bien regrettable, et qu'il s'agit de réparer au plus vite :

Par la présente, je fais donc entrer dans le corpus de la langue française le mot

logodédalie, n.f., du grec par l'anglais logodaedaly : Construction délibérée de néologismes destinés à enrichir la langue.
Voilà une bonne chose de faite.
*
* *

Enfin, un petit florilège de mots rares à très rares, construits sur des racines grecques ou latines de façon plus ou moins sérieuse :
Déjà citée dans mon article sur le Pendule de Foucault, cette liste proprement
vertigineuse de (prétendues ?) disciplines divinatoires, parmi lesquelles :
Agalmatomancie, Aigomancie, Aitomancie, et bien d'autres...

Dans le même genre, il y a les termes savants qui désignent les peurs paniques du noir, des araignées, de l'enfermement ou des chats. Sauriez- vous deviner ce qu'est l'apopathodiaphulatophobie?

Et si mes lecteurs un peu anglophones veulent s'amuser, voici un quizz de vocabulaire intitulé Sesquipedalian Logodaedaly (j'ai fait un score de 8/10, si vous voulez savoir), et un Purity Test for People with Large Vocabulary tellement obscur qu'il en perd presque caractère grossier. Attention, âmes sensibles : j'ai dit presque...
C'est tout pour aujourd'hui!
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24 septembre 2007 1 24 /09 /septembre /2007 22:16
Ou plutôt : la photographe photographiée...

arroseurarrose.jpg

Ce paparazzi m'a canardée ce dimanche avenue Jean Aicard (11e), et je soupçonne Jef Aerosol d'être dans le coup.

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23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 21:08
Le livre que je viens de commencer dans la collection Essais aux poches de La Découverte commence sur les chapeaux de roue :
Dans la mesure où elles sont assimilées de quelques manières que ce soit à ce que les physiciens appellent des «lois», les prétendues «lois du marché» constituent l'une des plus infâmes impostures intellectuelles de notre époque. Et les économistes «sérieux» sont les premiers à le savoir. Mais le moins que l'on puisse dire est que ces économistes sérieux ne luttent pas avec beaucoup d'énergie pour empêcher ceux qui parlent en leur nom de revendiquer une autorité parfaitement indue. Peut-être est-ce parce que plus un économiste est sérieux, moins il sait ce que sa discipline peut bien avoir à proposer d'intéressant et de pertinent à la société.
Isabelle Stengers, Sciences et pouvoirs, la démocratie face à la technoscience, p.14
Collection Essais, La Découverte / Poche, 2002
On va voir ce que donne la suite...
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Published by Abie - dans Guillemets
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22 septembre 2007 6 22 /09 /septembre /2007 00:00
Cet article était prévu pour la fin du mois de juillet au plus tard. Mais vous me connaissez : je n'aime pas jeter des choses qui peuvent encore servir :-)

Pour ceux qui auraient  passé les derniers mois enfermés dans un placard, ou en visite chez des amis protées anguillards, un petit rappel : cet été a été celui de la culmination de l'hystérie, d'une intensité  rarement observée pour des événements de nature littéraire, au sujet d'un certain jeune magicien aux lunettes rondes.

Nous avons donc eu la sortie du film Harry Potter et l'Ordre du Phoenix début juillet, avec déluge publicitaire et saturation médiatique, que je suis presque encline à pardonner, parce que la jeune actrice qui joue Hermione (Emma Watson) me semble  avoir autant la tête sur les épaules que son personnage, s'il faut en croire cette interview, où elle se décrit comme "a bit of a feminist" et ajoute :
“People can’t understand why I don’t want to be a full-time actress,” she says, “but school life keeps me in touch with my friends. It keeps me in touch with reality. It makes me feel normal. Let’s be honest: I have enough money never to have to work again, but I would never want that. Learning keeps me motivated.”

Les gens ne comprennent pas pourquoi je ne veux pas devenir actrice à plein temps, dit-elle, mais l'école me permet de garder le contact avec mes amis, et avec la réalité. Ça me fait me sentir normale. Soyons honnête : j'ai assez d'argent pour ne plus jamais avoir à travailler, mais je ne voudrais pas ça. Apprendre me permet de rester motivée.

My kind o'gal.

Mais le film n'était bien sûr que le commencement : le vendredi 20 juin, à minuit pile à l'heure du méridien de Greenwich, débutait le lancement du septième et dernier tome de la série. Ce qui veut dire que, parce que je suis trop bonne, à minuit cinquante, heure de Paris, je prenais une place dans la monstrueuse queue pour permettre à un anglomane pervers de la récupérer un peu plus tard, et d'obtenir sa copie à 3h15 du matin. Autant vous dire qu'il n'a pas fait grand chose du week-end à part lire (beaucoup) et dormir (un peu).

Pendant un bon mois, une occupation de mon entourage donc été de faire de fort peu discrètes réunions entre deux portes et des messes basses pour discuter de leur lecture en évitant de spoiler,
c'est à dire gâcher le plaisir de la lecture en donnant aux autres trop d'information.
Personnellement, je trouve ça presque mignon toutes ces attentions, mais ça ne me touche pas trop, vu que
1/ Harry Potter, c'est sympa, mais bon, voilà quoi. Par contre Tiffany Aching, je veux bien faire un peu d'hystérie dessus...

2/ je suis rigoureusement inspoilable. C'est surement dû à ma capacité de concentration qui ferait rigoler une musaraigne sous cocaïne, mais vous pouvez me raconter une historie de A à Z, je tremblerai tout de même d'angoisse en la lisant.
Pour vous donner une mesure de l'ampleur du désastre, à chaque fois que je lis/vois Roméo et Juliette, je suis persuadée qu'ils vont sûrement trouver une solution à cette situation stupide, qu'elle va se réveiller à temps, que ça ne peut pas vraiment finir aussi mal... Je trouve le moyen d'espérer qu'ils vont s'en sortir.
Donc bon, savoir qui meurt à la fin, comme disait notre précédent président, ça m'en touche une sans faire bouger l'autre (je parle de cellules gliales bien sûr).

J'avais déjà discuté des occurences de malicious spoilers (spoils délibérés) pour l'opus précédent, et il y a des pages et même des sites entiers consacrés à donner la fin des films.
Bien sûr, il y a des choses encore plus méchantes, comme le virus informatique qui se fait passer pour une info sur le livre... (bien fait pour ceux qui n'ont pas voulu attendre !)
NB : Il va vraiment falloir que je me fasse offrir cet extraordinaire tshirt... Via Niou Taiknologie

Mais là on atteint un nouveau niveau : le thème "spoil de la fin d'Harry Potter" est devenu un mème extrêmement populaire (du moins sur le net), voire un procédé dramatique à lui tout seul.

Un exemple tiré de l'inénarrable Dork Tower :

DorkTower576.gif
- Hé, c'est toi le con qui tapait les nerds comme moi au lycée ? - Et alors ?
- Et à la fac tu te moquais des geeks du haut de ton club de snobs ? -Et quoi, débile ?
- Et maintenant que les jeux, le Seigneur des anneaux et les films de superhéros sont devenus énormes et cool, tu suis le troupeau pour être à la mode ? D'ailleurs je remarque que tu as acheté Harry Potter et les reliques de la Mort  - Et alors?
- ****SPOILER*** - Haaaaaaaa!
- La vengeance est un plat qui se mange spoilé...

Pour les français, le problème est encore plus prononcé : si l'on a lu la version originale, il faut tenir sa langue jusqu'à la sortie de la traduction française, surtout à proximité de gamins... Mais que faire lorsqu'on voudrait s'adresser à un public varié, typiquement sur internet ?
Une des solutions est bien sûr de ne faire que des commentaires très généraux, un autre est de se tenir à des détails incompréhensibles hors de leur contexte, la dernière enfin étant de raconter n'importe quoi.
L'immmmmeeeeense dessinateur Boulet a ainsi eu des démêlés avec ceux de ces lecteurs qui avaient pris au sérieux ses faux spoilers. Il y répondit avec son humour habituel.
Et j'ai aussi beaucoup rigolé en lisant la note consacrée à Harry Potter sur le blog dessiné de Blessy, récemment découvert : elle combine les trois techniques avec bonheur et juste ce qu'il faut d'humour de maternelle...

Je suis sûre que j'avais d'autres liens funky, mais j'ai bien peur qu'ils aient été enfouis sous l'ammoncellement des jours et la poussière de temps. Je clos donc ici cet article thématique, qui réussit le tour de force d'être en retard pour la folie de juillet dernier, et en avance pour celle d'octobre prochain : je n'ai jamais été bonne pour le timing...

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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 00:10
Ce  strip de PhD Comics, dont je suis une fidèle depuis...mmm... quatre ans maintenant, m'a beaucoup fait rire :
- Je sais que je suis très en retard, mais bon anniversaire, Cecilia !
- Ho, merci !
- Tu ne paniques pas à l'idée de vieillir ?
- Avant, oui. Mais j'ai compris qu'il s'agit juste d'avoir la bonne perspective.
- Tu veux dire accepter la maturité dignement et de bonne grâce ?
- Je veux dire utiliser la bonne base numérique pour calculer ton âge. En base 13, je n'ai que 21 ans.

D'autant que, depuis hier, j'ai comme Cecilia un an de plus !
Ce qui me fait donc un total de 20...  

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20 septembre 2007 4 20 /09 /septembre /2007 00:18
Aujourd'hui, je me penche sur une question soumise par un lecteur dans les commentaire d'un vieil article : les mots du possédé.

Clément (s'agit-il d'un de ceux que je connais ? Mystère et boule de gomme...)
Autre mot pas piqué des hannetons: illécébrant (trouvé chez Léon Bloy) : ça veut dire quoi ?
Ah-ha ! Voici une nouvelle enquête pour Super Abie !

Première étape
: trouver la source :
la splendeur morale de l'immolation devrait infiniment surpasser en illécébrant vertige la charnelle beauté sacrifiée.
Léon Bloy
(1846-1917), Le Desespéré
Au sujet de ce roman, Wikipédia nous dit :
Le drame vécu par les deux principaux protagonistes, Caïn Marchenoir et Véronique Cheminot, est en fait la transposition de celui de Bloy avec Anne-Marie, une relation où la sensualité est peu à peu effacée par le mysticisme. L’œuvre est achevée en 1886, mais l’éditeur craignant d’éventuels procès, sa publication n’a lieu qu’en janvier 1887, et sans grand écho.
Nous situons déjà mieux le contexte de l'occurence.

Deuxième étape
: le réflexe de référence.
Je cherche sur le TLFI : rien.
Voilà qui ne laisse pas de t'étonner, fidèle lecteur...

Troisième étape : exploitons la puissance de la toile !
Je cherche sur Google : presque rien...
Ah si ! un discours d'apologiste musulman qui dit :

Seule subsiste, dès maintenant, la face du Tout-Miséricordieux, dont Ramadan est peut-être l'un des rayons, le plus doux, le plus pur, le plus illécébrant.
Je me dit que tiens, le mot doit avoir une tradition religieuse... Eh bien pas du tout, car la suite est :
Ainsi, Léon Bloy, l'immense poète mystique dont je tremble de mêler le nom à ma vile prose, écrivait ...
Donc on tourne en rond : le principe de parcimonie suppose que l'adjectif ait été emprunté à Bloy.

Dans un souci de parité, j'ai donc repris mes echerches et googlé illécébrantE. Et j'ai obtenu un lien vers "Poèmes ironiques" de Emile Goudeau. (d'où cette citation, d'ailleurs).
Il y a deux occurences:
Quand l'illécébrante Grand'Ville
Les met sous quelque joug servile,
Et les rejette de ses bras;

Comme elle n'a jamais compris
Les gasconismes de tendresse,
L'illécébrante de Paris;
Je veux rentrer dans ma paresse,
Loin des poèmes manuscrits,
Et je ne veux plus de maîtresse,

Tout ca n'est pas très éclairant.
J'en étais réduite aux conjectures : la première a été de croire à une construction sur ille, illa, illud, pronom démonstratif latin à connotation emphatique (Dies irae dies illa...), mais un de mes petits camarades penchait plutôt pour une construction privative du type "il-légal".
Tous mes essais (quelque peu desespérés, je l'admets) de trouver un verbe comme illécébrer ont bien sûr échoué.
Devant un tel mystère, et en l'absence de piste, je me rendis donc à l'évidence : le tout-venant était piraté, il allait falloir sortir la grosse artillerie...

Quatrième étape
:
J'ai donc mis un de mes meilleurs éléments sur le coup ; c'est un historien, pinailleur, et parlant latin comme d'autres parlent du nez : naturellement. Sa réputation d'efficacité légendaire s'est une fois de plus vérifiée, et le mystère est résolu en deux coups de cuillère à pot :
Illecebra, (inl-), ae, f, (illicio):
1) attrait, charme
2) au plur., attraits,
charmes, appâts, charmes, etc.

C'est super classique, ça vient de lacio, "enlacer", qui donne des mots à la
fois de l'ordre des pièges et de l'ordre de la séduction.

Mon cher Clément, case closed!

Certes, j'aurais sans doute pu obtenir cette info si j'avais eu la présence d'esprit (et l'énergie) d'aller chez mes parents exhumer le Gaffiot qui y tombe fidèlement en poussière depuis quelques décades décennies.
En tout ca, ces efforts n'auront pas été vain : non seulement ils me permettent de répondre à la question posée, mais ils m'ont fait découvrir un sorte de mousse délicieusement baptisée l'andersonie charmante, et dont le nom scientifique est Bryoandersonia illecebra (dont voici même quelques images). J'adopte illico charmant comme synonyme d'illécébrant, car il a le mérite de conserver la forme de participe présent. Et hop !
À bientôt pour de nouvelles aventures...

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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 00:18
Hohé, mes vieux crabes de ponton !

Aujourd'hui est un jour que tous mes lecteurs valant leur sel apprécieront : le 19 septembre, c'est Talk Like A Pirate Day, le jour où on parle pirate...


C'est vrai
que le vocabulaire disponible est plus vaste en anglais (argh! cochons d'anglais !) qu'en français, mais je compte sur les flibustiers qui voient leurs films en VF et pour nous donner des idées, voir à les piller chez les équipages réguliers... Et mettez vous bien dans vos têtes de bois que les frères de la côte sont partout !
Il y a même des méthodes pour vous aider à progresser :


Allez, larguez les ris et double ration de tafia et de biscuit avarié pour tout le monde !

 
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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 12:00
Aviez-vous entendu parler de ce détenu roumain qui avait attaqué Dieu en justice pour escroquerie et abus de confiance, considérant que le baptême  équivalait à un contrat ?
Il a bien sûr été débouté par le tribunal de Timisoara, mais ça ne veut pas dire que Dieu est sorti d'affaire pour autant...

Un élu du Nébraska Ernie Chambers, sans doute jaloux de la barbe de Jéhovah, s'est en effet mis en tête de traîner Dieu devant les tribunaux. Enregistrée vendredi dernier, la procédure cherche à obtenir "une injonction permanente ordonnant à Dieu de cesser certaines activités néfastes, et la profération de menaces terroristes".

Pour ce qui est des susdites activités, le plaignant cite, dans un envolée stylistique :
fearsome floods, egregious earthquakes, horrendous hurricanes, terrifying tornadoes, pestilential plagues, ferocious famines, devastating droughts, genocidal wars, birth defects, and the like.

des inondations inouïes, de terribles tremblements de terre, des cyclones sinistres, des tornades terrifiantes, des épidémies épouvantables, des famines féroces, des sécheresses sévères, des guerres génocidaires, des malformations de naissance et autres.

Apparemment, le but du jeu est d'attirer l'attention sur le fait que les députés proposent souvent des lois interdisant certains type de procès comme "frivoles".
Ernie Chambers, lui, veut semble-t-il montrer qu'il est nécessaire que l'on puisse attaquer tout le monde en justice, même Dieu si besoin est.
Je ne suis pas entièrement convaincue que ce soit efficace : ça aurait même plutôt tendance à montrer qu'il faut une loi pour protéger la justuce de ceux qui veuelent lui faire perdre son temps...

N'empêche que j'attends les attendus du jugement avec curiosité !
(Via Pharyngula)




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Published by Abie - dans Butinons
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17 septembre 2007 1 17 /09 /septembre /2007 12:57
Aperçue quai de Valmy,  vers la rue  du Faubourg du Temple, cette indienne :

Bindidroit.JPG
Encore une fois, la perspective de l'image est redressée grâce à The Gimp.

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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 12:09
J'ai réalisé aujourd'hui avec horreur et grande honte que je confonds irrémédiablement Stefan Zweig et Franz Kafka.
Enfin, irrémédiablement, je n'espère pas... Disons que j'ai pourtant lu des oeuvres des deux, et qu'ils ne formaient pour moi qu'une seule et même entité. Rhôôô les boules...

Dans l'espoir d'en finir avec cette confusion infamante, voici une brève biographie de ces deux auteurs qui n'ont guère comme point commun que d'être siècle dernier, germanophones, et morts.

Kafka1906-resized.jpg
Stefan-Zweig01.jpgFranz Kafka est tchèque (enfin, techniquement, bohémien...), naît en 1883 à Prague, et meurt de tuberculose près de Vienne en 1924.
Son œuvre embématique est sans conteste la nouvelle La Métamophose (à lire), où le narrateur est tranformé, sans crier gare et sans explication, en cancrelat.

Stefan Zweig est autrichien, naît en 1881, s'exile en 1934 et se suicide en 1942, de concert avec sa femme, de désespoir face à la deuxième guerre mondiale.
Ses œuvres les plus connues sont Lettre d'une inconnue, Le Joueur d'échecs, et Vingt-quatre heures de la vie d'une femme.
Elles reflètent son intérêt pour l'étude approfondie et subjective de la psychologie des personnages.

La seul rationalisation vaguement crédible que j'aie pu trouver, c'est que pour moi les livres que j'ai lu d'eux (Le Procès, La Métamorphose, Le Joueur d'échecs...) sont toujours caractérisés par une atmosphère de cauchemar et de torture mentale.
Désolée, m'sieur l'juge, promis, j'le r'f'rai plus...

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Edito

Soyez les bienvenus sur ce petit blog sans ligne éditoriale fixe, qui échoue à mourir depuis 2005.
La fréquence de mise à jour se veut quotidienne au mieux (par ce que je suis de nature optimiste), trimestrielle au pire (parce que je suis velléitaire bien plus encore).

Alea jacta est :


Aussi :



Ordo Ab Chao