Je ne sais pas si vous avez comme moi l'occasion d'admirer d'un oeil absent les affiches de films généreusement disposées par la RATP pour meubler nos attentes.
La dernière fois que j'ai fais ça, j'ai été douloureusement ramenée à la conscience par mon incrédulité face à ce que je voyais.
Bien sûr, les films d'animations, plus encore que les autres, ont droit à la licence poétique.
Bien sûr, l'utilisation d'animaux parlants nécessite de petits arrangements avec la basse réalité anatomique.
Bien sûr, les poulets de Chicken Run ont une dentition à faire baver un cheval d'envie.
Mais cela n'excuse pas tout.
Cela n'excusait pas le pis qui pendouille de l'entrejambe d'Otis le taureau (ou le boeuf ?) héros de La Ferme en folie. La distinction entre les vaches filles et les vaches garçons est facile à faire, malgré cette uniformité anatomique : les vaches filles ont un noeunoeud rose sur la tête...
Et cela n'excuse pas les horreurs vue sur l'affiche des Aventures de Impy le petit dinosaure.
On peut pinailler sur beaucoup de choses : même sans pouvoir déterminer précisément son espèce, on peut voir que de nombreux traits sont au mieux superfétatoires.

Les oreilles à la Shrek, par exemple, sont un ajout absolument pas documenté par l'enregistrement fossile, qui donne pourtant des détails aussi précis que la
présence de plumes ou le grain de la peau des dinosaures...

Il y a aussi la façon dont les pattes de devant sont transformées pour avoir des mains. Pour commencer, les dinosaures ont en général trois doigts aux membres antérieurs (ou moins, comme le T. rex qui en a deux). En mettre quatre n'est pas bien grave, mais la paume est vraiment choquante sur un thérapode. Le pire est bien sûr la présence parfaitement déplacée... d'un pouce opposable ! Mais encore une fois, passons...

Non, ce qui me pose vraiment un problème chez Impy ce ne sont pas ses bras primatoïdes ou ses grands yeux mammaliens.
Ce sont ses ailes. Dans le dos. Comme un petit démon ou un dragon.
Ce qui lui fait un total de six membres, chose peu courante chez les quadrupèdes en bonne santé...
Bon sang, mais si les producteur voulaient des ailes, il leur suffisait d'appeller le film Impy le petit dragon, et toutes les objections tombaient d'elles-même.
Mais non il a fallu prendre un dinosaure, et transformer l'entreprise en une insulte mortelle envers les personnes de bon sens en général et les paléontologues du Secondaire en particulier.
Snif.
PS : en complément du beau commentaire de Torotoro, je vous incite à aller visiter ce fabuleux Bestiaire médiéval où vous trouverez des images des ancêtres d'Impy. Moi, je trouve que ce prétendu dinsaure a de faux airs d'aspic...
Bien sûr, les films d'animations, plus encore que les autres, ont droit à la licence poétique.
Bien sûr, l'utilisation d'animaux parlants nécessite de petits arrangements avec la basse réalité anatomique.
Bien sûr, les poulets de Chicken Run ont une dentition à faire baver un cheval d'envie.
Mais cela n'excuse pas tout.
Cela n'excusait pas le pis qui pendouille de l'entrejambe d'Otis le taureau (ou le boeuf ?) héros de La Ferme en folie. La distinction entre les vaches filles et les vaches garçons est facile à faire, malgré cette uniformité anatomique : les vaches filles ont un noeunoeud rose sur la tête...
Et cela n'excuse pas les horreurs vue sur l'affiche des Aventures de Impy le petit dinosaure.
On peut pinailler sur beaucoup de choses : même sans pouvoir déterminer précisément son espèce, on peut voir que de nombreux traits sont au mieux superfétatoires.


Il y a aussi la façon dont les pattes de devant sont transformées pour avoir des mains. Pour commencer, les dinosaures ont en général trois doigts aux membres antérieurs (ou moins, comme le T. rex qui en a deux). En mettre quatre n'est pas bien grave, mais la paume est vraiment choquante sur un thérapode. Le pire est bien sûr la présence parfaitement déplacée... d'un pouce opposable ! Mais encore une fois, passons...
Après tout, onner des mains au personnage principal est bien pratique, surtout quand, comme Denver le dernier dinosaure, il est destiné à devenir un guitar hero.

Ce sont ses ailes. Dans le dos. Comme un petit démon ou un dragon.
Ce qui lui fait un total de six membres, chose peu courante chez les quadrupèdes en bonne santé...
Bon sang, mais si les producteur voulaient des ailes, il leur suffisait d'appeller le film Impy le petit dragon, et toutes les objections tombaient d'elles-même.
Mais non il a fallu prendre un dinosaure, et transformer l'entreprise en une insulte mortelle envers les personnes de bon sens en général et les paléontologues du Secondaire en particulier.
Snif.
PS : en complément du beau commentaire de Torotoro, je vous incite à aller visiter ce fabuleux Bestiaire médiéval où vous trouverez des images des ancêtres d'Impy. Moi, je trouve que ce prétendu dinsaure a de faux airs d'aspic...
par Abie
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Diatribes
J'ai écouté, ou plutôt entendu, ce mercredi midi sur France Info, la chronique Question
d'argent de François de Witt (subventionné par l'obscène Mieux vivre votre argent : vivre son argent, quelle formule
abominable...). Le plus gros était constitué de blah blah sur le fait que les Français y connaissent tchi walou en finance et que c'est peut-être un peu dommage.
Du point de vue des commanditaires du sondage, l'Institut pour l’éducation financière du public, c'est dommage parce que, quand on sait pas ce que c'est qu'une Sicav, on en n'achète pas, et que c'est tout de même bien triste pour les banquiers, ma bonne dame.
En gardant ceci à l'esprit, il peut néanmoins être intéressant d'aller faire un tour sur leur site ouèbe pédagogique, intitulé la finance pour tous. Pas très bandant comme nom, mais il y a tout de même des choses à y apprendre : je me suis méchamment fait blouser par certaines questions de leurs Quiz à destination des djeun'z.
Tout cela est bel et bon, mais, me direz-vous, quand est-ce que je vais commencer à gueuler ? Ne vous inquiétez donc pas, il n'y a jamais longtemps à attendre, vous connaissez mon caractère de suidé.
Cette fois-ci, ce qui m'a fait râler, ce sont les implications de ce passage :
On en conclut qu'un chargé de clientèle n'est pas digne de confiance, et que, malgré ce qu'on le paye, il ne défend pas les intérêts de ses clients. C'est fort dommage. Il s'agit donc d'en apprendre autant que lui, pour pouvoir faire les choix à sa place (tout en le payant quand même?...)
Mais alors, sur quoi se baser pour les choix? Mais bien sûr, en passant son temps à écouter les chroniques financières et à lire Mieux vivre votre argent (et Les Échos, et La Tribune...) qui eux, évidemment, se feraient couper en morceaux pour défendre notre livret A.
Hum. Tout cela est d'un crédible....
Une curiosité, un bagage conceptuel, je veux bien, mais est-ce que ce sera vraiment au bénéfice des Français de se faire gaver d'obligations jusqu'aux ouïes?
Mais des assurances vie ? des crédits à la consommation ? Est-ce un tel bien qu'il faille gambader en rêvant au jour où chaque habitant aura son portefeuille, au moins sur le second marché ?
Savoir calculer un taux d'intérêt est fort utile, et cela rassurera peut-être ce distingué chroniqueur que pour ma part, j'en ai calculé au collège, alors que des problèmes de robinets, fort peu. Beaucoup de trains, cependant. Un complot de la Sncf? allez savoir...
Il aurait beauoup mieux gagné mon coeur en soulignant que cette éducation à la finance est nécessaire pour la compréhension des choix politiques qui modèlent l'économie du pays, et qu'elle permettrait de voter en connaissance de cause. Mais que voulez-vous, je suis une idéaliste...
J'ai l'impression que les "grosses barrières" dont il parle au sujet de l'argent est qu'il existe une part de la population (à rapprocher des bo-bo, peut-être) qui a des revenus lui garantissant l'aisance, mais qui n'envisage pas particulièrement de se prendre la tête avec une maison à crédit, deux voitures, et que sais-je encore. C'est-à-dire des gens qui ont de l'agent, mais qui, - horreur ! malheur ! - ne le mettent pas au centre de leur vie (1), et le traitent comme une commodité. A-t-on vu plus subversif ?
L'autre possibilité c'est qu'en disant cela il pense aux "pauvres" ou aux petites classes moyennes. Ce public-là, ce n'est pas qu'il ne veut pas épargner ou se lancer dans des opérations acrobatiques, c'est qu'il n'en n'a pas les moyens. Si l'éducation prônée par cet institut leur permet d'échapper aux miroirs aux alouettes des crédits révolving et autres puits de surendettement, ce n'est pas une mauvaise chose, mais j'ai du mal à saisir pourquoi les organismes financiers voudraient tuer la poule au oeufs d'or...
Bon, j'arrête ici : c'est assez de cynisme pour aujourd'hui.
(1) Il est évidemment bien plus facile de ne pas mettre l'argent au centre de sa vie quand on en a. Quand on en n'a pas, la chose devient nettement plus compliquée, et tout finit par s'exprimer en terme de fric.
PS : Économistes de tous les pays, unissez-vous pour corriger les erreurs (pas trop grossières j'espère) dont cet article est sans doute parsemé.
Du point de vue des commanditaires du sondage, l'Institut pour l’éducation financière du public, c'est dommage parce que, quand on sait pas ce que c'est qu'une Sicav, on en n'achète pas, et que c'est tout de même bien triste pour les banquiers, ma bonne dame.En gardant ceci à l'esprit, il peut néanmoins être intéressant d'aller faire un tour sur leur site ouèbe pédagogique, intitulé la finance pour tous. Pas très bandant comme nom, mais il y a tout de même des choses à y apprendre : je me suis méchamment fait blouser par certaines questions de leurs Quiz à destination des djeun'z.
Tout cela est bel et bon, mais, me direz-vous, quand est-ce que je vais commencer à gueuler ? Ne vous inquiétez donc pas, il n'y a jamais longtemps à attendre, vous connaissez mon caractère de suidé.
Cette fois-ci, ce qui m'a fait râler, ce sont les implications de ce passage :
De fait, près des trois quarts de nos concitoyens avouent ne pas s’y connaître dans ce domaine. Or la moitié des Français pratiquent les placements financiers. Il y a donc une moitié de cette moitié qui investit quasi-aveuglément, en faisant confiance à son chargé de clientèle. Et en prenant le risque d’acheter un produit d’épargne qui ne lui convient pas.Bon.
On en conclut qu'un chargé de clientèle n'est pas digne de confiance, et que, malgré ce qu'on le paye, il ne défend pas les intérêts de ses clients. C'est fort dommage. Il s'agit donc d'en apprendre autant que lui, pour pouvoir faire les choix à sa place (tout en le payant quand même?...)
Mais alors, sur quoi se baser pour les choix? Mais bien sûr, en passant son temps à écouter les chroniques financières et à lire Mieux vivre votre argent (et Les Échos, et La Tribune...) qui eux, évidemment, se feraient couper en morceaux pour défendre notre livret A.
Hum. Tout cela est d'un crédible....
Le nouvel institut pour l'éducation financière a du pain sur la planche. Mais comment s’y prendre ? Son site lafinancepourtous ne peut qu’être une des pièces du dispositif. Même si ce site est bourré d’infos et d’interactivité. Il faut surtout espérer que les Français développeront un réel appétit pour la finance.Ah bon. Pouquoi ?
Une curiosité, un bagage conceptuel, je veux bien, mais est-ce que ce sera vraiment au bénéfice des Français de se faire gaver d'obligations jusqu'aux ouïes?
Or une enquête internationale de l’an passé montre que seulement 17% des ménages français s’intéressent aux sujets patrimoniaux (...) Il y a encore du chemin à faire. À commencer par l’école, où la règle de trois est appliquée au débit d’un robinet plutôt qu’à un taux d’intérêt. Nous avons dans le domaine de l’argent de grosses barrières à faire tomber.Là encore, je suis atterrée par le ton normatif de cette chronique. Quand une journaliste se réjouit, mettons des bons chiffres de la sécurité routière, ça se défend : finalement, des morts involontaires en moins, c'est plutôt cool karmiquement.
Mais des assurances vie ? des crédits à la consommation ? Est-ce un tel bien qu'il faille gambader en rêvant au jour où chaque habitant aura son portefeuille, au moins sur le second marché ?
Savoir calculer un taux d'intérêt est fort utile, et cela rassurera peut-être ce distingué chroniqueur que pour ma part, j'en ai calculé au collège, alors que des problèmes de robinets, fort peu. Beaucoup de trains, cependant. Un complot de la Sncf? allez savoir...
Il aurait beauoup mieux gagné mon coeur en soulignant que cette éducation à la finance est nécessaire pour la compréhension des choix politiques qui modèlent l'économie du pays, et qu'elle permettrait de voter en connaissance de cause. Mais que voulez-vous, je suis une idéaliste...
J'ai l'impression que les "grosses barrières" dont il parle au sujet de l'argent est qu'il existe une part de la population (à rapprocher des bo-bo, peut-être) qui a des revenus lui garantissant l'aisance, mais qui n'envisage pas particulièrement de se prendre la tête avec une maison à crédit, deux voitures, et que sais-je encore. C'est-à-dire des gens qui ont de l'agent, mais qui, - horreur ! malheur ! - ne le mettent pas au centre de leur vie (1), et le traitent comme une commodité. A-t-on vu plus subversif ?
L'autre possibilité c'est qu'en disant cela il pense aux "pauvres" ou aux petites classes moyennes. Ce public-là, ce n'est pas qu'il ne veut pas épargner ou se lancer dans des opérations acrobatiques, c'est qu'il n'en n'a pas les moyens. Si l'éducation prônée par cet institut leur permet d'échapper aux miroirs aux alouettes des crédits révolving et autres puits de surendettement, ce n'est pas une mauvaise chose, mais j'ai du mal à saisir pourquoi les organismes financiers voudraient tuer la poule au oeufs d'or...
Bon, j'arrête ici : c'est assez de cynisme pour aujourd'hui.
(1) Il est évidemment bien plus facile de ne pas mettre l'argent au centre de sa vie quand on en a. Quand on en n'a pas, la chose devient nettement plus compliquée, et tout finit par s'exprimer en terme de fric.
PS : Économistes de tous les pays, unissez-vous pour corriger les erreurs (pas trop grossières j'espère) dont cet article est sans doute parsemé.
par Abie
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Du nouveau : Les candidats UMP n'ont-ils donc aucune espèce de vergogne ? On découvre maintenant que Renaud Dutreil a utilisé dans ces
tracts une photo de Lilian Thuram, grand opposant de Sarko et de l'UMP.
Comme promis, voici la suite des aventures de la candidate UMP dans le 10e arrondissement de Paris, qui s'était fait remarquer en invoquant le soutien enthousiate de Kouchner et Hirsch, ce qu'ils ont hautement démenti. (cf. post précédent)
Un article de Marianne daté de mercredi nous apprend quelle est sa ligne de défense face aux questions des médias :
Tout ça pour dire que je suis très loin d'avoir changé d'avis sur sa personne...
D'autant que le Canard Enchaîné de cette semaine (6/6/07) nous donne encore des raisons supplémentaires de douter de ses techniques :
D'habitude, les politiques attendent d'être élus pour manquer à leur parole... Cette petite est décidément pleine d'entrain !
Pour conclure, la palme du journalisme d'investigation revient au journal gratuit Métro qui faisait aujourd"hui un portrait express d'Asmani dans un article "Des Candidats pas comme les autres", sans souffler mot de ces diverses controverses :
J'ai l'impression qu'elle vise haut pour le score (mais ce genre de prédictions sont souvent autoréalisatrices : si elle disait 10%, les électeurs la délaisserait parce qu'elle semblerait manquer d'ambition, tandis que rejouter quelques points au score qu'elle prévoit vraiment ne peut pas lui faire de mal).
On verra bien...
Edit : Effectivement, Mme Asmani avait largement surestimé son soutien populaire, puisqu'elle n'atteint pas la barre des 30%, avec un score de 28,97% (source Libération, le 11:06).
NB : Merci beaucoup à Maurinier pour le scan de l'article.
EDIT 14/10/07 : Apparemment, Asmani est (encore) imposée par l'UMP comme candidates aux municipales, ce que les militants de base locaux apprécient peu : certain s'organisent, par exemple sur le site democratie10.com/ .
Rue 89 : Thuram: «Dutreil utilise mon image, c'est scandaleux»
Nouvel Obs : Thuram ne soutient pas Renaud Dutreil (09/06)
Et merci à Toroshiru pour l'info !
Comme promis, voici la suite des aventures de la candidate UMP dans le 10e arrondissement de Paris, qui s'était fait remarquer en invoquant le soutien enthousiate de Kouchner et Hirsch, ce qu'ils ont hautement démenti. (cf. post précédent)
Un article de Marianne daté de mercredi nous apprend quelle est sa ligne de défense face aux questions des médias :
Lynda Asmani a sa recette : « j'ai le soutien personnel du Premier ministre et de son gouvernement. » Or « les membres de son gouvernement sont forcément solidaires des candidats de la majorité présidentielle. En effet, si on n'avait pas de majorité parlementaire le 17 juin, messieurs Hirsch et Kouchner ne seraient plus membres du gouvernement. C'est eux qui sont aujourd'hui les premiers défenseurs de Nicolas Sarkozy : il va falloir qu'ils l'assument, y compris dans les circonscriptions » fait-elle remarquer. Un argument que les deux ministres d'ouverture n'avaient probablement pas envisagé au moment de leur entrée dans la maison Fillon…En l'occurence cela ressemble à la réponse qu'elle m'avait faite par mail, avec cependant un détail délicatement ajouté : elle n'avait pas jugé bon, lundi soir, d'évoquer l'accord supposé du cabinet respectif des deux ministres. Pourquoi se serait-elle dispensée d'une aussi belle excuse, pour la sortir deux jour plus tard ?
[...]
Implicitement la candidate reconnaît avoir rédigé ce mot amical elle-même :« J'ai appelé les cabinets des deux ministres et je leur ai soumis par oral les deux phrases. On m'a dit oui. Ma seule erreur est une erreur de jeunesse, celle de ne pas avoir fait valider leur accord par écrit ». Parole contre parole, Lynda Asmani « mouille » les collaborateurs du Quai d'Orsay et du Haut commissariat aux solidarités actives. Ce soutien aurait-il été accordé à l'insu des ministres ? Du côté du cabinet du Ministère des affaires étrangères, on estime que le démenti du Bernard Kouchner inclut celui de son cabinet. Mais l'affaire commence à échauder singulièrement les collaborateurs de Martin Hirsch, certains qu'aucune Lynda Asmani ne s'est jamais présentée au standard. Piqués au vif, ils n'excluaient pas hier d'entamer un recours juridique, contre cette amie qu'ils ne connaissent pas.
Tout ça pour dire que je suis très loin d'avoir changé d'avis sur sa personne...
D'autant que le Canard Enchaîné de cette semaine (6/6/07) nous donne encore des raisons supplémentaires de douter de ses techniques :
D'habitude, les politiques attendent d'être élus pour manquer à leur parole... Cette petite est décidément pleine d'entrain !
Pour conclure, la palme du journalisme d'investigation revient au journal gratuit Métro qui faisait aujourd"hui un portrait express d'Asmani dans un article "Des Candidats pas comme les autres", sans souffler mot de ces diverses controverses :
• La plus “affichée”
Lynda Asmani, candidate UMP dans la Ve circonscription
• Identité : originaire de la Loire, Lynda Asmani a été journaliste au Progrès. Elle travaille au ministère des Finances. C’est aussi une militante des droits de l’enfant et des droits de l’homme.Être la plus "fun" de l'UMP, ça c'est de la revendication ! Elle aurait plus choisir un domaine où la concurrence est plus acharnée.
• Age : 33 ans
• Spécificité : à la réputation d’être la plus “fun” de l’UMP. “J’ai fait une campagne qui dépote. Ma photo est imprimée sur les enveloppes, sur tous mes bulletins de vote et sur 10 000 sacs à pain.”
• Ses idées : développer l’économie et la culture dans le Xe, militer pour les droits de l’enfant, réhabiliter les logements insalubres...
• Score visé : “J’espère être en tête du scrutin. Je me mets à 36%-37%.”
• Coût de sa campagne : entre 50 000 et 55 000 euros.
J'ai l'impression qu'elle vise haut pour le score (mais ce genre de prédictions sont souvent autoréalisatrices : si elle disait 10%, les électeurs la délaisserait parce qu'elle semblerait manquer d'ambition, tandis que rejouter quelques points au score qu'elle prévoit vraiment ne peut pas lui faire de mal).
On verra bien...
Edit : Effectivement, Mme Asmani avait largement surestimé son soutien populaire, puisqu'elle n'atteint pas la barre des 30%, avec un score de 28,97% (source Libération, le 11:06).
NB : Merci beaucoup à Maurinier pour le scan de l'article.
EDIT 14/10/07 : Apparemment, Asmani est (encore) imposée par l'UMP comme candidates aux municipales, ce que les militants de base locaux apprécient peu : certain s'organisent, par exemple sur le site democratie10.com/ .
par Abie
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Diatribes
Bon.
Je me baladais tranquillement sur le net, quand j'ai soudain découvert que je connaissais personellement une candidate aux législatives dans la 2e circonscription de Paris, Marine Roussillon. Je me suis empressée d'aller voir sur son site ce qu'elle y raconte, et d'écouter l'enregistrement de son débat sur RFI avec une candidate socialiste, Sylvie Faucheux, au sujet de l'autonomie des universités.
Il est toujours intéressant d'écouter une voix familière causer dans le poste, mais j'y ai surtout gagné un énorme sursaut quand j'ai entendu Sylvie Faucheux énoncer avec une confiance sans faille que :
Cela justifie-t-il le moins du monde d'émettre une énormité pareille?
Croit-elle vraiment que la France a le supérieur le plus inégalitaire au monde? Je peux citer sans réfléchir deux ou trois pays occidentaux où une année universitaire à 200 euros est un rêve d'idéaliste, sans même parler des pays du tiers-monde.
(Tiens, j'ai même trouvé un soutien de l'étranger pour mon point de vue...)
Cette dame est président d'université tout de même, elle est censée savoir de quoi elle parle! J'avoue ne pas bien comprendre sa démarche. Mais bon.
Vers la fin de l'émission, elle dit aussi :
L'un d'entre vous, fidèles lecteurs, saurait-il où se procurer ce genre de statistiques?
Mon autre motif de gueulante contre une candidate aux législatives m'a été fourni par un ami qui a trouvé dans Libé une histoire ahurissante sur la candidate UMP
de mon quartier, Lynda Asmani.
J'avais été surprise de trouver dans sa profession de foi (dont la couleur dominante est un robe bonbon un peu étrange pour un parti de droite) des témoignagnes de soutien dithyrambiques de la part de Bernard Kouchner et Martin Hirsch.
J'ai ensuite raisonné que, le 10e arrondissement étant un bastion de la gauche, elle avait dû aller chercher des cautions aussi peu de droite que possible pour espérer aveoir une chance.
Mais d'après l'article de Libération, l'histoire est encore plus simple :
J'ai cherché sa profession de foi sur le net pour vous la montrer mais son site est un peu vide. Il y a plus de choses sur son blog mais j'ai des soucis avec le lien vers sa profession de foi (il commence par c:Program FilesWanadoo, ce qui est plutôt mauvais signe).
Mais comme je suis prête à tout pour vous, je fournis l'immense effort d'en passer le bout incriminant au scanner. Pfiou. Épuisant.
Comme vous pouvez le voir, le bleu layette le dispute au rose bonbon, et elle n'y est pas allée avec le dos de la main morte
Je suis très curieuse de savoir comment cela a pu se passer. A-t-elle tenté de les contacter ? Ont-ils au moins ne serait-ce qu'entendu parler d'elle ? Avait-elle l'autorisation du bureau de l'UMP ?
Bystère et moule de gomme.
Le journalisme d'investigation étant chez moi une seconde nature (hum hum), et partant du bon principe qu'il vaut mieux s'adresser à Dieu qu'à ses saints, je suis allée poser mes question à Mme (Mlle? who cares...) Asmani directement par mail.
Elle a eu la grâce de me répondre immédiatement malgré l'heure avancée, ce qui me permet de vous apporter ce scoop en extra-exclusivité. Je reproduis ici sa réponse (les ajouts entre crochets sont de moi)
Ensuite qu'elle est manifestement douée en damage control (le second ne va pas sans le premier).
En gros, on peut résumer ainsi son argumentation :
Mais admettons quand même ce point, pour pouvoir passer au suivant : Selon sa rhétorique, elle peut mettre n'importe quelles louanges à sa personne dans la bouche de n'importe quel ministre, et considérer ça fair play.
Or, à mes yeux, il y a une grosse différence entre mettre dans ses tracts un paragraphe du type
Notons d'ailleurs, histoire de finasser, que M. Hirsch n'est pas ministre mais Haut-commissaire, terme qui ne s'appliquait jusque-là que pour la sorte de préfet des territoires d'outre-mer.
Pour terminer, elle passe à l'attaque ad hominem sur son concurrent direct, le maire PS du 10e arrondissement Tony Dreyfus. Le fait qu'il se moque ou pas des habitants de l'arrondissement est complètement à côté de la plaque.
Ce n'est pas parce que l'adversaire est un vilain-pas-beau qu'on est autorisé à faire n'importe quoi.
Et surtout, ce n'est pas parce que le vilain-pas-beau dénonce ledit n'importe quoi que la démarche devient soudainement honorable.
J'attend de voir son communiqué de presse. Les dénégations de Kouchner et Hirsch datent du 29 mai (probablement le moment où les professions de fois sont arrivées dans les chaumières), il y a presque déjà une semaine. J'ai l'impression qu'elle retarde au maximum, en espérant que les grand médias ne reprendrons pas l'histoire et qu'elle pourra faire la sourde oreille jusqu'à dimanche, jour du premier tour.
Pour l'instant, l'histoire a été détaillée dans Libération (article daté du 2 juin) et le Nouvel Obs (31 mai), mais c'est à peu près tout, sauf à compter les blogs des opposants de Mme Asmani, comme celui de Véronique Dubarry (Les Verts).
J'ai toutefois noté qu'elle avait été rapportée, en anglais s'il-vous-plaît, par le blog French Politics de Arthur Goldhammer.
Wait and see...
Complément : L'histoire est reprise par 20 minutes (03/06) et Orange Actualités (29/05), ainsi que par les Verts du 10e.
Je me baladais tranquillement sur le net, quand j'ai soudain découvert que je connaissais personellement une candidate aux législatives dans la 2e circonscription de Paris, Marine Roussillon. Je me suis empressée d'aller voir sur son site ce qu'elle y raconte, et d'écouter l'enregistrement de son débat sur RFI avec une candidate socialiste, Sylvie Faucheux, au sujet de l'autonomie des universités.
Il est toujours intéressant d'écouter une voix familière causer dans le poste, mais j'y ai surtout gagné un énorme sursaut quand j'ai entendu Sylvie Faucheux énoncer avec une confiance sans faille que :
Il ne faut pas se voiler la face, le système français de l'enseignement supérieur est le plus inégalitaire qui existe.Hein? La suite du discours évoque les différences de traitement entre grandes écoles et universités. Certes.
Cela justifie-t-il le moins du monde d'émettre une énormité pareille?
Croit-elle vraiment que la France a le supérieur le plus inégalitaire au monde? Je peux citer sans réfléchir deux ou trois pays occidentaux où une année universitaire à 200 euros est un rêve d'idéaliste, sans même parler des pays du tiers-monde.
(Tiens, j'ai même trouvé un soutien de l'étranger pour mon point de vue...)
Cette dame est président d'université tout de même, elle est censée savoir de quoi elle parle! J'avoue ne pas bien comprendre sa démarche. Mais bon.
Vers la fin de l'émission, elle dit aussi :
Nous sommes quand même le pays développé qui a le moins de diplômés du supérieurSans mon étranglement précédent, j'aurais été prête à la croire sur parole, mais maintenant, je doute.
L'un d'entre vous, fidèles lecteurs, saurait-il où se procurer ce genre de statistiques?
Mon autre motif de gueulante contre une candidate aux législatives m'a été fourni par un ami qui a trouvé dans Libé une histoire ahurissante sur la candidate UMP
de mon quartier, Lynda Asmani.J'avais été surprise de trouver dans sa profession de foi (dont la couleur dominante est un robe bonbon un peu étrange pour un parti de droite) des témoignagnes de soutien dithyrambiques de la part de Bernard Kouchner et Martin Hirsch.
J'ai ensuite raisonné que, le 10e arrondissement étant un bastion de la gauche, elle avait dû aller chercher des cautions aussi peu de droite que possible pour espérer aveoir une chance.
Mais d'après l'article de Libération, l'histoire est encore plus simple :
Kouchner indique n'avoir «jamais adressé de message d'encouragement» à cette candidate, Hirsch ajoutant qu'il « ne la connaît même pas» ... Fort de ces désaveux, Dreyfus, qui a siégé aux côtés de Kouchner dans le gouvernement Rocard, a «fait sommation», par avis d'huissier, à son adversaire de «supprimer toute référence» à ces soutiens mensongers. Asmani n'en a tenu aucun compte : sa profession de foi parvenue vendredi chez les électeurs reprend les faux propos de Kouchner et Hirsch.C'est tout de même ballot.
J'ai cherché sa profession de foi sur le net pour vous la montrer mais son site est un peu vide. Il y a plus de choses sur son blog mais j'ai des soucis avec le lien vers sa profession de foi (il commence par c:Program FilesWanadoo, ce qui est plutôt mauvais signe).
Mais comme je suis prête à tout pour vous, je fournis l'immense effort d'en passer le bout incriminant au scanner. Pfiou. Épuisant.
Comme vous pouvez le voir, le bleu layette le dispute au rose bonbon, et elle n'y est pas allée avec le dos de la main morte
Lynda Asmani est emblématique de cette nouvelle génération de politiques qui combat pour les Droits de l'Homme...Et le rédacteur a réussi à faire une faute d'orthographe au nom de Martin Hirsch. Doux Jésus.
Je suis très curieuse de savoir comment cela a pu se passer. A-t-elle tenté de les contacter ? Ont-ils au moins ne serait-ce qu'entendu parler d'elle ? Avait-elle l'autorisation du bureau de l'UMP ?
Bystère et moule de gomme.
Le journalisme d'investigation étant chez moi une seconde nature (hum hum), et partant du bon principe qu'il vaut mieux s'adresser à Dieu qu'à ses saints, je suis allée poser mes question à Mme (Mlle? who cares...) Asmani directement par mail.
Elle a eu la grâce de me répondre immédiatement malgré l'heure avancée, ce qui me permet de vous apporter ce scoop en extra-exclusivité. Je reproduis ici sa réponse (les ajouts entre crochets sont de moi)
Je vous remercie pour votre mail et je vais vous répondre aussi sincèrement que vous m'avez écrit. je suis en effet bien soutenue par la majorité Présidentielle à laquelle (cela ne vous a pas échappé) Messieurs Hirs[c]h et Kouchner appartiennent désormais et ceci de leur propre chef. Ils mènent une action gouvernementale qu'ils ne souhaitent pas voir s'arrêter demain et c'est pourquoi, ils soutiennent les candidats de la majorité pour pouvoir faire appliquer leur politique à l'Assemblée le 17 juin.Mon analyse ? D'abord que cette dame est polie.
La kabbale montée de toute pièce par Monsieur Tony Dreyfus [lien], ami personnel des deux ministres vient juste illustrer son intolérance à constater l'ouverture et la révolution culturelle faite par l'actuelle majorité présidentielle.
Je suis bien soutenue et je le dirai aussi publiquement par voix [de presse] dans les prochains jours, mais je crois plus utile de proposer des projets aux habitants du 10ème que de polémiquer avec Monsieur Dreyfus qui n'est ni habitant, ni électeur et qui se moque profondément du 10ème et de ceux qui y vivent.
je suis sereine et la vérité sera faite devant les électeurs.
Ensuite qu'elle est manifestement douée en damage control (le second ne va pas sans le premier).
En gros, on peut résumer ainsi son argumentation :
1/Kouchner et Hirsch (re-faute d'ailleurs) sont au gouvernement et le soutiennentMa bonne volonté achoppe entre l'étape 2 et 3. Après tout, on pourrait considérer que M. Kouchner est susceptible de "soutenir" à égalité tous les candidats suscptibles d'être d'accord avec sa politique étrangère, mettons, à titre d'exemple : UMP et Modem.
2/ ils veulent que ce gouvernement puisse continuer à gouverner
3/ donc ils soutiennent implicitement tous les candidats de l'UMP aux législatives
4/ ergo Mme Asmani était dans son droit de se targuer de ces soutiens dans sa profession de foi.
Mais admettons quand même ce point, pour pouvoir passer au suivant : Selon sa rhétorique, elle peut mettre n'importe quelles louanges à sa personne dans la bouche de n'importe quel ministre, et considérer ça fair play.
Or, à mes yeux, il y a une grosse différence entre mettre dans ses tracts un paragraphe du type
"Les ministres du gouvernement viennent tout juste de prendre leurs fonctions; pour qu'ils puissent développer leur politique de réformes, donnez leur une assemblée coopérative en élisant les candidats UMP, comme moi"et prétendre que lesdits ministres se consument d'admiration pour ma personne.
Notons d'ailleurs, histoire de finasser, que M. Hirsch n'est pas ministre mais Haut-commissaire, terme qui ne s'appliquait jusque-là que pour la sorte de préfet des territoires d'outre-mer.
Pour terminer, elle passe à l'attaque ad hominem sur son concurrent direct, le maire PS du 10e arrondissement Tony Dreyfus. Le fait qu'il se moque ou pas des habitants de l'arrondissement est complètement à côté de la plaque.
Ce n'est pas parce que l'adversaire est un vilain-pas-beau qu'on est autorisé à faire n'importe quoi.
Et surtout, ce n'est pas parce que le vilain-pas-beau dénonce ledit n'importe quoi que la démarche devient soudainement honorable.
J'attend de voir son communiqué de presse. Les dénégations de Kouchner et Hirsch datent du 29 mai (probablement le moment où les professions de fois sont arrivées dans les chaumières), il y a presque déjà une semaine. J'ai l'impression qu'elle retarde au maximum, en espérant que les grand médias ne reprendrons pas l'histoire et qu'elle pourra faire la sourde oreille jusqu'à dimanche, jour du premier tour.
Pour l'instant, l'histoire a été détaillée dans Libération (article daté du 2 juin) et le Nouvel Obs (31 mai), mais c'est à peu près tout, sauf à compter les blogs des opposants de Mme Asmani, comme celui de Véronique Dubarry (Les Verts).
J'ai toutefois noté qu'elle avait été rapportée, en anglais s'il-vous-plaît, par le blog French Politics de Arthur Goldhammer.
Wait and see...
Complément : L'histoire est reprise par 20 minutes (03/06) et Orange Actualités (29/05), ainsi que par les Verts du 10e.
par Abie
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Diatribes
Les mots me manquent. Bill O'Reilly, le présentateur télé l'animateur, le gâchis
de cellules nerveuses américain, a encore commis une énormité dont les dimensions font frémir.
En interrogeant au sujet de l'immigration illégale le sénateur John McCain, un républicain qui se verrait bien en candidat à la Maison Blanche, il a énoncé ceci :
J'espère que vous n'êtes pas en train de manger en lisant ça, ou bien il ne doit pas vous rester des masses d'appétit. Si vous avez le coeur bien accroché, vous pouvez même regarder la vidéo (ça commence vers 4'40") :
On peut toutefois lui donner ceci : il est honnête. Il n'aime pas la "gauche" (tout est relatif, je pense que chez eux Bayrou serait accusé d'être un liberal échevelé)
parce qu'elle ne défend pas le système dans lequel lui est au sommet.
Charité bien ordonnée...
Et bien sûr, McCain, qui fut un temps une voix raisonnable dans la cacophonie assordissante de la politique américaine, se tait, et finit même par donner sa bénédiction à "l'analyse" d'O'Reilly. Il faut dire que le fait d'être en campagne pour les primaires ne lui réussit vraiment pas : il l'avait déjà prouvé avec sa pathétque histoire de "promenade" à Bagdad.
Franchement, tout ça me donne envie d em'abonner au NYT.
Via Feministing
En interrogeant au sujet de l'immigration illégale le sénateur John McCain, un républicain qui se verrait bien en candidat à la Maison Blanche, il a énoncé ceci :
But do you understand what the New York Times wants, and the far-left want? They want to break down the white, Christian, male power structure, which you're a part, and so am I, and they want to bring in millions of foreign nationals to basically break down the structure that we have.Je n'en reviens toujours pas.
Mais est-ce que vous comprenez ce que le New York Times veut, ce que l'extrême-gauche veut? Ils veulent détruire la structure du pouvoir masculin, chrétien et blanc, dont vous faites partie et mois aussi, et ils veulent amener des millions d'étrangers pour détruire foncièrement la structure que nous avons
the white, Christian, male power structure, which you're a part [of], and so am I
J'espère que vous n'êtes pas en train de manger en lisant ça, ou bien il ne doit pas vous rester des masses d'appétit. Si vous avez le coeur bien accroché, vous pouvez même regarder la vidéo (ça commence vers 4'40") :
Charité bien ordonnée...
Et bien sûr, McCain, qui fut un temps une voix raisonnable dans la cacophonie assordissante de la politique américaine, se tait, et finit même par donner sa bénédiction à "l'analyse" d'O'Reilly. Il faut dire que le fait d'être en campagne pour les primaires ne lui réussit vraiment pas : il l'avait déjà prouvé avec sa pathétque histoire de "promenade" à Bagdad.
Franchement, tout ça me donne envie d em'abonner au NYT.
Via Feministing
par Abie
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Diatribes

