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4 octobre 2007 4 04 /10 /octobre /2007 01:12
De la division du travail appliquée au domaine de la science :
scienceMap.jpg[C]eux qu’on nomme savants ou théoriciens, dont la profession est de ne rien faire, mais de tout observer, et qui par cette raison se trouvent en état de combiner les forces des choses les plus éloignées et les plus dissemblables. Dans une société avancée, les fonctions philosophiques ou spéculatives deviennent, comme tout autre emploi, la principale ou la seule occupation d’une classe particulière de citoyens. Cette occupation, comme toute autre, est aussi subdivisée en un grand nombre de branches différentes, dont chacune occupe une classe particulière de savants, et cette subdivision du travail, dans les sciences comme en toute autre chose, tend à accroître l’habileté et à épargner du temps. Chaque individu acquiert beaucoup plus d’expérience et d’aptitude dans la branche particulière qu’il a adoptée ; il y a au total plus de travail accompli, et la somme des connaissances en est considérablement augmentée.
Adam Smith, chapitre I des Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations, édité par G. Mairet, NRF, Gallimard.

Ou la seconde mort de Pic de la Mirandole...
 

NB :
l'illustration est une "carte de la science" faite par le mazine Seed, à partir de l'analyse d'articles de Nature.

Pour ceux que ça amuse, je vous recommande d'aller  voir les classifications des disciplines scientifiques proposées par Ampère (oui, oui, celui qui donne son nom à l'ampère), et
par Bacon (non, non, il ne donne pas son nom au bacon...). Ça porte son âge, mais cela n'en est pas moins fort intéressant.
On m'avait aussi proposé, comme illustration du concept de spécialisation en sciences, le célèbre diagramme de l'histoire d'Unix, mais je n'ai pas la place de vous l'afficher en entier...

 
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30 septembre 2007 7 30 /09 /septembre /2007 19:02
À la réflexion, cette histoire n'est pas aussi étonnante qu'au premier abord,mais tout de même ... :
racine.jpg
D'après une légende sur les origines de mathématiques, Hippas de Métaponte, membre de la secte pythagoricienne, aurait été condamné  à mort  pour avoir dévoilé le secret de l'irrationalité de la diagonale du carré.
Bernadette Bensaude-Vincent, La Science contre l'opinion : Histoire d'un divorce
Les Empêcheurs de penser en rond, 2003, p.33.
D'ailleurs, je trouve ce livre passionnant et pédagogique. Je vais donc me dépêcher de le terminer pour pouvoir le recommander pleinement...

Edit : Ce livre est passionnant, clair et extrêmement informatif. SI vous avez le moins intérêt envers la science et sa transmission, n'attendez pas...

NB : Illustration extraite du dossier Futurama sur la racine de 2.
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29 septembre 2007 6 29 /09 /septembre /2007 18:14
On trouve des trucs marrants en feuilletant les antiquités avec mon père (il a l'œil).
Dans un glorieux ouvrage Larousse, datant de 48 je crois, intitulé La Science et ses applications on trouve cette charmante illustration dans le chapitre "Industrie des carburants" :

trainterre.jpg

Étonnant, non?


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23 septembre 2007 7 23 /09 /septembre /2007 21:08
Le livre que je viens de commencer dans la collection Essais aux poches de La Découverte commence sur les chapeaux de roue :
Dans la mesure où elles sont assimilées de quelques manières que ce soit à ce que les physiciens appellent des «lois», les prétendues «lois du marché» constituent l'une des plus infâmes impostures intellectuelles de notre époque. Et les économistes «sérieux» sont les premiers à le savoir. Mais le moins que l'on puisse dire est que ces économistes sérieux ne luttent pas avec beaucoup d'énergie pour empêcher ceux qui parlent en leur nom de revendiquer une autorité parfaitement indue. Peut-être est-ce parce que plus un économiste est sérieux, moins il sait ce que sa discipline peut bien avoir à proposer d'intéressant et de pertinent à la société.
Isabelle Stengers, Sciences et pouvoirs, la démocratie face à la technoscience, p.14
Collection Essais, La Découverte / Poche, 2002
On va voir ce que donne la suite...
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15 septembre 2007 6 15 /09 /septembre /2007 00:09
Joie et plaisir de la flânerie, quand bien même elle n'est que virtuelle !
Je parcourais nonchalamment le catalogue d'un site découvert il y a peu (manybooks.net), qui propose un choix important de e-books gratuits dans une variété de formats adaptés à toute sorte de PDA, Ipod, etc.
Et je suis tombée, dans la collection en français, sur ce titre inénarrable : Ce que vaut une femme, de Mlle Éline Roch, datant de 1888.  

savoir.jpgC'est un petit fascicule à l'intention des jeunes filles d'extraction populaire, qui se consacre pour moitié à l'éducation morale, et pour moitié aux aspects pratiques de la gestion d'un ménage, avant tout et en particulier, le budget.
Comme on peut s'y attendre, c'est assez dépaysant à lire avec le recul de plus d'un siècle et une ou deux révolution sexuelles (je veux dire révolution des sexes, pas du sexe). Je vous en ai donc extrait quelques morceaux, choisis selon le critère purement arbitraire qu'ils m'ont marquées, moi

Préface :
Dans la nécessité où l'on s'est trouvé de créer de toutes pièces un enseignement jusque là trop négligé, on a oublié d'établir un point de départ, c'est-à-dire de bien préciser dans quel esprit cet enseignement devrait être donné. Sans entrer ici dans la question du surchargement des programmes dans l'enseignement secondaire, question qui, à elle seule, ferait l'objet d'un volume, nous nous demandons si le but qu'on s'était proposé a véritablement été atteint, et si la méthode actuelle, qui consiste à donner trop à l'instruction proprement dite, pas assez à l'éducation, ne menace pas de nous affaiblir en nous énervant.
Comme quoi la complainte des programmes trop lourds ne date pas d'aujourd'hui...
La brave dame qui a rédigé ça aurait sans doute été ravie d'apprendre que le ministère de l'instruction publique est devenu, 44 années après l'édition de ces lignes, celui de l'Éducation nationale, et se charge d'enseigner savoir et savoir-faire, mais aussi savoir-être, comme on dit à l'IUFM.                                                       
Qu'adviendrait-il de notre pays le jour où la femme se trouverait détournée de sa destination naturelle, où la jeune fille pourrait supposer qu'il existe autre chose pour elle que la mission noble et sainte d'être épouse, d'être mère ?
Ca c'est une question qu'elle est bonne :)

Dans le corps de l'ouvrage lui-même, l'auteur insiste d'abord sur les qualités morales nécessaires à une bonne fille (piété filiale, industriosité, etc.), puis les mets en garde contre les déceptions qui suivent parfois la lune de miel. Qui est-on pour reprocher à son mari d'avoir caché ses défauts?
Et si en sa présence vous aviez laissé brûler le rôti, si vous vous étiez laissée aller à quelque accès de mauvaise humeur, êtes-vous bien certaine qu'il vous eût épousée?
Et si cela ne suffit pas à faire ressentir à la lectrice une profonde désolation d'avoir osé critiqué son bonhomme de mari, voici l'artillerie lourde :
Songez aussi à ce que serait votre existence sans le mari, qui, avec une situation régulière, vous donne appui etprotection? Il n'y a pas que du ridicule et des dangers dans la position de vieille fille. Quels que puissent être les motifs qui vous aient éloignée du mariage ou les circonstances qui pour vous l'aient rendu impossible, il viendra toujours un moment pénible entre tous, le moment cruel de l'isolement, où vous serez privée de vos parents et où vous regretterez amèrement de n'avoir pas de famille.
Passons sur la condescendance : le vrai drame c'est qu'effectivement vivre seule sur un salaire d'ouvrière (peu spécialisée en général) à l'époque relevait de l'exploit, sans les économies d'échelle permises par la vie en ménage.
Ces considérations sur lesquelles nous insistons vous seront utiles dans l'avenir, pour soutenir le grand combat de la vie. Elles vous serviront d'arguments pour ramener à des idées plus saines ce grand gamin qui est votre mari, dont le coeur n'est pas mauvais, mais dont la tête, peut-être un peu folle, s'est laissé égarer par les élucubrations d'écrivains sans scrupules ou les extravagances d'orateurs qui mériteraient qu'on leur jetât des pommes cuites et des bottes de foin.
Attention, tous aux abris, on arrive à la partie qui parle de politique...
Ils sont bien coupables ces gens qui, dans un but d'intérêt personnel, exploitent la crédulité et l'ignorance de l'ouvrier, et jettent le trouble dans sa conscience. Peu leur importent les résultats de leurs inepties, pourvu qu'ils en profitent; ils savent fort bien, du reste, que ce n'est pas eux qui en subiront les conséquences.
Il est vrai que peu des théoriciens sociaux du XIXe siècle étaient issus des couches vraiment populaires, mais il est sans doute hypocrite de prétendre qu'ils n'ont jamais rien risqué (prison , tout ca...)
C'est à vous, jeunes femmes, qu'il appartient de combattre les funestes doctrines qui, si vous n'y preniez garde, iraient jusqu'à compromettre l'existence même de votre foyer, car ces gens, ennemis de la propriété, sont en même temps les détracteurs de la famille. Si, par malheur, votre mari pouvait devenir leur dupe, si au lieu des gais propos qu'il apportait autrefois à la table de la famille, il faisait entendre de folles revendications, il faudrait user de votre influence pour éclairer sa conscience et sa raison, et le détourner de la voie périlleuse au bout de laquelle il ne trouverait que mécomptes et déceptions.
La ménagère de moins de cinquante ans gardienne de la paix sociale...
Le pire, c'est que c'est sans doute vrai : ce doit être compliqué de répondre à des argument du type "Si tu fais grève, les enfants ne mangent pas, alors ose répéter que tu fais grève, fainéant !"

Il vous sera facile de réfuter les idées fausses qu'il aura contractées par la lecture de journaux qui s'intitulent socialistes, sans que cette dénomination soit bien comprise de la plupart de ceux qui l'emploient, ou au sein de certaines assemblées de « travailleurs » ainsi que se nomment souvent les ouvriers qui ne travaillent pas. Il est de toute évidence que nous ne pouvons être tous égaux dans le sens absolu de ce mot, l'échelle sociale serait ainsi la seule qui n'aurait qu'un échelon. Cela ne signifie pas que l'ouvrier doive renoncer à améliorer sa position, mais que de moyens s'offrent à lui plus honnêtes et plus sûrs que celui qui consisterait à dépouiller de leur propriété ceux qui légitimement la possèdent.(...) Et lors même que, par impossible, le partage des biens parviendrait à s'effectuer entre tous les citoyens, ainsi que certains le demandent, savez-vous quelle serait la part de chacun? Les économistes ont calculé qu'elle s'élèverait à la somme de deux francs soixante centimes, de sorte qu'au lieu de trouver des capitalistes et des patrons pour faire vivre l'ouvrier, nous serions tous égaux... dans la misère; c'est là probablement ce qu'on entend par la suppression du prolétariat.
J'aime beaucoup la tournure du « capitaliste qui fait vivre l'ouvrier »... Quelle générosité admirable !

Plus loin, au milieu du petit chapitre sur les enfants :
Sans être partisan de la théorie de Darwin qui nous fait descendre du singe, il est vraiment intéressant d'observer la faculté d'imitation innée chez l'homme dès son berceau.
Hé oui, rappellez-vous que L'Origine des Espèces du grand Charles est paru outre-Manche en 1859, et la traduction française a suivi de peu (1862).

Sur les loisirs utiles et les poursuites intellectuelles, l'auteur émet des opinions qui sont, pour autant que je puisse en juger, fort modernes :
[É]tendre [notre instruction] par la réflexion et d'utiles lectures (...) ne saurait nuire à l'accomplissement de nos devoirs familiaux ; car, de même que l'on peut être une femme charmante sans connaître la chimie et une bonne mère sans rien comprendre aux évolutions des astres, l'on peut être également bonne fille, bonne épouse, bonne mère en s'occupant des choses de l'esprit, et on le sera même d'autant plus que l'intelligence sera mieux cultivée. Car nous devons toujours garder le sentiment de notre dignité; si la nature et plus encore la nécessité font de nous la servante de l'homme, nous ne saurions lui permettre de nous considérer absolument comme une machine à faire la soupe et à raccommoder les chaussettes.
Un peu plus, et elle demande le droit de vote, cette pétroleuse !

Quelques conseils quant à l'emploi du temps :
Il sera généralement suffisant que vous vous leviez à cinq heures en été, à six heures en hiver, et quant à continuer fort tard votre travail, nous ne saurions vous y engager.
Certes, vu le prix et la praticité de la lumière à l'époque ça se comprend, mais bon, cinq heures...

Et pour terminer sur une note légère, trouvé dans le chapitre consacré à l'économie domestique :
Si vous avez beaucoup de monde à nourrir, nous vous engageons à faire votre potage pour le soir et le premier repas du lendemain, il remplacera avantageusement le café au lait trop débilitant et peu convenable pour certains tempéraments, ainsi que le chocolat trop coûteux.
Hihi, je vais pouvoir charrier mon paternel : depuis le temps qu'il se débilite à mesure d'un demi-litre par jour...

Voilà à peu près ce que j'ai retirer de ce livre éminemment pratique et terre-à-terre, et clairement plein des meilleures intentions du monde.

Et si l'histoire de l'éducation des jeunes filles vous intéresse, je vous recommande d'aller jeter un œil à cette excellente page (XIXe), continuée là, qui réunit des extraits d'époque comme cette diatribe de 1880,

Des lycées de jeunes filles ? Pourquoi pas des casernes de jeunes filles ! (...) La jeune fille française, élevée dans la protection vigilante de la famille, avait été préservée avec soin de l'éducation garçonnière et des brutalités de la science. Elle grandissait parmi les sourires et les joies, comme une fleur dans le soleil, dans une poétique ignorance des mystères des choses. (...) Tout cela va disparaître. On va supprimer la jeune fille. (...) Assez de ces petites niaises qui croient à l'ange gardien, au bonhomme Noël, aux bébés qui viennent dans les choux. La science de l'Etat se chargera de souffler sur ces illusions enfantines.
in Le Gaulois, 25 novembre 1880.
mais aussi ce discours de  Jaurès  Jules Ferry de 1870.
Réclamer l'égalité d'éducation pour toutes les classes, ce n'est que faire la moitié de l'oeuvre. Cette égalité, je la revendique pour les deux sexes. Je sais que plus d'une femme me répond : mais à quoi bon toutes ces connaissances, tout ce savoir, toutes ces études ? A quoi bon ? Je pourrais répondre : à élever vos enfants, et ce serait une bonne réponse, mais comme elle est banale, j'aime mieux dire : à élever vos maris.
Ah mais !

 
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14 septembre 2007 5 14 /09 /septembre /2007 12:22
lempicka-lassitude.jpg                        
IDÉAL
Je suis lassé de tout, de moi comme des autres,
Des pensers importuns qui me viennent le soir,
Et des amis joyeux qui font broyer du noir,
Des vers que je compose, ô maîtres, et des vôtres.

Émile Goudeau, hydropathe distingué,
Idéal, in Poèmes ironiques (en ligne), 1884
Illustration : Lassitude,  de Tamara Lempicka

Nota : le titre est une référence à un album d'Astérix, et la citation n'est pas une référence à mon état actuel. Quite on the contrary , indeed.
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10 septembre 2007 1 10 /09 /septembre /2007 00:01
J'ai trouvé en feuilletant en feuilletant l'autre soir Cannibals and Christians de Norman Mailer, auteur inconnu à mon bataillon, dans un tout nouveau pub irlandais sur le canal Saint-Martin (The Cork and Cavan, allez y, ils sont gentils et ils ont même du cidre  vraiment irlandais), cette grandiose citation :
Murder is a crime. Describing murder is not. Sex is not a crime. Describing sex is. Why ?
G. Legman, Love and Death: a Study in Censorship
C'est vrai ça, pourquoi ?

 
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13 juillet 2007 5 13 /07 /juillet /2007 07:46
Encore une citation gribouillée sur la même série de pages :

[L]es gens du commun ont un profond respect pour les spécialistes en tout genre. Ils ignorent que la raison pour laquelle on fait profession d’une chose n’est pas l’amour de cette chose mais de ce qu’elle rapporte. Et que celui qui enseigne une chose la connaît rarement à fond car, s’il l’étudiait à fond, il ne lui resterait généralement pas de temps pour l’enseigner.
SchopenhauerL'Art d'avoir toujours raison, (texte intégral)
Chut ! Il ne faudrait pas que ça s'ébruite...
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11 juillet 2007 3 11 /07 /juillet /2007 17:07
gracian.jpgBaltasar  Gracian, dont je suis grande fan (1), a écrit  outre son Criticon un  petit opuscule d'aphorismes,  qui a été traduit sous  le titre de l'Homme de Cour, et réédité dans la petite bibliothèque Payot  sous celui de L'Art de la Prudence.

Toujours dans les notes issues de mon fouillis de vieilles vieilleries, de papiers odorants et jaunes, voici que j'ai retrouvé quelques citations notées à la va-vite (c'était à la Bibliothèque Sainte-Geneviève, où l'emprunt n'est pas permis, mais qui est ouverte le dimanche et jusqu'à 10 heures du soir, alors on lui pardonne.)
Ne crois rien de tout ce que l’on te dira,
ne concède rien de tout ce que l’on te demandera,
ne fais rien de tout ce que l’on t’ordonnera.
Et dire que je croyais que le catholicisme recommandait las soumission à l'autorité... Bah c'est un jésuite, il se tirera de n'importe-quelle contradiction :-)

L'homme a beaucoup à savoir et peu à vivre ; et il ne vit pas s'il ne sait rien.

Au reste, que celui qui ne pourra avoir la sagesse pour servante tâche au moins de l'avoir pour compagne.

D'ordinaire, le malheur est un effet de la folie ; et il n'y a pas de contagion plus dangereuse que celle des malheureux.
Hourra pour la charité chrétienne !

Il y a des occupations importunes qui rongent le temps le plus précieux. Il vaut mieux ne rien faire que de s'occuper mal à propos.
Ho... Vous croyez qu'il parle des blogs ?

Le bon choix suppose le bon goût et le bon sens. [...] Il n’y a point de perfection où il n’y a rien à choisir.
Et c'est bien dommage.

Celui-là a beaucoup fait, qui n'a rien laissé à faire pour le lendemain.
Le texte intégral est sur Wikisource.

(1) C'est même moi qui, il y a deux ans, ai créé sa page Ouikipédillat.  Ça fait vraiment plaisir de voir comme elle s'est complétée !
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10 juillet 2007 2 10 /07 /juillet /2007 14:09
Waterhouse-Pandora.jpgJ'ai rangé de vieux papiers, et je suis retombée sur des notes prises  à moment donné au début de l'année 2005, à une conférence de Bruno Latour (son site).
Latour est un sociologue des sciences bien connu (de ceux qui s'intéressent au sujet), très intéressant, et éventuellement controversé (ça va souvent ensemble). Je suis loin d'être d'accord avec toutes ses idées, mais sa façon de penser est tout à fait stimulante.

Les notes que j'ai prises ne présentent aucun intérêt pour qui que ce soit à par moi (c'est parfois tout juste si j'arrive moi-même à me rappeller de ce que je voulais dire...), à part pour les phrases amusantes que j'ai notées telles quelles. Je vous les copie donc ici :
Les scientifiques sont en général assz bons. Pas toujours.
Il y a des vieux cons aussi.

(s'adressant à un public d'étudiants en sciences)
La scientificité suinte de vous !

Le gros avantage des laboratoires, c'est qu'ils explosent.

Vous en connaissez, vous, un bourdieusien qui a raté une expérience ?

La Science n'est pas un four auto-nettoyant.
Heu... et c'est même pour ça qu'on l'aime ?


(parlant des juristes qu'il a étudiés)
Déjà, ils portent tous des cravates. Ça aide à être objectif...

Il est beaucoup plus compliqué de faire des enfants que des sciences
confer  "Il est plus simple d'élever cent nombres au carré qu'un seul enfant au biberon"  dixit Jeuneusépuqui

Il y aura bientôt plus de primatologues que de singes.
(Hélas ! Espérons que la primatologie de tombera jamais dans le domaine de la paléontologie...)

Ne croyez pas que les scientifiques s'appliquent à être herméneutiques !
(rassurez-vous, peu de risque...)


(et enfin, avec une note de soulagement :)
Ça va, hein, on n'est pas tous médecins...
Ce sont bien sûr des citations tirées de leur contexte : elle sont sutout là pour faire sourire, et peut-être même convaincre des individus parfaitement normaux par ailleurs que, si, si la philo des sciences, ça peut être super marrant !

PS : l'illustration est Pandora, de Waterhouse, à cause de la couverture de ce bouquin.

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Edito

Soyez les bienvenus sur ce petit blog sans ligne éditoriale fixe, qui échoue à mourir depuis 2005.
La fréquence de mise à jour se veut quotidienne au mieux (par ce que je suis de nature optimiste), trimestrielle au pire (parce que je suis velléitaire bien plus encore).

Alea jacta est :


Aussi :



Ordo Ab Chao