Ne me dites pas que je ne vous ai pas déjà parlé d'Anatole France, je ne vous croirais pas.
Si l'on se mêle de conduire les hommes, il ne faut pas perdre de vue qu'ils sont de mauvais singes. À cette condition seulement on est un politique humain et bienveillant.
La folie de la Révolution fut de vouloir instituer la vertu sur la terre. Quand on veut rendre des hommes bons et sages, libres, modérés, généreux, on est fatalement amené à vouloir les tuer tous. [...]
M. l'abbé Coignard est peut-être, de tous les esprits du XVIIIe siècle, celui dont les principes sont les plus opposés aux principes de la Révolution. Il n'aurait jamais signé une ligne de Déclaration des droits de l'homme, à cause de l'excessive et inique séparation qui y est établie entre l'homme et le gorille.
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Pour une interrogation plus sérieuse sur la question de la distinction entre l'homme et les autres primates, courez lire, si ce n'est déjà fait, Les Animaux dénaturés de Vercors.
Ce roman n'a jamais que cinquante ans : une urgence, je vous dis !