Visionnaire, rien moins que ça, D.H. Lawrence!
Dans Pornographie et obcénité (commenté là), il écrit : Mais une énergie mentale qui se manifeste toujours de la même façon, enfermée dans le cercle vicieux d'une analyse critique stérile ou, au contraire, dans celui des épanchements faciles de fausse sympathie. Le sentimentalisme et l'analyse ratiocineuse (il s'agit souvent d'auto-analyse), si répandus dans notre littérature moderne, sont un indice d'auto-érotisme.
Rédigé en 1929, et toujours d'une actualité brûlante.
Vous ne voyez pas? Remplacez plutôt littérature par blogosphère, juste comme ça...
Pas de doute, s'absorber dans la contemplation plus ou moins littéraire de son nombril, c'est bien de la masturbation intellectuelle, qu'il nous dit le monsieur...