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Un petit blog sans prétentions et sans ligne éditoriale fixe.

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Pour l'histoire

[L]'étude des transformations [des sociétés] nous affranchit de deux sentiments inverses, mais également dangereux pour l'activité. L'un est l'impression qu'un individu est impuissant à remuer cette masse énorme d'hommes qui forment une société : c'est un sentiment d'impuissance qui mène au découragement et à l'inaction. L'autre est l'impression que la masse humaine évolue toute seule, que le progrès est inévitable : d'où sort la conclusion que l'individu n'a pas besoind e s'en occuper ; le résultat est le quiétisme social et l'inaction.
Au contraire, l'homme instruit par l'histoire sait que la société peut être transformée par l'opinion, que l'opinion ne se modfiera pas toute seule et qu'un seul individu est impuissant à la changer. Mais il sait que plusieurs hommes, opérant ensemble dans le même sens, peuvent modifier l'opinion. Cette connaissance lui donne le sentiment de son pouvoir, la conscience de son devoir et la règle de son activité, qui est d'aider la transformation de la société  dans le sens qu'il regarde comme le plus avantageux.

Charles Seignebos, «L'enseignement de l'histoire comme instrument d'éducation politique »
cité par Antoine Prost dans Douze leçons d'histoire, Paris, Points Histoire, Seuil, 1996.

Ah, et vous serez amusés d'apprendre que la notice du prochain concours de Lettres des ENS est tombée, et que parmi les oeuvres au programmes en littérature française, il y a... La princesse de Clèves !
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