Un petit blog sans prétentions et sans ligne éditoriale fixe.
Vingt-huit jours après sa sortie, la diffusion du film L’Armée des douze singes a été interrompue par décision de justice parce qu’un artiste prétendait qu’une chaise du film ressemblait à une esquisse de mobilier qu’il avait dessinée. La diffusion du film Batman Forever a été menacée parce que la « batmobile » traversait une arrière-cour dont l’architecte prétendait qu’elle était couverte par un copyright : il réclamait de l’argent avant de laisser sortir le film. En 1998, un juge a suspendu la sortie de L’Avocat du diable pendant deux jours parce qu’un sculpteur affirmait qu’une de ses œuvres était visible dans le décor. C’est à cause de ce genre d’incidents que les juristes ont compris qu’il leur fallait superviser les réalisateurs. Ils ont convaincu les studios que la supervision artistique était d’abord une question juridique.
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Jessica Litman, professeure de droit, écrivait que le droit de la propriété intellectuelle est rempli de règles qui susciteraient l’incrédulité des citoyens ordinaires. « Ce n’est pas possible qu’une loi dise ça. Ce serait stupide » . Pourtant, ces lois existent bel et bien, et elles disent exactement ça, et elles sont aussi stupides que le pensent avec raison les citoyens ordinaires.
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« Tu es totalement libre de faire un film qui se passe dans une chambre vide en prenant pour acteurs tes deux meilleurs amis ».
Ah, et Captain Copyright, ce n'est malheureusement pas une blague...Lawrence Lessig (site perso, W), L'Avenir des idées — Le sort des biens communs à l'heure des réseaux numériques, 2005, Presses universitaires de Lyon, disponible en ligne.