Un petit blog sans prétentions et sans ligne éditoriale fixe.
Dans la foulée, au printemps dernier, j'avais lu le fameux Gène égoïste de ce cher Richard Dawkins. (pour ceux qui n'ont aucune idée de ce dont je parle, un petit résumé).[L]'un des aspects positifs de cette théorie [de Medewar et Wilson], c'est qu'elle nous conduit à faire des spéculations assez intéressantes. Par exemple il s'en suit que si nous voulions augmenter la durée de la vie humaine, il existe deux manières générales de le faire. Nous pourrions d'abord interdire la reproduction avant un certain âge, disons 40 ans. Au bout de quelques siècles de cet âge minimal, on pourrait placer la barre à 50 ans, etc.Eh oui, techniquement, ça marcherait : même avec un âge maximal identique, on aurait effectivement à assez court terme une disparition de maladies graves, héréditaires et précoces (mettons l'anémie falciforme, par exemple), puisque les malades ne pourraient pas la transmettre.
Génétiquement parlant, votre cousin germain est équivalent à un arrière-petit-enfant.Du moins en terme de poximité génétique avec vous, bien sûr, ne lui faites pas dire ce qu'il n'a pas dit...
Il est une vérité d'une logique implacable selon laquelle , s'il n'y a pas d'émigration massive dans l'espace (...), les taux de naissance incontrôlés vont mener à des taux de mortalité effroyablement importants. Il est difficile de croire que cette simple vérité ne soit pas comprise par les responsables qui interdident à leurs semblables d'utiliser des méthodes de contraceptions efficaces. Ils expriment une préférences pour les méthodes "naturelles" de de limitation de population, et c'est ce qu'ils vont justement finir par obtenir. Le nom de cette méthode est la famine.(Encore un exemple de traduction bizarre, non-idiomatique. Un français dirait "Cette méthode s'appelle la famine".)
Dieu existe, même s'il n'a que la valeur d'un mème ayant une valeur de survie élevée ou un pouvoir infectieux très virulent dans l'environnement fourni par la culture humaine.
Quand nous mourons, nous laissons derrière nous des gènes et des mèmes. (...)
Un ou deux gènes de Socrate peuvent ou non être vivants aujourd'hui, mais comme G.C. Williams l'a fait remarquer, cela n'intéresse personne. Par contre, les complexes de mèmes de Socrate, Léonard de Vinci, Copernic et Marconi sont toujours bien présents.
Nous sommes construits pour être des machines à gènes et élevés pour être des machines à mèmes, mais nous avons le pouvoir de nous retourner contre nos créateurs. Nous sommes les seuls sur terre à pouvoir nous rebeller contre la tyrannie des réplicateurs égoïstes.Voilà matière à réflexion...
En première approximation toutes les espèces sont des insectes.Mes hommages à Madame et à bientôt, donc !