J'ai consacré il y a peu un article aux particularités anatomiques de l'œil humain, et je le concluai par une mentions des difficultés que j'avais rencontrées à identifier les articles scientifiques à l'origine des idées que j'avançai. J'ai fini par mettre la mains sur les références que je voulais (enfin, leur résumé), donc les voici, par ordre chronologique :
Leur comparaison entre les yeux des primates permet d'énumérer les caractéristiques originales de l'œil humain : - la sclère est non pigmentée (ce que vous savez déjà). Cela lui fait perdre son efficacité de "camouflage". - la sclère constitue un pourcentage important de la partie exposée de l'œil (je ne vous apprends pas grand'chose). - la forme de l'œil est fortement étirée horizontalement (j'enfile des perles, un truc de fou). Les auteurs proposent que cette forme, qui permet une grande liberté de mouvement horizontal du regard sans mouvement de tête, est une adaptation à un milieu ouvert.
Là où les petits singes s'appuient plus sur le mouvement de la tête pour déterminer la direction du regard d'un adulte (humain), les bébés humains suivent plus la direction des yeux.
Et pendant que j'y suis, une petite review sur le sujet du regard social
C'est un sujet qui est pas mal étudié avec un angle neurologique parce qu'il manque de façon notable chez les autistes. Il est apparement lié à l'amygdale (pas celles de la gorge) et ausulcus temporal supérieur. Pour briser là, et parce qu'il est vraiment temps que je me couche, je voudrais lancer un appel : pour une raison qui m'échappe, l'image présentée sur la page ouikipedia du regard cooperatif est très mal choisie : pourquoi choisir ce pauvre specimen peu représentatif (sclère claire) alors qu'on pourrait choisir celui-ci pour illustrer la forte pigmentation en question ? Et pas moyen de retrouver mon mot de passe. Je conjure donc la coimmunauté wikipédienne d'intervenir quand elle en trouvera le temps.
Et pour ceux de mes lecteurs qui ne sont ni wikipédiens fous, ni passionnés par l'idée de regarder les grands singes dans le blanc (ou noir) des yeux, je vous promets que je reprend sous peu mes photos de street art. Parce que les murs,même lorsqu'ilsont la parole, sont moins indécrottablement bavards que moi...