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Un petit blog sans prétentions et sans ligne éditoriale fixe.

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Sic transit mores mundi

Encore un petit article sur Fufu de Coulanges à la suite du précédent, avant de passer à autre chose, promis...
L'un des objectifs de l'auteur est de nous montrer qu'on fait une erreur grave en comprenant les mots antiques dans leur acception actuelle, et que les gréco-romains primitifs avaient une façon de penser qui n'avait pas grand'chose avec la notre.

Deux petites citations pour illustrer son propos :

À Athènes, le sort désignait les hommes qui devaient prendre part au repas commun, et la loi punissait sévèrement ceux qui refusaient de s'acquitter de ce devoir.Les citoyens qui s'asseyaient à la table sacrée étaient revêtus momentanément d'un caractère sacerdotal ; on les appelait parasites ; ce mot, qui devint plus tard un terme, de mépris, commença par être un titre sacré.


La législation athénienne visait manifestement à ce que la fille, faute d'être héritière, épousât au moins l'héritier. Si, par exemple, le défunt avait laissé un fils et une fille, la loi autorisait le mariage entre le frère et la soeur, pourvu qu'ils ne fussent pas nés de la même mère. Le frère, seul héritier, pouvait à son choix épouser sa soeur ou la doter*.
* Il faut noter que la loi ne permettait pas d'épouser un frère utérin ou un frère émancipé. On ne pouvait épouser que le frère consanguin, car celui-là seul était héritier du père.



(Extraits de La Cité antique, Champs Flammarion, 1984, pages 180 et 81-82 respectivement.)

 
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