L'autre jour, j'ai entendu à la radio (eh oui, encore, j'aime me faire du mal), dans un reportage, la description d'une association qui a pour ambition d'aider les jeunes à "pousser leur projet à bout".
Alors quand le projet est vraiment à bout, il plaque sa femme et part refaire sa vie dans le Larzac, le projet?
Sur le coup, ça n'a pas manqué de m'énerver (le matin, je suis très irascible, bien que dotée d'un électroencéphalogramme plat), mais avec le recul je trouverais ça amusant si ça n'apportait pas une pierre à ma théorie qui veut que l'échec au BEPC soit une condition d'entrée dans les écoles de journalisme...
Et pourtant, quand mon chef m'a parlé aujourd'hui d'un "problème qui restait jusqu'ici insolvable", j'ai trouvé ça presque poétique. Et puis ça a l'excuse d'être un anglicisme...
Ah, on me dit dans mon oreillette que ce n'est pas une excuse. Mais mon oreillette est une pinailleuse.
Insoluble contre insolvable : le match! Arbitre: le Trésor de la langue française informatisé ou TLFI (rien à voir avec le Théatre international de langue française, ou TILF, je me fais avoir à chaque fois).
Bonjour Abie. J'ai tout lu. Tout. Une prose magnifique, un humour d'une justesse rare. Quel plaisir de découvrir au hasard d'un message posté sur le forum cet espace rafraîchissant et plein d'intelligence. Merci! La Juvéniste