Un petit blog sans prétentions et sans ligne éditoriale fixe.
Il ne changeait pas d’opinion, c’était l’opinion qui changeait en lui, imperceptiblement et à son insu. D’ailleurs il n’avait pas choisi ses opinions politiques, elles lui étaient venues automatiquement tout comme, loin de choisir un chapeau ou un vêtement, il prenait automatiquement ce que tout le monde portait. Ainsi le libéralisme était devenu pour lui une habitude et il aimait son journal tout comme il aimait son cigare après le dîner - à cause de la légère brume qu'il produisait dans son cerveau.Je remarque qu'elle est reprise en un seul endroit (d'après Google) : un article d'une revue de théologie. Peut-être, après tout, sont-ce les seuls à encore s'intéresser à la parole en tant que telle...
Tolstoï, Anna Karénine.