Un petit blog sans prétentions et sans ligne éditoriale fixe.
Du point de vue des commanditaires du sondage, l'Institut pour l’éducation financière du public, c'est dommage parce que, quand on sait pas ce que c'est qu'une Sicav, on en n'achète pas, et que c'est tout de même bien triste pour les banquiers, ma bonne dame.De fait, près des trois quarts de nos concitoyens avouent ne pas s’y connaître dans ce domaine. Or la moitié des Français pratiquent les placements financiers. Il y a donc une moitié de cette moitié qui investit quasi-aveuglément, en faisant confiance à son chargé de clientèle. Et en prenant le risque d’acheter un produit d’épargne qui ne lui convient pas.Bon.
Le nouvel institut pour l'éducation financière a du pain sur la planche. Mais comment s’y prendre ? Son site lafinancepourtous ne peut qu’être une des pièces du dispositif. Même si ce site est bourré d’infos et d’interactivité. Il faut surtout espérer que les Français développeront un réel appétit pour la finance.Ah bon. Pouquoi ?
Or une enquête internationale de l’an passé montre que seulement 17% des ménages français s’intéressent aux sujets patrimoniaux (...) Il y a encore du chemin à faire. À commencer par l’école, où la règle de trois est appliquée au débit d’un robinet plutôt qu’à un taux d’intérêt. Nous avons dans le domaine de l’argent de grosses barrières à faire tomber.Là encore, je suis atterrée par le ton normatif de cette chronique. Quand une journaliste se réjouit, mettons des bons chiffres de la sécurité routière, ça se défend : finalement, des morts involontaires en moins, c'est plutôt cool karmiquement.