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Un petit blog sans prétentions et sans ligne éditoriale fixe.

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Sin City est un vampire

Bien sûr, je pourrais vous parler de Sin City pendant des pages. Vous rappeller à quel point les BD sont bien, que c'est une riche idée que l'auteur ait eu la main haute sur cette adaptation cinématographique, ou encore vous encourager à lire l'article de Matière Focale sur la question.

Je pourrais vous faire des comparatifs d'images tirées de la BD et du film pour vous montrer que les images de synthèse ne sont pas nécessairement la fin de toute imagination, vous dire toute mon admiration pour les maquilleurs de plateau et avouer mon respect sans borne des responsables du casting. Ou encore signaler que le site officiel du film ne manque pas de chien (ici pour la version anglaise).

Mais d'autres se chargeront bien mieux que moi de vous transmettre en détail le message, qui se résume à :

Sin City, c'est bien.
Allez le voir, allez le lire, dans l'ordre qui vous plaira,
(sauf si vous êtes allergique à la violence graphique).

À la place de tout cela, je vais vous parler d'autre chose, mais en restant dans le sujet.
Comme Sin City, c'est une bédé, ou plutôt un "roman graphique" comme on dit de nos jours.
Comme Sin City, c'est en noir et blanc. C'est-à-dire seulement en noir et en blanc, le gris n'entrant pas en ligne de compte.
Comme Sin City, cela nous parle de personnages désespérés, avec une violence qui ne se cache pas.
Comme Sin City, c'est excellent.

Mais contrairement à Sin City, il n'y a pas eu d'adaptation cinématographique hollywoodienne, aucun Bruce Willis ni aucune chanteuse plantureuse n'en ont incarné les personnages. Alors rien que pour ça, j'invitent tous ceux qui gavent leurs potes en protestant à longueur de temps contre le matraquage médiatique, même justifié, à lire attentivement la suite.

Ça s'appelle Je suis un vampire, dessin d'Eduardo Risso, scénario de Carlos Trillo, en quatre tomes paru à partir de 2000.



Comme il le clame dans le titre, le héros est un vampire, sans doute possible. Pourtant, aucune atmosphère romantico-gothique dans ces images : la lumière est crue, le soleil sans pitié, et c'est cette lumière qui revient ressusciter, siècle après siècle, un enfant vieux de cinq mille ans et qui ne peut pas mourir.
Aussi obstinée que le soleil, une éternelle Némésis, sa soeur en cette incompréhensible malédiction qu'elle est seule à partager avec lui, le poursuit de son inextinguible soif de vengeance.

C'est graphiquement impressionnant, avec un scénario efficace et élégant qui laisse derrière lui tout ce que les termes "vampire" ou "malédiction" portent de poncifs.
Sombre sans être désespéré, il nous propose une galerie de portraits aussi improbables qu'attachants, et si vous trouvez que ce que je raconte est ridiculement grandiloquent, je vous mets au défi de le lire et de me mettre en faute.

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C
super ton blog
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W
Tu as l'art et la manière de donner envie de bouquiner toi! Je vais voir à la fnace si je le trouve.<br /> <br /> Merci, je n'avais plus rien à lire côté BD<br /> <br /> Bonne journée
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