Entendu ce jour sur France Infos, au sujet des débats télévisés entre les trois candidats à la candidature PS :
Rien n'a été laissé au hasard : même leur place -à droite ou a gauche de la scène- a été tirée au sort.
Il me semble que tirer quelque chose au sort reste la méthode canonique de laisser ce quelque chose au hasard, non?
Nos chers journalistes devraient donc noter quelquepart dans leurs fiches que "laisser au hasard" et "négliger" quoique proches par leur sens, ne sont pas synonymes...
Par ailleurs, j'ai mis la main aujourd'hui chez un bouquiniste sur Truismes de Darrieussecq, et je ne suis pas trop mécontente de l'avoir lu. Le roman est conforme à l'idée que je m'en été faite d'après ce qui m'en a été dit, et la bonne surprise vient surtout de la fin, moins convenue que le début du récit.
Une phrase intriguante, toutefois, page 52 de l'édition P.O.L :
Un jour la dame en noir, l'amie de ma vieille cliente, m'a donné un euro. Elle croyait que j'avais faim.
Rien ne vous choque?
Le roman est paru en 1996, soit cinq bonnes années avant le passage à l'euro (le premier janvier 2002 si je ne déraille pas trop). Même dans les bourses internationales, cette monnaie n'était pas utilisée avant 1998 ou 1999.
Étrangement, mieux que les autres disparités délibérement uchrononiques du récit, c'est ce détail-là qui le place pour moi dans une sorte d'anticipation bizarrement proche.