Sans rire, je suis impressionnée. Depuis qu'on nous parle de la santé du pape, on apprend qu'il a eu, à la suite et sans respirer (c'est le cas de le dire) : la maladie de Parkinson, une grippe, une pneumonie, une trachéotomie (pas vraiment une maladie, mais pas folichon tout de même), une infection urinaire, une crise cardiaque, et aux dernières nouvelles il en est à la septicémie (infection généralisée).
Je m'attend à ce qu'il se remette sous peu d'une petite fièvre hémorrhagique (comme on en voit en ce moment en Angola), de la tuberculose osseuse et d'un cas particulièrement intéressant de peste bubonique, et il pourra commencer une nouvelle carrière de héros de films américains. Mais si, vous savez, le genre de film où le héros trucide une douzaine de soldats fanatiques surentraînés, s'intoxique à un poison mortel, s'embroche une seringue de 40 cm dans la poitrine pour injecter l'antidote, court le demi-marathon, fait un gymkhana, et termine ces dix glorieuses minutes en se faisant projeter dans la mer par le souffle d'une explosion dantesque. Notons qu'il apparaît vaguement décoiffé quand son pote vient le repêcher. Eh non, je n'invente rien : c'est le rôle tout en sobriété de Nicolas Cage dans Rock (The Rock en anglais), qui d'ailleurs n'est même pas si abyssal qu'on pourrait le croire...On a les références culturelles qu'on peut!
Mais revenons à nos moutons, et à leur souverain berger : à l'heure où j'écris ces lignes (comme disent les journalistes), il paraîtrait selon certains que son électrocardiogramme est plat, selon d'autres que pas du tout. Si les premiers ont raison, c'est bien triste pour l'industrie cinématographique, ma bonne dame.
En attendant cela nous permet de découvrir dans les articles du Monde des mots délicieusement surannés: Camerlingue et dicastère...
Note : Comme on me le fait remarquer derrière moi, la vraie question est : Jean-Paul II mourra-t-il un mardi, pour empêcher Charlie Hebdo (l'autre hebdomadaire satirique paraissant le mercredi) de faire sa "une" dessus?