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Un petit blog sans prétentions et sans ligne éditoriale fixe.

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Addiction

La première fois que j'en ai vu, je devais avoir huit ans. Je suis tombée dessus en farfouillant dans l'armoire de salle de bain de ma mère. Sur le moment, je n'ai pas vraiment réalisé. Je n'en voyais pas l'intérêt, alors avec l'innocence de cet âge, je pensais que personne n'en utilisait.

bosch Et puis, plus tard, par curiosité, j'ai essayé. Et bien sûr, ça m'a tout de suite plu ; c'était une sensation nouvelle, que je n'aurais même pas pu imaginer avant de l'avoir expérimentée.
Je me suis mise à en utiliser de plus en plus souvent, et, lorsque j'ai enfin habité seule, à en acheter. Après tout, pourquoi pas? Cela m'apportait un plaisir unique, viscéral, comme le soulagement d'un besoin que je n'aurais jamais su avoir.

J'en parlai d'un air d'un détaché à des amis, qui me mirent tous en garde. Les dangers, argumentèrent-ils, étaient réels : une de mes amies les  plus proches me trouva même quantité d'articles médicaux décrivant les risques et les séquelles durables auxquelles je m'exposais.

Mais il était déjà trop tard pour moi : ma consommation était déjà passée à plusieurs prises par jour.
Mon approvisionnement ayant été interrompu dans une tentative de sevrage, je connus mes premières crises de manque. Une fois commencées, il s'avérait impossible de les arrêter : ni la lecture ni la conversation ni le traviail n'arrivaient à me distraire de l'abiminable sensation qu'une armée d'insectes était en train d'envahir mon crâne.
Je me retrouvais au plein milieu de la nuit, incapable de m'endormir, et je finissais par céder, et par utiliser des subtituts aux conséquences encore plus dramatiques mon la santé, et en particulier l'audition, mais la torture suie ma faisait mépriser les risques physiologiques.

Après cet épisode, je repris ma consommation, plus régulière que jamais. C'est désormais la première chose que j'empaquète lorsque je pars en voyage, ne serait-ce qu'un week-end, et leur place dans ma trousse de toilette passe loin avant celle du dentifrice ou du shampooing.
Un jour viendra sans doute où je me verrai forcée d'en emmener jusqu'au travail, où je devrai m'enfermer honteusement dans les toilettes pendant la journée pour repousser les vagues grouillantes et toujours renouvellées qui tentent de conquérir ma tête.

*   *
*

Je résiste tant que je peux.
Y'a pas à dire, les cotons-tiges sont vraiment une drogue!

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S
Ouf ce n'est que ça !
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