Un petit blog sans prétentions et sans ligne éditoriale fixe.
Sur la sécurité des Français, le Gouvernement ne négligera rien et ne lâchera rien. [...] L’excellence de nos résultats par le passé, qui doit beaucoup à l’ancien ministre de l’intérieur, ne devra pas s’infléchir.Quand on connaît les résultats du passage de Sarkozy à l'Intérieur (qu'il s'agisse des chiffres ou del'atmosphère), on rigole jaune.
C’est la première fois sous la Ve République que l’opposition se voit ainsi reconnue une telle place.Est-ce que cette formulation vous paraît correcte? Personnellement, elle me gêne beaucoup.
la première fois que l'opposition se voit reconnaître une telle place. (reconnaître qch à qqn)comme pour
la première fois que l'opposition se voit offrir une telle place.(offrir qqch à qqn)...non?
On reconnaît une place à l'opposition (voix active)D'où : C'est la première fois que cette place est reconnue à l'opposition,
ou
Cette place est reconnue à l'opposition (voix passive),
Ben non, ce n'est pas correct. Pour que cela le fût, il faudrait que le verbe "reconnaître" accepte deux COD, ce qui n'existe pas en français. Au mieux (voire...), c'est un anglicisme, au pire c'est n'importe quoi.Une noble enseignante de la langue française nous confirme :
Démonstration : lorsqu'on forme une phrase passive, c'est forcément le COD de la phrase active correspondante qui devient sujet. Donc :
"on reconnaît l'opposition" --> "l'opposition est reconnue" ; "on reconnaît une place (à l'opposition)" --> "une place est reconnue (à l'opposition)".
Dans la phrase incriminée, c'est le premier cas, mais "une place" ne se raccorde à rien, et la phrase ne veut rien dire. CQFD.
j'ai jeté un coup d'oeil et ta solution me parait, en effet, être la bonne. Il semble qu'il y ait une problème de distinction de voix et une confusion dans l'emploi d'un participe et d'un infinitif.Et enfin une grammairienne de haut vol apporte une interprétation différente :
En effet, c'est troublant.Conclusion : Il s'agit d'une tournure éminemment non-idiomatique, très probablement influencée par les constructions anglaises... La perception de la correction grammaticale de la formule serait en l'occurence gênée par le fait que place et opposition ont le même genre.
[Premièrement,] j'ai confusément l'impression que c'est un anglicisme, deuxièmement et rien n'est garanti, j'ai l'impression que le "se" dans "l'opposition se voit reconnue une telle place" n'est pas COD de "voit" (elle se voit elle-même) mais COI de "reconnue" (reconnue à elle-même).
Les pronoms personnels permettent ou imposent des intercalages bizarres.
Le bon moyen c'est de remplacer "se" par un pronom dont les formes d'accusatif et de datif sont différentes: 3e personne non réfléchi.
Ça vient de me venir alors on essaie :
C'est la première fois que je lui vois reconnue une telle place.
Je crois que ça prouve que ça marche, que la phrase est correcte. Quant à "reconnue" il s'accorde avec place, bien sûr.