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Un petit blog sans prétentions et sans ligne éditoriale fixe.

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La culture de l'effusion (Burst culture)

NB : J'aurais aussi pu traduire : la culture de l'impulsion, de la pulsion instantanée. Si quelqu'un a une meilleure idée, je suis preneuse.

Le terme Burst Culture est le titre d'un post intéressant de Warren Ellis, auteur et scénariste de son état, dont voici un extrait :
(via Kung Fu Monkey)
I love print. I love magazines that commit and pay for long articles and long fiction. The web rewards neither approach. It’s a packeted medium, a surf medium. Short bursts are the way to go. The web isn’t a replacement medium — it’s *another” medium. That said, if your concept of a magazine is something designed in one-page bursts, or three pages that only carry 500 words due to the mass of images, then, really, you’re not doing anything the web can’t do better, are you?

Every day, millions of people download single lumps of data that take them three minutes to consume. They’re called mp3s. It’s a burst culture. Embrace the idea for a while.

Bursts aren’t contentless, nor do they denote the end of Attention Span. If attention span was dead, JK Rowling wouldn’t be selling paperbacks thick enough to choke a pig, and Neal Stephenson wouldn’t be making a living off books the size of the first bedsit I lived in.

None of this is new thinking. None of it. And yet, I’ve been waiting for the other shoe to drop all year. But time and again I’ve seen print magazines that should have been web objects all along launch and die — and, in most cases, reconfigure on the web. What was the point?

J'aime la presse papier. J'aime les magazines qui s'impliquent et payent pour avoir de longs articles et des
fictions longues. Le web ne récompense aucune de ces deux approches. C'est un média qui fonctionne par bouchées, un média de surf. La solution, c'est l'effusion brève. Internet n'est pas un média de remplacement, c'est un autre média. Ceci dit, si votre idée d'un magazine est quelquechose construits en billets d'humeur d'une page, ou trois pages qui ne comportent que 500 mots à cause de la masse d'illustrations, alors franchement, vous ne faites rien que le web ne fasse mieux, n'est-ce pas?

Chaque jour, des millions de gens téléchargent des paquets individuels de données qui leur prennent trois minutes à consommer. Ce sont les mp3. C'est une culture d'effusion. Acceptez cette idée pour un un moment.

Les impulsions ne sont pas dépourvues de contenu, pas plus qu'elles ne prouvent la fin de notre capacité d'attention. Si la capacité d'attention était morte, J.K. Rowling ne vendrait pas des livres de poche assez gros pour étouffer un cochon, et Neal Stephenson ne gagnerait pas sa vie en faisant des livres aussi grands que mon premier studio.

Rien de tout cela n'est une idée nouvelle. Rien. Et cependant, J'ai attendu toute cette année que les gens s'en rendent compte. Mais encore et encore, j'ai vu des magazines papier qui auraient dû être des objets internet être lancer et mourir -- et, dans la plupart des cas, se reformuler sur le net. À quoi bon ?

Je trouve que cet article énonce quelques évidences et défonce quelques portes ouvertes qui, pourtant, ne sont pas évidentes pour tout le monde.
Il me semble correct d'affirmer que notre impatience extrême sur ordinateur (il nous faut tout tout de suite, un temps de chargement de trois secondes est une torture, un article en trois partie du délayage d'information...) ne se retrouve pas nécessairement dans la vie offline. Et tant mieux, dois-je ajouter.

Bien sûr, on écrit des mails ou des SMS au lieu de lettres sous enveloppe, certains paniquent lorsqu'ils restent 24h sans nouvelles d'un proche, et 150 pages (écrit gros) est considéré comme une taille décente pour un livre de poche...
Mais à côté de cela, les gros livres ne disparaissent pas, les intégrales (BD ou littérature) sont des succès, et les films nous font attendre des années entre le début et la fin d'un arc narratif. Certes, la fin n'est parfois pas un mystère (Star Wars, Le Seigneur des Anneaux, voire les différents Harry Potter), mais il y a des contre-exemples : le premier qui me vient à l'esprit est la série Pirates des Caraïbes (tout de même 7h40 au total), et je suis sûre que vous m'en trouverez plein d'autres.

Il faut dire qu'un ordinateur est *conçu* pour le multi-tâche, en particulier dans les domaine de la navigation hypertexte sur le réseau, et qu'il n'est pas évident qu'on puisse en dire autant de l'être humain. Le problème s'est, dans mon cas, encore aggravé dpuis que j'ai découvert les joies du multitabbing (onglets multiples) sur Crazy Browser puis Firefox, ce qui me permet de me perdre joyeusement dans les circonvolutions du net pendant des heures sans rester plus de trois minutes sur la même page, et de revenir avec une douzaine d'idée d'articles que je n'écrirai jamais...

Il est évident que les blogs rentrent très exactement dans ce schémas de lectures : articles courts, souvent prédigérés par comparaison aux sources dont ils discutent, et découpés en parties quand le besoin s'en fait sentir. Le facteur limitant est en général le temps de rédaction, mais du point de vu du lecteur la cause importe peu...

Mais j'imagine que tout cela est, comme toujours, une question de mesure : ce n'est pas parce qu'on apprécie les strips de trois cases que l'on est insensible à Victor Hugo. Reste à savoir si l'on pourrait en dire autant d'une génération qui serait élevée jusqu'à 12 ou 13 ans sans avoir à lire un texte de plus d'une page.

J'arrête ici mes élucubrations mal structurées, et je m'en vais demander quelques conseils à Morphée, qui paraît-il en a plein.

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M
France-Culture, qui suit tes articles de près, avait organisé un débat centré sur l’utilité d’Internet et intitulé : Une intelligence collective est-elle en train de naître ? Un pour et un contre ont échangé de vraies passes d’arme avec des fleurets pas toujours mouchetés. Il est manifeste qu’ils t’avaient lue. Le site permet, après écoute de l’émission ça va de soi, de lire des réactions d’auditeurs. http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/science_publique/(Après le 8 juin, il faut chercher dans les archives.) Pour écouter en real : http://www.tv-radio.com/ondemand/france_culture/SCIENCE_PUBLIQUE/SCIENCE_PUBLIQUE20070601.ram
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S
Pas mal celui-ci ! Pas évident de faire court, concis et susceptible de capter l'attention assez longtemps ! Vu mes pavés, j'   aurai dû choisir le support papier ? Désolée, j'ai pas les reins pour  hé, hé !Mais c'est vrai que la phrase revenant le plus souovent, et "pas le temps de tout lire, désolé, je reviendrais..." mais j'y suis habituée hé, héBonne journée
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