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25 août 2006 5 25 /08 /août /2006 01:13
J'ai ouvert le dictionnaire au hasard et je suis tombée sur le mot enclouure. D'après le TLFI,

Enclouure : subst. fém.
a) Blessure du pied du cheval, faite lorsqu'on a enfoncé un clou dans la chair en le ferrant. L'enclouure résulte de la mauvaise direction imprimée à la pointe du clou au moment du ferrage
GARCIN, Guide vétér., 1944, p. 165).
b) Au fig. Difficulté qui arrête quelqu'un.

Je me suis donc demandé quels autres mots de la langue française pouvaient bien contenir "UU"... Vacuum? non c'est anglais... Je vois pas.

J'entreprend donc de googler  la chose et je m'aperçois :

1/ que le dictionnaire Scrabble a bien moins de scrupules que moi quand à l'origine des mots, et

2/ que cette question a déjà été traitée. Point par point. Dans un blog intitulé le journal de la Nuit :

En français il y a cinq six mots avec deux lettres « u » consécutives :

[...] J’avais croisé le premier mot « enclouure », dans les logs d'importation du 8e dictionnaire de l’Académie française sur le wiktionnaire.

Snif.
Je suis un doublon....
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29 juin 2006 4 29 /06 /juin /2006 00:00
Voici enfin l'épilogue de l'insoutenable suspense auquel je vous ai soumis depuis des mois.

Rappel pour les innattentifs :
- épisode un (8 mars)
- épisode deux (21 mars)
- épisode trois (19 avril)

J'ai reçu ça :

Dear Customer,

We are sorry to report that, despite our best efforts, we have been
unable to source the following item:

Jasper Fforde "Next Boxed Set: "The Eyre Affair", "Lost in a Good
Book", "The Well of Lost Plots" AND "Something Rotten""

We apologise for the length of time it has taken us to reach this
conclusion. Until recently, we had still hoped to obtain this item for
you (...)

Please accept our apologies for any disappointment or inconvenience
caused.

Je peux enfin commencer mon travail de deuil (et me résigner à acheter les quatre bouquins séparément...)

On en reparlera un de ces jours dans la catégorie "Lectures"!
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29 avril 2006 6 29 /04 /avril /2006 00:00
...font plus que force ni que rage, à ce qu'il paraît.

Et puis s'énerver, c'est mauvais pour le coeur, le karma, les chakras et tout la tralala. Sans compter que quand c'est la fautre à pas de chance, il ne s'agit pas de tirer sur le lampiste.
Or donc, Amazon.co.uk m'a envoyé ce mot doux :

Dear Customer,

We are sorry to report that the following items have been delayed.

Jasper Fforde "Next Boxed Set: "The Eyre Affair", "Lost in a Good
Book", "The Well of Lost Plots" AND "Something Rotten""

Our current estimate is that it will take an additional 4-6 weeks to
obtain these items for you.


Mais bon sang! depuis le 8 février que je l'attend! (voir épisode un et épisode deux de la saga)

Pour l'instant les prévisions sont :
 


Bouh!ouh!ouh!
Que je suis malheureuse.
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1 avril 2006 6 01 /04 /avril /2006 00:00
Pas de doute, l'anglais est une langue qui se perd... Comment ça? Alors que tout le monde le parle?
Très bien, je précise : l'anglais natif se perd.
(Via The sharpener, dont j'adore la tagline : Trying to make a point)
Edit : pour répondre à la remarque de Dèm : oui, l'anglais est souvent une seconde langue, mais cette étude montre que les étudiants étrangers des facs anglaises maîtrisent mieux l'orthographe que les natifs...)

Les verbes irréguliers (j'ai failli dire "forts") souffrent aussi : j'ai lu récemment une remarque censée émuler le parler plouc, et qui orthographiait ait "qui l'eût cru?"  d'une façon fabuleuse  : who wudda thunk ? (who would have thought, avec une régularisation brutale variation fort originale, mais toujours irrégulière, de la forme passée de to think, ç-à-d thought)


Et la grammaire ne semble pas mieux en point que l'orthographe, comme le montre ce petit test  sur Google Fight :

Pour ceux qui sont un peu perdus, il s'agit d'un des rares cas où le subjonctif irréel anglais a une forme distincte du passé. Plus pour longtemps, on dirait...(une fiche de cours par ici)
Logiquement, les formules figées résistent un peu mieux : "If I were" domine sur "If I was", et les subjonctifs identiques à la forme du passé sont utilisés de façon correcte : how I wish you were here...

Remarque  suite aux critiques d'un éminent angliciste : il semblerait que la différence entre "I wish I were" et "I wish I was" relève plus de la nuance entre soutenu et courant au de l'erreur réelle, un peu comme Il eût fallu/Il aurait fallu. On m'aurait donc menti?

Les dernières exceptions de l'anglais, qui n'en a pourtant pas des masses, se font raboter pour en faire la lingua franca d'internet.  Mais peut-être, me direz-vous, que les règles importantes ne risquent rien? Bonne question, je vous remercie de l'avoir posée...
Pour y répondre, je me suis penchée sur le cas de LA règle ultime en anglais : le "s" à la troisième personne du singulier au présent, la seule chose qui ressemble de près ou de loin à une conjugaison dans la lanue courante. Eh bien c'est encore trop pour certains...

Résultats des comparaisons sur Google Fight
   n° he she it
does 1 86,800,000 37,100,000 435,000,000
do 2 9,780,000 3,740,000 25,700,000
% F/V 2/1 11% 10% 6%
doesn't 3 55,900,000 23,600,000 204,000,000
don't 4 2,350,000 2,420,000 12,500,000
 % F/V
4/3 4% 10% 6%
doesnt 5 3,490,000 2,310,000  10,600,000
dont 6 688,000 586,000 2,380,000
% F'/V' 6/5 20% 25% 39%
% V'/V 5/3 6% 10% 5%
% F'/F 6/4 29% 24% 19%
% F'/V 6/3 1% 2% 1%
%F+F'+V'/V   11% 22% 12%

(Légende : V = bleu/correct, F = fautif, V'= défaut d'apostrophe, F'= fautif + défaut d'apostrophe.)

Où l'on peut voir que pour dix cas où "she does" est correctement écrit, il  y a une occurence de "she don't", ce qui est tout de même beaucoup.
Mais les choses empirent quand on abaisse les standard : si je cherchent des formes de la négative sans apostophe, le rapport (forme sans s)/ (forme avec s) décolle...  Chez les oublieurs d'apostrophe, c'est un quart des cas qui omettent aussi le s de troisième personne! Pas de doute, la ponctuation, c'est fondamental : lâchez là-dessus et rien ne va plus...

Mes chiffres ne me satisfont pas vraiment (il faudrait calculer les pourcentage sur le nombre total), mais c'est assez pour aujourd'hui... Les lecteurs intéressés par une analyse rigoureuse et intéressante du langage iront plutôt voir chez le grand maître Jean Véronis d'Aixtal...

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21 mars 2006 2 21 /03 /mars /2006 00:00
Etape 1 : Frustration ( voir épisode précédent  Not yet dispatched!)
Etape 2 : Berserk!


No comment.
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13 mars 2006 1 13 /03 /mars /2006 00:00
Truth can be found in the strangest places...
Qui eut cru que votre culture scientifique pouvait gagner à la fréquentation de séries télévisées peu sérieuses?

Ceux qui, comme moi, se sont laissé addicter à la série de J. Whedon Buffy contre les Vampires (peer pressure is a terrible terrible thing) se souviendront peut-être de la phrase mémorable du  personnage de lycéen louseur, qui, après s'être pris un rateau de la taille d'une piscine olympique,  déclare son projet de  :

Just going to go home, lie down, and listen to country music. The music of pain.

Juste rentrer à la maison, m'allonger, et écouter de la country. La musique de la douleur...
Xander - Prophecy Girl Season 1

Sur le moment, j'ai trouvé ça drôle, mais je ne me doutais pas que je trouverais un jour un article scientifique titré:
The Effect of Country Music on Suicide de Steven Stack ( Wayne State University) et Jim Gundlach (Auburn University), qui leur a valu le Prix Ignobel de médecine en 2004 (attention, c'est parodique).
Et rien que pour vos yeux, voici un extrait du résumé :

This article assesses the link between country music and metropolitan suicide rates. Country music is hypothesized to nurture a suicidal mood through its concerns with problems common in the suicidal population, such as marital discord, alcohol abuse, and alienation from work. The results of a multiple regression analysis of 49 metropolitan areas show that the greater the airtime devoted to country music, the greater the white suicide rate.

Cet article évalue la relation entre la musique country et les taux de suicide urbains. La musique country est supposée encourager l'humeur suicidaire par son attention envers les problèmes courants dans la population suicidaire, tels que la discorde conjugale, l'abus d'alcool, et la désaffection du travail. Les résultats d'une analyse par régression multiple pour 49 zones urbaines montrent que plus les radios diffusent de country, plus le taux de suicide de la population blanche est élevé.

© The University of North Carolina Press Social Forces, September 1992 71(1):211-218

Il n'est pas de mon ressort de juger de la pertinence de l'analyse utilisée, mais il semble donc que les scénariste de Buffy se soient documentés auprès des sources les plus sérieuses pour affirmer si à propos que la country soit, effectivement, la musique de la douleur...

PS : Et si l'on pousse la logique de l'article jusqu'au bout, les programmateurs des radios américaines sont des assassins qui s'ignorent, ou des extraterrestres qui ont juré la perte des USA .

(Via Improbable Research)

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8 mars 2006 3 08 /03 /mars /2006 00:00
Retenez moi, ou je fais un malheur...
Un mois, quatre phases de la lune, plus de trente jours entiers que j'ai commandé mon Next Box Set sur amazon.co.uk, pour avoir enfin la suite de l'Affaire Jane Eyre et de Lost in a Good Book (voir par là), et le colis n'est même pas encore parti!
Je vais craquer...

Sans compter qu'une fois le colis expédié, il faudra qu'il survive à la poste anglaise.  Il arrivera sans doute à temps pour mon pot de départ à la retraire, d'ici soixante ans....

Et au cas où vous vous demanderiez, cette oeuvre du génie humain est dûe à Paint, ce qui explique des choses.
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13 janvier 2006 5 13 /01 /janvier /2006 00:00
Des fois, j'ai des impressions étranges, des révélations qui me semblent évidentes et qui sont souvent difficiles à justifier.
L'autre jour, j'apprend que va bientôt sortir un ènième film hollywoodien adapté d'un dessin animé déjanté diffusé sur MTV au début des années 90. On y retrouve tous les classiques du genre,  avec les angoisses usuelles des forums de fans sur le thème bon, ça a l'air nul, mais peut-être que ce ne sera pas très nul? et la communication intensive sur la plastique de l'actrice principale (Charlize Theron, en l'occurence).

Le film s'appelle Aeon Flux, sortira sous peu sur nos écrans et promet d'être une bouse intergalactique, de même que le coffret DVD de la série, qui n'aurait sans doute jamais vu le jour sans le film, mais ce n'est pas pour ça que je vous en parle.

C'est pour vous dire que, je suis tout de même allée voir, par acquis de conscience, à quoi correspondait l'anime original, parfaitement inconnu en France. D'autant que je trouvais des sites pour me dire qu'il s'agissait d'un dessin animé anti-conformiste, avec une atmosphère très particulière.

Même si le principe des filles encore moins habillées que si elles étaient nues, avec des seins en lévitation, me laisse assez froide, j'ai eu une petite claque graphique.
Je ne parle pas de l'image de gauche, mais plutôt de celle de droite, où le personnage ressemble à un écorché à force d'être émaciée.
Ces images-là ne ressemblent vraiment à pas grand'chose de ce que j'avais pu voir avant en terme de dessin animé japonais ou occidental (mais je suis tout sauf spécialiste),

Par contre, elles m'ont rappelé des images qui n'ont vraiment rien à voir avec la choucroute :
Schiele.
Mais oui, vous savez, Egon Schiele, à l'affiche ces derniers mois au Grand Palais pour l'expo Vienne 1900 avec ses camarades Klimt, Moser et Kokoschka, ccelui qui est surtout connu pour ses nus maladifs au teint verdâtre.

Le lien semble ténu, je vous l'accorde, mais je me suis efforcée de le justifier. Voici le résultat, en cinq étapes :


Tableau tiré du Herbert F. Johnson Museum of Art de la Corwell University.


Frau mit grünen Strümpfen/Femme aux bas verts

Sitzender weiblicher Akt
Notez l'emphase sur les os et les tendons des articulations.

Les deux tableaux viennent de la banques d'images libres de droits Wikicommons, catégorie Egon Schiele.


Bien que le visage reprenne des codes classique de simplification dans les dessins animés, la ressemblance est troublante.
Mourning Woman, de l'expo du MoMA



  Les plis découpent les corps, les visages sont tendus, l'étreinte convulsive.
Schiele's Wife with her Little Nephew, mieux visible sur le site du Museum of Fine Arts, Boston.

La différence la plus marquante, c'est que quasiment tous les modèle de Schiele regardent vers le peintre, ce qui n'est bien sûr pas le cas des personnages du dessin animé.
Je ne sais pas si vous êtes convaincus, mais moi, oui. Cette petite démonstartion me prouve au moins que je ne suis pas folle : j'arrive encore à justifier mes intuitions.

Et puis tout de même, qu'est-ce que c'est bien, Schiele...



Le dessin animé :

La page wikipédia en anglais
La fiche Imdb en anglais

Le film :

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14 décembre 2005 3 14 /12 /décembre /2005 00:00
Je ne sais pas si vous avez suivi la fort peu passionnante polémique du doigt d'honneur des Miss France qui s'est retrouvée jusque sur le blog de Jean Véronis, mais le doigt dont je veux vous parler ici a une autre origine.

Pour des raisons qu'il serait trop long de détailler ici, mais relevant de la piété filiale la plus louable, il se trouve que j'ai acheté
cet été sur une aire d'autoroute un assortiment de comics de très bas niveau, qui était proposé à coté des paquets de FHM obsolètes sous plastique vendus à prix cassés aux routiers.
Et dans l'un  de ces petit bijoux de mauvais goût et de plagiat (il ya un faux Tarzan qui vaut son poids en noix de pécan), je trouve un encart éducatif qui avoue son âge (trente ans déjà), et qui détaille les priorités en présence d'un blessé :
1) d'abord vérifier si la personne est consciente,
2) observer sa respiration,
3) et enfin, examiner l'état du système circulatoire (pleine page ici)

Mais a-t-il vraiment besoin de compter jusqu'à trois de cette façon-ci?



À moins qu'il ne s'agisse d'un cinq en binaire...



Je ne savais pas trop où classer cet article.
C'est indubitablement une citation, mais suffisamment idiote pour mériter le statut de brève, voire, pour la négligence des relecteurs, celui de diatribe. Alors pour la peine, je mets tout le monde d'accord...

Élucubrons, élucubrons, il en restera toujours quelquechose!

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11 décembre 2005 7 11 /12 /décembre /2005 03:41
Toujours dans la foulée de la dernière brève, ayez une pensée pour ces auteurs qui seraient peut-être connus aujourd'hui, s'ils n'avaient pas des noms aussi ridicules.

hégésippe moreau Je pense en particulier à Hégésippe Moreau, écrivain et poète dont j'ignorerais jusqu'à la courte existence (28 ans) si je n'avais pas lu tout le mal qu'en dit Baudelaire dans ses Réflexions  sur quelques-uns de mes contemporains.

Mais n'oublions pas Fulgence le Mythographe qui, malgré son nom, n'était pas un personnage de bande dessinée (peut-être le deviendra-t-il un jour, qui sait?) mais un auteur latin tardif.
(Grâce au séminaire Latinité tardive, avec son invraisemblable quizz...)
Un peu comme Fulgence Bienvenüe, la station de métro en moins. Dommage.

polycarpe Quant à Polycarpe et Lactance, ils trichent : ce sont des pères de l'Église, ça compte pas...

Vous vous demandez sans doute d'où me vient cette affection pour les prénoms datés et ridicules.
(Chausse ses lunettes de grand-mère et bavasse un coup pour faire bonne mesure)
Cela remonte au temps de mon emménagement, qui correspondait aux premières dents du petit voisin du dessous. Par charité pour les géniteurs, on a donc essayé de diminuer nos (colossales) nuisances sonores pour laisser dormir le petit, baptisé Théodulphe un jour d'inspiration.
Un long débat s'est étalé pendant la grossesse du deuxième pour aboutir au consensus de Polycarpe, que j'aime beaucoup (le nom, pas le gniard).
Et comme je soupçonne que le suivant arrivera un jour ou l'autre (Jamais deux sans trois, nous avertit la sagesse des nations), je fourbis mes armes : Hégésippe est une grande découverte, mais je garde une tendresse certaine à Lactance et Herménégilde.
Vous savez tout.

Et croyez-le ou non, il y a un Herménégilde dans mon collège.


NB : Je découvre avec horreur que
1) Hégésippe est un prénom encore donné de nous jours,
2) c'est aussi un prénom féminin!

Les mêmes remarques s'appliquent, à mon grand désarroi, à Polycarpe, Fulgence et Herménégilde.
Lactance, lui, non ; il doit sentir le pâté.

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Edito

Soyez les bienvenus sur ce petit blog sans ligne éditoriale fixe, qui échoue à mourir depuis 2005.
La fréquence de mise à jour se veut quotidienne au mieux (par ce que je suis de nature optimiste), trimestrielle au pire (parce que je suis velléitaire bien plus encore).

Alea jacta est :


Aussi :



Ordo Ab Chao