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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 16:04
Je viens de tomber sur une brève de l'AFP, reprise par le portail Yahoo, qui annonce que le film Bienvenue chez les Ch'tis vient de dépasser le record historique de La Grande Vadrouille en nombre d'entrées, récupérant donc le titre de plus gros succès en France pour un film français, le record toutes catégories étant détenu par Titanic.

Je n'ai pas vu le film et je n'ai sincèrement aucune intention d'aller le voir (l'argument du mais-z'enfin- tout-le-monde-l'a-vu me touche assez peu). Je me fiche du tiers comme du quart des records de box office, mais ce genre de présentations chiffrées me chiffonnent toujours un peu. Pourquoi ? Parce qu'en règle générale, parler uniquement en valeur absolue est au mieux incomplet, au pire carrément trompeur.

Que je sache, La Grande Vadrouille a eu son succès en 1966, dans une France qui faisait bien moins
que 62 millions d'habitants. Donc il faudrait comparer le nombre de billets vendus pour 100 habitants, de cette façon :

Film Année Population Nombre d'entrées Pourcentage
La Grande Vadrouille 1966 48 953 792 17 270 676 35,3 %
Bienvenue chez les Ch'tis 2008 61 875 822 17 405 832 28,1 %

Un petit calcul nous montre donc que, malgré son retentissant succès, le film de Dany Boon n'a va encore battu l'invraisemblable tour de force de 1966, qu'on peut résumer un peu caricaturalement en disant que plus d'un tiers de la population avait acheté un billet...
En tenant compte de la croissance de la population, il aura effectivement dépassé La Grande Vadrouille s'il parvient à atteindre les 21 829 790 entrées, soit 5 millions et demi de plus qu'actuellement.

Pour ma part,
à la première occasion, je vais plutôt aller voir Le cahier au cinéma du Panthéon.


Sources : Dépêche AFP pour les nombres d'entrées, Wikipédia pour les données démographiques.

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11 février 2008 1 11 /02 /février /2008 13:49
Un  ami m'a récemment envoyé sur un webcomic américain que je ne conaissais pas, appelé Control-Alt-Delete (avec un titre pareil, pas besoin de préciser de quoi ça parle...)

Et cette planche m'a rappelé quelquechose....

cad.jpg

Le bureau de Tim, au 9e jour de mise à jour :
- Et voilà, fini, neuf  planches à la suite. C'était pas si dur que ça, je devrait peut-être mettre à jour quotidiennement  à partir de maintenant...
- Toi, tu fermes ta gueule ! Tu ne parles pas tant que je t'ai pas dit de le faire. Et pendant que j'y suis, vire cette putain de BO de Moulin Rouge de ton Ipod !


Pour plus de clarté, j'ai réalisé une version explicative :

cadabie.jpgLa bureau d'Abie, après un mois de mise à jour quotidienne...

Tout ça pour dire que je vais consacrer un peu moins de temps à mon blog pour les semaines à venir. Profitez-en pour aller voir ailleurs : l'internet est vaste et plein de surprises...

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25 janvier 2008 5 25 /01 /janvier /2008 00:00
Au fil de mes pérégrinations internautiques, j'ai enfin  découvert l'espèce à laquelle appartient  Schroubb, l'invraisemblable personnage mauve du blog de Monsieur le Chien, présenté à vos chastes mirettes dans l'image ci-dessous.

Schroub.png
Oyez, oyez ! L'odieux Schroubb n'est  pas, comme il le prétend, une escalope milanaise mutante bien de chez nous... Non ! C'est un  immigré clandestin sans-papier tout droit venu des mers du Sud pour manger le plancton des Frrrrançais...

La preuve en image :

Hypselodoris-bullocki.jpgPhoto de Richard Smith.

Hé oui, grâce à cette photo volée trouvée chez Bouphonia, on découvre que Schroubb est un nudibranche (on le savait déjà exhibitionniste...), de son petit nom Hypselodoris bullocki.  Hmmm... bullocki ... Voilà qui explique bien des choses...

Pour d'autres photos tout aussi remarquables, alle donc voir l'article où je vous présentais Bouphonia il y a bien longtemps de cela, ou plus simplement encore, remonte directement à la source.

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24 novembre 2007 6 24 /11 /novembre /2007 00:00
Bonjour mes lecteurs, salut mes fidèles, et mes loulous, coucou.

rouge-baiser.jpgLe sujet de ma ratiocination du jour est des plus quotidiens, mais vous ne réalisez sans doute pas à quel point il est complexe : je parle bien sûr de l'acte, apparement si anodin à nous autres franchouillards, de se faire la bise.

Car en effet, par le Chien, Socrate, qu'en est-il de la bise ?
Il en est qu'à chaque fois que vous léchouillez affectueusement la figure d'un collègue, d'un ami ou de votre vieille maman, vous répondez sans même vous en rendre compte à une foultitude de questions proprement incompréhensibles à l'étranger moyen. Est-ce à dire que les Français sont le seul peuple à se bisouiller ? Certes non, mais je crains qu'arriver avec des coutumes pré-établies de la bise (autre que le «jamais de la vie !» anglo-saxon) soit plus un handicap qu'autre chose.

Pour un exemple de situation gênante liée au bisoutage français, lisez donc cette anecdote de l'excellente Céline Graciet de Naked Translation.

Parmi lesquelles questions, on trouve :

1. Quand faire la bise ?

A l'arrivée ? au départ ? tous les jours, ou seulement après une longue absence ? et les gens avec qui l'on vit, ne serait-ce que momentanément ? et si on se voit plusieurs fois dans la journée ? et pour les grandes occasions (jour de l'an, et je crois aussi les Pâques chrétiennes si je me souviens bien) ? et quand on vous offre un cadeau ?

2. Où faire la bise ?

Hé oui, ne pas tenir compte de l'endroit et de son contexte peu mener à des découvenues, comme l'explique Squewel dans son remarquable essai sur l'art de la bise :
On peut toujours passer pour le plouc de quelqu’un. Le jeune François de Rugy, fraîchement entré à l’Assemblée en tant que député des Verts, vient d’en faire les frais et l’explique sur son blog. En apercevant sur les bancs son ex-camarade verte Aurélie Filippetti, nouvelle élue PS de Lorraine, il s’était précipité pour l’embrasser… Patatras ! Totalement ringard dans l’Hémicycle.
L'explication tient à la tradition de l'Assemblée, qui possède un règlement digne d'un pensionnat religieux :
Faire la bise est interdit par le réglement intérieur de l'Assemblée Nationale française. Si un député est surpris à faire la bise à une députée pour la saluer, un huissier les remet courtoisement mais fermement à l'ordre en leur rappelant la bienséance à respecter dans un des lieux phares de la République. Il paraît que de jeunes députés, choqués par ce réglement vieillot, se font la bise en cachette, attendant pour cela que les huissiers aient le dos tourné !
Le Parisien (pas de source plus précise)

Confirmation sur le blog de l'intéressé, l'élu PS François de Rugy :
Je retrouve Aurélie Filipetti, nouvelle élue PS de Lorraine et ancienne Verte. Je découvre en lui faisant la bise que c’est là une pratique interdite dans l’Hémicycle ! Les huissiers nous le signalent mais, toujours prévenants, nous indiquent qu’ils font preuve d’indulgence pour les premières séances !
Garder les portes du palais Bourbon ne doit pas être marrant tout les jours, et j'imagine que ces huissiers (plus bonhommes que ceux de justice) s'amusent fort à policer ainsi les moeurs de nos parlementaires...
Mais c'est loin d'être tout

3. À qui faire la bise ?

Et là, ça se complique.
Je connais des hommes qui se vexeront très fort si quelqu'un du même sexe essaye de les embrasser, alors que dans certains endroits, c'est la norme : je pense en particulier au grand Sud (Marseille, Aix... corrigez-moi si je dis des horreurs, je suis terriblement parigote).
Symétriquement, la plupart des femmes n'apprécient guère de se voir serrer la main, du moins dans un contexte informel et amical. C'est un peu l'équivalent de s'entendre dire (and I quote) «Toi, t'es pas une fille, t'es un pote.» Certaines prennent la mouche, le croirez-vous ?

Plus spécifiquement, le choix de la bise n'est certes pas le même selon que le bisé potentiel (c'est à dire le bisé visé) sera votre chef de service, votre ami d'enfance, un pote de pote de pote ou le pape.

On notera d'ailleurs que le pape, ayant la vue basse et des problème de dos, a tendance à embrasser ce qui est le plus facilement à sa portée en descendant d'avion, c'est-à-dire le sol. Mais c'est un cas particulier, même s'il vous maintiendra dur comme une bite en teck qu'il avait forcément raison de le faire, alors qu'il y a clairement un malentendu : il s'obstine à tendre la main aux gens alors que ceux-ci essayent de l'embrasser. Mais je digresse.
Car, pour la bise, il y a façon et façon..

4. Comment faire la bise ?

Symboliquement, sans même se toucher, ou au contraire une belle bise bien sonnante comme les tantes de caricatures en claquent sur les rondes zé vermeilles joues de leurs poulpiquets de neveux ? La réalité se situe le plus souvent entre les deux, heureusement à notre humble avis, la salive étant une sécrétion physiologique utile à ne pas disperser à tout vent (pourquoi croyez vous que j'écrive tant... pour moins bavasser, sans doute.).

On peut aussi se demander quel sera le point d'impact exact, l'épicentre de la bise ayant tendance à progresser le long d'une ligne oreille-commissure au fur et à mesure que les travaux d'approche s'enhardissent au sein d'un futur couple. C'est d'autant plus remarquable que la cible est tout autant en position de moduler cette progression tant dans un sens que dans l'autre.

Se pose également la question de contact physique en général : faut-il toucher votre cible ?
Le bras est en général acceptable dans le cercle amical, et peut être remplacé par un appui sur l'épaule, dans les cas de forte différence de taille entre les deux bisouillant. Tenir le cou, ou a fortiori la tête du bisé est le privilège des amis proches ou de la famille, et encore, uniquement si vous êtes très touchy-feely et à condition que les autres le prennent bien.
Il me semble également que, dans ce domaine des conventions sociales comme dans quelques autres, les filles et les femmes ont une latitude d'action nettement plus importantes que l'autre sexe, sans doute par ce qu'on est éduqué pour ne pas considérer leur langage corporel comme agressif.

Enfin, last but not least, n'oublions pas qu'entre deux bises, a lieu une combinaison de rotation des deux têtes impliquées entraînant en général un passage des bouches à fort peu de distance l'une de l'autre. Nous autres Français oublions facilement, à moins d'être en parade nuptiale, l'ambiguité d'une telle situation, mais les étrangers en ont une conscience aigüe, comme en témoigne Petite anglaise dans sa délicieuse chronique sur la bise. En comparant un groupe de collégiens français se faisant cérémonieusement la bise, elle avoue :
As you change from one side to the other, you could conceivably brush the other person’s lips. Quite frankly, highly strung as I was at that age I think I would have swooned at such intimate contact.

Lorsque vous changez d'un côté à l'autre, vous pourriez possiblement effleurer les lèvres de l'autre. Franchement, tendue comme je l'étais à cet âge, je pense qu'un contact aussi intime m'aurait fait m'évanouir.

Voilà qui est bel est bon. A-t-on pour autant levé le dernier voiles sur les mystères de ce miracle quotidien de coordination sociale ? Demandons donc son avis à Arte, chaîne bi-culturelle et donc à même de juger de la difficulté des règles implicites de l'exercice. Un épisode de son ancienne émission Karambolage, est des plus instructifs :


Nous voyons bien que nous avons négligé un aspect fondamental de la bise : à la question de la méthode, du récipiendaire, du lieu et du temps, il importe, sous peine d'embarras répété, d'ajouter un « combien ?» fondamental.

5. Combien de bises ?


Fort heureusement, la question a été traité par de plus grands spécialistes que nous.
Comme le dit Karambolage, les deux facteurs principaux de l'équation  f=Nb (nombre de bises) sont la géographie et la classe sociale. En effet :
Si dans les grandes villes (Paris, Lyon, Strasbourg) la règle semble claire (deux bises), dès qu’on s’éloigne des centres-villes, tout se complique. Ainsi, une lycéenne de ZEP entrée en classe prépa à Paris révèle être « passée pour une beauf » en tentant, par habitude, de claquer quatre bises à ses camarades venus d’horizons plus chics. Une habitante du Quesnoy (Nord), elle aussi habituée à embrasser quatre fois ses cousins, raconte le choc de son installation à Lille où les codes supposent deux bises seulement…
Le critère de la classe sociale semble assez inextricable, mais celui de la pure géographie déjà piqué la curiosité de personnes moins vélléitaires que moi, qui ce sont attachées à cette tâche ingrate de collecte et de mise en forme des informations sur la questions.
La carte ci-dessous est empruntées au blog Glaçons de Daniel, qui lui même l'a scanné d'un magazine non précisé.

kissing.jpg
C'est en tombant dessus il y a déjà plus de deux ans (!) que je m'étais proposé de rédiger un article sur la théorie de la bise. Comme quoi, patience et longueur de temps...
Ceci dit, cette carte m'a paru très discutable : par exemple il me paraît invraisemblable de considérer que la norme est de quatre bises en région parisienne. Je sais bien que Paris n'est pas tout seul en Île-de-France, mais je vous jure la tête sur la billot que le standard parigot et de deux bises, ni plus, ni moins, et que cela doit tout de même peser sur la moyenne de la région.

Je parle de moyenne, mais c'est également abusif. À titre d'exemple, une région dont la moitié fait deux bises et l'autre quatre ne peut certes pas être considérée comme ayant un standard de trois bises : plus que le nombre de bises, c'est bien sa parité qui lie les deux pratiques entre elles.
Les rencontres les plus catastrophiques sont celles qui présentent un "pair" à un "impair", parce que les rythmes d'embrassade sont très différents et ne permettent pas de se rattraper, en faisant une tournée de plus pour passer de deux à quatre, par exemple.

Plus récemment, un site a pris ce problème à bras-le-corps. Ayant saisi que la difficulté principale est la récolte de données, le site Combien de bises met à profit l'interactivité du Web 2.0 blablablah pour obtenir cette superbe carte compilée par département (donc beaucoup plus précise que la précédente) à partir des votes des internautes.
La capture d'écran ci-dessous à été prise le vendredi 23 novembre au soir, mais même si les chiffres peuvent légèrement varier au cours du temps s'il y a un afflux massif de bisouteurs de telle ou telle obédience, je ne crois pas à un basculement complet des tendances.

bises.png
Sur cette magnifique carte, plusieurs remarques à faire : tout d'abord, que la règle des "deux bises" est loin d'être une lubie parisienne ; c'est même l'écrasante majorité des départements, puisqu'on ne compte qu'une vingtaine de quadraticiens, une douzaine de ternaires concentrés en Provence, et deux malheureux départements unitaristes.Faire deux bises semble dont une bonne statégie par défaut, lorsqu'on a aucune idée de la appartenance bisoutique de la personne à bisouter.

Ensuite, notons que la légende propose le chiffre assez invraisemblable de cinq bises. Chers lecteurs, j'en appelle à vous : avez-vous jamais entendu parlé d'un endroit où l'on se ferait cinq bises. Personnellement, jamais, mais cela ne prouve rien. Pourtant, il se trouve tout de même 91 personnes pour prétendre que c'est le cas à Paris. Tous des plaisantins ? Je ne saurais dire, mais je serais curieuse d'apprendre l'existence de cette coutume dans des endroits très précis. Peut-être même est-ce un signe de reconnaissance d'une société secrète, un salut maçonnique ? L'aventure est au coin de la rue...

Enfin, et surtout, ce site présente l'avantage de donner le détail complet des statistiques qui ont permis de construire la carte. Il y aurait sans doute plein de choses intéressantes à en tirer, par exemple, en se basant sur les poucentages et les chiffres de population de chaque département, une estimation du nombre de personne pratiquant chaque type de bisoutation, la Corrèze, par exemple, ayant un poids démographique bien moindre que sa surface géographique.
Le tableau qui donne les premier et second choix pourrait, en particulier, servir à tester mon hypothèse sur le lien entre les systèmes à deux et à quatre bises.

Mais cela n'épuise pas encore tout à fait le sujet : il reste un facteur bien plus discret, et pourtant responsable de moultes collisions gênantes, j'ai nommé le côté de départ.

6. Par quelle joue commencer ?
bises-copie-1.png
Pour commencer à se faire la bise, deux choix : commencer par la (joue) droite, ou par la gauche. Comme je vous aime beaucoup, et que, accessoirement, faire des schémas débiles me calme les nerfs, je vous ai illustré le dilemme.

Si les deux protagonistes sont d'accord, aucun problème, le ballet peut commencer, que ce soit d'un côté ou de l'autre. Mais s'il y a conflit, on peut s'attendre au pire (dents cassés, nez en sang...) comme au meilleur, par exemple le début d'une grande histoire d'amour.
Mais comment savoir ?
Il me semble qu'encore une fois on noterait une division Nord/Sud, avec un départ de la joue droite au nord de la Loire, de la jour gauche au-delà.
Il y a donc ici la place pour un site ami de Combiendebises.free.fr, qui tabulerait la répartition géographique des départ de bises.
J'aurais alors l'occasion, une fois n'est pas coutume, d'y proclamer fièrement que je suis complètement de droite !

Je crois avoir fait le tour, à défaut de les avoir tous épuisés, des différents aspects de ce vaste domaine d'étude qu'est la bise. Mais n'hésitez pas à contribuer vos remarques et suggestions d'amélioration...
Sur ces bonnes paroles, je vous laisse vaquer plus avant à vos occupations.
Allez, on se fait la bise ?
 
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22 septembre 2007 6 22 /09 /septembre /2007 00:00
Cet article était prévu pour la fin du mois de juillet au plus tard. Mais vous me connaissez : je n'aime pas jeter des choses qui peuvent encore servir :-)

Pour ceux qui auraient  passé les derniers mois enfermés dans un placard, ou en visite chez des amis protées anguillards, un petit rappel : cet été a été celui de la culmination de l'hystérie, d'une intensité  rarement observée pour des événements de nature littéraire, au sujet d'un certain jeune magicien aux lunettes rondes.

Nous avons donc eu la sortie du film Harry Potter et l'Ordre du Phoenix début juillet, avec déluge publicitaire et saturation médiatique, que je suis presque encline à pardonner, parce que la jeune actrice qui joue Hermione (Emma Watson) me semble  avoir autant la tête sur les épaules que son personnage, s'il faut en croire cette interview, où elle se décrit comme "a bit of a feminist" et ajoute :
“People can’t understand why I don’t want to be a full-time actress,” she says, “but school life keeps me in touch with my friends. It keeps me in touch with reality. It makes me feel normal. Let’s be honest: I have enough money never to have to work again, but I would never want that. Learning keeps me motivated.”

Les gens ne comprennent pas pourquoi je ne veux pas devenir actrice à plein temps, dit-elle, mais l'école me permet de garder le contact avec mes amis, et avec la réalité. Ça me fait me sentir normale. Soyons honnête : j'ai assez d'argent pour ne plus jamais avoir à travailler, mais je ne voudrais pas ça. Apprendre me permet de rester motivée.

My kind o'gal.

Mais le film n'était bien sûr que le commencement : le vendredi 20 juin, à minuit pile à l'heure du méridien de Greenwich, débutait le lancement du septième et dernier tome de la série. Ce qui veut dire que, parce que je suis trop bonne, à minuit cinquante, heure de Paris, je prenais une place dans la monstrueuse queue pour permettre à un anglomane pervers de la récupérer un peu plus tard, et d'obtenir sa copie à 3h15 du matin. Autant vous dire qu'il n'a pas fait grand chose du week-end à part lire (beaucoup) et dormir (un peu).

Pendant un bon mois, une occupation de mon entourage donc été de faire de fort peu discrètes réunions entre deux portes et des messes basses pour discuter de leur lecture en évitant de spoiler,
c'est à dire gâcher le plaisir de la lecture en donnant aux autres trop d'information.
Personnellement, je trouve ça presque mignon toutes ces attentions, mais ça ne me touche pas trop, vu que
1/ Harry Potter, c'est sympa, mais bon, voilà quoi. Par contre Tiffany Aching, je veux bien faire un peu d'hystérie dessus...

2/ je suis rigoureusement inspoilable. C'est surement dû à ma capacité de concentration qui ferait rigoler une musaraigne sous cocaïne, mais vous pouvez me raconter une historie de A à Z, je tremblerai tout de même d'angoisse en la lisant.
Pour vous donner une mesure de l'ampleur du désastre, à chaque fois que je lis/vois Roméo et Juliette, je suis persuadée qu'ils vont sûrement trouver une solution à cette situation stupide, qu'elle va se réveiller à temps, que ça ne peut pas vraiment finir aussi mal... Je trouve le moyen d'espérer qu'ils vont s'en sortir.
Donc bon, savoir qui meurt à la fin, comme disait notre précédent président, ça m'en touche une sans faire bouger l'autre (je parle de cellules gliales bien sûr).

J'avais déjà discuté des occurences de malicious spoilers (spoils délibérés) pour l'opus précédent, et il y a des pages et même des sites entiers consacrés à donner la fin des films.
Bien sûr, il y a des choses encore plus méchantes, comme le virus informatique qui se fait passer pour une info sur le livre... (bien fait pour ceux qui n'ont pas voulu attendre !)
NB : Il va vraiment falloir que je me fasse offrir cet extraordinaire tshirt... Via Niou Taiknologie

Mais là on atteint un nouveau niveau : le thème "spoil de la fin d'Harry Potter" est devenu un mème extrêmement populaire (du moins sur le net), voire un procédé dramatique à lui tout seul.

Un exemple tiré de l'inénarrable Dork Tower :

DorkTower576.gif
- Hé, c'est toi le con qui tapait les nerds comme moi au lycée ? - Et alors ?
- Et à la fac tu te moquais des geeks du haut de ton club de snobs ? -Et quoi, débile ?
- Et maintenant que les jeux, le Seigneur des anneaux et les films de superhéros sont devenus énormes et cool, tu suis le troupeau pour être à la mode ? D'ailleurs je remarque que tu as acheté Harry Potter et les reliques de la Mort  - Et alors?
- ****SPOILER*** - Haaaaaaaa!
- La vengeance est un plat qui se mange spoilé...

Pour les français, le problème est encore plus prononcé : si l'on a lu la version originale, il faut tenir sa langue jusqu'à la sortie de la traduction française, surtout à proximité de gamins... Mais que faire lorsqu'on voudrait s'adresser à un public varié, typiquement sur internet ?
Une des solutions est bien sûr de ne faire que des commentaires très généraux, un autre est de se tenir à des détails incompréhensibles hors de leur contexte, la dernière enfin étant de raconter n'importe quoi.
L'immmmmeeeeense dessinateur Boulet a ainsi eu des démêlés avec ceux de ces lecteurs qui avaient pris au sérieux ses faux spoilers. Il y répondit avec son humour habituel.
Et j'ai aussi beaucoup rigolé en lisant la note consacrée à Harry Potter sur le blog dessiné de Blessy, récemment découvert : elle combine les trois techniques avec bonheur et juste ce qu'il faut d'humour de maternelle...

Je suis sûre que j'avais d'autres liens funky, mais j'ai bien peur qu'ils aient été enfouis sous l'ammoncellement des jours et la poussière de temps. Je clos donc ici cet article thématique, qui réussit le tour de force d'être en retard pour la folie de juillet dernier, et en avance pour celle d'octobre prochain : je n'ai jamais été bonne pour le timing...

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21 septembre 2007 5 21 /09 /septembre /2007 00:10
Ce  strip de PhD Comics, dont je suis une fidèle depuis...mmm... quatre ans maintenant, m'a beaucoup fait rire :
- Je sais que je suis très en retard, mais bon anniversaire, Cecilia !
- Ho, merci !
- Tu ne paniques pas à l'idée de vieillir ?
- Avant, oui. Mais j'ai compris qu'il s'agit juste d'avoir la bonne perspective.
- Tu veux dire accepter la maturité dignement et de bonne grâce ?
- Je veux dire utiliser la bonne base numérique pour calculer ton âge. En base 13, je n'ai que 21 ans.

D'autant que, depuis hier, j'ai comme Cecilia un an de plus !
Ce qui me fait donc un total de 20...  

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19 septembre 2007 3 19 /09 /septembre /2007 00:18
Hohé, mes vieux crabes de ponton !

Aujourd'hui est un jour que tous mes lecteurs valant leur sel apprécieront : le 19 septembre, c'est Talk Like A Pirate Day, le jour où on parle pirate...


C'est vrai
que le vocabulaire disponible est plus vaste en anglais (argh! cochons d'anglais !) qu'en français, mais je compte sur les flibustiers qui voient leurs films en VF et pour nous donner des idées, voir à les piller chez les équipages réguliers... Et mettez vous bien dans vos têtes de bois que les frères de la côte sont partout !
Il y a même des méthodes pour vous aider à progresser :


Allez, larguez les ris et double ration de tafia et de biscuit avarié pour tout le monde !

 
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7 juillet 2007 6 07 /07 /juillet /2007 16:20
pie.jpgJe discutais l'autre jour avec mon paternel  de la pie, le plus courant et, est-il besoin de le préciser, le plus élégant de la noble famille des Corvidés.
(Selon moi, le Geai arrive deuxième, de justesse, et la Corneille mantelée gagne la troisième marche du podium par pur favoritisme car je lui porte une tendresse inexplicable.)

Mais revenons à nos corbineaux : la pie est donc cousine des corbeaux, ce qui amena l'auteur de mes jours à commettre la réflexion suivante :
D'ailleurs, le chef des corbeaux s'appelle souvent Pie.
Tsss. Franchement. Ce genre de facétie n'est plus de son âge...

Dans la bataille, j'ai tout de même appris que l'autre nom de la pie est l'agasse (ou ageasse), pourtant apparemment sans rapport avec le verbe agacer, d'origine obscure.
 
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2 juillet 2007 1 02 /07 /juillet /2007 14:00
J'ai une tendance incontrôlable à trouver des ressemblances bizarres entre les gens que je croise, en vrai ou en reproduction. Le plus souvent, ces correspondances reste informulées, tout en étant parfois assez fortes pour en devenir irritantes, mais  certaines d'entre elles relèvent de la révélation.
Ça avait été le cas avec Aeon Flux  et Schiele, et cela s'est reproduit alors que je consultais des détails de la vie de Christophe Colomb. On  n'a de lui que fort peu de portraitss peints de son vivant. Le plus connu -quoique pas forcéméent le plus ressemblant- est celui-ci :

columbus1.jpgqui a bien sûr été reproduit ad nauseam au cours des cinq derniers siècles.
Vous ne voyez pas à qui cette trogne pourrait faire penser?
Je vous aide, avec une version qui accentue encore la ressemblance :

character-photo.jpg
Avec ça, vous devriez avoir deviné que je parle de lui :

Coluche.jpg
Certes, Coluche est plus rigolard, au moins sur cette image, mais avouez qu'il a quelque chose, non?
A part les sourcils plus relevés de Colomb et son air renfrogné, qui lui donnent un air hautain, je trouve que c'est vraiment kif kif...
 
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20 juin 2007 3 20 /06 /juin /2007 00:10
Mon père, qui n'est que marginalement postérieur à la transition Crétacé-Tertiaire, me disait récemment que ce qui l'a le mieux préparé à faire des mathématique sérieuses, parmi toute sa scolarité du collège à sa classe de première, a été, à son avis,.. le latin!
Parce que c'est là qu'il a appris la nécessité d'une approche rigoureuse des problèmes, et l'intérêt de la méthode hypothético-déductive.
Et si on devait abandonner le latin, ajouta-t-il, il faudrait le remplacer par quelque chose aux propriétés équivalentes, par exemple... les mots croisés.

Ça peut avoir l'air idiot dit comme ça, mais 
(0/ c'est mon papa donc il a raison)

1/ La démarche nécessaire au remplissage d'une grille demande effectivement la formulation d'hypothèses (premiers mots) plus ou moins bien étayées (la spéculation y a une part non-nulle) qu'il faut ensuite évaluer à l'aune de la lumière qu'elles apportent au reste de la grille. 

2/ Les conclusions impossibles permettent de réfuter l'hypothèse qui y a mené
("Pronom personnel" en trois lettres commençant par Z ?! Mmmm j'ai dû me tromper quelque part...).
En mathématiques, ça s'appelle une démonstration par l'absurde.

3/ La solution d'une grille en cours de remplissage peut être améliorée en changeant un mot : même sans changer les intersections déjà remplies, il peut tout simplement mieux répondre à la définition posée que celui qu'il remplace, et facilitera sans doute la complétion de la grille.
Et souvent, c'est une aide extérieure qui permet cette substitution, et vous sort de l'impasse où ce mot vous avait mis. Pour filer la métaphore, j'appellerais ça une révolution scientifique (paradigm shift) au sens de Kuhn.
4/ Certains verbicrucistes fous sont d'ailleurs connus pour produire des grilles possédant deux solutions pour la même liste de définitions. (Ne me demandez pas comment, ça dépasse mon entendement de plusieurs ordres de grandeur). En tirant un peu sur les cheveux de votre imagination abstraite, vous verrez peut-être ce que je veux dire en comparant ça aux différents types de géométrie : la géométrie euclidienne n'est ni plus ni moins vraie que la non-euclidienne, vu qu'elles respectent les mêmes règles logiques (définitions). Elles peuvent partager certaines de leurs propriétés (mots en commun), mais n'en reste pas moins fidèles à leur cohérence interne.
Et puis les deux raisons principales pour lesquelles ce parallèle est intéressant :
5/ Il a déja été développé de façon pertinente sur Saint Gasoline dans le cas particulier de l'opposition entre approche scientifique et créationnisme (en anglais).
(Via Pharyngula, com' d'hab').

6/ Et en plus, ça m'a fait rire :
Science-As-A-Crossword-Puzzle.JPG
Cet article est dédicacé à mon père, grand cruciverbiste, et à M. Lion, grand verbicruciste.

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Edito

Soyez les bienvenus sur ce petit blog sans ligne éditoriale fixe, qui échoue à mourir depuis 2005.
La fréquence de mise à jour se veut quotidienne au mieux (par ce que je suis de nature optimiste), trimestrielle au pire (parce que je suis velléitaire bien plus encore).

Alea jacta est :


Aussi :



Ordo Ab Chao