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1 juillet 2005 5 01 /07 /juillet /2005 00:00
J'ai commencé à lire la rubrique Savage Love du Village Voice (*), il y a quelques années, et ce vieux Dan Savage continue de beaucoup me faire rire, avec l'aide du courrier des lecteurs (the story of the granny jerking off her parakeet, that was fun!). Le seul effet secondaire de cette lecture est de se dire que quoiqu'on fasse de plus échevelé, il y a eu plus hallucinant avant...

Or donc, il arrive à ce columnist de donner dans la politique (eh oui, aux États-unis, politique et vie sexuelle sont malheureusement très liées...), avec souvent beaucoup de pertinence. Dans sa rubrique du 14 juin, on lit donc :

In other gay news:
Last week the pope condemned divorce, masturbation, birth control, in vitro fertilization, living together before marriage, and same-sex marriage. According to Bennie, all of the above add up to "anarchic freedom." The headlines the next day? "Pope Condemns Gay Marriage as 'Anarchy.' " The headlines should have read something like this: "Pope Condemns Majority of American Heterosexuals for Private Sexual Conduct, Also Gay Marriage."

Traduction :
Dans la catégorie "Actualités LGBT' :
La semaine dernière, le pape a condamné le divorce, la masturbation, la contraception, la fécondation in vitro, le cohabitation avant le mariage, et le mariage entre personnes du même sexe. Selon Bennie (NdlT : Benoît XVI), tout cela constitue la "liberté anarchique".
Les gros titres le lendemain? "Le Pape taxe le mariage homosexuel d'anarchie". On aurait du lire quelque chose comme "Le pape condamne la sexualité privée de la majorité des hétérosexuels américains, et aussi le mariage homosexuel".


Rien à ajouter.


(*) The Village voice, c'est à New York ce que serait un mélange de l'Officiel des Spectacles, de Nova, et du Canard enchaîné à Paris...Ceux qui ne sortent pas le lisent pour les articles, ceux qui n'aiment pas les "colonnes d'opinion", comme on dit là bas, le lisent pour les programes de concert et de ciné.

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22 juin 2005 3 22 /06 /juin /2005 00:00
Je viens de retrouver dans l'accumulation stratigraphique qui me sert d'archives une liste qui complète assez bien celle que j'avais postée voilà quelque temps sous le titre Aloès et Aristoloche.
Comme vous le voyez, des choses qui m'énervent, il y en a treize à la douzaine, parmi lesquelles :

Les pépins dans les mandarines

L'homme qui a inventé la commande "blink " en Html. (C'est chiant, hein?)

Les horoscopes sur des radios supposées sérieuses (et publiques avec ça!)

Les filles qui pratiquent l'autodécervelage délibéré (notez bien, ça vaut aussi pour les mecs, mais au moins, dans le cas des mâles, personne n'attend de moi que je sois enthousiasmée...)

L'inadaptation du corps humain (du moins le mien) à la lecture prolongée : en quinze ans de recherches et d'expérimentations poussées, il me reste encore à trouver une position qui reste confortable après trois ou quatre heures.

Les calendriers

La tendance récurrente de certains à attribuer la faute des comportements indéfendables à une situation délidérément créée par trois heures d'application méticuleuse.
Version courte : "ça compte pas, j'étais bourré(e)".
Je n'irai pas jusqu'à dire que "sans alcool la fête est plus folle", mais admettons tout de même qu'un peu de retenue laisse moins de coquillettes à la bière dans le lavabo.
Et par charité, ne disons rien de l'haleine...

La capillarité dans le cas particulier des bas de pantalons (vous voudriez pas non plus que j'apprenne à coudre des ourlets!)

Les dragueurs qui réussissent à vous ruiner l'humeur en deux mots.

Les mêmes quand il s'obstinent après cela, à vous tenir la jambe un quart d'heure, comme si on leur devait quelque chose. Pas le temps, pas envie, va chier, merde!

La complète indifférence qui accompagne les déclarations contradictoires d'un homme public à quelque mois d'intervalle.
Je conçois qu'il soit difficile de tenir des promesses comme "réduire le chômage", puisque la politique est loin de contrôler tous les paramètres de l'équation qu'elle manipule, mais on peut encore espérer que ce soit un échec de bonne foi. Quand il s'agit de convictions personnelles à deux mois d'intervalle, non.

Les jingles de non-pub, je veux bien sûr parler des sponsors qui nous "présentent" la météo, les courses, le journal, et toutes les émissions de 3 minutes calibrées ad hoc... C'est déjà épuisant à la radio, mais je me console en pensant à ceux qui ont une télé..

Et pour conclure, ma capacité à construire une dépendance à n'importe quoi (livres, internet, et ne parlons pas des gens...)


C'est tout pour aujourd'hui...
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21 juin 2005 2 21 /06 /juin /2005 00:00
Dans le "ventre" du Monde daté du jeudi 16 juin, on lit un article intitulé Microsoft, censeur zélé de la liberté d'expression en Chine sur la façon dont Microsoft aide à pourchasser les velléités démocratiques des bloggeurs chinois.
C'est édifiant, et cela a bien sûr réveillé la blogosphère française, toujours sensible aux petites attentions du géant de l'informatique (par exemple sur Pointblog, ou encore chez Mitternacht. Pour plus de détails sur l'affaire, lisez donc l'article de Semantic compositions).

Comme ce mème n'a pas besoin de moi pour faire son chemin, je me contenterai de souligner le tout dernier paragraphe de l'article :

En mars, le gouvernement chinois a annoncé que tous les "blogueurs" et détenteurs de sites devaient être dûment enregistrés auprès du gouvernement avant le 30 juin. S'ils n'obtempèrent pas, ont-ils été avertis, leur site sera supprimé.

Je sais bien que la façon dont on applique la loi est au moins aussi importante que la loi elle-même, mais cela ne vous rappelle-t-il pas quelque chose ? Par exemple les dispositions de la toute nouvelle Loi pour la confiance dans l'économie numérique, dont j'ai discuté ici...

Enfin, vous me connaissez, hein, je dis ça, je dis rien.



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20 juin 2005 1 20 /06 /juin /2005 00:00
Parce qu'il faut de tout pour faire un monde, et que les lois de la génétique réservent parfois des surprises, imaginez-vous que j'ai un père minutieux et très organisé.
Alors quand mon auguste géniteur tombe sur quelque chose qui l'interpelle, il le garde soigneusement sous le coude pour en référer aux autorités compétentes, et il se trouve que, parfois, l'autorité compétente, c'est moi...

Me voici donc en possession d'une coupure de journal méticuleusement découpée dans le quotidien gratuit Métro, édition parisienne, n°749, du 8 juin 2005 (minutieux, vous dis-je), dont voici le contenu :

DATA
12 
Les autorités sanitaires britanniques ont annoncé hier l'ouverture d'une enquête sur un nouveau virus particulièrement virulent qui pourrait venir d'Amérique du Nord et qui atteint les hôpitaux du pays. Le virus, une nouvelle variété de la bactérie Clostridium difficile, a tué depuis 2003 douze personnes, pour la plupart âgées, dans un hôpital d'Aylesbury, près de Londres.


Ça ne vous choque pas? Vous ne voyez pas ce qui a fait tiquer mon papa qui, pour tout chenu qu'il est, n'en est pas encore sénile?
Allez, je vous aide :
Le virus, une nouvelle variété de la bactérie...

Panique à bord!
Virus et bactérie, il faut vraiment regarder ailleurs pour confondre : le premier est en général une centaine de fois plus petit qe la seconde, et surtout, n'est pas vivant!
Pour vous donner une idée, c'est un peu comme écrire :
Ce kangourou, une nouvelle variété de l'arbre Sequoia sempervirens...
Mais en pire.

Évidemment, en lisant cela, j'ai copieusement insulté l'équipe typographiste (car peut-on parler de rédaction?) de Métro, et je me suis immédiatement mise en chasse de quelques informations.
On apprend grâce à l'article (en anglais) de News-medical.net quelques points importants :
* Il s'agit bien d'une infection à la bactérie Clostridium difficile (prononcer dificilé).
* Il s'agit effectivement d'une nouvelle souche particulièrement résistante.
* Il n'y eut jamais l'ombre d'un virus dans cette histoire.

Mais alors, qu'a-t-il bien pu passer par l'esprit du réacteur de cette brève? A-t-il inventé tout seul cette élucubration?
Bien sûr que non. C'est l'Agence France Presse qui s'en est chargée pour lui.

En effet, sur le site du Monde (mais aussi de Yahoo, MSN,etc), on peut lire cette dépêche :
Un nouveau virus frappe les hôpitaux britanniques
AFP 06.06.05 | 21h43
 
Un nouveau virus, le Clostridium difficile (CD), frappe les hôpitaux britanniques, déjà victimes d'une très mauvaise réputation en matière d'infections nosocomiales, ces infections parfois mortelles contractées par les patients lors de leur hospitalisation.

Ce nouveau virus a tué 934 personnes en 2003, selon les derniers chiffres disponibles dévoilés lundi par le ministère britannique de la Santé.

Un bilan presque aussi important que celui du fameux MRSA (Methicillin Resistant Staphylococcus Aureus), le "supervirus" pointé du doigt durant la dernière campagne pour les élections législatives comme preuve du mauvais état de l'hôpital public britannique, qui a tué 955 personnes en 2003.

Plus inquiétant pour les autorités sanitaires, le nouveau virus semble plus résistant que son prédécesseur, et il est en passe de devenir le virus le plus dangereux au sein des hôpitaux britanniques: les infections mortelles au CD ont progressé de 38% en deux ans (2003 et 2004), contre une hausse de 30% des cas mortels de MRSA sur la même période.

En nombre total de cas, le Clostridium difficile devance de loin le MRSA, avec près de 44.OOO cas en 2004, contre environ 7.000 pour le MRSA. Au total, près de 300.000 patients ont été victimes d'infections nosocomiales en 2004.

On passe de 12 à 934 morts, mais c'est simplement que le premier chiffre concerne un seul hôpital (Aylesbury), au cours de 18 dernier mois, tandis que le deuxième concerne tout le Royaume-Uni, pour l'année 2003.
Nettement plus grave, je suis sidérée de voir que le mot "bactérie" n'apparaît pas une seule fois, rendant l'article certe plus cohérent que la brève de Métro, mais d'autant plus susceptible d'induire le lecteur en erreur.

Mais dites-moi, ils ne sont pas censés avoir un service scientifique, au Monde? Quelqu'un à qui le mot Clostridium dirait quelque chose?
Après tout, cette famille n'est jamais responsable que du tétanos (C. tetani), du botulisme (C. botulinum) et de la gangrène gazeuse (C. perfringens), rien de bien connu...
Ou encore quelqu'un capable de remarquer que le MRSA (Staphylocoque doré résistant à la méthicilline) est assez peu crédible en supervirus.
Même Madame Michu ma concierge sait qu'on ne soigne pas un rhume viral aux antibiotiques! Tandis que le Staphilocoque doré, si.

Après comparaison des communiqués français et anglais, j'ai fini par comprendre : quelqu'un que je n'ose honorer du respectable titre de traducteur a converti le mot bug (bête, bestiole) utilisé pour décrire la bactérie en "virus" (et superbug => supervirus). De qui se moque-t-on?

Je suis donc officiellement consternée.
Je pensais en être quitte pour une vitupération énergique à l'encontre des gratuits qui ne recoupent ni ne vérifient jamais leurs infos (voir par exemple cet article de l'Acrimed), mais voici que les racines du mal semblent venir de bien plus loin.

Ce lamentable cafouillage a plusieurs sources :
* D'abord, une traduction affligeante.
On veut bien comprendre que tous les traducteurs n'ont pas une formation scientifique, mais on pourrait imaginer qu'ils prennent la peine de se renseigner en cas de doute.
Oui, oui, je sais, c'est révolutionnaire.


* Ensuite, le fait que cette traduction soit reprise sans même ne serait-ce qu'une relecture par les grandes rédactions, ce qui la légitime automatiquement.


* Et surtout, l'illusion confortable de la pluralité de la presse française.
Bien sûr, il y a un nombre astronomique de titres, bien sûr le citoyen désireux de disposer d'une information non biaisée peut dévaliser son kiosquier tous les jours, mais à quoi bon si toutes les informations sont issues de la même source?
Les différentes couleurs politiques donnée aux mêmes dépêches de l'AFP sont-elles vraiment suffisantes pour justifier l'orgueil que notre presse nationale met dans sa liberté d'informer?

J'en doute.

Maintenant, je me vois placée face à un choix cornélien : pour les mails d'insultes aux rédactions, je commence par qui?
(Pour voter pour l'AFP tapez "1"...)
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18 juin 2005 6 18 /06 /juin /2005 00:00
Non, malgré le titre, je ne vais pas vitupérer contre la publicité en elle-même, mais contre le fait que les publicitaires nous prennent pour des cons.

J'avais déjà sursauté en voyant, il y a quelques temps, une publicité pour un quelconque opérateur téléphonique, dont le slogan était de l'ordre de
Vous n'êtes pas près de vous arrêter de parler
Sauf que bien sûr, comme cela leur aurait coûté trop cher de faire relire l'affiche à quelqu'un disposant de notions d'orthographe vaguement opérationnelles, c'était écrit :
Vous n'êtes pas prêts de vous arrêter de parler
ce qui 1/ est incorrect grammaticalement et 2/ ne veut rien dire.
Mais bon, je suis charitable, je veux bien que cette faute ne saute pas au yeux lorsqu'on survole la phrase.

Par contre, quand j'ai vu la publicité pour Tabac info service (en l'occurrence que le site du Monde), je n'en ai pas cru mes yeux.
À l'ère des correcteurs orthographiques intégrés dans le moindre téléphone portable, on peut lire, dans une campagne officielle payée par le contribuable :



Bon sang, non seulement le publicitaire n'a pas fait son boulot, mais c'est aussi le cas de toute la chaîne de commande censée contrôler la campagne!
Dans ces conditions, peut-on vraiment reprocher à la génération SMS de considérer l'orthographe comme un luxe suranné? Rondudju de screugnegneu...


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4 juin 2005 6 04 /06 /juin /2005 00:00
Ces réflexions sont inspirées par l'article Culture : tout se paie, tout se plaide, La privatisation du monde, du Nouvel Observateur, butiné grâce à Rézo.

Avec des histoires à peine croyables sur les abus de certaines lois, on reproche à la société américaine ce que l'on pourrait appeller la judiciarisation du quotidien : une proposition de cinéma devient du harcèlement au travail, une cicatrice discgracieuse une faute professionnelle du chirurgien...

Ce dont on ne se rend pas pas (ou peu) compte, c'est que cette manie des procès s'applique à un domaine qui nous touche directement, dans notre propre législation : c'est ce que Jacques Drillon appelle la privatisation du monde.

Prenons un exemple simple : la Fête de la musique.
Vous savez, le grand moment de ferveur populaire qui célèbre l'équinoxe d'été par un épanouissement de milliers de concerts amateurs à travers toute l'Europe...
Je pensais que cette fête était permise parce que les pouvoirs publics acceptaient de lever momentanément les réglementations sur le tapage (diurne tant que nocturne) et l'occupation des trottoirs. Hé bien non, pas du tout.
Enfin, si, bien sûr, ces règles sont levées, mais ce ne sont pas là les facteurs limitants de ce genre de manifestations.
La structure qui interdit normalement au groupes amateur du quartier de jouer gratuitement une nième reprise de Nirvana en public, c'est la Sacem, société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique. [Note : leur site semble momentanément hors service...]

Loin de moi l'idée de contester à un auteur ou à ses ayant-droits leur propriété intellectuelle sur une oeuvre, mais certaines des dispositions de la Sacem confine à l'absurde. Vous voulez faire la révolution en braillant l'Internationale dans la rue? Vous devez des droits à la Sacem.
Étonnant, non?

Ce genre de logique se retrouve pour beaucoup de choses, en particulier les marques et les noms déposés. Tout et n'importe quoi devient sujet à brevet, avec la mauvaise fois la plus affolante. L'antériorité n'est même plus un critère pris en compte...(voir l'Affaire de la couturière Milka).

Récemment, des amis ont cherché à déposer un nom pour une exploitation commerciale dans l'industrie musicale. Ils ont soigneusement vérifié qu'il n'était pris nulle part, et utilisé par personne dans un domaine vaguement similaire. Toutes les fastidieuses démarches étant faites, ils sont propriétaires du nom.
Maintenant si, disons, Virgin (je n'ai rien contre Virgin, hein, c'est un exemple) décide de prendre ce nom pour nommer un de ses labels, la multinationale n'aura aucun problème à le récupérer. Le plus simple est de commencer à l'utiliser en toute mauvaise foi, puis de menacer d'un procès qu'ils ont au moins une chance sur deux de gagner.
Quel est le label associatif, qui tremble parce qu'il a riqué deux mille euros sur un groupe, peut se permettre de prendre le risque de perdre un tel procès?
Welcome to the world...

La solution qu'ont trouvée certains artistes à cette extension tentaculaire du concept de propriété intellectuelle est radicale, mais intéressante.En étendant aux productions artistiques des concepts comme le copyleft de la licence GNU, des licences comme celles proposée par Creative Commons révolutionnent le petit monde de la distribution artistiques.
Pour vous donner une idée, Bill Gates a trouvé le moyen de traiter les défenseurs de ces initiatives de "modern day communists" (je rappelle qu'aux États-Unis, patrie de Mac Carthy et leader du Monde Libre, c'est une insulte).

L'ironie c'est que le Monde du Libre a réagit avec beaucoup d'humour : vous pouvez maintenant trouver sur le net une foule de tee-shirts pour clamer que vous être un Creative Commonist...

Grâce à ce genre de mouvement, et contrairement à ce que le SNEP voudrait vous faire croire, il y a plein de musique à télécharger gratuitement et surtout légalement sur le net.
Un exemple parmi beaucoup d'autres : le site musique-libre.org, qui porte bien son nom
et propose pas moins de 200 groupes à découvrir...

Bonne lecture, et bonne écoute...



À lire :
L'article de Jacques Drillon du Nouvel observateur sur la Privatisation du monde.
La définition du copyleft 
Une explication des licences Creative commons en bédé et en français
La profession de foi de musique-libre.org

 
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29 avril 2005 5 29 /04 /avril /2005 00:00
Aujourd'hui, je vous parlerai de mes émétiques personnels:
      • Le poivron et son odeur persistante d'hydrocarbure
  • La couleur rose sous toutes ses formes (sauf peut-etre le vieux rose et les fuchsias (qui sont plutôt rouges en fait, et nommées en l'honneur de M. Fuchs, alors on leur pardonne).
  • Le fait qu'on puisse arriver à l'âge adulte sans maîtriser le fait que "il existe un A qui est B" n'implique pas nécessairement "tout A est B"
  • Qu'on en soit fier
  • Un avertissement à toutes les âmes sensibles et innocentes : si vous voyez une trace maronnasse sur les lèvres de votre copain, fumeur de clopes roulées, ne supposez surtout, surtout pas que c'est du chocolat. N'allez pas lui faire un bisou pour lui enlever. C'est un conseil d'amie, vraiment.
  • (Tiouh!, pfoouu!, bâââh!, yeuk, teuh!teuh! en plus c'est que le goût s'accroche!)

  • L'ion magnésium à forte concentration (yuck!!)
  • Les salles de concert enfumées non aérées. J'ai l'estomac fragile, moi, môssieur. Après, je fais honte à mes copines..
  • Le fait que je connais beaucoup d'enfants de deux ans, quelques foetus et même une ou deux chaises, qui ont notablement plus de volonté et d'énergie que moi en ce moment.

Je m'arrête là, et ma demi-douzaine de Ferrero Rochers va essayer de rester où elle est, merci à elle.

(*) Aloes et Aristoloche...Kesako? Klikez...
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Published by Vieilleries - dans Diatribes
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13 avril 2005 3 13 /04 /avril /2005 00:00

J'ai eu peine à le croire en le lisant, et même en ce moment, je suis partagée entre l'incrédulité et la consternation la plus profonde.

On apprend, entre autre dans Libé, qu'une société de médecins américains (le College of American Pathologists) a envoyé à 3700 labos des quatre coins du monde, dans le cadre d'une procédure de test, des échantillons d'un virus contre lequel une bonne moitié de la population mondiale n'a aucune immunité, sans aucune précaution particulière!

Dans l'article, on lit que les labos ont protesté dès qu'ils se sont rendu compte de la nature de l'échantillon (on les comprend), et que le CAP a appelé à la destruction de ces colis piégés d'un nouveau genre.
Mais il ne s'est tout de même pas excusé, faudrait quand même pas déconner.

Il paraîtrait qu'il s'agit d'une erreur d'étiquetage. Ah bah alors, si c'est une erreur d'étiquetage qui déclenche une nouvelle épidémie de type grippe espagnole (estimée à vingt millions de morts en fourchette basse), ce n'est pas si grave...

De toute façon, je me rassure, qu'elle soit H2N2 ou H5N1, notre épidémie de grippe assassine, nous l'aurons sous peu, c'est l'OMS qui le dit...



À lire :
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8 avril 2005 5 08 /04 /avril /2005 00:00
En cette année centenaire de la loi de séparation de l'église et de l'état, Aristide Briand et le "petit père" Combes doivent réveiller les sismographes à des kilomètres à la ronde à force de se retourner dans leur tombe....

Lorsqu'il a été annoncé que les drapeaux
français des bâtiments officiels seraient en berne pendant une journée pour célébrer la mort de Karol Wojtyla, j'ai ravalé mes imprécations laïcardes, parce que je savais bien ce qu'on allait me répondre...
Jean-Paul II était un chef d'état ami de la France, il est donc normal qu'elle lui rende hommage.(1)

Mais comme la santé des chefs d'état à superficie microscopique est fort chancelante en ce moment (2), j'ai attendu mon heure.
Quand la mort de Rainier III a été annoncée, j'ai ricané (oui, je suis comme ça, dans la vie, je ricane). On aurait du mal à imaginer un état qui soit plus amical avec la France que Monaco, et pourtant le papa d'Albert n'a pas eu droit à l'ombre de la queue d'un drapeau en berne...
[Erratum : ben si, ils étaient en berne... Je devais avoir la tête ailleurs ce jour là, et aujourd'hui j'aurais du mal à me sentir plus bête. Ça m'apprendra à ne pas recouper mes sources! ]
Bizarre, vous avez dit bizarre?
Hé bien croyez le ou pas, je suis restée flegmatique.

Là où je commence à vraiment m'énerver, c'est quand Monsieur J.-C. Gaudin ( comme dirait Le Monde Diplomatique, le seul journal à appeller le premier ministre britannique M. Anthony Blair...), maire UMP de Marseille, se met en tête de refiler une matinée de congé aux employés municipaux pour qu'ils puissent regarder l'enterrement du pape....
Faciliter le placement d'un congé, c'est une chose, de bon sens d'ailleurs, qui relève du respect de la vie privée des salariés : il paraît logique qu'un juif pratiquant puisse s'organiser de façon à ne pas travailler le samedi, par exemple.
Ceci posé, décréter une opération "ville morte" dans toute l'agglomération de Marseille (crèches, écoles, mairie, peut-être police municipale, que sais-je encore?), sans même parler du coût, financé on ne sait comment, ça me paraît une tout autre paire de manches.
Je suis confortée dans cette opinion pas le fait que je ne suis pas la seule à gueuler - euh, pardon - donner de la voix sur le sujet : plusieurs adjoints, en particulier Verts, ont protesté.

Bon, maintenant j'arrête, promis : des notes qui parlent d'évêques ou de pape, il y a en a déjà trop à mon goût sur ce blog...


Lire aussi:


(1)
Cette décision a fait fort peu de remous, mais il convient de citer que les drapeaux d'Aniane, dans l'Hérault, n'ont pas été mis en berne, sur décision du maire communiste de la commune. Ça sent bon le Don Camillo, vous ne trouvez pas?

(2)D'ailleurs je serais Fausta Morganti ou Cesare Gasperoni, les deux capitaines-régents de Grand Conseil Général de la République de Saint-Marin (eh oui, on ne s'y mouche pas du coude...), j'envisagerais sérieusement d'arrêter de fumer, et d'écrire un testament...






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Published by Abie - dans Diatribes
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12 mars 2005 6 12 /03 /mars /2005 00:00
Très honnêtement, je ne me considère pas comme particulièrement virulente comme bouffeuse de curé, mais à moment donné il faut arrêter le délire...

Les procès intentés par les associations aux campagnes publicitaires pour la récupération de symboles religieux ne constituent pas un phénomène nouveau, loin de là.
Ils sont depuis 1997 le fait d'une association catholique fondée par l'Épiscopat français, mais en général cela se termine par un échec, ou par des interdiction locales dues à des élus pudibonds, et non à une décision de justice.

Comme il est résumé sur Netlex, il y avait eu l'affaire de l'affiche du film Larry Flint en 1997, puis en 1998 celle de la campagne Volkswagen, qui reprenait l'image classique de la Cène (le dernier repas de Jésus, qu'est censée commémorer chaque messe). La marque d'automobile avait préféré retirer ses affiches, et verser un somme généreuse au Secours Catholique plutôt que d'aller devant les tribunaux... Qui a dit chantage?

Et voilà que Jésus est à nouveau sur le devant de la cène
(désolée, je n'ai pas pu résister, j'ai honte...), cette fois-ci avec une campagne pour la marque de vêtements de Marithé et François Girbaud, intitulée "A tribute to women" ("Un hommage aux femmes").
L'affiche représente un pastiche de la Cène de Léonard de Vinci, où tous les personnages sont remplacés par des femmes, à l'exception de Jean, à la droite de Jésus, incarné par un toyboy sublimement musclé, représenté de dos avec un pantalon tombant très bas.



Il s'agit selon toute vraisemblance d'une allusion au best seller de Dan Brown intitulé The Da Vinci Code, qui suggère que le personnage de Jean n'est en fait que Marie-Madeleine (la prostituée repentie) déguisée.
Les évêques, au bord de la crise d'épilepsie, se sont bien sûr dépêchés de porter l'affaire en justice. Après avoir été retoqués une première fois, en février, pour un problème de formulation de l'assignation, ils viennent d'obtenir du Tribunal de grande instance de Paris le retrait des affiche, assorti de 10 000 euros de frais de justice, et d'une astreinte astronomique de 100 000 euros par jour de retard.

Notons qu'il s'agit d'un jugement en référé, c'est-à-dire destiné à agir vite : j'ai cru comprendre qu'il devrait y avoir une autre procédure, plus lente, pour décider du jugement final.

Comme motif de cette décision, le tribunal cite "les dimensions imposantes" de l'affiche, pour justifier leur condamnation "d'un acte d'intrusion agressive et gratuite dans les tréfonds des croyances intimes".

Parce que, comme me l'a fait remarquer mon coloc', la hideuse croix de 17 mètres de haut qui a défiguré le parvis de Notre-Dame pendant la cauchemardesque "semaine d'évangélisation de Paris" de la Toussaint 2004, ce n'était pas une intrusion gratuite dans les tréfonds de mes croyances intimes, bordel de merde?!...

Ya des fois, je vous jure...


À lire :
Articles:
Ajouts a posteriori :
Blogs : À voir : [edit]
Une autre icone très appréciée des publicitaire est celle de la pieta, figure classique de la Vierge avec le cadavre de son fils sur le genoux, le canon du genre étant la Pietà de Michel-ange, dans la Basilique Saint-Pierre de Rome. Elle a été reprise par la marque de condiment Maille dans une pub pour son huile d'olive, et surtout pour une campagne des vêtements Kookai, composée de trois pastiches, dont le plus réussi reprend les drapés originaux...
Je ne me souviens plus si ça avait gueulé...
D'ailleurs, l'artiste photographe Gregor Podgorski en a commémoré les 500 ans par 500 réinterprétations, dont certaines sont très inspirées, comme ici ou là...


Digression numéro un :
J'ai découvert dans mes recherches sur cette histoire qu'il y a un mythe sur le tableau de Leonard de Vinci, voulant que la même personne ait posé, à plusieurs années d'intervalle, pour le personnage de Jésus et celui de Judas, incarnant ainsi la déchéance de la beauté sereine d'un chanteur sacré au visage tourmenté du traître par excellence....
È bene trovato, peccato che non sia vero!
Le site Snopes spécialiste des légendes urbaines et des mystifications explique tout ça très bien, avec les références littéraires à l'origine de l'histoire...

Digression numéro deux :
Le thème de la cène a été traité par un grand nombre de peintres au cours des siècles, parfois plusieurs fois.
On peut trouver sur cette page huit interprétations picturales en plus de celle de Léonard de Vinci, auquelles ont rajoutera la toile de Jacopo Bassano (1515-1592) et celle d'Andrea Del Sarto (1486-1530).

Digression numéro trois :
La cène est un mot qui possède beaucoup d'homophones, tous d'origine étymologique très différente...
Cène vient du mot latin cena, qui signifie "le dîner".
Scène vient du grec skênê, par le latin scena...
Saine vient du latin sanus/sana.
(source)
Et enfin Seine viendrait du gaulois Isicauna, transcrit Sequana par César, signifiant "rivière sacrée". (source)

Notons toutefois que séné n'a rien à voir avec la choucroute, ce qui ne l'empêche pas de venir de l'arabe sena en passant par le latin sene, d'être une légumineuse arbustive aux propriété purgatives, et d'être associé à la rhubarbe dans les formes modernes de potlatch (voir ici, note 1).
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Published by Abie - dans Diatribes
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Edito

Soyez les bienvenus sur ce petit blog sans ligne éditoriale fixe, qui échoue à mourir depuis 2005.
La fréquence de mise à jour se veut quotidienne au mieux (par ce que je suis de nature optimiste), trimestrielle au pire (parce que je suis velléitaire bien plus encore).

Alea jacta est :


Aussi :



Ordo Ab Chao