Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 juin 2005 5 17 /06 /juin /2005 00:00
On trouve de tout sur Internet... Voici quelques liens qui m'ont fait dire "Ah ouais... quand même!" (1)

§1. Une courte liste de la signification des onomatopées dans les comicbooks américains, avec une sélection de vignettes gratinées pour illustrer le propos...
Exemple : >Unngh< Being kicked in face while airborne

§2. Un article de Libération sur les conséquences post-référendaire des lignes de fracture électorale dans les couples, les familles et les groupes amicaux. Ça fait froid dans le dos.
La courtoisie se perd, ma bonne dame, où donc est passé la philosophie qui dit :

Vous proférez, Monsieur, des sottises énormes,

Mais jusques à la mort, je me battrais pour qu'on
Vous les laissât tenir. Attendez-moi sous l'orme ! (2)

§3. Dans un autre article de Libé, on peut apprendre que les iraniens se ruent sur les blogs comme un de leurs seuls espaces de liberté. (L'augmentation du nombre de blogs en farsi sur des plates-formes comme PersianBlog est effectivement très sensible sur Blogshares). Jusque là, rien de très étonnant...
Mais le paragraphe de conclusion laisse sans voix :

Pour remédier à cette promiscuité hommes-femmes insupportable, les sites du Hezbollah pensent avoir trouvé une parade : leurs blogs réservent des espaces différents pour «les frères» et «les soeurs»...

Vu d'une certaine façon, c'est logique, mais bon...C'est à me faire regretter de ne pas lire le farsi!
Les blogs de Auféminin.com sont-ils conscients de partager une certaine idée de la séparation des sexe avec le Hezbollah?
Bon, ok, j'arrête les trolls...


(1) J'aurais gagné des prix de rhétorique dans le monde antique. Je suis née trop tard dans un monde trop vieux...

(2) Georges Brassens, Ceux qui ne pensent pas comme nous.
La phrase Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous puissiez le dire, souvent attribuée à Voltaire, est en fait apocryphe. C'est un de ses commentateurs qui l'a formulée pour résumer sa pensée.
Cela n'empêchait pas le bonhomme de ridiculiser méchamment ses opposants avec des épigrammes qui n'avaient rien de tolérants...
Un jour, au fond d'un vallon,
Un serpent piqua Jean Féron.
Que voulez-vous qu'il arrivât?
Ce fut le serpent qui creva...

Repost 0
16 juin 2005 4 16 /06 /juin /2005 00:00
Eh oui, je continue à m'éclater les globes oculaires avec mon écran antédiluvien pour essayer de comprendre comment marchent mes logiciels de dessin.

Alors, toujours sous Inkscape, voici un hommage au meilleur jeu PC auquel j'ai jamais joué, j'ai nommé The Day of the Tentacle. Oui, bon d'accord, c'est aussi le seul...
Je ne suis pas trop sûre pour la couleur de fond, though.
purple tentacle


Et puis cette fois avec Gimp, une guêpe en très très gros plan, qui a eu l'heur de plaire à Fab, qu'il en soit remercié!

Comme les précédents, tout ça est dispo par ici, au cazou :
 
Repost 0
15 juin 2005 3 15 /06 /juin /2005 00:00
Bien sûr, je pourrais vous parler de Sin City pendant des pages. Vous rappeller à quel point les BD sont bien, que c'est une riche idée que l'auteur ait eu la main haute sur cette adaptation cinématographique, ou encore vous encourager à lire l'article de Matière Focale sur la question.

Je pourrais vous faire des comparatifs d'images tirées de la BD et du film pour vous montrer que les images de synthèse ne sont pas nécessairement la fin de toute imagination, vous dire toute mon admiration pour les maquilleurs de plateau et avouer mon respect sans borne des responsables du casting. Ou encore signaler que le site officiel du film ne manque pas de chien (ici pour la version anglaise).

Mais d'autres se chargeront bien mieux que moi de vous transmettre en détail le message, qui se résume à :

Sin City, c'est bien.
Allez le voir, allez le lire, dans l'ordre qui vous plaira,
(sauf si vous êtes allergique à la violence graphique).

À la place de tout cela, je vais vous parler d'autre chose, mais en restant dans le sujet.
Comme Sin City, c'est une bédé, ou plutôt un "roman graphique" comme on dit de nos jours.
Comme Sin City, c'est en noir et blanc. C'est-à-dire seulement en noir et en blanc, le gris n'entrant pas en ligne de compte.
Comme Sin City, cela nous parle de personnages désespérés, avec une violence qui ne se cache pas.
Comme Sin City, c'est excellent.

Mais contrairement à Sin City, il n'y a pas eu d'adaptation cinématographique hollywoodienne, aucun Bruce Willis ni aucune chanteuse plantureuse n'en ont incarné les personnages. Alors rien que pour ça, j'invitent tous ceux qui gavent leurs potes en protestant à longueur de temps contre le matraquage médiatique, même justifié, à lire attentivement la suite.

Ça s'appelle Je suis un vampire, dessin d'Eduardo Risso, scénario de Carlos Trillo, en quatre tomes paru à partir de 2000.



Comme il le clame dans le titre, le héros est un vampire, sans doute possible. Pourtant, aucune atmosphère romantico-gothique dans ces images : la lumière est crue, le soleil sans pitié, et c'est cette lumière qui revient ressusciter, siècle après siècle, un enfant vieux de cinq mille ans et qui ne peut pas mourir.
Aussi obstinée que le soleil, une éternelle Némésis, sa soeur en cette incompréhensible malédiction qu'elle est seule à partager avec lui, le poursuit de son inextinguible soif de vengeance.

C'est graphiquement impressionnant, avec un scénario efficace et élégant qui laisse derrière lui tout ce que les termes "vampire" ou "malédiction" portent de poncifs.
Sombre sans être désespéré, il nous propose une galerie de portraits aussi improbables qu'attachants, et si vous trouvez que ce que je raconte est ridiculement grandiloquent, je vous mets au défi de le lire et de me mettre en faute.

Repost 0
14 juin 2005 2 14 /06 /juin /2005 00:00
Amis lecteurs, aujourd'hui est un grand jour pour ce blog!
Je viens d'être officiellement invitée par le bon Docteur à répondre à l'un de ces questionnaires psychologico-culturels qui tournent dans la haute blogosphère!

Venant de Matière focale, il s'agit bien sûr de celui qui parle de cinoche. Mais d'un autre côté, c'est un honneur, je tombe presque en même temps que Boulet (13 juin)...

1- Combien de films en salle et/ou en dvd voyez-vous par an?

Pas beaucoup, hélas...
Ça me fait un peu mal aux seins de l'admettre, mais je ne compte plus les semaines où l'Officiel des spectacles, bien que dûment acheté, lu et annoté, n'aura servi à rien. Quand j'étais submergée de boulot, ça se défendait, mais de nos jours...

Je suis une grosse larve, j'ai donc un mal fou à bouger mon auguste séant vers les salles obscures, et je n'ai toujours pas compris pourquoi mon ordinateur refusait les dvd.
Ah, et je n'ai pas de télé aussi. L'air de rien, ça joue beaucoup, chez les flemmards. Et qui plus est, je suis flemmarde pauvre, ce qui a tendance à restreindre mes expéditions sallobcuresques les semaines où je ne me vautre pas irrémédiablement dans la louse...

Tout ça pour dire... des films, en ce moments, j'en vois pas des masses, et je profite de cette tribune pour remercier les potes qui prennent la peine de me désencastrer de mon petit chez-moi pour me faire voir le monde.
Si on fait une moyenne, je dirais entre 10 et 50 films par an.

2- Quel est le dernier film que vous ayez vu au cinéma et/ou en dvd/vhs/télé ?

Si les série ne comptent pas (eh oui, j'ai un côté obscur), mon dernier film a été Sin city, dont j'ai un peu parlé. Avant cela Hair High, en salles également, blogué également.
Hé oui, l'avantage de ne pas me bouger souvent, c'est que quand je trouve la motivation de le faire, ça en vaut la peine.

 3- Quel est le film que vous auriez envie de voir ou de revoir?
En ce moment j'ai envie de voir les films du cycle Cremaster de Matthew Barney, un américain sérieusement déjanté (pour vous donner une idée, il sort avec Björk, c'est dire...).Je suis encore dégoûtée d'avoir ratée l'expo sur ses oeuvres quand elle est passée en 2002 ou 2003 à Paris...
Il ne passe bien sûr pas en salles, et le DVD n'est louable que chez le seul video-club d'art et d'essai de Paris, l'irremplaçable Videosphère.
Heureusement que d'ici peu je devrais avoir un ordi un peu moins capricieux à dispo, et sinon un hotliner à domicile, voire les deux...

Il y a aussi Pi, depuis le temps que je le dis... Je traîne avec trop d'innommables mathématiciens pour ne pas me sentir le devoir de le voir.
Idem pour Dans la peau de John Malkovitch.

Pour le reste, je vous fait une sélection express de ce qui est à l'affiche en ce moment :

Le Cauchemar de Darwin, quand je trouverai le courage de me flinguer le moral...
The Taste of tea, parce que ça a l'air d'être sérieusement Portnawak.
The Yes Men, parce que quitte a être complètement désillusionné, autant en rire.
Carnets de voyage, parce que je suis toujours à la recherche d'un film biographique réussi.
Eternal sunshine of the spotless mind, si j'arrive à oublier la tête en caoutchouc de Jim Carrey. Avec la Winslet je verrais bien Holy Smoke, aussi...
La Prophétie des grenouilles, parce que ça a l'air d'être de la bonne animation. Et le fait que ce soit pour enfants m'encouragerait plus à aller le voir que le contraire : en général, les scénaristes pour enfants ne se considèrent pas le fait de raconter une histoire comme un abaissement. Rohmer, si.
Mon voisin Totoro, pour les mêmes raisons, et pour que les gens arrêtent de me taper quand je dit que je ne l'ai pas vu.
Mon ami Machuca. Diriger des enfants est un art difficile qui peut produire de grandes réussites.
Le Dirigeable volé, parce que les films d'animations tchèques sont légendaires auprès des vieux cinéphiles, et que ma mère est une vieille cinéphile. Élevée au Banania, vous dis-je...
Maria, pleine de grâce, ne serait-ce que pour le titre...
Aaltra, même remarque!
Prenez garde a la sainte putain, idem, et puis je connais très mal Fassbinder...
Palindromes, parce que ce que j'en comprend m'intrigue.

Sinon, il va aussi falloir que je voie les trois Die Hard, mise au pied du mur par quelques amis à qui j'ai fait l'erreur de ne pas cacher cette lacune. Pourtant, j'aurai du m'en douter : je me suis déjà fait avoir pour Dude, where is my car?...
Notez cependant que ce ne sont pas les même que ceux qui me tapent parce que je n'ai pas vu Mon voisin Totoro.
Comment ça, c'est évident? Je suis sûre que vu d'un certain angle, Bruce Willis peut être très kawaï!
4- Lorsque que vous regardez un film, comment vous comportez-vous? (seul ou en bande, nourriture, boisson, position, et autres manies diverses....)

Aller seule au cinoche ne me gêne pas du tout (j'ai passé l'âge où je devais m'inventer des accompagnateurs imaginaires pour calmer les angoisses de ma mère), mais en période d'aboulie, la motivation d'une compagnie reste un remède souverain à la maladie du cul-par-terre dont je suis affligée au stade terminal.

Ceci dit, quand je suis accompagnée, je dois faire des efforts surhumains pour ne pas emmerder mes voisins avec mes commentaires.
Parce que le drame, c'est que je suis bon public. Vraiment. Devant un film tourné au camescope par des enfants de douze ans, je pleurerais toutes la larmes de mon corps à la mort du héros. Si, si. (C'est pour ça que quand je me moque d'une copine pour avoir pleuré devant Pokémon le film, je me félicite intérieurement de ne pas être allée le voir...).

Ça veut aussi dire que quand c'est drôle, la salle entière se retourne sur mon rire, que j'ai passé 80% de la projection de The Others la tête encastrée entre le dos de mon copain et son fauteuil, et que je sors régulièrement de séance avec un nez rouge gyrophare et des yeux de lapins albinos atteint de conjonctivite (pas top pour la drague...).

Ben oui, j'aime bien qu'on me raconte des histoires, et je suis pas très cérébrale, dans la vie...

5- Citez les cinq films (ou les 10 ou les 200) qui vous ont le plus marqué!

Ben...Si on prend comme mesure du traumatisme causé par un film le nombre de fois où je l'ai revu, ça donne à peu près

* La trilogie Dollars de ce cher Sergio Leone, une grande tradition familiale. Dernier visionnage en date, la version italienne uncut et remasterisée de Le bon, la brute et le truand, à l'Action Écoles, avec le bonheur de voir Eastwood insulter le monde en italien, et Wallach faire de même en espagnol... (hijo de la grandissima puta!!)

* Beaucoup de bruit pour rien, le film qui m'a fait prendre conscience que je suis amoureuse de Shakespeare. Mais comme je m'y prends un peu tard pour lui mettre le grappin dessus, je me contente d'annoncer publiquement que j'épouse Kenneth Brannagh absolument quand il veut (s'il arrête de se raser et de jouer pour Woody Allen).

Et voilà, ça y est, je bloque. ce genre de questionnaire est un cauchemar... Comme on est plus facilement marqué par ce qu'on voit jeune, je vais citer :

* To be or not to be et Hellzapoppin, le mémorable été de mes 13 ans qui combina l'opération "Août à Paris" et la rétrospective "100 ans de comédie américaine" au Champo.
Ou, comment tomber raide dingue du Quartier Latin sans rémission possible!

* La Haine, parce que l'air de rien, le père Kassovitz a marqué ma génération.

* Plus récemment, Capitaines d'avril, vu en avant-première, avec une Maria de Medeiros absolument adorable. Ce serait un film neuneutiquement idéaliste, à ceci près que c'est une reconstitution historique très raisonnablement correcte. Ça redonne espoir en l'humanité. Si, si, au moins cinq minutes, juré!

Pfiou!! Bah voilà, c'est fait... Trois remarques cependant :

Petit tas :
par respect pour les monolingues, tous les liens de films pointent vers la banque de données Allociné. C'est une référence francophone, mais elle n'arrive pas à la cheville de l'astronomique Internet Movie Databank (IMDb.com), qui est elle en anglais. Si vous maîtrisez à peu près la langue, n'hésitez par à aller y faire un tour...

Petit bey :
Par ailleurs, cet article va à l'encontre de la règle que je m'était fixée de ne jamais parler de moi sur mon blog (il y a en général beaucoup plus intéressant). Mais que voulez-vous, je ne sais pas refuser...

Petite saie :
Enfin, je ne sais vraiment pas à qui passer la main, vu qu'il n'y a pas des masses de bloggeurs que je connaisse personnellement.
Nacara, Gro-Tsen, si vous me lisez, n'hésitez pas...

 



 

Repost 0
13 juin 2005 1 13 /06 /juin /2005 00:00
Saviez vous que ce blog est illégal?
Non, non, je ne parle pas de problèmes de copyright des images que j'utilise à titre d'illustrations; bien que j'essaye autant que possible de les choisir libres de droit (Merci WikiCommons), il ne m'est pas toujours possible de les attribuer à leurs auteurs, ce qui est répréhensible, mais là n'est pas mon propos.(1)

Sans rire (ça n'a rien de drôle), je risque actuellement, à cause de ce blog, une sanction pouvant aller jusqu'à 1 an d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende, aux termes de l'article 6, III, 1° et VI, 2° de la Loi pour la confiance dans l'économie numérique, de son petit nom Loi n°2004-575 du 21 juin 2004.

Quel est donc mon forfait? Comme dit le poète, "je n'ai jamais tué, jamais violé non plus et y'a déjà longtemps que je ne vole plus"... (2)
Est-ce parce que j'ai dit du mal de quelqu'un? Non, je ne crois pas avoir donné dans la diffamation.
Pour avoir fait une propagande défendue par la loi? Non, la seule discrimination que je préconise s'exerce à l'égard de ceux qui refusent de réfléchir.


Vous n'y êtes toujours pas?
Hé bien si je suis une dangereuse délinquante, c'est tout simplement parce que je n'ai pas décliné mon état civil à Over-blog, et que ce blog est enregistré sous un simple pseudo. Or
un hébergement gratuit sous un faux nom est désormais un délit . Rien que ça.

N'étant pas moi-même une juriste distinguée, je n'ai découvert mon infâmie que grâce à l'article Blogueurs et responsabilité de l'étonnant Journal d'un avocat.
Bloggeurs ou simple visiteurs sur la Toile, je ne saurais trop vous en conseiller la lecture.. c'est édifiant!
On en apprend beaucoup sur les obligations de la blogation : mentions légales, diffamation, droit de réponse...Vous y découvrirez, par exemple, que jusqu'à ce que la jurisprudence daigne s'éclaircir à ce sujet, vous êtes légalement responsable du contenu des commentaires à vos articles.
Il ne manque plus qu'échoit aussi au bloggeur la responsabilité des trackbacks, et on pourra fermer boutique...

Ceci posé, j'ai un aveu à vous faire. Malgré ma découverte, et ma tendance à un légalisme qui frise parfois le scrupule, je ne remédierai pas à cette omission délictueuse.
Jusqu'ici je pouvais invoquer la circonstance atténuante de l'ignorance crasse (3), Mais me voilà maintenant toute pleine d'intentions subversives que je ne puis plus celer aux yeux du monde. Certes, il ne serait pas très dur de retrouver ma trace nominale sur les autoroutes de l'information, mais je doute que quiconque s'en donne le mal.

Et si malgré tout je tombe pour ma trahison, pendant que je paierai ma dette à la société, vous m'enverrez des oranges, hein?



Autres lectures recommandées :

Les mentions légales du blog de la Veuve Tarquine, vraiment très drôle, et instructif avec ça...
Un article traitant de la législation sur le Journal du Net.
Un article de Libération sur les problème de diffamation sur les blogs de lycéens (4).


(1) Par ailleurs je trouve dommage qu'on ne puisse pas "citer" une partie d'une image de la même façon qu'on cite un extrait de texte.
(2) Georges Brassens, Le Mécréant.
(3) Quoique Nul n'est censé ignorer la loi... Quelle blague!
(4) Dire "la prof de math puduku" à son voisin est une chose, mais le publier sur un blog est illégal si ladite prof est identifiable.


Note :
Cet article me pousse à créer une nouvelle thématique pour y classer ce genre d'élucubrations auto-référencielles. Vous pourrez désormais suivre mes hasardeux cheminements logiques sur les blogs dans la catégorie Blogosphères (le pluriel est délibéré).

Repost 0
12 juin 2005 7 12 /06 /juin /2005 00:00
Attention, ça a volé très très haut, dernièrement...

Anatomie pratique
C'est bien le monocycle, ça muscle les bras.
Ma~
Philosophie Punk
Ce qui distingue l'espèce humaine, c'est pas le langage, c'est l'autodestruction.
Joe
Zoologie morale
J'aime bien les saumons, y-z-ont un bon style, y-zont un air de maquereaux.
Pipo
Zoologie appliquée
Ouais, c'est comme vos mouche daubovores..
Joe,
qui veut dire drosophiles (!)

C'est tout pour aujourd'hui, mais c'est déjà pas mal...

Repost 0
11 juin 2005 6 11 /06 /juin /2005 00:00
l'Arbre d'Haeckel l'Arbre d'HaeckelJe suis tombée par hasard sur un site très amusant, qu'on pourrait qualifier de blogosphérique...

Pour commencer, il s'intitule "The Truth Laid Bear", un jeu de mot sur l'expression "The Truth laid bare" (la Vérité dévoilée), qui pourrait se traduit par La Vérité a couché avec un ours...
Comme vous pouvez le voir, ça commence fort!

Il propose un recensement des blogs, et les classe selon une échelle grossièrement inspirée de la systématique animale, en fonction du nombre de liens qui pointent vers le blog, et de la fréquentation. Les dénominations, bien que taxonomiquement très contestables, sont bien marrantes, et je les ai traduites rien que pour vos yeux :

Higher Beings
Mortal Humans
Playful Primates
Large Mammals
Marauding Marsupials
Adorable Rodents
Flappy Birds
Slithering Reptiles
Crawly Amphibians
Flippery Fish
Slimy Molluscs
Lowly Insects
Crunchy Crustaceans
Wiggly Worms
Multicellular Microorganisms
Insignificant Microbes
Êtres supérieurs
Humains mortels
Primates joueurs
Grands mammifères
Marsupiaux maraudeurs
Rogeurs adorables
Oiseaux "qui font flap-flap avec les ailes" (1)
Reptiles sinuants
Amphibians rampants
Poissons frétillants
Mollusques gluants
Bas Insectes
Crustacés croquants
Vers tortilleurs
Micro-organismes multicellulaires
Microbes insignifiants

Pour ceux que ça intéresserait, à l'absence générale et complète de surprise, je suis un Microbe insignifiant, et j'assume grave. La preuve, j'insère même le petit script qui donne mon appartenance taxonomique en direct :



Bon, assez ri (2).
Parce que si vous croyiez ce qu'est un sujet léger, hé bien il est temps de vous détromper.
C'est vrai quoi, comme s'en indigne Rhosgobel, cette gradation des être vivants, sans même parler du fait qu'elle est taxinomiquement incorrecte, promeut une vision de l'évolution complètement erronnée bien que populaire, qui place l'homme au sommet du règne animal (3). Alors que pas du tout!, explique-il dans cet article, les bactéries aussi sont adaptées à leur environnement! (parlez-en à vos globules blancs la prochaine fois que vous vous crèverez un point noir...)

Comme il le résume très bien :
In the game of life (the real one, not the board game) the goal is to survive and reproduce, and thus any organism that is achieving those goals, regardless of how it is achieving them, is successful. (4)

J'avoue qu'autant d'énergie dans le prosélitisme biologiste m'impressionne...
Mais alors me direz-vous, si l'échelle de de l'Écosystème TTLB n'est pas défendable, quelle est l'alternative?
Comme on l'apprend ici chez le très drôle Pharyngula (ils ont de ces noms, les bloggeurs!), il y a déjà eu des tentatives humoristiques de classification chimique des blogs, mais rien de fonctionnel...

Eh bien notre Rosgobel ne se laisse pas abattre,, et propose une classification écologique par niche, qui m'a franchement épatée. Vous allez voir, ca va vous rappeller votre biologie de collège : il reprend le bon vieux modèle de la chaîne alimentaire, et l'applique à la blogosphère :

Fixateurs d'azote, recycleurs de nutriments et autres décomposeurs (principalement bactéries).
Sans eux, pas de vie blog possible : ce sont les serveurs d'administration de blog.

Producteurs (autotrophes : algues, plantes, certaines bactéries).
Ces blogs fabriquent de la matière à partir d'information brute. Sans eux, beaucoup de blogs mourraient de faim...

Consommateurs primaires (en gros, herbivores).
En s'appuyant sur les autotrophes, ils consomment une grande qiuantité d'information, et réussisent à en tirer quelquechose de nouveau (réflexion, analyses). Souvent très linkés, ils sont cependant moins oiginaux que les autotrophes.

Consommateurs secondaires (consommateurs des consommateurs primaires : carnivores).
Ces blogs consomment et reformulent du matériau de façon très semblable, en y ajoutant souvent leur propre saveur (grain de sel, pourrait-on dire).

Consommateurs tertiaires (super-prédateurs, parasites de carnivores...) .
Ces blogs présentent un contenu qui a déjà digéré plusieurs fois, et sont souvent des listes de liens.

Omnivores (consommateurs sur plusieurs niveaux) : Là on trouvera des blogs dont le contenu varie beaucoup, allant de matériau assez neuf à des choses déjà plus souvent traitées. (5)

Même si ça ne recouvre pas tout, c'est une taxinomie éminemment satisfaisante, puisqu'elle ne se contente pas de classer les blogs dans des catéories, mais aussi respecte les relations entre les catégories...

Comme j'ai l'esprit mal tourné, j'ai cherché des contre-exemples, mais je n'ai rien trouvé de trop flagrant, juste quelques parallèles qui beuguent un peu.
Par exemple le blog de la collégienne qui raconte sa journée tous les soirs... Selon cette classification, elle est autotrophe (besoin de rien pour écrire, à part un hébergeur de blogs), mais on ne peut pas vraiment dire qu'elle soit utilisée par les autres blogs pour quoi que ce soit !
Une sorte de cul-de-sac pour la matière première, mais ce n'est pas forcément un mal, vu la matière première en question...


[Edit :] Incroyable mais vrai : non seulement cet article a été cité par Rosgobel/Radagast, mais aussi intégralement traduit! (voir le premier commentaire). Les gens sont vraiment trop gentils...


(1) Désolée, pas trouvé mieux.

(2) Ou azéri, comme on dit en Azerbaïdjan. Ok, ok, désolée aussi.

(3) Traduction approximative :
Dans le jeu de la vie (le vrai, pas le jeu de société), le but est de survivre et de se reproduire, donc tout organisme qui remplit ces objectifs, quelque soit la façon dont il s'y prend , est une réussite.

(4) Cette échelle de la nature (Scala Naturae) avec l'homme en haut parce que (selon les époques il est intelligent ou il a une âme, est une des erreurs classiques contre lesquelles se battent les évolutionnistes.
Vous trouverez un très bon résumé de la chose sur cette page d'EvoWiki (en anglais), et si ça vous passionne, il est intéressant de voir comment certains catholiques ont essayé de concilier évolution et dogme : par exemple Teilhard de Chardin et son mythique point oméga (asymptote de perfection vers lequel tend la Création en général et l'Homme en particulier).Ouais, lui aussi il étais jésuite, et je suis toujours pas étonnée.

(5) L'original, pour les flemmards qui ne veulent pas cliquer sur les liens :
  1. Nitrogen fixers, nutrient recyclers & other decomposers (primarily bacteria): These organisms are the most important groups on the planet; without them nothing else could thrive except under certain rare circumstances. Thus, I classify the network architecture and blog hosting services as this level of organism. All weblogs rely on this architecture.
  2. Producers (autotrophs: algae, plants, and some bacteria): The primary producers of content, these blogs (and other information sources) take in raw materials and process them into new and interesting forms. Most other blogs rely, eventually, on these autotrophs for food.
  3. Primary consumers (many animals, fungi, protists, and bacteria): Relying on the content provided by autotrophs, these weblogs process the material they consume extensively and provide much new information. They're often linked to extensively by other blogs but aren't as original as autotrophs.
  4. Secondary consumers (consumers of primary consumers, e.g. lizards, lions, praying mantises): These blogs consume and repackage material that's very similar to their own, though they often add their own flavor to the content.
  5. Tertiary and higher consumers (consumers of secondary or higher consumers, e.g. a cat eating a bird that had eaten caterpillars): These blogs post only content that has been much chewed over, and may often be lists of links.
  6. Omnivores (organisms that consume more than one other level): These blogs vary widely in their content, at times posting relatively new material while also posting well-chewed topics.
Repost 0
10 juin 2005 5 10 /06 /juin /2005 00:00
L'autre jour, j'ai joué à un jeu très classique mais toujours très drôle : regarder les requêtes correspondants aux hits de Google et autres moteurs de recherche pour mon blog. La plupart du temps, ça n'a vraiment rien avoir, ce qui fait tout l'intérêt de la chose.
Résultats des courses : il y a le très couru "dessin technique", le très logique "blog abie", le très banal "j'aime les bites" (*), le très surprenant  "pluto en perles"...

Je suis encore consternée par le degré d'incompréhension du principe de moteur de recherche que montrent les internautes qui demandent "quand est ce qu'une femme est féconde", "pk voter pour le non" ou "la truffe comment en trouver avec qu'elle animaux?" (sic).

Et au milieu de tout ça, deux perles surréalistes : "cheval blanc referendum", suivie par le formidable "ma rate safin".


(*) Mange, Google, mange, comme dirait le bon docteur...
Repost 0
9 juin 2005 4 09 /06 /juin /2005 00:00
Disclaimer : Mettons les choses au point : ceci n'est pas, je répète, pas une tentative d'augmenter la fréquentation de ce blog en utilisant des mots-clés licencieux. Si ça devait arriver, j'espère au moins que ce sera dans de moindres proportions que pour notre estimé Jean Véronis...

Commençons donc par le commencement.
Au commencement était Je bouquine, vous savez, le mensuel de lecture auquel on est abonné après Les Belles Histoires de Pommes d'Api et J'aime lire, et avant de passer à Phosphore (sans parler d'Astrapi, d'Okapi ou d'Images Doc) (1).
Je bouquine, c'était un mois d'attente pour quarante-cinq minutes de lecture, mais j'ai tellement relu tous les numéros que je me souviens encore du tout premier (j'avais 8 ans) : Mon ami Koumba, une fable engagée sur l'apartheid.
Je me souviens des débats passionnés avec mon frère pour élire le top five de la collection.
Je me rappelle mes premières confrontations au paradoxe temporel avec les enquêtes historiques des Détectives de l'espace.
Je me souviens des inventions du maître d'école tellement attachant de L'Idée du siècle.

Je me souviens aussi d'un numéro qui m'a particulièrement marquée. Le roman se passait en banlieue, et brodait sur le canevas (pas encore classique pour moi) de la déprime des cités HLM une histoire d'amour déchirante et lumineuse, illustrée avec beaucoup de sensibilité par Alain Korkos. Le titre était "Les yeux d'Antoine", d'un certain Jean Guilloré. En faisant une petite recherche sur ce monsieur, on apprendra facilement qu'il a été, en outre d'auteur pour enfants, journaliste dans la presse écrite, réalisateur, reporter de télévision et écrivain "tout court".

Mais j'ai aussi appris, par le plus grand hasard et à ma surprise plus grande encore, que les dernières réalisations de sa carrière s'éloignent considérablement de la ligne éditoriale de Bayard presse.
Sous le pseudonyme potache de John B. Root, Guilloré est devenu en 10 ans une figure emblématique de la production pornographique française...Étonnant, non? j'avoue que j'ai bien ri en apprenant la chose...
Il semble incarner une tendance "haut de gamme" du film X (scénarios moins étiques qu'ailleurs, capote obligatoire, respect professé des acteurs) et le coup d'oeil jeté à feu son "blog sexe" Inkorrekt, intitulé Carnet d'un porno-graphe (2), me le rendrait presque sympathique, malgré mon aversion viscérale du Hard.

Ceci dit, ne vous imaginez pas que je sois une grande supportrice de l'industrie du film porno. Et l'aurais-je été, que j'aurais bien vite changé d'avis après la lecture de cet article sur un documentaire suédois sur le milieu du Hard "Shocking Truth", que je recommande à tous de lire. Jusqu'au bout, et sans vomir.
Belle douche froide, que, sans trop plus y croire, on veut espérer salutaire.
(Pour équilibrer la discussion, voici une toute autre vue du même film, cette fois-ci comme un brulôt biaisé pro-censure).



(1) Tout cela est de l'édition de qualité, je n'en disconviens pas une seconde, mais cela me dérange tout de même que le quasi-monopole de la presse jeunesse soit détenu par un groupe à caractère confessionnel (Bayard presse). Que voulez-vous, on est bouffe-curé ou on ne l'est pas.
(2) Je ne mets pas le lien parce que je ne veux pas tenter les âme éventuellement innocentes ou mineures qui passeraient par là, et puis vous savez aussi bien que moi vous servir de Google, hein, bon, alors.
Repost 0
8 juin 2005 3 08 /06 /juin /2005 00:00
Voici en vrac quelques balises de mes navigations nocturnes sur l'immensité cybernautique...

Apprenez le Kmenglish, le broken english parlé au Cambodge : très amusant.

Découvrez President's intern, un blog satirique à hurler de rire tellement c'est bien trouvé. La rédactrice se présente comme une stagiaire à Washington, oui, oui, comme l'autre, idolâtre du Président.
George Bush is a Vietnam-era veteran who served courageously as a pilot in the National Guard. George Bush patroled the skies of Texas. During his tenure, not a single Vietnamese terrorist made it into Texas.
Pouf, pouf, bookmarqué.

De l'excellente BD en ligne : La Rumeur d'Orléans, le site de Stanislas Gros. (Merci Boulet...)
Si vous aimez les labyrinthes, essayez La prisonnière.
Si vous êtes fan de la BD des années 70, Atlantide 2000 est fait pour vous.
Enfin, si vous voulez lire des planches très "graphiques" qui changent de l'ordinaire allez voir par là...
(à titre d'aperçu : la vignette à droite, cliquez dessus pour voir la planche complète)


Le mot du jour, un blog qui exhume chaque jour un mot étrange (et éventuellement pénétrant). Pour tout savoir sur les sarisses et les opisthographes généthliaques. Hé ouais.

Nettement moins snob (X), les tee-shirts "Monsieur et Madame" détournés... Je veux absolument Madame Pétasse!

Pharyngula, un blog qui mélange considérations scientifiques des plus intéressantes à un humour joyeusement outré... J'aime!

Toujours en anglais, une parodie hilarante de "If you're happy and you know it, Clap your hands" (Si t'es fier d'être < insert category >, tape dans tes mains).

That was my foot, un blog de photo en Noir et Blanc, que j'aime bien.

...to be continued...



(X)Tiens, pendant que j'y suis.. vous savez d'où ça vient le mot snob? Pas d'idée?
Ah, quelqu'un lève la main à ma gauche :
- Oui, vous proposez?
- Euh, de l'anglais?
- Mmm, presque, c'est une réponse partielle mais correcte.
Snob est anglais à l'origine, mais vient en fait du latin Sine nobilitate c'est à dire "sans noblesse", qui, abrégé en S.Nob, distinguait les les roturiers qui réussissaient à se faire une place dans la bonne société anglaise. Puant, n'est-ce pas?
(À l'origine, le sigle était marqué sur les malles des étudiants roturiers à l'Université d'Eton, si j'ai bien tout compris).
Et bien sûr le côté "nouveau riche" qui rend les arrivistes plus royalistes que le roi a donné son sens actuel au sigle...


Repost 0

Edito

Soyez les bienvenus sur ce petit blog sans ligne éditoriale fixe, qui échoue à mourir depuis 2005.
La fréquence de mise à jour se veut quotidienne au mieux (par ce que je suis de nature optimiste), trimestrielle au pire (parce que je suis velléitaire bien plus encore).

Alea jacta est :


Aussi :



Ordo Ab Chao