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31 août 2005 3 31 /08 /août /2005 00:00
Pendant ces vacances, j'ai appris beaucoup de choses. Dans ma grande générosité, je vous les fais partager, net d'impôt et franco de port.

sulcus¤ Si vos hôtes sont médecins, il est instamment déconseillé de fouiner dans leur bibliothèque : vous risqueriez d'y apprendre des choses que le vulgus pecum n'a pas à savoir.
Par exemple, c'est comme ça que j'ai découvert que mon test du sulcus est positif! Damn it...
Heureusement que ça n'est pas contagieux!

¤ Si vous vous lancez dans une lessive à la main, évitez de le faire sur des vêtements aux poches pleines.
Surtout si les-dites poches sont fourrées de carrés de chocolat.
Étonnant, non?

buccin ¤ Enfin, une recommandation que Nadine de Rothschild a totalement omis de faire : au restaurant, il n'est pas recommandé de piquer la nourritude de son voisin  pour se livrer à un exposé illustré sur l'anatomie des
bulots.
Il paraît que ça n'intéresse pas tout le monde, et que ça peut vous faire des ennemis.
D'autant que le voisin sus-cité est pour l'occasion, rappellons-le, armé d'une pique.

Pour continuer sur la biologie, j'ai appris hier la nouvelle suivante : les SVT ont révolutionné l'histoire de la musique.
Évidemment, j'ai été un peu décue en voyant qu'il ne s'agissait pas le moins du monde des Sciences-de-la-vie-et-de-la-terre TM, mais les amplis Super Valve Technology d'Ampeg, qui ont, paraît-il, transformé le rock-'n-roll en rock tout court, grâce à la basse.
C'est pas moi qui le dit, hein, alors si vous voulez flamer, restez polis....

ajax et achille jouant aux dés Encore un superbe exemple de choc des cultures :
Moi, quand on me parle de [aʒaks] et  de [ʒit
], je pense à Ajax (le Grand ou le Petit) et Giton, et j'en conclus un potentiel ragotique non-nul.
Le problème, c'est quand l'interlocuteur est un informaticien qui, les évidences n'étant pas les mêmes pour tout le monde, ne doute pas un seul instant que l'on maîtrise  AJAX et Jython...

Sur ce nouvel exemple de ce drame quotidien de l'incommunicabilité du langage, à vous les studios!

 
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26 août 2005 5 26 /08 /août /2005 00:00
J'ai deux nouvelles : une bonne et une mauvaise...

Commençons par la mauvaise : j'ai tout récemment vu, grâce aux recommandations dithyrambiques d'un ami, l'excellent polar hongkongais intitulé Infernal Affairs, qui a déjà fait l'objet d'un remake hollywoodien (pouquoi se gêner) sous le titre de The Departed. (Jusque là, vous conviendrez que tout va bien.)
Là où le bât blesse, c'est que ce n'est que la première partie d'une trilogie, dont la suite est attendue comme le messie par les fans français. Étant donné que Infernal Affairs II et III sont déjà sorti internationalement, j'avais bon espoir de les voir bientôt sur les écrans français.
Hé bien pas du tout : pour d'obscures raisons marquetink, les suite feront l'objet d'un direct to DVD, pour compléter un coffret qui sortira en France à une date non précisée.
Snif, il ne reste donc plus qu'à attendre.
 
Je continue tout de suite par la bonne : la sortie de Corpse Bride (Noces funèbres en vf), le très attendu troisième (1) long-métrage d'animation de Burton, ne sortira pas en France pour Noël comme annoncé précédemment, mais à temps pour Halloween (19 octobre)!
 D'après le teaser et les  photos disponibles sur le site, ça a l'air de reprendre la virtuosité de l'Étrange Noël de Monsieur Jack, mâtiné d'une esthétique qui me rappelle Grim Fandango, jeu vidéo mythique s'il en est.

En clair : vivement l'automne, où l'on voit les blockbusters lobotomisés estivaux se casser la gueule pour laisser la place à une programmation plus intéressante...



(1) C'est-à-dire sans compter le fabuleux court intitulé Vincent,
J'avoue n'avoir toujours pas vu le premier, Jack et la pêche géante.
 
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24 août 2005 3 24 /08 /août /2005 00:00
J'ai déjà eu l'occasion de m'ébahir devant les paradigmes alternatifs farfelus qui foisonnent sur le net, souvent accompagnés d'une ferme théorie du complot.
Les théories les plus épatantes sont sans doute celle qui prétendent chambouler la géologie, comme celle de la Flat Earth Society (1) (la Terre est plate, et tous ceux qui disent le contraire veulent décrédibiliser la Bible), ou la théorie de la Terre creuse (voir cet article de Castalie, excellent blog collectif).

Mais s'il y a une discipline tendant à échauffer les imaginations, c'est bien l'évolution, et j'avoue être tombée sur le cul en lisant, au gré de mes périgrinations, cet incroyable site web, qui soutient une théorie de la Bipédie initiale.
poisson flottantPour faire court : la bipédie n'est pas comme on le croit, un caractère acquis tardivement (le singe qui se redresse), mais quelque chose d'ancestral, puisque l'Homme descend directement d'un poisson déjà vertical, à qui sa grosse tête sert de flotteur (!).

L'auteur a bien sûr fondé un institut au nom ronflant pour défendre ses idées (le CERBI : Centre d'étude et de recherche sur la bipédie initiale), se fait l'ardent avocat de  la "science non conventionnelle", et résiste l'équivalent de deux pages avant d'embrayer sur des thèmes d'un "classicisme" éculé : influence cosmique, évolution dirigée par des extraterrestres, hypothèse martienne...
Notons tout de même  l'absence de toute mention des Égyptiens, qui auraient pourtant fait très bien dans cet enfilage de perles d'originalité.

Pour les amateur de délire pur jus, je recommande par ailleurs cet ébouriffant texte de l'inénarrable Francis Sanchez (relou squatteur  professionnel de conférences intéressantes), qui constitue un must en matière de portnawak.
Et cette fois ci, il y a des Égyptiens!...



(1) Je ne résiste pas au plaisir de vous citer un extrait de leur "démonstration" de l'impossibilité d'une Terre ronde :

Once again, picture in your mind a round world. Now imagine that there are two people on this world, one at each pole. For the person at the top of the world, (the North Pole), gravity is pulling him down, towards the South Pole. But for the person at the South Pole, shouldn't gravity pull him down as well? What keeps our person at the South Pole from falling completely off the face of the "globe"?
Encore une fois, figurez-vous une terre ronde. Maintenant imaginez qu'il y a une personne à chaque pôle. La personne en haut du monde (le pôle Nord) est attirée vers le bas, vers le pôle Sud par la gravité. Mais la personne au pôle Sud, ne devrait-elle pas elle aussi être tirée vers le bas par la gravité? Qu'est-ce qui empêche notre personne au pôle Sud de tomber complètement de la surface du "globe"?

Ils poursuivent avec une délicieuse analogie qui compare le globe à un ballon de plage sur lequel on essaye de faire tenir du sable... C'en devient attendrissant.

D'autres pages encore plus délirantes (en particulier parlant du noyautage des écoles) me feraient presque croire à une supercherie, mais il ne fait pas de doute que ce genre d'argument est toujours utilisé (lire ici).

 
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23 août 2005 2 23 /08 /août /2005 00:00
Entre mes tribulations toilesques et mes inavouables lectures de fantasy, imaginez-vous que j'ai largement eu l'occasion de réfléchir aux références les plus utiles parmi les dictionnaires de langue anglaise.
Bien sûr, en terme de langue littéraire,  l'Oxford English Dictionary reste une référence indépassable, mais il est loin d'être accessible à toutes les bourses, même dans sa version compacte où les 20 volumes sont réduits juste qu'à tenir dans un format A4, la loupe nécessaire à la lecture étant vendue avec...(1)
Par ailleurs, son accès en ligne est payant.

J'utilise donc le Cambridge Dictionary online, qui se défend raisonnablement bien, et le Webster, qui est en général plus complet quoique plus américain. (2)
Mais tout cela n'est pas d'une grande aide quand il s'agit de comprendre des expression toutes faites, ou de l'argot moderne.
À chaque problème, sa solution...

Dans le premier cas, la section Idioms du New Dictionary of Cultural Literacy disponible sur Bartleby est un excellent moyen de d'éclairer certaines locutions obscures, et de s'amuser de l'éventuelle ressemblance avec le français (l'exemple de elbow grease -huile de coude- est éloquent).

Pour les aspects d'anglais plus familier, je recommande chaudement le Urban Dictionary, dictionnaire d'argot enrichi par ses utilisateurs. Il ne faut pas hésiter à lire toutes les définitions d'un même mot, elles valent en général le coup d'oeil...
Extrêmement utile pour essayer de comprendre les paroles de certains tubes de Spinal Tap!



(1) Je croyais jusqu'à dernièrement que seules les bibliothèques étaient susceptibles de faire ce genre d'investissement, mais je sous-estimais le pouvoir de la geekitude... Bah, quand je serai riche (et éventuellement Maîtresse du Monde, même si le secteur semble un peu bouché), je me l'offrirai peut-être.
(2) En cas de controverse sur une prononciation que ces deux références, même Alphabet Phonétique International à la main, ne permettent pas de régler, une seule solution : décrochez le téléphone pour interroger un heureux possesseur du Longman Pronunciation Dictionary de votre connaissance.
Un must : transition se prononce-t-il tran-zee-chun ou tran-see-jun ? Discutez.
Vous avez deux heures.


 
PS : Pour les geeks, la solution la plus simple est sans doute kdict, qui de débrouille méchamment bien en terme de multiplicité de bases de données.
 
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22 août 2005 1 22 /08 /août /2005 00:00
Ai-je déjà mentionné que les Anglais sont dotés d'un petit grain de folie qui n'appartient qu'à eux? Oui, je sais, je radote, mais que voulez-vous, c'est l'âge...
Imaginez-vous que j'étais en territoire britannique lors de l'événement apocalyptique que fut la sortie mondiale du sixième tome des aventures du jeune sorcier binoclard, j'ai nommé Harry Potter and the Half-Blood Prince.

Évidemment, ce fut une mémorable ruée, chaque chaîne de librairies annoncant des chiffres plus hallucinants les uns que les autres; il semblerait qu'il ait été écoulé en un jour plus d'exemplaires que de Da Vinci Code en... un an!
On peut donc hasarder que ce n'est pas de si tôt que Sa Gracieuse Majesté récupérera son titre de femme la plus riche du royaume, devancée qu'elle est par J.K. Rowling.

Une brève lue dans le journal m'avait alors beaucoup fait rire: un inconnu avait installé au-dessus d'une route une banderole dévoilant la fin du bouquin aux "unsuspecting motorists" qui passaient par là. La mairie, alertée, a bien sûr immédiatement envoyé une équipe pour remédier à ce drame de lèse-suspense...
Le plus amusant était de voir la façon dont le journaliste prenait des pincettes pour tourner autour du pot : "L'affiche portait l'inscription du nom d'un personnage, suivi du mot dies."

Pourquoi je vous raconte tout ça?
Parce que le site T-shirt Hell (where all the bad shirts go), célèbre pour ses t-shirts d'un goût contestable (par exemple ici) mais souvent hilarants (mon préféré), a récupéré le concept de ce terroriste littéraire, en proposant des ticheurtes portant la mention :

XXX dies page 556 :
I just saved you 4 hours and £8 (1)

C'est le tee-shirt parfait pour exercer la manie effroyable de se faire toujours, partout des ennemis (2)... Mais ne cliquez pas par là sans être sûr de vouloir connaître la fin!
 
 Ceci dit, pour justifier le classement de cette note dans la catégorie Lis tes ratures, je me sens dans l'obligation de mentionner que j'ai fini par lire ledit sixième tome il y a peu, avec une certaine satisfaction.
Ce n'est peut-être pas le meilleur de la série, mais j'aime beaucoup le développement du personnage de Dumbledore, qui est le seul de la série à pouvoir dire sans sourire des choses comme :
And now, let us step out into the night and pursue that flighty temptress, adventure.

Par ailleurs je me permet de porter à l'attention de mes lecteurs anglophones l'existence d'excellentes fanfictions inspirées de la série. Je pense en particulier aux tomes écrits par un certain Barb, qui, trouvant le temps long entre le tome 4 et 5, décida de rédiger lui-même un cinquième épisode alternatif  de 500 bonnes pages, vite suivi d'un 6ème, d'un 7ème, et même d'une "prequel" présentant l'adolescence de Bill Weasley (3).
Bien entendu introuvable dans le commerce, ces romans sont disponibles par le site Schnoogle, et méritent une attention certaine : s'adressant à un public averti, la fanfic a bien moins d'inhibitions que l'original, tant en terme de sexualité que de tentatives d'introspection.
Alors, ne jouez pas les intégristes comme un ayatollah de ma connaissance, et donnez sa chance à cet itinéraire bis!



(1) La version US indique, elle, la page 596 et un prix de $30.
(2) Cyrano de Bergerac, acte 2 scène VIII.
(3) Respectivement :
Harry Potter and the Psychic Serpent,
Harry Potter and the Time of Good Intentions,
Harry Potter and the Triangle Prophecy
et The Lost Generation.
 
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20 août 2005 6 20 /08 /août /2005 00:00
À l'origine de ce blog se trouve, outre une curosité-qui-est-un-vilain-défaut, un joyeux enthousiame déclenché par la découverte de nombreux blogs de qalités, parmi lesquels le "phénomène" des blogs BD.
Il est amusant de voir comment, en moins d'un an, les fréquentations des pages les plus intéressantes ont explosé, jusqu'à devenir un sujet d'actualité sur lequel Libé a fait un dossier.
En particulier, je continue de vouer une admiration sans borne à Boulet, qui peut me demander en mariage absolument quand il veut, à moins que Kenneth Brannagh ou Takeshi Kaneshiro se soit déclaré avant...

Mais trève de digressions : je suis ici pour vous parler de l'événement bloguesque de la rentrée : le Festival des blogs BD, avec des milliards d'intervious en ligne, et une apothéose le 11 septembre, avec une séance dédicace monstre à Bercy Village.

Je sens que je vais bouger mes fesses pour aller les voir en vrai et leur dire tout le bien que je pense d'eux (surtout Boulet). Et si je suis forte dans ma tête, j'arriverai peut-être même à me faire cornaquer par Nacara...
Enfin bref, prenez-en, c'est de la bonne!
 
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19 août 2005 5 19 /08 /août /2005 00:00
Voici juste une petite entrée pour confesser aux bonnes âmes qui prennent la peine de me lire mon manque de maîtrise de la politesse éditoriale.
Vous aurez sans doute remarqué que je ne répond à peu près jamais aux commentaires qu'on me laisse. Est-ce à dire que je ne les lis pas, ou que je les dédaigne?
Bien sûr que non : je les trouve en général très gentils, plutôt drôles et parfois très informatifs, mais je n'arrive pas à me résoudre à y ajouter des réponses aussi vides de sens que "Merci! encore!" ou "C'est bien vrai", que ce soit sur mon blog ou, a fortiori, sur le blog du commentateur, hantée que je suis par le spectre de l'autoréférence inane.
Donc, en général, je ne répond rien, me contentant de corriger l'article lorsqu'un bon samaritain a poussé le dévouement jusqu'à me signaler une erreur (merci Axelle...).
 
 Jusqu'à ce que je me trouve un générateur automatique de réparties originales, il y a donc fort à parier que ce statu quo de taciturnité (1) éditoriale sera reconduit sine die (2), cette note ayant pour seul but de ne pas décourager mes fidèles commentateurs en série : Démiurge, Sieglind, Walsong, le bon Docteur et tous les autres...
J'avoue que j'ai hésité à l'idée de pérenniser ce blog au-delà de la rentrée, et que tous ces témoignages d'intérêt assidu m'encouragent à ne pas abandonner ce qui ressemble parfois à un exercice de monologue dactylographié.

Bien à vous,
Abie



(1) Si, si, ce mot existe bien!
(2) Je suis en veine d'expressions latines aujourd'hui, il ne faut pas faire attention, ça passera vite.

 
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18 août 2005 4 18 /08 /août /2005 00:00
Voilà un petit moment que je n'ai pas fait la somme de mes lectures estivales, et il se trouve que j'ai beaucoup à raconter.  Je vais donc y aller doucement,  de façon à ne pas saturer trop vite vos méninges doucement liquéfiées par l'action émolliente de la semaine du 15 août...

Peaux de Phoque, de Veqet, est un livre rare.
C'est un  livre qui parle des esquimaux (plus précidément des habitants de la Tchoukotka sibérienne), mais qui n'est pas écrit par un étranger, et surtout qui est une fiction. Vous en connaissez beaucoup, vous, des livres qui parlent du Grand Nord sans être documentaires?   
Le terme de roman est sans doute peu adapté, mais il s'agit d'un conte, qui prend comme héros une famille très pauvre. En cela rien d'original, mais on constate vite que le froid rend toute chose plus dure : être pauvre, c'est comme partout avoir faim et honte, mais c'est aussi élever ses enfants enfermés parce qu'il n'ont pas d'habits pour sortir, dans une tente qui diminue de surface à mesure que les peaux s'usent, dans l'obscurité complète car l'huile est rare...
Le terme de "peaux de phoque" est un surnom moqueur, qui stigmatise ceux qui n'ont pas de peau de renne pour dormir, qui est bien plus chaude, et bien sûr les héros finissent par en remontrer à tous, et à sauver le village dans la plus pure tradition des contes de Grimm.
Pas mal du tout, vraiment.

Sprats, de David Bessis
Un petit roman sans prétention, en équilibre entre l'humour absurde et l'horreur froide, avec un argument des plus simples, mais des plus efficaces : un homme se réveille avec des tentacules qui lui poussent sur le ventre, et se retrouve emporté dans un tourbillon sans fin d'hospitalisation et de diagnostics contradictoires.
L'auteur arrive à garder en permanence une sorte de distance pince-sans-rire, qui lui permet d'écrire avec le plus grand sérieux (le héros sort emmailloté de pansements d'une opération chirurgicale ) :
Vendredi 20 janvier 2014 : Je suis un saucisson.  

Frais et distrayant, il est en outre édité par mes bien-aimées éditions Allia, pour un prix ridicule.

Les Bijoux indiscrets, de Diderot.
Excuse, lecteur, une courte digression, destinée à contextualiser cette lecture.
Quand vous allez à Guernesey en bateau, les autorités portuaires, portant l'insularisme albionesque au niveau d'art, exigent la déclaration d'à peu près tout :
- l'alcool (et qui se tape de compter une par une les bières rangées au fond de l'équipée la moins accessible, hein?),
- les clopes,
- la viande (uncooked meat and poultry : le jambon fumé, ça compte?),
- les légumes (comment dit-on courgette et aubergine en anglais? je vous le donne en mille : courgette et aubergine. En américain, par contre, zucchini et eggplant.)
- les articles interdits (mais encore?)
- les fourrures, l'ivoire (heureusement que la pilosité humaine ne compte pas)
- et puis, au milieu d'une énumération ad libitum dont les termes précis m'échappent :  les ouvrages à caractère pornographique ou obscène.

Nous avons donc eu l'immense plaisir de déclarer à la douane, entre nos trois kilos de patates et nos vingt litres de binouze, le roman de Diderot intitulé Les Bijoux Indicrets, qui conte les aventures d'un prince exotique ayant reçu le pouvoir de faire parler les femmes par celle de leurs bouches qui ne sait pas mentir, si vous m'accordez cette licence poétique.
C'est à hurler de rire, pas chiant pour un sou, et à vous faire regretter d'avoir négligé les cours de de langues étrangères, puisqu'un de ces bijoux est polyglotte (c'est là que Diderot case les passages vraiment licencieux.)  
 
The Algebraist, de Iain M. Banks
Voilà un moment qu'on me parle de Iain M. Banks, auteur de science-fiction très encensé, et auteur de non science-fiction non moins encensé sans le "M.". Je me suis donc attaquée au dernier de ses romans, qui, malgré le titre, ne parle pas du tout des aventures d'un matheux au milieu d'espaces vectoriels en folie.
Or donc, nous nous retrouvons dans un monde où vivent presque sans aucun contact deux types d'espèces intelligentes: les Rapides (l'espèce humaine, et des centaines d'autres espèces allant de proches à très très bizarres), et les Lents.
Les Lents ont des espérances de vie de l'ordre du milliard d'années, un tempérament indolent, et une attitude d'incompréhension aigüe, et d'amusement méprisant envers ces Rapides frénétiques et impatients qui se multplient et s'éradiquent mutuellement avec une régulatité lassante
Banks se donne beaucoup de mal pour renouveller certains concepts éculés, à témoin le voyage supraluminique transformé en voyage à travers des "trous de vers", l'idée amusante d'une religion solipsiste intitulée The Truth, ou encore les efforts d'adaptation des conventions du dialogue littéraire appliquées à des organismes non-conventionnels.
C'est donc plein d'idées et rempli d'une sorte d'humour calme, en association avec un discours indirect libre presque systématique et très bien géré, deux choses que j'associe en général avec les polars dans le genre de ceux de Léo Malet.  
Toutefois, l'ensemble ne réussit pas à emporter complètement mon enthousiasme, et je compte bien, sur l'avis d'amis bien informés, essayer quelques uns des titres précédents.

Quatre bouquins pour aujourd'hui, ça me paraît un bon début pour me remettre dans le bain blogesque.
La suite bientôt!
 
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17 août 2005 3 17 /08 /août /2005 00:00
Comme dit précédemment, j'essaye de combler mes lacunes cinématographiques : j'ai donc enfin fini par voir Shining...
Évidemment, n'ayant pas vécu dans un placard au cours des vingt dernières années, j'avais déjà une idée assez précise de ce que ça allait donner en terme de scènes marquantes. (Un excellent résumé est disponible par là : Shining en 30 secondes, joué par des lapins. Hum.)
Il ne fait toutefois pas de doute que l'efficacité du film résiste très bien au spoil, à ceci près que vue la filmographie ultérieure de Jack Nicholson, il est difficile d'imaginer le point de vue du spectateur de l'époque, et de ne pas le prendre pour un fou furieux dès le début.

Mais le truc le plus terrifiant du film est venu après le film : quand, en google-ant l'origine du proverbe All work and no play makes Jack a dull boy, je suis tombée sur... ÇA.
Hé oui, un linuxien fou s'est amusé à coder la commande xjack, qui permet de passer pour un psychopathe au bureau sans avoir à s'user les phalanges...
Je sais pas pour vous, mais moi, ça me fait peur!
 
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7 août 2005 7 07 /08 /août /2005 00:00
main de DieuEntendu aujourd'hui, pas ailleurs que dans ma chambre :

Le corps humain, c'est comme un Macintosh :
Ça fonctionne plutôt bien

On sent qu'il y a un souci esthétique
Ça a l'air simple, mais c'est super compliqué
Et ça a été créé par un barbu tout seul dans son coin
Mais y'a pas moyen de le réparer soi-même, et les pièces de rechange sont introuvables...

Faut vraiment que je change de fréquentations...

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Edito

Soyez les bienvenus sur ce petit blog sans ligne éditoriale fixe, qui échoue à mourir depuis 2005.
La fréquence de mise à jour se veut quotidienne au mieux (par ce que je suis de nature optimiste), trimestrielle au pire (parce que je suis velléitaire bien plus encore).

Alea jacta est :


Aussi :



Ordo Ab Chao