Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
11 décembre 2005 7 11 /12 /décembre /2005 03:41
Toujours dans la foulée de la dernière brève, ayez une pensée pour ces auteurs qui seraient peut-être connus aujourd'hui, s'ils n'avaient pas des noms aussi ridicules.

hégésippe moreau Je pense en particulier à Hégésippe Moreau, écrivain et poète dont j'ignorerais jusqu'à la courte existence (28 ans) si je n'avais pas lu tout le mal qu'en dit Baudelaire dans ses Réflexions  sur quelques-uns de mes contemporains.

Mais n'oublions pas Fulgence le Mythographe qui, malgré son nom, n'était pas un personnage de bande dessinée (peut-être le deviendra-t-il un jour, qui sait?) mais un auteur latin tardif.
(Grâce au séminaire Latinité tardive, avec son invraisemblable quizz...)
Un peu comme Fulgence Bienvenüe, la station de métro en moins. Dommage.

polycarpe Quant à Polycarpe et Lactance, ils trichent : ce sont des pères de l'Église, ça compte pas...

Vous vous demandez sans doute d'où me vient cette affection pour les prénoms datés et ridicules.
(Chausse ses lunettes de grand-mère et bavasse un coup pour faire bonne mesure)
Cela remonte au temps de mon emménagement, qui correspondait aux premières dents du petit voisin du dessous. Par charité pour les géniteurs, on a donc essayé de diminuer nos (colossales) nuisances sonores pour laisser dormir le petit, baptisé Théodulphe un jour d'inspiration.
Un long débat s'est étalé pendant la grossesse du deuxième pour aboutir au consensus de Polycarpe, que j'aime beaucoup (le nom, pas le gniard).
Et comme je soupçonne que le suivant arrivera un jour ou l'autre (Jamais deux sans trois, nous avertit la sagesse des nations), je fourbis mes armes : Hégésippe est une grande découverte, mais je garde une tendresse certaine à Lactance et Herménégilde.
Vous savez tout.

Et croyez-le ou non, il y a un Herménégilde dans mon collège.


NB : Je découvre avec horreur que
1) Hégésippe est un prénom encore donné de nous jours,
2) c'est aussi un prénom féminin!

Les mêmes remarques s'appliquent, à mon grand désarroi, à Polycarpe, Fulgence et Herménégilde.
Lactance, lui, non ; il doit sentir le pâté.

Repost 0
10 décembre 2005 6 10 /12 /décembre /2005 00:00
Authentique conversation, il y a quelque temps déjà (je suis la première à parler):

- Je n'ai jamais compris la manie des musiciens de Jazz de prendre des noms idiots. Quelle idée de choisir un pseudonyme comme Thelonious Monk, franchement!

- Hum. c'est à dire que ... ce n'est pas un pseudonyme.

- Quoi?

- Thelonious, c'était son vrai prénom.

- Tu rigoles? Y'a des parents qui ont osé appeller leur gosse comme ça? Le pauvre...
A sa place j'aurais pris, je sais pas moi, mon deuxième prénom comme pseudonyme. Pas toi?

- Ben...

- Oui?

- Son deuxième prénom...c'était Sphere.

- ... !

Seul point positif : ça permet à Pratchett de faire des blagues débiles sur un moine musicien qui vole un instrument sacré, devenant de ce fait un felonious monk...

Repost 0
9 décembre 2005 5 09 /12 /décembre /2005 00:53
Apostille au nom de la rose, d'Umberto Eco

Voilà un tout petit volume de même pas cent pages, vendu au prix d'un jambon-beurre, et que tous les amateurs d'Umberto Eco devraient lire.
Comme son nom l'indique, cet opuscule se veut une réponse aux innombrables questions dont l'auteur a été assailli au sujet du Nom de la Rose :
pourquoi la rose, quelle interprétation lui donner, quelle est la part de la vérité historique et celle de l'imagination pure, pourquoi, pourquoi pourquoi...
A croire que la paternité d'un roman passionnant offre du même coup celle des lecteurs, valant à l'auteur un déluge de questions parfois sans réponse dont on aurait cru seule capable l'opiniâtreté enfantine...   
Mais il ne se contente pas d'expliquer, entre autres, le pourquoi du titre, de la localisation, du choix du Moyen-Âge comme toile de fond, ou d'Adso comme narrateur.
On y apprend pourquoi l'action ne pouvait avoir lieu qu'à la fin novembre de cette année-là, ni avant, ni après, et comment Eco se vit obligé de potasser les littératures les plus suspectes pour dénicher un poison remplissant son cahier des charges, ce qui laisse songeur : sans doute, est-ce une marque du talent que le résultat de tant  de travail méticuleux soit une impression de facilité et d'évidence pour le lecteur. A moins que, plus prosaïquement, une oeuvre sentant la sueur avoue en fait un manque d'icelle...

Mais Eco est, bien avant d'être écrivain ou transcendant satrape, d'abord un sémioticien, un spécialiste des signes et du langage. Ce petit bouquin vaut donc aussi par les généralités qu'il y fait. Sans vouloir épuiser la matière du livre, en voici deux exemples.

    En stylistique, on apprend, en se rendant compte qu'on l'avait toujours su, la pertinente distinction anglo-saxonne entre novel et romance, deux types de romans bien différents.

    En philosophie de la littérature, on a droit à une réflexion fort intéressante sur les notions nébuleuses de littérature facile, populaire, souvent opposée à une littérature de qualité. Certes, si on construit un livre en utilisant délibérément toutes les ficelles connues pour plaire au plus grand nombre, le résultat a peu de chance de marquer la littérature mondiale, si ce n'est par sa prolificité.

Mais Eco s'efforce de nous montrer que l'alternative ne se limite pas à des œuvres absconses qui découragent dès le début de la lecture les lecteurs auxquels elles ne sont pas destinées : l'auteur peut aussi former le lecteur, lui donner progressivement les moyens d'intégrer les notions nécessaires au projet de l'auteur, au lieu de n'accepter que ceux qui les possèdent déjà.
Venant de quelqu'un d'autre, cela pourrait paraître utopique, mais Le Nom de la Rose, roman à clefs médiéval et best-seller international, donne à Eco une légitimité unique pour nous convaincre de la faisabilité de ce beau projet.

Il y a bien sûr beaucoup d'autres choses, et surtout beaucoup de citations et d'allusions à d'autres oeuvres plus ou moins connues.
En particulier, Eco évoque un texte de E.A. Poe décrivant la façon dont il a écrit l'un de ses plus célèbres poèmes, Le Corbeau / The Raven, mais ce soir-là, soit que la chance fût contre moi, soit que je m'y soit prise comme un manche, pas moyen de tirer qui que ce soit de plus de Google (je cherchais le texte en anglais, mais le titre n'a rien à voir avec celui de la traduction, ce qui explique au moins partiellement le mystère).

La Genèse d'un poème, d'E.A. Poe

Et puis il y a peu, dans la dernière fournée maternelle, j'héritai d'un Poe, Histoires grotesques et sérieuses, le troisième recueil traduit par Baudelaire après les Histoires extraordinaires et les Nouvelles Histoires extraordinaires. Et devinez donc quel est le dernier texte? La Genèse d'un poème (Philosophy of Composition)

C'est très court, mais fort intéressant., puisqu'on y apprend qu'il  a construit ce poème à l'envers. Bien loin de l'idéal romantique, où les poèmes sont dictés aux disciples des Muses dans une sorte de transe artististique, Poe décrit une construction extrêmement méthodique du poème, en quelque sorte à l'envers.

1/ La longueur du poème : il décide d'une limite à 100 vers pour permettre une lecture d'une seule traite.

2/ Le ton : en l'occurrence, sombre.

3/ Comment y arriver? Entre autres, avec un refrain.
Pour faciliter sa manipulation, un refrain d'un seul mot est jugé préférable.
Quel mot? Un mot qui contienne des sonorités sombres et ces considérations me menèrent inévitablement à l'o long, comme la voyelle la plus sonore, associé à l'r comme étant la consonne la plus vigoureuse (*), et un sens en accord avec le ton.
Nevermore (jamais plus) est donc le candidat rêvé.

4/ Quelle structure pourrait justifier la répétition de "Jamais plus"? Une série de questions, et une réponse toujours identique.
Pourquoi toujours identique? L'idée de l'oiseau parleur lui vient à l'esprit, et The Raven a bien faillit s'appeller The Parakeet (Le perroquet) ce qui, admettons-le, aurait sérieusement ôté au symbolisme du poème...
Heureusement, les exigences du ton prennent le dessus, et le psittacidé cède la place au psychopompe

5/ Ceci posé, quel pourrait être le thème des questions, pour que la réponse "Nevermore" ait le plus d'effet possible? La mort bien sûr, et plus encore la mort d'une femme aimée, et c'est ainsi qu'apparait le personnage principal, amant éploré de feue la belle Lénore.

6/ Et là, d'après Poe, le plus dur est fait : un corbeau, un étudiant déprimé, un crescendo de questions, et toujours Nevermore comme réponse.

Il ajoute un peu de considérations techniques sur la versification :

Il va sans dire que je ne prétends à aucune originalité dans le rythme ou dans le mètre du Corbeau. Le premier est trochaïque ; le second se compose d'un vers octomètre acatalectique, alternant avec un heptamètre catalectique (...) et se termine par un tétramètre catalectique.

Je ne sais pas pour vous, mais moi ça me fait me sentir très, très bête, mais  très soulagée aussi : la langue française ne connaissant pas la distinction entre voyelles courtes et longues (ou plutôt atones et toniques), la versification ne tient compte que du nombre de syllabes et des rimes, pas de la scansion.
Ouf, on l'a échappé belle...

Bon voilà, vous savez tout : une fois qu'on a la taille, le sujet, et le refrain d'un poème, tout le monde peut l'écrire, non?
Ben non...
Comme quoi, malgré ses efforts méthodiques, il y a tout de même une bonne partie de son travail que Poe n'effleure même pas. Mais à l'impossible nul n'est tenu...



(*) Ce qui veut dire que lire The Raven avec un accent britannique est une hérésie, puisqu'il prononce Nevermore "Nèveuh-moh" (l'alphabet phonétique ne passe pas sur ce blog).


Le Corbeau sur Wikisource :
Repost 0
Published by Abie - dans Lectures
commenter cet article
8 décembre 2005 4 08 /12 /décembre /2005 00:00
combustion *très* lenteÇa alors, encore une fois j'ai été visionnaire!
Notez bien que j'aurais aussi bien voulu que cela ne soit pas le cas, vu le sujet...

Le 26 mai 2005, ici même
, je vous parlais de diverses choses, entre autres référendaires, et j'en profitais pour évoque l'article 16 de la constitution et ses conséquences potentielles, en rappellant que certains pays (Égypte, Syrie et bien d'autres sans doute) sont en état d'urgence depuis des dizaines d'années...

Blâmez moi pour ma naïveté, mais le vote qui s'est tenu il y a trois semaines au Parlement sur le prolongement de l'état d'urgence pour trois mois, alors que le calme était déjà revenu, ne m'a pas inquiétée : il ne me paraissait pas concevable que le vote fût positif.
Voilà qui donne une mesure précise de mes illusions sur le monde politique.

Et c'est donc parti pour trois mois d'atténuation au principe de légalité, qui ne feront que renforcer les conséquences des plans Vigipirate.
Bientôt un Acte Patriote pour nous aussi?



Lire là dessus :
- L'article Wikipédia sur l'état d'urgence
- une explication sur les atténuations au principe de légalité
- un débat sur la question  avec la vice-présidente du Syndicat  de la Magistrature, des gens que j'aime bien pour des tas de raisons. (Le Monde)
- la loi de proclamation de l'état d'urgence
- le discours du Premier Ministre à l'Assemblée

Repost 0
7 décembre 2005 3 07 /12 /décembre /2005 00:00
La mort du roi Tsongor, de Laurent Gaudé

Un roman court et au parfum de tragédie antique, avec quelque chose d'à la fois très littéraire et très oral qui traverse le texte, un peu comme si on avait mis par écrit une légende déjà transmise de bouche à oreille depuis des générations.
La quatrième de couverture essaye de décrire l'histoire :

Dans une Antiquité imaginaire, le vieux Tsongor, roi de Massaba, souverain d'un empire immense, s'apprête à marier sa fille. Mais au jour des fiançailles, un deuxième prétendant surgit. La guerre éclate : c'est Troie assiégée, c'est Thèbes livrée à la haine.
 

Je ne sais pas si la comparaison à Troie encourage à la lecture, mais elle est pertinente  : c'est vraiment une légende intemporelle, qu'on placerait aussi bien en Attique que chez les Pharaons. Le personnage de Katabolonga, serviteur, veilleur, et épée de Damoclès du roi vaut à lui tout seul de lire le roman.

Très intéressant de mon point de vue, ce bouquin m'a donc donné envie de m'attaquer à son oeuvre plus récente et plus connue, le Soleil des Scorta, qui a remporté rien moins que le prix Goncourt, pour voir s'il avait su y conserver ce ton d'aède. (Pour ceux qui aiment les combo, il y a un coffret qui réuni les deux romans)

Et en plus l'auteur est le frère d'un collègue du copain d'une amie à moi, qui est très sympa. (Vous suivez?)
Que demander de plus?
Ah oui, la couverture est superbe, c'est dans l'excellente collection Babel, et ce n'est pas cher.

Les dieux ont soif, d'Anatole France


marat Comme pour les autres romans que j'ai pu lire de lui (La Rotisserie de la Reine Pédauque, L'île aux Pingouins...) j'ai beaucoup aimé ce livre, mais je l'ai trouvé encore plus sombre que les autres, ce qui n'est pas rien.
Il faut dire que même avec tout le cynisme du monde, la Révolution française est une période sanglante et amère, où les idéaux ternissent bien vite en face de la réalité.
Le titre, intriguant au premier aborde, ne garde pas longtemps son secret. De quoi les dieux ont-ils soif?
La réponse est dans la traduction anglaise : The Gods Will Have Blood (Les dieux auront du sang). C'est d'ailleurs cette édition étrangère que j'ai choisie comme illustration, car elle représente la célébrissime mort de Marat, qui est un événement important de l'histoire (que le H soit majuscule ou non, d'ailleurs).


Ici c'est le coeur d'un jeune artiste peintre idéaliste au possible, et profondément sincère qui se patine au contact des folies partisanes, et le lecteur assiste désemparé à la création d'un nouveau personnage de juge fanatique.
Ceux qui connaisssent la période seront impressionnés par l'exactitude historique du récit, tandis que ceux qui, comme moi, n'en ont guère retenu que les cocardes à l'école à l'occasion du bicentenaire se diront que décidément, les idées généreuses ne sont souvent belles que de loin.
Pas haletant, ce livre rentre plutôt dans la catégorie de ceux qu'ont met un moment à lire, parce qu'il est plein de faits d'une part et de réflexions douces-amères de l'autre.
Ironique, désabusé et mélancolique.

(J'en ai tiré une citation il y a longtemps déjà).

Repost 0
Published by Abie - dans Lectures
commenter cet article
6 décembre 2005 2 06 /12 /décembre /2005 01:54
Entendu, dimanche matin, toujours sur France-Info,
dans une chronique plutôt intéressante sur l'efficacité des planespotters, très gênante pour la CIA.
Ces maniques de l'observation d'avion (une espèce très répandue au Royaume-Uni, comme les ornithologues) ont réussi à démonter la couverture d'un avion de la CIA malgré ses changements d'immatriculation.
Pour le texte de la chronique : par là.
Pour un article américain sur la question : Eyes on the CIA

Mais si je vous en parle, c'est pour dire du mal. La construction m'a choqué à l'écoute, mais j'ai surtout été très surprise de la retrouver à l'écrit, dans la version en ligne :

Outre Manche, le Plane Spotting est devenu un sport national. Un sport national contre lequel aucun avion ne peut échapper, pas même un appareil de la CIA.

C'est-à-dire : aucun avion ne peut échapper contre le plane spotting.
Moi qui croyais naïvement qu'on échappait à quelquechose. On en apprend tous les jours.
Repost 0
5 décembre 2005 1 05 /12 /décembre /2005 00:08


Le monde est plein de fous, et qui n'en veut pas voir
Doit se tenir tout seul et casser son miroir

Légende d'une gravure extraite de Mémoires pour servir à l'histoire de la fête des fous,
de Du Tilliot (1741), reproduite dans Le sceptre et la marotte de Maurice Lever (1983).


  Sire, Thulène est mort, j'ai vu sa sépulture
Mais il est presque en vous de le ressusciter
Faites de son état un poëte héritier,
Le poète et le fou sont de même nature.

L'un fuit l'ambition, et l'autre n'en a cure;
Tous deux ne font jamais leur argent profiter.
Tous deux sont d'une humeur aisée à irriter;
L'un parle sans penser, et l'autre à l'aventure.

L'un a la teste verte, et l'autre va couvert
D'un joli chaperon fait de jaune et de vert;
L'un s'amuse aux grelots, et l'autre à des sornettes,

Le plus grand différent qui se trouve entre nous,
C'est qu'on dit que toujours Fortune aime les fous,
Et qu'elle est peu souvent favorable aux poëtes.

Jean Passerat
à l'occasion du décès de Thulène, fou d'Henri III
cité ibidem

Comme quoi j'ai bien fait de rater mon bus au Châtelet pour avoir le temps de l'acheter à un petit bouquiniste des quais.
Notez qu'il a été réédité en 1999, donc le fouinage n'est même plus nécessaire pour en profiter...


NB : Le titre de cette note est une citation des Maximes de La Rochefoucaud
(disponibles au téléchargement sur le site du Projet Gutenberg : )

Repost 0
Published by Abie - dans Guillemets
commenter cet article
4 décembre 2005 7 04 /12 /décembre /2005 23:52
structure microlitiqueDans une copie de quatrième sur les volcans :

1/ Les  phenochristaux sont visible à l'oeil nu.
2/ Les microbites sont visible au microscope.

4/ Préciser s'il s'agit d'une roche volcanique :
Quand c'est lent c'est que c'est un volcan volcanique et quand c'est rapide c'est que c'est un volcan non volcanique.

Qu'Haroun Tazieff me vienne en aide, je n'invente rien...

NB : A votre gauche, un superbe exemple de structure microLitique, appartenant à un basalte.
Ah, vous voyez que je ne baisse pas encore les bras...
Repost 0
3 décembre 2005 6 03 /12 /décembre /2005 00:00

Dans son Gorilles dans la Brume (copyright 1983) que je commentais ici, Dian Fossey disait :

Le Ruanda a l'une des plus fortes densités de population du monde. D'une superficie de 26 000 kilomètres carrés, il compte 4 700 000 habitants. On estime que la population aura doublé à la fin du siècle. Appelé "la petite Suisse de l'Afrique", c'est aussi l'un des cinq pays les plus pauves du monde.

C'est toujours un peu déprimant à lire,  mais il est sûr que lorsqu'on fait des estimations, le pire n'est jamais sûr.



N'empêche que quitte à ne pas remplir les prédictions, le Rwanda aurait sans doute préféré garder son statut de petite Suisse, et la paix civile qui va avec.


Repost 0
Published by Abie - dans Guillemets
commenter cet article
2 décembre 2005 5 02 /12 /décembre /2005 00:42
Mais quelle buse!
Je n'ai vraiment pas le sens du timing : il y a un mois je vous parlais de la conquête du ouèbe par Firefox, et j'étais un peu toute seule.

J'aurais du attendre : voilà que c'est devenu le sujet de la semaine, pour cause d'anniversaire de ce beau bébé : un an et demi déjà (avouez que vous êtes habitués!) ou un an et demi seulement (déjà 15% des parts de marché) selon le point de vue, mais indubitablement un an et demi.

Que faire pour fêter ça?

- Pour ceux qui l'utilisent déjà : récupérez la dernière version (1point 5),
toute nouvelle, tout belle.
 
  - Pour ceux qui ne l'utilisent qu'à la maison, sachez que vous n'êtes pas seuls, comme en témoigne le graphique ci-contre (allez, on clique pour le voir en plus gros!). La comparaison entre les statistiques du week-end et celles des jours ouvrés ne trompe pas.
L'inertie des entreprises en matière de logiciels est proverbiale, même dans les domaine où il serait dans leur intérêt d'être dans l'avant-garde, comme la sécurité sur Internet.
Utilisez Firefox au bureau, parce qu'il y a encore du boulot...

 - Pour ceux qui n'utilisent pas firefox du tout, et qui ont accès au web (oui, toi, là!) je ne me lancerai pas dans un plaidoyer sur les qualités de Firefox, puisque les arguments ont déjà été rebattus et ressassés. Manifestement, l'approche rationnelle ne marche pas.
Je me contenterai donc d'en appeller à vos émotions les plus profondes. Pourquoi utiliser Firefox? Voici la réponse.
Comment résister au regard implorant de ce petit Firefox (c'est-à-dire Panda rouge ou petit panda en français)?
Il a le poil tout rifougnou, des yeux brillants, et il met tellement d'espoir en vous!

Pour être complètement honnête je ne comprend pas l'immense succès médiatique du Panda géant quand on le compare à cette espèce de concentré de mignonitude, issu du croisement contre-nature d'un chat, d'un ours et d'un raton-laveur. Ou pas.

Les photos, prises au zoo de Lille, sont de  Tristan Nitot, grand libriste devant l'éternel (par ici pour son compte Flickr) (volé sur Mitternacht).


Oui, c'est un néologisme, mais au moins ce n'est pas un barbarisme :
igneovulpinesque : igneus (igné, de feu) + vulpinus (de vulpus, le renard) : c'est garanti 100% latin de cuisine pour dire "de Firefox"...



En rab et parce que je vous aime bien, cette image tirée de l'article Wikipédia, qui nous explique un peu mieux le terme de rouge/feuPour être roux flamboyant, il l'est, le peutiot!







Repost 0

Edito

Soyez les bienvenus sur ce petit blog sans ligne éditoriale fixe, qui échoue à mourir depuis 2005.
La fréquence de mise à jour se veut quotidienne au mieux (par ce que je suis de nature optimiste), trimestrielle au pire (parce que je suis velléitaire bien plus encore).

Alea jacta est :


Aussi :



Ordo Ab Chao