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26 avril 2006 3 26 /04 /avril /2006 00:15
Les deux blagues suivantes ne seront compréhensibles que des anglophones familiers avec la physique théorique.
J'aime cibler mon public :-)

What does a physicist make when bitten by a zombie?
"Branes! Branes!..."

(via)

The nerdiest pick-up line ever :
"Nice shoes. Wanna Fock?"

(via)

A titre de justification, je pense que j'ai une attraction malsaine pour tout ce qui ressemble de près ou de loin à de l'humour geek, dans le genre de Every couple has its moment et Resistance begins at ohm.
La dernière chose qui m'ait fait rire bêtement, c'est tout de même ce proverbe (via) :

Mieux vaut tar que gz ...

Edit : Entendu ce week-end (merci FG)
- What does the barman say when a neutron wants to pay for its drink?
- "For you, no charge..."

Pitié, abattez-moi : je suis peut-être contagieuse!

Edit : Et sur l'air de YMCA, la chanson... du mRNA! (ARN messager) (via
DMOZ.org)

M-R-N-A
(yes, we study the)
M-R-N-A
It comes straight from the gene,
It can make a protein,
It’s the code that connects
The whole cellular machine!

Vivement la prochaine soirée...
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25 avril 2006 2 25 /04 /avril /2006 00:15
J'ai été alertée par un pic de trafic bizarre.
J'ai donc farfouillé un peu, et j'ai trouvé, à ma totale  absence de surprise, ça :


Ah bah oui, cet article parle de la reconversion d'un auteur pour enfants en producteur dans l'industrie du film adulte... il y a donc tous les bons mots clefs pour expliquer une affluence préférencielle.
Mais pourquoi brutalement ces derniers temps? Mystère...

Et en cherchant un peu plus loin dans les pages qui ont renvoyé ici, j'ai vu qu'au moins une personne était tombée sur cet article comme ça :

J'imagine que l'internaute à la recherche d'images a dû être un peu surpris de tomber sur l'Origine du Monde, qui était la seule image qui me paraissait à la fois présentable et pertinente pour illustrer l'article.
Mais c'est à mon tour d'être surprise du rang de l'article dans cette requête. Je suis à peu près sûre de moi quand je dis que jamais jusqu'à ce jour je n'avais eu l'occasion de taper le mot "vrouw", et certainement pas dans ce blog...
Je viens de le faire, dans Babelfish. Ca veut dire "femme" en Néerlandais.

Une seule conclusion : la femme représentée par Courbet est une Übervrouw, capable de plier le PageRank à sa volonté...

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Published by Abie - dans Blogosphères
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24 avril 2006 1 24 /04 /avril /2006 01:19
portrait de boulgakovMéditation d'un chien des rues recueilli par un riche docteur :

Non, pas question, aucune liberté ne le ferait partir d'ici, pourquoi se mentir, se dit-il en reniflant tristement, je suis déjà habitué. J'ai un maître, je suis une créature intellectuelle, j'ai goûté au meilleur de la vie. Et puis la liberté, qu'est-ce? Rien. Une fumée, un mirage, une fiction... Le délire de ces dangereux démocrates...


Mikhail Boulgakov, Coeur de Chien.
(Trad. Janine Lévy, kiosque Flammarion 1998)
Update
Via un fidèle lecteur (merci à lui) :

Non, il n'est pas question de partir d'ici, si libre qu'on soit ailleurs. Il ne faut pas se raconter d'histoires, se lamentait le chien en reniflant. J'ai pris des habitudes. Je suis un chien de seigneur, un être intellectuel, j'ai goûté à la douceur de vivre. D'ailleurs, qu'est-ce que la liberté ? Rien du tout : fumée, mirage, fiction.. Un délire de ces misérables démocrates...
Coeur de chien,
Traduction nouvelle de Vladimir Volkoff,
1999, au Livre de Poche.

Un bel exemple de la variété des traductions possibles, même pour la même langue et à la même période...

Sur le même thème dans ce blog, lisez aussi :
- diverses traductions de Song de John Donne,
- et des considérations générales sur la traduction : Traduttore traditore.

Update n°2 
Et grâce à la diligence du même lecteur fidèle et russophile, et d'Asia, russe et francophile, je peux vous fournir  la version orginale. Merci à eux !

Нет, куда уж, ни на какую волю отсюда не уйдешь, зачем лгать,  тосковал
пес, сопя носом,  - привык. Я барский пес, интеллегентное  существо, отведал
лучшей жизни.  Да и  что такое  воля? Так, дым,  мираж,  фикция... Бред этих
злосчастных демократов...

Je suis à peine capable de déchiffrer le texte, mais je reconnais tout de même :
Нет = Niet = Non
мираж = miraj = mirage, directement du  français
фикция = fictsiya = fiction, probablement du français aussi..
Et bien sûr
воля (volia), la liberté.

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Published by Abie - dans Guillemets
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23 avril 2006 7 23 /04 /avril /2006 00:00
Ted Rall est un auteur de cartoons que je lis régulièrement et qui arrive assez souvent à me faire sourire sur des sujets qui n'ont rien de drôle. (Son entrée  wikipédia en)
Il est américain est virulemment anti-Bush, et bien qu'ils trouve en général des moyens plus efficaces que l'attaque ad hominem, lorsqu'il représente le président, c'est  comme demeuré ou psychopathe.

Malgré cela, je ne m'attendais pas au parallèle qu'il propose dans son dessin du 30 mars dernier...
(on cliquète sur l'image, siouplé.)

Traduction des dialogues
Général : - Ils nous ont attaqué par le passé. On ne pouvait pas courir le risque qu'ils attaquent à nouveau.
Interviewer (SS) : Vous ne pouvez pas en être sûr.
- Ce sont des terroristes! Ils font des attentats à la bombe contre nos soldats!
- Après que nous les ayons envahis.
- Mais nous y sommes maintenant. Nous devons gagner!
- Pourquoi?
- Si nous ne combattons pas la Résistance française là-bas, nous devrons la combattre ici à Berlin!
- Hommage au héros tombé au combat après ces quelques messages de publicité.

Plusieurs choses sont à noter :

Ce cartoon rentre au moins formellement dans le cadre de la loi  de Godwin, qui dit que plus un débat se prolonge, plus il y a de chance que quelqu'un traite un adversaire de nazi ou le compare à Hitler.

Le parallèle Allemagne nazie / USA est tout de même énergique. Je m'étonne de ne pas avoir lu de protestations indignées. Je n'ai peut-être pas assez cherché, notez bien.

Les arguments avancés sont effectivement ceux qu'a utilisé le gouvernement américain, en particulier le thème de combattre le terrorisme là-bas pour ne pas avoir à le faire chez nous.

Ce strip nous rappelle que la ligne qui sépare résistance et terrorisme est fine, et que la rhétorique la fait facilement bouger : Manoukian  et les autres fusillés de l'Affiche rouge étaient pour l'administration nazie des terroristes archétypaux.
A mon sens, la limite passe quelque part entre faire sauter des trains de munitions et de transports de troupes d'une part, et faire exploser des voitures en plein marché, ou dans un lieu saint de la variante religieuse opposée (de préférence bourré de monde), d'autre part.
Je ne sais pas si les époux Aubrac apprécieront immensément d'être comparés aux insurgés irakiens, mais Ted Rall a au moins le mérite de rappeller que dans l'histoire irakienne, les soldats américains de la coalition sont des envahisseurs et des occupants.
Et pas forcément spécialistes de la transition démocratique ménagée.

Pour terminer,  je précise c'est la première fois que je tombe sur une mention de la Résistance intérieure française aux Etats-Unis : d'habitude, en ces temps de French-bashing, il est plus courant de lire des blagues sur la lâcheté des Français, et de leur ingratitude envers les Américains, à qui ils doivent de ne pas parler boche.
Parmi d'autres : un exemple de google-bombing qui a beaucoup amusé outre-Atlantique au moment de l'opposition de Chichi au vote de la guerre en Irak.
Ceci dit, encore heureux que les opposants de Bush ne soient pas francophobes...

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22 avril 2006 6 22 /04 /avril /2006 00:00
Un peu de tout, beaucoup de rien...

Recherche d'images
Retrievr, le moteur qui vous fouille pour vous dans Flickr à partir d'un croquis...
(via Entre zéro et un et Elaboration, qui donne un exemple d'utilisation)

Pour les besoins de la cause, disons que je cherche une image dont j'ai perdu l'adresse, mettons cette photo d'orchidée particulièrement réussie (par Fib).

Je gribouille un vague équivalent, et pouf, le moteur de recherche me le retrouve tout seul comme un grand...
Là j'ai raffiné avec deux couleurs, mais je suis arrivée au même résultat avec seulement du rouge et un dessin bien plus grossier : vraiment pas besoin d'être Michel-Ange pour s'en sortir.

Wikipédia :
Encore un truc idiot mais pas inintéressant : amusez-vous avec Six degrees of Wikipedia qui trouve le chemin le plus direct d'une page à une autre en suivant les liens internes...
Les résultats sont complètement imprévisibles, et les relations ne sont pas symétriques : il peut suffire de deux clics pour aller de A à B et six pour revenir de B à A.
Je n'ai pour l'instant pas trouvé d'algorithme intéressant pour trouver les chemins les plus longs, les antonymes étant généralement directement liés (war/peace) par exemple.
J'ai donc choisi des exemples absurdes, pour le principe : ginkgo (l'arbe aux quarante écus) à gauche, et beaver (castor) à ma droite.

Et retour...


(Pour l'instant uniquement sur la version anglophone) ...

Up against the wall! chez Giornale Nuovo

Les mots croisés du futur? Si seulement...

Orthographe : Oh! j'avais même pas remarqué...la fôte qui tue!

Cartographie : Tiens, c'est marrant, à force de se répéter que les Etats-Unis sont un pays protestant, on oublie qu'il est aussi catholique : Leading Church Bodies  via Joker TTT.

Au sujet de l'Intelligent design, voici de quoi se désopiler la rate :
- La théorie de la chute intelligente, vue par The Onion (wiki),
- Un très bon cartoon de I drew this! sur le même sujet.
- La théorie de la livraison intelligente des Oeufs de Pâques.
(Par ailleurs, le texte comporte une erreur grossière : c'est une cloche, pas un lapin. Une CLOCHE!!). (via)


C'est tout...
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21 avril 2006 5 21 /04 /avril /2006 00:00
Remember, remember
The fifth of November
The gunpowder treason and plot.
I can see no reason
Why gunpowder treason
Should ever be forgot.
(Comptine)
Souviens-toi, souviens-toi
Toujours du cinq novembre
De la Conspiration des poudres
Je ne vois aucune raison
Pour que cette trahison
Se fasse jamais absoudre
 (Traduction libre)


V pour Vendetta
est une bande dessinée du prolifique scénariste Alan Moore (From Hell, La ligue des Gentlemen extraordinairesWatchmen), dessinée par David Lloyd, et elle vient d'être adaptée au cinéma par
James McTeigue.

A lire chez
Culturofil:
Dans cette Angleterre fascisante et orwellienne, un personnage étrange et masqué a pour seul objectif s'accomplir sa vengeance sur un certain nombre de membres de la nomenklatura, tout en réveillant les aspirations du peuple à plus de liberté et de justice.  

Son masque est celui de Guy Fawkes, un personnage brûlé traditionnellement le 5 novembre en commémoration de la Conspiration des poudres de 1605, tentative  déjouée à temps de comploteurs catholiques de faire sauter le Parlement. Guy Fawkes devait mettre le feu aux poudres et fut plus tard décrit comme "le seul homme à être jamais entré au Parlement avec d'honnêtes intentions"...

Brûlé en effigie depuis 400 ans pour la plus grande joie des gosses, son nom en est venu à vouloir dire "mannequin", "masque grostesque", puis "personne d'apparence ridicule" et enfin, tout simplement, "gars". Je ne peux pas résister à la délicieuse ironie de souligner que le terme général pour désigner un homme anglais est donc le prénom d'un comploteur qui se serait bien vu régicide...

Je n'ai pas lu le comic, lacune que j'espère combler un jour, donc il est tout à fait possible que mes remarques quant au film soient invalidées par des données de la BD qui n'ont pas pu être intégrées au film, ou des artéfacts d'adaptation hollywoodienne.

Pour l'une, au moins, je suis sure de moi: le dictateur s'appelle originellement Adam Susan, et le parallèle avec l'Allemagne nazie était bien assez clair sans avoir besoin de forcer le trait en le rebaptisant Adam Sutler...


Mais qui est V? Laissez-le se présenter lui-même, en pentamètres iambiques, s'il vous plaît :

Voilà! In view, a humble vaudevillian veteran, cast vicariously as both victim and villain by the vicissitudes of Fate.

Voilà ! Vous avez en vue un humble vétéran du vaudeville, un personnage indirectement fait à la fois victime et coupable par les vicissitudes du destin.

Pourquoi ce masque à l'effigie de  l'instigateur de la conspiration des poudres?

This visage, no mere veneer of vanity, is a vestige of the vox populi, now vacant, vanished. However, this valorous visitation of a by-gone vexation, stands vivified, and has vowed to vanquish these venal and virulent vermin vanguarding vice and vouchsafing the violently vicious and voracious violation of volition.

Ce visage, plus qu'un simple vernis de vanité, est un vestige de la vox populi, maintenant caduque, disparue. Toutefois,  cette valeureuse visite d'une insulte passée est ravivée  et a fait le voeu de vaincre cette vermine vénale et virulente qui est à l'avant-garde du vice et encourage la violation violamment vicieuse et vorace de la volonté.

Quel est donc son but?

 The only verdict is vengeance; a vendetta, held as a votive, not in vain, for the value and veracity of such shall one day vindicate the vigilant and the virtuous. Verily, this vichyssoise of verbiage veers most verbose so let me simply add that it's my very good honor to meet you and you may call me V.

Le seul verdict possible est la vengeance ; une vendetta comme un symbole, non pas en vain, mais pour la valeur et la véracité, de celle que réclameront un jour les vigilants et les vertueux. Vraiment cette salade de verbiage tourne au verbeux, laissez-moi donc simplement ajouter que je suis très honoré de vous rencontrer et que vous pouvez m'appeller V.

Dans l'ensemble, et de façon prévisible, le film est un exercice de style en britishitude : outre les jurons (Bloody hell le dispute à Bullocks), la localisation et le prétexte historique de Guy Fawkes, ce sont surtout les citations et la verve théatrales de V qui donnent à l'ensemble un cachet terriblement british... Des pièces commes Macbeth, La Nuit des Rois, et sans doute bien d'autres qui m'ont échappées sont citées tout au long du film.

Les effets pyrotechniques sont très jolis mais totalement irréalistes : pour avoir vu des artificiers travailler, je refuse de croire qu'une explosion souterraine puisse produire une destruction propre, verticale et flamboyante d'un monument gothique (flamboyant d'ailleurs) a fortiori un feu d'artifice soigneusement synchronisé.  Sans blesser les milliers de personnes alentour.
Mais c'est bien traité, et ça sert (un peu) le scénario, ce qui change des grosses explosions poilues des blockbusters, alors je suis encline à la clémence.

Mais il y a d'autres choses qui me chiffonnent. Nous sommes censés être dans un pays totalitaire, avec un contrôle extrêmement étroit des médias, des communications (écoutes téléphoniques) et des déplacements (couvre-feu, mention d'une autorisation nécessaire même pour l'archévêque).
Comment expliquer, en ce cas, l'air impuissant des autorités envers des explosifs et des poisons simplement parce que les ingrédients sont en vente libre? C'est pertinent dans un contexte normal, pas dans un état policier!
Il aurait suffit, ce que semble, d'exiger un suivi administratif des ventes d'engrais (très bons explosifs), avec justificatifs des surfaces d'exploitation à traiter, pour empêcher V d'accumuler de quoi remplir une rame entière de métro.
Idem pour les masques expédiés à des milliers de personnes : on ignore qui les envoie, et avec quel argent, ok, je veux bien admettre de V soit très fort et dispose de ressources intraçables.
Mais dans ce cas, la marche à suivre pour le pouvoir est l'ouverture systématique des colis dans les bureaux de poste, confiscation et destruction des masques : pas ouvrir de grand yeux tristes quand les Guy Fawkes se multiplient dans les rues!

Etrange : je suis parfaitement disposée à admettre que V est un surhomme mutant de la mort, super fort et surintelligent, mais les invraisemblances pratiques me font puissamment tiquer. Pour ne pas parler de celle qui me semble la plus improbable de tous (et je crois, absente de la BD), c'est-à-dire le misérable embryon de bluette entre V et Portman, qui, en plus d'être un cheveu sur la soupe comme souvent au cinéma, apparaît comme surréaliste considérant ce que le personnage de Evey a subi.

Pour ce qui est des connotations politiques, il est bon de savoir que l'histoire a été écrite avec Thatcher en ligne de mire. Toutefois, l'adaptation a clairement été pensée comme une allusion aux Etats-Unis actuels (un personnage mentionne dans le film que depuis la guerre les mots collateral et rendition ont changé de sens).
L'auteur ne cautionne pas cete adaptation, et ce V devenu, d'anarchiste, une espèce de résistant. Il déclare que la BD a été

turned into a Bush-era parable by people too timid to set a political satire in their own country
transformée en une parabole de l'ère Bush par des gens trop pusillanimes pour situer une satire politique dans leur propre pays.

Mais il serait sans doute une erreur de limiter V à cette controverse politique. Je vous en dirai plus à l'occasion

Je cause, je cause... Résumons donc :
Je crois que le meilleur de ce film est l'envie irrépressible qu'il donne de lire la BD. Pour le reste, j'ai beaucoup aimé la performance de Stephen Fry, j'ai été hypnotisée par les sourcils de Mlle Portman (ils sont tout droits, vous trouvez ça normal, vous?), et je recommande le film comme tout à fait convenable.
J'attend la lecture de l'original pour regretter ce qui aurait pu être.

Ah, et outre l'évidence référence aux Sex Pistols, j'y ai vu un évident clin d'oeil à une chanson de The Clash. Le verrez-vous?


Il y a une espèce de consensus pour comparer V à Batman begins : au-delà des forums imdb, même la critique de Libé assène
V for Vendetta s'inscrit dans cette microtendance du « blockbuster intelligent » qui commence à faire quelques ravages. The Island, Batman Begins, la trilogie Matrix, la Guerre des mondes...
C'est peu dire que je n'y souscris pas : à part le ridicule d'une part (c'est bon de rire parfois) et la photographie d'autre part (mais un film ne se limite pas à des images), je ne vois vraiment aucun mérite à la prequel de Batman.
Mais j'en ai déjà un peu parlé...


Post scriptum :
Je n'ai pas pensé à retenir la traduction de la comptine dans la version VOST.
Si quelqu'un à été plus attentif que moi, je suis preneuse ( pour la version VF aussi d'ailleurs).

Edit : Alex me répond dans les commentaires :

  Souviens-toi, souviens-toi
            Du 5 novembre 1605
            De la conspiration des poudres
            De Guy Fawkes, et de Jacques premier
            Souviens t’en, car a l’oublier
            Jamais je ne pourrai me résoudre.

"Cette comptine est également reprise à une ou deux reprises dans une version plus condensée :"

            Souviens-toi, souviens-toi
            De ce 5 de novembre
            Souviens t’en, car a l’oublier
            Jamais je ne pourrai me résoudre.

Cette traduction est sans aucun doute plus adaptée au sujet, puisque V reprend Guy Fawkes comme un personnage positif et "ne pas oublier" en vient à signifier "s'en inspirer", alors que dans l'original il s'agissait de ne jamais pardonner (cf absoudre).
Et puis c'est pas pour dire, mais ma traduction à moi, elle rime :-p.

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20 avril 2006 4 20 /04 /avril /2006 00:00
Pour expliciter l'allusion que j'y faisais dans le post précédent, voici la citation de Cat's Cradle que j'avais en tête :

It appeared that Claire Minton, in her time, had been a professionnal indexer. I had never heard of such a profession before.
    She told me that she had put her husband through college years before with her earnings as an indexer, that the earnings had been good, and that few people could index well.
    She said that indexing was a thing that only the most amateurish autor undertook to do for his own book.
[...]
    'It's a revealing thing, an athor's index of his  own work', she informed me. 'It's a shameless exhibition - to the trained eye.'
    'She can read character from an index,' said her husband.
    'Oh ?' and I said. 'What can you tell about Philip Castle ?'
    She smiled faintly. 'Things I'd better not tell strangers.Sorry.'
[...]
    'Why not ?'
    'I've said all I'm going to say, 'she said.
    'I'm gratified to meet an indexer who respect the privacy of others.'
    'Never index your own book,' she stated.
 
Traduction artisanale :
Il s'avéra que Claire Minton avait été, en son temps, une indexeuse professionnelle. Je n'avais jamais entendu parler d'un tel métier avant.
elle me raconta qu'elle avait financé les études de son mari avec ses revenus d'indexeuse, que la paie était bonne et que peu de gens indexaient bien.
Elle dit que l'indexation était une chose que seul le plus amateur des auteurs entreprenait pour son propre livre.
(...)

    "- C'est révélateur, un index fait par l'auteur, m'informa-t-elle. C'est une exhibition éhontée -- pour un oeil exercé.
    - Elle peut lire une personnalité dans un index, dit son mari.
    - Oh ? dis-je. Que pouvez-vous dire sur Philip Castle?
Elle sourit faiblement.
    - Des choses que je ferais mieux de ne pas raconter à des inconnus. Désolée.
(...)

    - Pourquoi pas?
    - J'ai dit tout ce que j'avais à dire, dit-elle.
    - Je suis ravi de rencontrer une indexeuse respectueuse de la vie privée d'autrui.
    - N'indexez jamais votre propre livre, énonça-t-elle."

Le livre traduit en français.
Le site de K. Vonnegut (en).
D'autres citations (en)
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Published by Abie - dans Guillemets
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19 avril 2006 3 19 /04 /avril /2006 03:06
Bien pire que les zombies mangeurs de cerveaux, Ornery Boy est confronté au  mal ultime : l'absence de référencement croisé du Nécronomicon...
(cliquez sur l'image pour tout voir)

Pour la dragonne :
- Non, je ne doix pas manger de ce délicieux cerveau! Je ne veux plus être un mort-vivant!
- Nrr?
- Il y a forcément un remède dans le Nécronomicon!
- Pas de table des matières! Pas d'index! Ce livre est DEMONIAQUE!


Ah, et pour une fois, l'auteur, Michael Lalonde,  est canadien.

Pour un développement sur l'importance des index, voir Cat's Cradle.
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18 avril 2006 2 18 /04 /avril /2006 00:00
Permettez-moi de vous présenter *le* lien en or pour les mélomanes :
Musipédia (via).
Inspirée par Wikipédia, c'est une banque collaborative de mélodies qui fait tout son possible pour être facile d'utilisation, en particulier grâce à ses multiples modes de recherche.
Pour vous démontrer la chose, je vais être assistée de
"Oh When the Saints go marching in , oh when the saaaints gooo marchiiing iiiin...",
classique gospel choisi sur des critères très stricts : je l'ai retrouvé à la flûte toute seule comme une grande en CE2. Merci de sa collaboration.

Recherche par mots-clefs : 
Difficile de faire plus classique et plus intuitif : entrez "when saints", cliquez sur le bouton, dégustez chambré.

Recherche par clavier :
Vous disposez du joli petit clavier ci-dessous, et vous n'avez qu'à cliquez pour rentrer les notes, qui s'affichent sur la portée en même temps. Vous pouvez même le faire jouer par l'odinateur pour être bien certain de ce que vous tapez...
Avantages : Pas besoin de réfléchir aux conversions  français/anglais  (sol, c'est quoi, un g ou un h?),  et surtout vous pouvez vous passer des paroles et du titre, ce qui  prend toute son importance dans le cas de la scie qui vous tourne en boucle dans la tête, ou dans celui des oeuvres classiques.

Inconvénients : Mon pavillon auriculaire peut être justement qualifié de beaucoup de choses (grand, bizarre, cartilagineux), mais non, vraiment, je n'ai pas l'oreille absolue.
Et puis le rythme dans la peau c'est bien joli mais ça n'est pas super pratique : j'ai beau savoir les valeurs respectives des rondes, blanches et autres pointées plus ou moins grises, ça m'aide bof. Mais pour toi lecteur, j'ai tout de même tenté ma chance avec mon doigté de CE2, que je vous donne en première exclusivité :
sol-si-do-ré/
sol-si-do-ré/
sol-si-do-ré/
si-sol/
si-laaa/
Je rentre donc : g'4 b'4 c''4 d''4 g'4 b'4 c''4 d''4 g'4 b'4 c''4 d''4 b'4 g'4 b'4
Soyons francs : c'est un échec.
Dans les pages de résultats approchés, je vois Bad de Michael Jackson, et du Alanis Morissette. Le rythme dans la peau, je vous dis.

Recherche de contour mélodique :
Ça a l'air ésotérique, mais pas du tout en fait... Il utilise un codage d'une simplicité  cristalline appellée "code Parson",qui se contente de noter la montée (up=U), la  descente (down=D) ou la répétition (repeat=R) de la tonalité.
Dans mon cas, ca donne :
sol-si-do-ré-sol-si-do-ré-sol-si-do-ré-si-sol-si-laaa
    U  U  U   D   U  U  U   D   U  U   U  D  D  U  D

Et quant au "contour mélodique", on peut le représenter ainsi :
 * 
/
* * *
/ /
* * * *
/ /
* *
/
* *
/ /
* *
/
*
/
*
Mignon, non?
Voilà qui est déjà plus selon mon coeur! C'est simple, intuitif et ça marche bien.
D'autant qu'on peut combiner contour et mots-clefs, bien utile quand vous ne vous souvenez que d'une strophe. Ici, j'ai essayé "UUUDUU" et "saints" et ça a marché.
Mais vous n'avez pas encore vu le meilleur.

Recherche par fredonnement :
Si vous n'avez vraiment aucune idée, ou aucune envie de formaliser la chanson qui vous préoccupe, vous pouvez la chanter à votre ordinateur! Comme à un vendeur Fnac, en mieux.
Moi, ça m'enthousiasme, mais c'est purement théorique : je n'ai pas de micro sous la main, ce qui m'épargnera la vague humiliation de chanter la sérénade à Fizgigg, mon fidèle Thinkpad.

Edit : Je suis prête à tout pour satisfaire ma curiosité, alors je me suis procurée :
- un ordi : check
- un micro : check
- une voix correcte : che... ah meeerde.

Il s'agit donc de chanter des "tatatataaaa" dans le micro, puis de subir la torture de les réentendre, car l'ordinateur est un être de logique pure, au-dessus du concept mesquin de tact ou d'amour-propre, et c'est le genre de moment où on le regrette.
Le résultat est reproductiblement laid, même en essayant de trouver l'octave où les choses ne se barrent pas trop en vrille. Mais la chose vraiment épatante, c'est que la recherche est reproductiblement efficace!
Sur quatre essais, le seul qui n'ait pas donné la bonne réponse en premier choix est celui que j'avais essayé de lisser après-coup : comme quoi, le mieux semble vraiment être l'ennemi du bien.

Voilà donc en bref les propriétés de cette perle de site...
Pour l'instant,  il me semble que les thèmes sont souvent des instrumentaux (classique et jazz), mais si cela ne vous convient pas, il ne vous reste plus qu'à rentrer vos partoches préférées...
Et jetez un coup d'oeil à la page de liens, qui ne manque pas d'intérêt (moteur de recherche de thème, empreintes digitales de morceau et d'autres encore).
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Published by Abie - dans Wikipédies
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17 avril 2006 1 17 /04 /avril /2006 02:13
Pour la première partie des mots ansés allez donc voir par là-bas si j'y suis.

Catharsis : Sans doute une des raisons pour lesquelles je pleure bien plus au cinéma, ou sur mes livres, que dans la vraie vie.

Catilinaire : Un peu comme une philippique, mais trois cents ans plus tard, et en latin. Oeuvre d'un pois-chiche célèbre.

Chalaze : Vous en avez déjà vu plein, même si vous n'avez jamais lu ce mot : voir image ci-contre.
Pour ce qui est du sens botanique, ben, c'est à l'opposé du micropyle.

Chèvrefeuille : Apparemment le nom est dû à ce que sa forme évoque effectivement des oreilles de chèvres, comme en témoigne son nom latin (caprifolium).

Chromaffine : Pour commencer, le mot est amusant (on dirait chromatine prononcé avec une dent cassée).
Et puis la chose est intéressante : les cellules chromaffines se trouvent dans la moelle des glandes surrénales et produisent la plus fameuse des hormones de stress : l'adrénaline. Elles sont capables de relarguer brusquement leur stock sous commande nerveuse (par exemple quand quelqu'un vous hurle dans les zoneilles), ce qui en fait, avec l'axe hypothalamo-hypophysaire, l'exemple type du concept de "synapse neuro-endocrinienne".


Chrysostome : C'est l'épithète non homérique associée au Saint Jean du quatrième siècle, par opposition à st Jean l'évangéliste, pour ne pas dire Saint-Jean-pas-celui-là-l'autre, ce qui la foutrait mal.
De Chryso- : doré et stoma : la bouche, il s'agit donc de Saint Jean Bouche d'Or, comme le chante Brassens :

Les Saint Jean Bouche-d'Or qui prêchent le martyre
Le plus souvent, d'ailleurs, s'attardent ici-bas
Mourir pour des idées, c'est le cas de le dire
C'est leur raison de vivre, ils ne s'en privent pas. (Mourir pour des idées)

Un peu difficile à caser dans la conversation, je vous l'accorde, si ce n'est pour complimenter un orateur brillant. A défaut, rabattez vous sur les statues  grecques chryséléphantines, c'est-à-dire faire d'or et d'ivoire.

Cinéraire : Juste une bête fleur, avec des corymbes. Doit son joli nom à un aspect supposément cendré. M'évoque irrépréssiblement la prière Miserere.

Cladode : Pousse sur le fragon. Porte une pointe vulnérante.

Cochlée : Limaçon confortablement lové au creux de votre capsule otique. On ne regrette généralement son existence qu'en cas de voisin bricoleur dominical et impénitent.

Coquecigrue : Oiseau imaginaire tenant du coq de la cigogne et de la grue, cher à Rabelais.
Rien de très original : c'est même devenu l'achétype du mot bizarre -si l'on peut dire - : il y a  des  blogs appellés coquecigrue.net et coquecigrue.over-blog.com, c'est pour dire!
A la venue des coquecigrues : quand les poules auront des dents.
Regarder voler des coquecigrues : bayer aux corneilles

Créosote : Ce pourrait être le nom d'un délicieux plat régional. Et ben pas du tout du tout, du tout. La créosote est un mélange complexe d'hydrocarbures polycycliques aromatiques et de composés phénoliques provenant de la distillation du goudron de houille. Et d'après le dictionnaire de l'Académie, ça pue, et ça a un goût dégueulasse..
D'ailleurs, c'est maintenant interdit
Des experts ont fini  par réaliser que  les polycycliques condensés, c'est cancérigène. Seulement trois cents ans après Percival Pott, bien joué les gars.

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Edito

Soyez les bienvenus sur ce petit blog sans ligne éditoriale fixe, qui échoue à mourir depuis 2005.
La fréquence de mise à jour se veut quotidienne au mieux (par ce que je suis de nature optimiste), trimestrielle au pire (parce que je suis velléitaire bien plus encore).

Alea jacta est :


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Ordo Ab Chao