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11 mai 2006 4 11 /05 /mai /2006 00:00
Sur le site du Parti socialiste la sénatrice Catherine Tasca dit :

Avec le logiciel libre, on voit se mettre en place tout un nouveau marché publicitaire lui-même très lucratif.

(via) (c'est moi qui souligne)

Mais de quoi parle-t-elle au juste?
Il doit y avoir des molécules intéressantes dans la moquette du Sénat.



Note de service :
Je m'amuse en Javascript, d'où la citation aléatoire à gauche sous "Alea jacta est".
Si vous ne la voyez pas ou si le script entre en conflit avec votre navigateur, racontez-moi tout.
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10 mai 2006 3 10 /05 /mai /2006 17:35
J'ai récemment obtenu une conjonction rare : un peu de temps, un  accès à un scanner, et la résurgence, par l'un des mystérieux mouvements tectoniques agitant mes archives papier, de quelques dessins gribouillés il y a un an ou plus.

Je vais donc vous refiler quelques-uns des résultats, dans une vaine tentative d'étoffer ma catégorie Cribouillages.
Je commence arbitrairement par les autoportraits parce que c'est un  thème  comme un autre, et que son propre visage est souvent celui qu'on connait le mieux, et qui ne se défile jamais quand on veut le dessiner.

Un autoportrait que je voulais neutre, mais le nez est trop grand et le front trop petit.  La gueule en biais, c'est d'origine.
Edit : Incroyable! Un lecteur m'a prise au mot et a modifié le dessin en  rectifiant les proportions. L'amélioration de la ressemblance est impressionnante, pour ceux qui me connaissent. merci à lui!




Ce deuxième autoportrait n'est lui pas neutre : c'est ma gueule des matins sombres ou des maux de crâne.

Et pour finir un petit gribouillis au styloplume : c'est la tête que me font les néons du métro.

 Et  ce n'est toujours pas avec ça que vous me reconnaîtrez dans la rue, j'en ai peur... :-)
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Published by Abie - dans Cribouillages
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7 mai 2006 7 07 /05 /mai /2006 15:51
Allez, assez blablaté dernièrement : à la place je vais vous mettre des images...

Voici un graffiti aperçu cet hiver rue Charles Robin, à côté de la place du Colonel Fabien, et qui m'a mis de bonne humeur pour la journée.



Pour ceux qui se demandent ce que O. Henry peut bien avoir de littéraire, je vous renvoie à mon article sur ses Contes du Far-West...

PS : Ça y est j'ai mis une photo du fût de Guinness - tronc à donations!
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4 mai 2006 4 04 /05 /mai /2006 15:48
La chronique météo de France-info, ce matin

Vous aurez un ciel plus gris et déjà pluvieux.

J'ai distinctement entendu  déjà plus vieux... Serait-ce une suggestion glissée par l'idée d'un ciel grisonnant?
Après tout, on compare bien :

Ciel pommelé, femme fardée sont de courte durée...

Gris, gris, c'est vite dit, tout de même...

Voulez-vous parler de gris acier, gris fer, gris de plomb, étain, anthracite, ardoiseargenté, cendreux, souris, tourterelle
?
Allez, pour la peine, je vous renvoie au site Pourpre, fabuleusement coloré, et à Flicker et ses merveilles, ainsi qu'à celles de Wikicommons.
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2 mai 2006 2 02 /05 /mai /2006 00:00
Je vous donne la première phrase du roman fétiche d'une amie au goût sûr.

Il arriva par le sentier de la cluse, vers le seizième mois de l'automne, qu'on appelait là-bas : la saison pourrie.
Maurice Pons, Les Saisons, 1965

Si le reste est à l'avenant, il le mérite : je l'ajoute à ma liste d'attente.
Pas grand chose sur le net au sujet de l'auteur, si ce n'est qu'il signa le Manifeste des 121.
En attendant ma fiche de lecture, vous pouvez lire celle-ci.

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Published by Abie - dans Guillemets
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1 mai 2006 1 01 /05 /mai /2006 00:42
En vrac et sans détail, la suite de la liste commencée plus tôt dans l'article sur Lemonnier : celle le la faramibuleuse récolte de mots tirés du Possédé.
Certains étaient déjà archaiques ou affectés à l'époque, d'autres, plus compréhensibles, sont des néologismes.  Pour ceux qui sont restés mystérieux, toute aide est bienvenue!

Code :
en rouge les  mots-mystères
en mauve les construction étranges
en  gras les mots qui m'ont plu

cagnard (adj)
filandre
blandicer
conoïde
oing
coryza
Pasicryne
se vespériser
regards recolligés
léviger
obsécrer=supplier
épaule en sifflet
loquèle
cieux carburés
paralogisme
impressivité
faim-valle
embu
incuriosité
péroreur
écrasis
tocasson (nf)
sagouine
féminilité
grègue
fulgide
algide
thériaque
sinapisme
sille
gluer
mercuriale
fongueux
macule
blaise
robin
s'écacher
scrofuleux
vau-la-rue
mussiter
s'évagnent
férin (adj)
frelucher
alacrité
charnoyeux
pharisaïsme
faguenas
ambuler
cavilleux
férin (adj)
frelucher
alacrité
charnoyeux
mulièbre (adj)
callisthénie

vertuchou
courtine
idiocrasie
idiosyncrasie
aériser
adynamie
intaille
entéléchie
génitures
mansuet
conculquer
sidéralisé
hypostase
stipulation de la Nature
juvéniliser
ductiliser
palingénésie
immiséricorde
ténébrer
ithyphallique
tirgide
bueuse étamure
maupiteux
menuaille
sommiole
irrésignation
caieux
vermiculaire
condouler
azulin
beguetant
pilastreosteria
roulier
floche
arquepincer
patouiller
mucilagineux
fleur (nm)
douloir
garrulement
opalisé
obvier
(r)avigourer
satyriasis
invétérer
moxa
margotin

sédatisme
aliptique
éréthiser
éréthive
aveulissant

stagnance
antipodique
revif
carul
convol
concupiscer
céladon
céladonisme
sphinge
être de dol et de péché
pilastre
enclouer
enlizé
échaubouler
cantharide
fuligineux
malacie
gourmer
voluter
voratoire
orchestique
pelauder (=peloter)
excoviée
arsouille
escarpe
endosmose
réSipiscence
s'exupérer
thermantique
cathérétique
belluaire
horgnonnant
vironner
algériaine (!)
pouacre
dictame

clysopompe
malsensation
valdudinaire
ardillon
contemné
patène
paour
tordion
toupiller
dameret
caronculé
nutation
ataraxie
fourgonne
regouler
hypnogénique
ahaler
pétré
phagédémique
gounoug
lambrusque
palaisseau
buire
libidinosités
affouage
taraud
judicature
compatissance
sauré
aubrifiance
sapide
corroyé/er
incédé
hiement
jovials
givoiement
salauderies
nuisettes malthuséennes
Briarée
procellaires bauges
remittance
le chemin de Paphos
gourgande
poupard
janotisme
bléti
se pénombrer

bistourner
purot


Edit : Oh, une citation !

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30 avril 2006 7 30 /04 /avril /2006 00:00
Le Possédé, de Camille Lemonnier

Il y a des livres qui relèvent autant de l'exercice de style que de la poésie en prose :
Le possédé du belge Camille Lemonnier (1844-1913) en fait partie.
(Editions Séguier, dans la collection délicieusement nommée Bibliothèque décadente)

Le nom ne vous dit peut-être rien, et je n'en avais jamais entendu parler avant de lire ce volume.
L'histoire en elle-même est classique : un magistrat confit de certitude tombe fou amoureux de la jeune gouvernante des enfants, et tombe progressivement sous sa coupe tyrannique et sadique, mettant sa famille au désespoir.

Le style, quant à lui, est difficilement descriptible : précieux et naturaliste (on l'a appelé "le Zola belge"), onirique et réaliste, psychologique et symbolique à la fois, il semble prendre un malin plaisir à combiner les opposés.

Cette indépendance stylistique, couplée à une licence qui scandalisa à l'époque, est caractéristique de Lemonnier, qui fut prolifique et révolutionnaire, et posa les jalons de la littérature belge moderne. Je ne sais si l'obscurité dans laquelle il me semble être tombé est due à mon inculture, à l'ignorance française quanà à leurs voisins belges, ou à un réel oubli général.

Quoi qu'il en soit, ça vaut le détour, ne serait-ce que pour les mots, car :

Aucun écrivain du XIXe siècle, si ce n'est Victor Hugo, n'a possédé, comme Camille Lemonnier, les richesses du dictionnaire, n'a disposé pour formuler sa pensée ou ses sensations d'un nombre aussi considérable de mots: nul ne s'est grisé comme lui de sa puissance verbale.

Tout le monde n'apprécie pas, cependant :

Sa prose enflée charrie les termes rares et précieux, les archaïsmes et les néologismes, et les mots arrachés aux jargons des provinces. Il y a pléthore, et cette pléthore menace de crever, pour ainsi dire, la peau de la phrase.
Antonin Bunard

Pléthore? Oui, indubitablement. La liste des mots que j'ai noté au cours de ma lecture parce qu'ils me paraissaient rares, tirés par les cheveux, voire obscurs, commence ainsi :
et elle continue sur des colonnes entières!
Alors pour la peine, je fairai un deuxième article à part, aussi complet que possible, qui ira dans la catégorie adéquate. Quand j'aurais le temps...
[Edit : C'est fait!]

Ce qui me plait chez cet auteur, c'est aussi la verve et l'énergie avec lesquelles il n'hésita pas à secouer le milieu littéraire de son temps : il refusa catégoriquement de se laisser coller des étiquettes, et n'a pas de mots assez durs pour ses collègues confinés à leur niche bien confortable et bien rentable. Je sais que c'est un peu long, mais si je m'écoutais, je vous mettrais l'intégralité de ses quelques pages d'Esthétique (Dames de volupté, 1892).
Lisez donc :

Rien, cependant, n'aide l'industrie de l'homme de lettres comme une rubrique qui l'assimile aux plénipotentiaires du caoutchouc vulcanisé, des prothèses dentaires ou du clysopompe hygiénique, détenteurs d'un indubitable brevet, « Monsieur X..., l'observateur bien connu des moeurs de barrières » ou « Monsieur Y..., le délicat analyste des ménages mal assortis », ou « Monsieur Z...,  le psychologue raffiné à qui l'on doit tant d'études palpitantes sur l'état d'âme des marchands de pains d'épice et de saucissons »sont des adjuvants sans équivalent pour la propagation d'un honnête trafic, si peu littéraire qu'il soit.
(...)

Les frictions réitérées par lesquelles opère ce système ingénieux de publicité surpassent les meilleurs massages pour inculquer aux crânes les plus obscurs les bienfaits de l'article manufacturé par l'adroit fabricant. Il ne s'agit plus alors, pour aboutir à un productif soutirage d'écus et de renommée, que de sécréter avec ponctualité un encre débile, d'où préalablement tout principe tonique a été éliminé.
(...)

Il importe, en effet, pour l'écoulement du produit, que le client soit rassuré quant à l'homogénéité et à la perdurabilité du mode de fabricat. On se fournit chez un auteur pour s'octroyer, selon une hygiène en rapport avec la température, un sédatif ou un cathérétique déjà expérimentés. Et quel déchet si d'abusifs et aléatoires ingrédients risquent d'aliéner la vertu des habituels dosages!
    Eh bien, c'est contre cette commerciale notion de la personnalité que je m'insurge! l'art répugne à médicamenter les gastralgiques indolents d'après un codex stimulateur de bonnes digestions et nie toute analogie avec les officines vénales.
(...)

    Le jour où, résigné à me confiner, maître d'un lopin, dans mon enclos, je ne regarderai plus vers l'horizon, là-bas, qu'on referme sur moi ma bière : les vers, comme un fromage, auront mangé ma cervelle.

Cela vous donne une idée de sa façon d'écrire : tout sauf sobre, mais énergique et, à mon sens, plaisant et efficace.

En attendant ce bouquin me laisse avec une impression étrange qui rappelle celle donnée par la lecture de The Man who was Thursday : même mélange de réalité terre-à-terre, de solide psychologie des personnage, et de délire complet, dans le genre à vous faire perdre le sommeil si vous y réfléchissez trop.


The Man Who Was Thursday, de G.K Chesterton,

Comment ça, je ne vous en ai pas encore parlé? Aie, mon projet de carnet de lecture à jour semble méchamment pris dans les fondrières du temps qui passe...
Mais si, souvenez-vous : en novembre, je vous en avais donné une citation qui parlait de "poète respectable". Ah, vous voyez bien!

Et comme il n'est jamais trop tard pour bien faire  laissez-moi vous brosser à grands traits le thème du bouquin :
Le narrateur est un espion chargé d'infiltrer un group(uscul)e anarchiste, et se retrouvé élu au sein du conseil central, composé de sept délégués dont les noms de code sont des jours de la semaine. Notre héros devient donc Thursday (Jeudi), et vit dans la terreur d'être découvert par les autres, en particulier Sunday, le chef suprême gigantesque au charisme paralysant. Il découvrira cependant que les choses ne sont pas forcément ce qu'elles semblent être, et l'effroyable fuite finale pour échapper à des masques marque le tournant surréaliste du livre, tranformé en une espèce de cauchemar symbolique.
À moins que ça n'ait commencé plus tôt...
Car le titre complet du roman est bien The Man Who Was Thursday : A Nightmare...


PS : Comme je l'expliquais il y a longtemps déjà, c'est ce livre qui donne son prénom à l'héroïne de Jasper Fforde, Thursday Next, que j'attend désespérément...

PS2 : Pour les anglophones, le texte est disponible gratuitement en version électronique (Projet Gutemberg, ebook...), ou en encre sur papier en se lançant dans le bookcrossing...

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Published by Abie - dans Lectures
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29 avril 2006 6 29 /04 /avril /2006 00:00
...font plus que force ni que rage, à ce qu'il paraît.

Et puis s'énerver, c'est mauvais pour le coeur, le karma, les chakras et tout la tralala. Sans compter que quand c'est la fautre à pas de chance, il ne s'agit pas de tirer sur le lampiste.
Or donc, Amazon.co.uk m'a envoyé ce mot doux :

Dear Customer,

We are sorry to report that the following items have been delayed.

Jasper Fforde "Next Boxed Set: "The Eyre Affair", "Lost in a Good
Book", "The Well of Lost Plots" AND "Something Rotten""

Our current estimate is that it will take an additional 4-6 weeks to
obtain these items for you.


Mais bon sang! depuis le 8 février que je l'attend! (voir épisode un et épisode deux de la saga)

Pour l'instant les prévisions sont :
 


Bouh!ouh!ouh!
Que je suis malheureuse.
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28 avril 2006 5 28 /04 /avril /2006 00:00
Entendu à la radio :

nianiania réussir la "gajeure"..

Classique. Et puis
à quelques jours d'intervalle :

nianiania enfermé dans les "gé-ôles" irakiennes

Et là c'est trop pour moi.
Je craque. Je rouspète, je tempête, je ralôte, je proteste et je m'élève avec la dernière énergie.
Alors je profite de cette tribune pour rappeler à tous les journalistes de la presse radiotélévisées  ces vérités profondes :

De la même façon que accueil ne se prononce pas [à-cul-oeil], mais [akeuil], gageure se prononce [gajure] et non [gajeure].

Et de la même façon que mangeoire ne se prononce pas [mangé-oire], mais [manjoire], geôle se prononce [jôle] et non [gé-ôle].

Aaaah, ça va mieux

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27 avril 2006 4 27 /04 /avril /2006 00:00
Quand on désespère de comprendre quelque chose, il est vraiment trop facile de faire intervenir la divinité : de cette façon, il devient inutile de chercher la solution des énigmes de l'univers, les problèmes étant supprimés aussitôt que posés.
 Jules Verne, L'éternel Adam, publié posthumement en 1910


Le tout est à rapprocher de l'anecdote bien connue  sur le grand physicien mathématicien
scientifique Laplace :

M. Arago avait une anecdote favorite. Quand Laplace eut publié sa Mécanique céleste, disait-il, l'empereur le fit venir. L'empereur était furieux.
- Comment, s'écria-t-il en apercevant Laplace, vous faites tout le système du monde, vous donnez les lois de toute la création et dans tout votre livre vous ne parlez pas une seule fois de l'existence de Dieu !
- Sire, répondit Laplace, je n'avais pas besoin de cette hypothèse.

Victor Hugo, Choses vues, 1887
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Published by Abie - dans Guillemets
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Edito

Soyez les bienvenus sur ce petit blog sans ligne éditoriale fixe, qui échoue à mourir depuis 2005.
La fréquence de mise à jour se veut quotidienne au mieux (par ce que je suis de nature optimiste), trimestrielle au pire (parce que je suis velléitaire bien plus encore).

Alea jacta est :


Aussi :



Ordo Ab Chao