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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 22:09
L'autre jour, pour des raisons tout à fait mystérieuses, je me suis trouvée sur la page wikipédia anglophone du jeu de chat. (Pour ceux qui se posent la question, «C'est toi le chat !» se dit «Tag! You're it!».
Et là, j'ai fait l'erreur tragique de suivre ma fantaisie du moment et d'aller sur la page francophone correspondante. L'accident bête. Et voici ce sur quoi je suis tombée :


Je sais, je sais : le caractère encyclopédique prime sur le bon goût, mais tout de même...
Et je suis bien forcée de  remarquer qu'aucun contributeur n'a pour l'instant assumé la responsabilité de la complétion du paragraphe. Des volontaires ?

MàJ : Voilà qui est fait, par les bons soins de Klin...

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Published by Abie - dans Wikipédies
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28 mars 2009 6 28 /03 /mars /2009 22:41
En lisant cette planche sur le blog de Cha, j'ai pensé «Crrr, elle est con, appeller son caddy Phillipe juste pour faire un jeu de mot...»
Et puis, à la réflexion, j'ai bien été forcée de m'avouer que, sur les conseils de V., mon agrafeuse est allemande et s'appelle Steffi. Steffi A. Graf .
Vous êtes autorisés à me jeter de petits cailloux dans les commentaires à titre de punition.
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25 mars 2009 3 25 /03 /mars /2009 14:59
Vous vous imaginez bien que si j'ai défilé avec les cortèges universitaires jeudi dernier, j'étais aussi de la partie mardi dernier. pour le huitième (!) défilé des enseignants-chercheurs en deux mois.
Et laissez-moi vous dire que si les manifestants sont toujours aussi déterminés, les forces de l'ordre, elle, commencent à perdre leur calme...

Un exemple : après la manif, plusieurs centaines de manifestants sont allés soutenir la Ronde infinie des Obstinés qui tourne en rond devant l'Hôtel de Ville jour et nuit depuis lundi midi (regardez-la en direct ici).
Il y avait évidemment pas mal de CRS, de policiers et de gendarmes mobiles à l'entour. Après quelques temps, un enseignant-chercheur aux cheveux gris, peu soupçonnable d'être un black block, et que nous appelerons J. pour préserver la fiction de son anonymat, a voulu de quitter la place et s'est alors vu intimer par un policier l'ordre de retirer son badge «Sauvons l'Université». Le prétexte était que le port de ce badge aurait constitué une manifestation non autorisée.
J. ayant demandé à quelle loi il faisait référence, le policier a répondu «Article 1 : Nul n'est censé ignorer la loi.»

Rappellons tout de même que cet adage, pour important qu'il soit à la philosophie juridique, n'est qu'une fiction juridique, et ne figure pas dans les codes (à ma connaissance...).
Pour preuve, l'Article 111-1 du Code pénal est :
Les infractions pénales sont classées, suivant leur gravité, en crimes, délits et contraventions.
et l'Article 1 du Code civil commence par :
Les lois et, lorsqu'ils sont publiés au Journal officiel de la République française, les actes administratifs
entrent en vigueur à la date qu'ils fixent ou, à défaut, le lendemain de leur publication.

Le principe antique de Nemo censetur legem ignorare est toujours très apprécié des forces de l'ordre, mais que cela ne vous fasse pas prendre tout ce qu'il disent pour argent comptant : ils sont assermentés, amis enver sla justice, pas envers vous...

Devant son refus d'obtemptérer poli mais ferme, justifié par le fait que son droit à l'expression discrète de ses opinions politiques ne menaçait pas l'ordre public, le policier a ensuite déclaré que s'il ne voulait pas enlever son badge, il ne pouvait pas sortir de la manifestation ! Notre valeureux chercheur est donc allé chercher une sortie ailleurs sur la Place de Grève.
On pourrait conclure à la fantaisie de planton fatigué si la même chose n'avait pas été rapportée à plusieurs issues différentes, les choses pouvant dégénérer jusqu'à voir des étudiants gazés en plein visage et à bout portant pour avoir refusé d'enlever leurs autocollants.
Le principe de parcimonie fait donc pencher en faveur de consignes directes de la hiérarchie.

Je considère ce comportement policier comme :
1) un abus de pouvoir, étant donné que je ne vois vraiment aucun juge soutenir  cette exigence. Demander de rouler une banderole, oui. D'enlever un pin's, faut peut-être voir à pas déconner.
2) une provocation caractérisée. Pour peu que le monsieur en question ait été un peu moins flegmatique, et un peu moins habitué aux situation de conflit d'autorité (*), je suis disposée à penser que tout énervement verbal lui aurait valu des poursuites pour outrage, et toute approche (il y a des gens qui ne peuvent se disputer avec vous que s'ils sont à moins de trente centimètres...) une vérification énergique d'identité au poste, avec d'éventuelles poursuites pour rébellion (**).

J'en profite donc pour ajouter quelques conseils généraux à ceux que j'avais compilé il y a bientôt deux mois :

Ne répondez pas aux provocations.
Gardez votre calme, et le contrôle de la situation.

Restez poli.
Soyez d'autant plus poli que vous êtes énervé. Essayez de vous convaincre qu'un «Monsieur l'agent» bien placé est la pire des insultes.

Ne vous approchez pas.Tout corps-à-corps, même si vous en resortez avec le crâne ouvert et deux dents en moins sera une occurrence de rébellion, et pire, de violence à dépositaire de la force publique.
J'en profite pour citer un petit livre édité en 2002 par le Syndicat de la magisatrature, intitulé Vos Papiers ! : Que faire face à la police ? :

Il est donc important d'éviter tout outrage ou toute rébellion, ainsi que tout acte ou geste qui pourrait être interprété comme tel. (...) Le problème est que l'incrimination est large (...). En conséquence, l'infraction est souvent relevée au moindre geste de protestation, à la moindre parole prononcée plus haut qu'une autre, ou au moindre ton d'agacement perçu dans la voix.

Si vous êtes emmené au poste pour une vérification d'identité ou pour une garde à vue, on va vous retirer votre téléphone portable (si vous en avez un). En conséquence, si vous craignez pour vos contacts, éteignez votre téléphone avant de vous faire coffrer...
Apparemment, il y a en ce moment une tendance des flics à se jeter dessus pour essayer de récupérer les vidéos/photos que vous pouvez avoir dessus.Ils n'en ont pas le droit.
Je cite l'article de Rue 89 Ce que manifestants et policiers ont le droit de faire (ou pas) :
Enfin, un gendarme ou un policier ne peut pas saisir un appareil photo ni une caméra, ou son contenu. Sauf s'il s'agit d'un officier de police judiciaire habilité par le parquet à l'effectuer. Mais cette mesure est rarissime et nécessite donc l'autorisation d'un magistrat.

Par ailleurs, vous avez le droit de faire prévenir un proche ou un avocat par téléphone.
Problème : on vous le proposera alors que votre téléphone n'est déjà plus en votre possession, et qu'on lui a retiré sa batterie (they're nothing if not thourough...).
En conséquence, notez de façon analogique (papier, broderie, tatouage, que sais-je encore...) et apprenez par coeur le numéro de votre meilleur ami / amant et donnez lui des consignes précises en cas d'interpellation : demander où vous êtes exactement, prévenir la famille, etc.
Munissez-vous également du numéro d'un avocat si vous en connaissez-un. Certains recommandent même de se l'écrire sur l'avant-bras avant la manifestation, histoire d'être sûr de l'avoir sous la main...

Informez-vous.
Si vous souhaitez pratiquer l'action sociale dans le climat actuel vous vous devez de connaître au moins superficiellement les procédures auquelles vous vous exposez, même avec la meilleure foi du monde. J'ai moi-même tendance à être une goody-two-shoes d'un légalisme scrupuleux, mais ça ne m'empêche de me renseigner.
Pour commencer, lisez  ce petit guide du manifestant, qui résume l'essentiel.
Vous trouverez des détails complémentaires dans cette brochure de quatre pages qui résume divers conseils de manif et de cpomportement face aux force de l'ordre : Guide pour mieux se mobiliser et mieux se défendre, du Fond Monétaire des Insurgé-e-s (le pdf s'imprime pour faire un petit livret A5).
Et pour aller plus loin, je vous encourage télécharger, lire en ligne, ou acheter le guide Face à la police/Face à la justice d'Élie Escondida et Dante Timélos, et à consulter le weblog des auteurs pour les mises à jour.

Après ces considération fort sérieuses, rappellons quand même que la manif de mardi était fort réussie de l'aveu même des forces de l'ordre. Voici quelques images, en attendant que je récupère mes propres photos...


(*) And I quote : «Vingt CRS, c'est rien à côté d'un amphi de cent-vingt étudiants...»
(**) Eh oui, rébellion prend un accent, bien que ni rebelle ni rebeller n'en prennent. Allez vous plaindre à l'Académie, pas à moi.
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23 mars 2009 1 23 /03 /mars /2009 10:32
Comme promis, voici photos de la manif générale de la semaine dernière que je m'en voudrais de ne pas partager ...
Le désormais classique Rêve général :
Et son verso



Le Cogito ergo sum de Descartes à été mis à toutes les sauces :
Je pense donc je suis inutile

Je vis donc je suis terroriste
Et le très situ : je pense donc je nuis ! (pas de photo pour celui-là, il bougeait trop).

Une demoiselle avait fait une utilisation très inventive du gros scotch de travaux :

Ni Dieu, ni maître, ni BHL

Smic ta mère

UMP : Union Matraque Pognon
Les psychologues étaient très remontés :
Reviens Dolto pour éduquer Sarko

L'humain n'est pas une marchandise.

Ô rage, ô désespoir, ô Pécresse ennemie !
Pécresse perd ses facultés

Je ne porte pas une affection sans borne à Metternich, mais je dois admettre que cette citation est des plus adaptée à la manifestation :
«Gouverner, c'est se tenir debout et marcher»

Étudiant >< Client

Chez ces gens-là Monsieur, on ne pense pas, Monsieur, on compte !

<private joke> Ha non pas tous à la fois !</private joke>

On cherche, tu nous trouves.

Amis de la poésie :
Carla, on est comme toi, on se fait niquer par le chef de l'État


Et je laisse le dernier mot au monsieur philosophe à la belle moustache (il ne lui manque que le monocle) qui tenait fièrement sa pancarte au milieu de la place de la Nation pendant que les CRS commençaient de refermer le cercle :
Nous sommes dans la merde jusqu'au cou, c'est pourquoi nous mrchons la tête haute.


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22 mars 2009 7 22 /03 /mars /2009 17:32
Or donc, mes petits loupiots mordorés, comme je vous le disais dans l'article précédent, j'ai arpenté l'autre jour le pavé familier du chemin République-Nation en signe de pas-contentitude avancée.
J'ai même fait le trajet deux fois pour faire bonne mesure, malgré les protestations indignées des knackis ébouillantées en lesquelles s'étaient changées mes gambettes à la fin de la journée.

Il faisait beau, les gens portaient des tee-shirts amusants, l'ambiance était bon enfant mais l'humeur politique, elle, était franchement excédée.

Côté slogans, il y avait les classiques indémodables :

On veut des CAPES pour pas finir CRS ! (*)
On veut étudier pour pas finir policiers !
(variante plus subversive : députés...)

Un ami proposait dans le même genre :
On défend la fac pour pas finir à la BAC !


De l'argent, il y en a, dans les caisses du patronat !
S'il n'y en a pas assez, y'a le yacht de Bolloré !
Il est d'ailleurs tout à fait remarquable de constater à quel point une consonne occlusive peut se transformer en labio-dentale quand elle est braillée joyeusement...

La base interpellait les syndicats :
C-G-T ! On s'sort les doigts du nez !
F-S-U ! On s'sort les doigts du cul !
Y compris les syndicats patronaux ...
Medef !
Medef !
Mais défonçons-les !


Côté enseignement supérieure et recherche, le gagnant du jour fut sans conteste :
Y'en a marre, marre, Marcel Proust !
La Recherche, c'est pas du temps perdu !

Sur l'air de «C'est la mère Michel», cette adaptation a aussi été chantée avec beaucoup de conviction
C'est la mère Pécresse qui a pondu sa loi,
Qui demande à qui l'appliquera
C'est les gens dans la rue
Qui lui ont répondu
Abroge la LRU
Et casse-toi tu pues !
Et casse-toi tu pues,

...
Il faut dire qu'il y a de quoi râler : un couple charmant rique d'être séparé !


Avouez que ce serait bien dommage, même si je soupçonne la mariée de faire quelques infidélités à son CNRS de mari ...


L'esplanade du Centre Pompidou, où le cortège universitaire s'était donné rendez-vous avant de rejoindre République, permettait à de grandes banderoles de s'ébattre à l'aise :




Outre les mariés, on aura remarqué un golden trader :

Bon, j'arrête là mon compte-rendu photographique : ma religion m'interdit de faire des articles trop longs à charger : suite et fin au prochain numéro...
Je vous laisse sur cette profession d'amitié qui n'a en fait que peu à voir avec la défense de la recherche en chimie fondamentale :
C'est en fait un extrait de La Java des bons enfants, chanson anarchiste. Merci à V. pour l'identification, et par ici la zizique !


(*) J'ai tendance à renâcler à l'insulte envers les forces de l'ordre lors des manifs (à moins qu'elle soit explicitement destinée à protester contre la répression) : sans même parler de provocation gratuite, cela me paraît parasiter le passage du message.
 À part l'historique «CRS SS !», j'ai beaucoup entendu ces temps-ci «Flics : Porcs ! Assassins !», alors qu'en janvier l'ambiance était plutôt à «CRS en colère ! le pastis il est trop cher !». La rue semble en avoir de plus en plus marre de ne pas être entendue.
Quant au slogan «CRS impuissants ! La matraque fait pas d'enfants !», elle semble répondre, à quarante ans d'intervalle, à l'affiche de mai 68 qui proclamait bien plus sombrement  «Les CRS aussi sont des hommes. La preuve : Ils violent les filles dans les commissariats».
Edit 27/03 : Dans un souci d'exhaustivité, ajoutons :
Police nationale, milice du capital !
Pétain, reviens, t'as oublié tes chiens !
Et le franchement difficile à défendre : Un flic, une balle : justice sociale !

Note sans intérêt : Les photos de cet article et du précédent sont stockées sur Photobucket à titre expérimental. Vous êtes encouragés à aller voir le reste de l'album, et surtout à me signaler tout problème technique.
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21 mars 2009 6 21 /03 /mars /2009 16:30
À la manifestation générale de jeudi dernier, toutes les slogans n'étaient pas sur les banderoles...
En avant-goût d'une note plus développée, voici quelques exemples que j'ai eu l'occasion d'y croiser :

Toujours utile en manif, le plan perpétuel qui reste vrai où que vous alliez :


Les grandes vérités :
(C'est toujours un plaisir de demander à une parfaite inconnue
«Excusez-moi mademoiselle, est-ce que je peux prendre vos seins en photos ?»)



Les revendications :
(Pour ceux qui ne voient pas le rapport entre le symbole copyleft et le logo d'Aeroflot,


Il y avait aussi de la propagande gouvernementale :

Et biens sûr des calembours bons (ou pas) :


Pour finir, un petit rappel des règles de sécurité afférentes aux produits chimiques dangereux (vendu chez ThinkGeek) :

Pour le reste il faudra attendre un peu...


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17 mars 2009 2 17 /03 /mars /2009 14:19
There is so much wretchedness in the world, that we may safely take the word of any mortal professing to need our assistance; and, even should we be deceived, still the good to ourselves resulting from a kind act is worth more than the trifle by which we purchase it.
cité par Phila chez  Echidne of the Snakes.
Voilà la sagesse. Car si prendre la bonne foi comme hypothèse par défaut mène à quelques désillusions, ne pas le faire est une résignation à la paranoia.

Nota : Bli fait remarquer à raison que cette démarche vaut si on demande votre aide, pas si on veut vous vendre quelque chose...
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Published by Abie - dans Guillemets
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12 mars 2009 4 12 /03 /mars /2009 23:06
Finalement, j'ai réussi à récupérer quatre heures avant une invitation pour la séance de Dr. Sketchy de mars.
Je n'y ai pas fait grand-chose de bien, et j'ai dû partir tôt, pile au moment où ils ramenaient un âne et une chèvre. Sans rire.


NB : Elle a deux mains sur la hanche parce que son voisin la tenait par la taille. Mais cinq minutes c'est déjà insuffisant pour dessiner un modèle, alors deux...

NB 2 : Les preuves photographiques de la variété des modèles proposés :




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Published by Abie - dans Cribouillages
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11 mars 2009 3 11 /03 /mars /2009 23:18
Pas de photos pour cette journée de mobilisation, mais pleins de bruits entendus, avec entre autre les percussions thématiques allant de la maternelle (gobelets en plastique scotchés ensemble et remplis de coquillettes) à l'université avec les flacons de cultures cellulaires remplis de cones de micro-pipettes...

Sur les banderoles et les pancartes, j'ai aussi noté pas mal de choses amusantes :

Quand je cherche, je trouve.
Quand on me cherche, on me trouve.

Esprit critique à sens unique

Avis de recherche:
États généraux de la recherche de 2004, 100 propositions disparues !


Une affiche du Mépris avec Pécresse en Bardot,


Les enseignants de Rased dévoilaient la lecture du sigle par Darcos :
Rien À Secouer des Élèves en Difficulté

À côté d'un portrait du hobbiturge :
 Tolkien était chercheur, pas trader

Avec l'aide du nouveau logo,
"Sans le CNRS on l'a dans le CULS !"

Des classicistes avaient mis en scène un Triomphe de l'Université, aux cris de «Avé César, ceux qui veulent étudier te saluent !», avec quatres chevaux blancs (en cartons), moultes toges et couronnes de laurier, et évidemment un butin de trophées pris à l'ennemi, principalement constitué de Rolex.

J'ai pu réviser mes intégrales curvilignes grace à cette typo originale du slogan bien connu :
\vec{F} \alpha \dot{c} \equiv o \oint\oint\ !

Des informaticiens de l'Université de Versailles Saint-Quentin ont donné quelques saines consignes, à la sauce geek :
apt-get --purge remove lru
rm -Rf lru

Je trouve que ça manque juste un peu de sudo...

J'ai aussi récupéré un mignon petit fascicule de chansons dû aux bons soins du collectif Bib Bang de la bibliothèque de Paris 8, qui regroupe des hits comme «J'entends Sarko, le Fillon et la Pécresse/ J'entends Sarko et la Pécresse craquer» (sur l'air de «j'ai vu le loup le renard et la belette»).

Et enfin, un grand classique français, joliement revisité...

et la quatrième de couv' :

Résultat des courses : 25 000 à Paris (8 000 d'après la peau douce), entre 30 000 et 60 000 en province.
Des efforts et des progrès. Peut mieux faire : rendez-vous le 19 !
Et pour ceux qui ne savent pas quoi faire pour la Saint Patrick, venez au grands Moulins papoter, écouter de la zik et même guincher mardi à la Nuit de l'Université !

Edit : On m'a passé le lien de cette galerie photo de panneaux, banderoles et slogans de cette manif et des autres. J'apprécie en particulier le lent saignement supérieur...


Merci aux photographes et au metteur en ligne !
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 10:29

Et je vous rassure, je ne me marie pas. J'ai juste eu cette comptine dans la tête pendant toute la semaine.
Le monsieur à l'air revêche en haut à droite n'est rien moins que le fondateur de l'embryologie moderne.
En estonien, aéroport se dit lennujaama, ce qui n'est pas très pratique pour intuiter ses trajets.
Heureusement, tout le monde parle anglais, et "bibliothèque de la fac de Tartu" s'écrit BIBLIOTHECA UNIVERSITATIS TARTUENSIS. Lingua franca, indeed.
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Edito

Soyez les bienvenus sur ce petit blog sans ligne éditoriale fixe, qui échoue à mourir depuis 2005.
La fréquence de mise à jour se veut quotidienne au mieux (par ce que je suis de nature optimiste), trimestrielle au pire (parce que je suis velléitaire bien plus encore).

Alea jacta est :


Aussi :



Ordo Ab Chao