Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 juin 2009 2 23 /06 /juin /2009 00:13
Je suis en train de réinstaller mon navigateur, et je viens de me rendre compte du point auquel il reflète mes intérêt et mes activités. Les favoris, me direz-vous ? Certes, mais pas seulement, et finalement dans mon cas, pas tant que ça.
On obtient une bien meilleure idée de la façon dont je fonctionne (et à quoi je passe mes journées) en regardant les plug-in de recherche qui me permettent un accès direct à différentes bases de données. L'ordre varie selon mon humeur, mais pour l'instant la configuration est la suivante :

Google
Google Scholar
Sudoc
Google books

Wikipédia (fr)
Wikipedia (en)
Tlfi du CNRTL
Gallica
IMDb
Allociné
Jiwa
Amazon.fr
Marmiton
del.icio.us

Je me tâte encore en en rajouter quelques-uns, mais c'est déjà pas mal.
Bien sûr, tout cela ne se trouve pas nécessairement dans la liste des modules complémentaires officiels proposé
s pour Firefox. Heureusement qu'il y a le Projet Mycroft, où l'on trouve tout, souvent en plusieurs exemplaires.

Je serais curieuse de connaître les barres de recherche de certain de mes amis... Pour d'autres, je les connais déjà, quand il y a quelque chose à connaître : mon frère se refuse par exemple catégoriquement à personnaliser ses environnement de travail, d'après lui pour ne jamais devenir dépendant d'une machine donnée, et rester efficace quelle que soit la configuration. D'après moi ? Par pure flemme...
Et chez vous ?

Repost 0
20 juin 2009 6 20 /06 /juin /2009 20:05
Décidément, lire des ouvrages de gens d'esprit expose au risque de multiplier les citations, l'exemple ultime de la chose étant les romans et les pièces d'Oscar Wilde, qui ne sont parfois qu'un prétexte à peine voilé pour ses brillants aphorismes.
Le cas de Mark Twain déjà évoqué est loin d'être aussi sévère, et ménage un peu le lecteur, mais la récolte de citations n'en est pas maigre pour autant. Et pas de traduction cette fois-ci, je laisse les non-Anglophones se référer au travail de professionnels...


Unlimited power is the ideal thing when it is in safe hands. The despotism of heaven is the one absolutely perfect government. An earthly despotism would be the absolutely perfect earthly government, if the conditions were the same, namely, the despot the perfectest individual of the human race, and his lease of life perpetual. But as a perishable perfect man must die, and leave his despotism in the hands of an imperfect successor, an earthly despotism is not merely a bad form of government, it is the worst form that is possible.
(Ch. X)

Training—training is everything; training is all there is to a person. We speak of nature; it is folly; there is no such thing as nature; what we call by that misleading name is merely heredity and training. We have no thoughts of our own, no opinions of our own; they are transmitted to us, trained into us. All that is original in us, and therefore fairly creditable or discreditable to us, can be covered up and hidden by the point of a cambric needle, all the rest being atoms contributed by, and inherited from, a procession of ancestors that stretches back a billion years to the Adam-clam or grasshopper or monkey from whom our race has been so tediously and ostentatiously and unprofitably developed.

(Ch. XVIII)


I only stand to this: I have noticed my conscience for many years, and I know it is more trouble and bother to me than anything else I started with. I suppose that in the beginning I prized it, because we prize anything that is ours; and yet how foolish it was to think so. If we look at it in another way, we see how absurd it is: if I had an anvil in me would I prize it? Of course not. And yet when you come to think, there is no real difference between a conscience and an anvil—I mean for comfort. I have noticed it a thousand times. And you could dissolve an anvil with acids, when you couldn't stand it any longer; but there isn't any way that you can work off a conscience.
(Ch. XVIII)


Intellectual "work" is misnamed; it is a pleasure, a dissipation, and is its own highest reward. The poorest paid architect, engineer, general, author, sculptor, painter, lecturer, advocate, legislator, actor, preacher, singer is constructively in heaven when he is at work; and as for the musician with the fiddle-bow in his hand who sits in the midst of a great orchestra with the ebbing and flowing tides of divine sound washing over him—why, certainly, he is at work, if you wish to call it that, but lord, it's a sarcasm just the same. The law of work does seem utterly unfair—but there it is, and nothing can change it: the higher the pay in enjoyment the worker gets out of it, the higher shall be his pay in cash, also.

(Ch. XXVIII)

I urged that kings were dangerous. He said, then have cats. He was sure that a royal family of cats would answer every purpose. They would be as useful as any other royal family, they would know as much, they would have the same virtues and the same treacheries, the same disposition to get up shindies with other royal cats, they would be laughably vain and absurd and never know it, they would be wholly inexpensive; (...). "And as a rule," said he, in his neat modern English, "the character of these cats would be considerably above the character of the average king, and this would be an immense moral advantage to the nation, for the reason that a nation always models its morals after its monarch's. The worship of royalty being founded in unreason, these graceful and harmless cats would easily become as sacred as any other royalties, and indeed more so, because it would presently be noticed that they hanged nobody, beheaded nobody, imprisoned nobody, inflicted no cruelties or injustices of any sort, and so must be worthy of a deeper love and reverence than the customary human king, and would certainly get it.

(Ch. XL)




Repost 0
Published by Abie - dans Guillemets
commenter cet article
15 juin 2009 1 15 /06 /juin /2009 11:34
The first thing you want in a new country, is a patent office; then work up your school system; and after that, out with your paper.

La première chose à avoir dans un pays neuf, c'est un bureau des brevets ; ensuite travaille à ton système éducatif ; et après ça, hop, ton journal.


Mark Twain, A Connecticut Yankee in King Arthur's Court, Dover Publications, 2001, p. 43.
(Traduction par les soins de mon pied gauche, qui s'excuse auprès de l'auteur.)
Repost 0
Published by Abie - dans Guillemets
commenter cet article
10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 14:29
Je découvre le site Oxygénez-vous.com, qui tente de lancer en France la mode des bars à oxygène, qui ont (eu) leur petit succès sur les côtes américaines et au Japon.
Si ça les amuse de jouer au Docteur Ox, grand bien leur fasse, tant qu'ils expliquent aux asthmatiques qu'il vaudrait mieux s'abstenir, que la prise est limitée dans le temps pour éviter l'hyperoxie bien connue des plongeurs, et qu'ils ne prétendent pas guérir toutes les maladies de la galaxie avec de l'oxygénothérapie.


Là où je m'énerve c'est quand je lis la page sur les bienfaits de l'oxygène...


L'oxygène est vital pour notre survie. C'est l'énergie vital dont le corps à besoin.


On peut commencer par dire que faire une deux fautes d'orthographe sur la première ligne, ça ne fait pas très sérieux.

Pour ce qui est du fond, il n'y a pas grand'monde qui doute
que le corps humain ait besoin de dioxygène pour fonctionner. Mais dire qu'il constitue une énergie vitale est par contre tout simplement faux, aussi faux que de prétendre que l'oxygène est l'énergie fondamentale de votre cuisinière au gaz...
L'oxygène est le comburant, l'énergie est libérée par la réaction de combustion, et s'il on veut pinailler, elle est plutôt apportée par le gaz, sous forme d'énergie potentielle chimique.

De la même façon, on ne peut vraiment pas écrire :

90 % de notre énergie provient de l’oxygène et seulement 10 % de l’alimentation et de l’eau.

Ça a à peu près autant de sens que de dire qu'on vit à 90% d'amour et à 10% d'eau fraîche. Je serais vraiment curieuse de savoir d'où sort leur chiffre...

Et puis il ya aussi ce paragraphe :

Aujourd'hui il est d'environ 21%. La pollution réduit le taux d'oxygène dans l'air à 16%. Notre corps se retrouve alors en hypoxie = manque d'oxygène et ne peut fonctionner de façon optimale.

La première phrase est vraie.
La deuxième est peut-être vraie, extrêmement localement, dans des conditions très précises, par exemple en mesurant le taux de dioxygène directement à la sortie du gaz d'échappement. C'est-à-dire que telle quelle, elle est fausse.
Comment en suis-je sûre ? Parce qu'à 19% d'oxygène dans l'air, on commence à avoir des symptômes (maux de têtes, nausées, troubles de la coordination), à 18% ça s'aggrave et à 17% on devient inconscient.
Or même en plein pic de pollution du mois d'août, les trottoirs de Paris ne sont pas jonchés de malheureux en train de suffoquer... Le croirez-vous, on y voit même des gens faire leur footing ! Mais peut-être est-ce un symptôme neurologique après tout, il faut être malade pour faire des choses pareilles...



Mise à Jour : Une de mes fidèles lectrices me demande si l'on doit prendre pour argent comptant une autre des données chiffrées fièrement clamées sur le site :

Il y a 10.000 ans le taux d'oxygène dans l'air était de 30%.

Faites semblant d'être surpris : la réponse est non. Pour vous donner un ordre de grandeur, il y a 10 000 ans, on en avait enfin fini avec la dernière glaciation (Würm !), l'homme avait déjà domestiqué la chèvre et le mouton, et fondé ses premières cités. On a une assez bonne idée de ce à quoi ressemblait le monde à l'époque, et je vous assure qu'il n'avait pas un taux d'oxygène de 50% supérieur à l'actuel !
Mais alors où ces commerciaux ont-ils été cherché cette idée de 30 % dans les temps anciens ? Je ne peux pas répondre avec certitude à cette question dans la mesure où je ne connaîs pas les circonvolutions de leur cerveau malade, mais je subodore qu'ils ont confondu avec une autre période, où le taux de dioxygène atmosphérique était effectivement plus élevé. L'ère primaire (paléozoïque)...
Laquelle s'est terminée il y a tout de même environ 250 millions d'années par une extinction massive, probablement corrélée à une diminution drastique du niveau d'oxygène de l'air (une très mauvaise nouvelle quand on est une libellule de 75 centimètres d'envergure...).

Le site d'Oxygénez-vous.com se trompe donc d'un facteur 25 000 dans son évaluation des variations de l'atmosphère terrestre. Un bel effort !
Mais il va encore falloir bosser pour atteindre l'intensité des Young Earth Creationists, qui divisent l'âge de la terre par 750 000...



C'était l'indignation du jour, merci de votre attention, à vous les studios.

Repost 0
10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 02:52
Repost 0
9 juin 2009 2 09 /06 /juin /2009 11:04
Ceux qui lisent Xkcd (mais qui ne le lit pas ?) se souviendront de l'utilisation créative des licences proposée il y a quelque temps. Pourquoi ne pas généraliser cette approche ?


The only way I’d pay for DRMed media is if I can pay with DRMed money.  They can only spend it on what I approve of and I can call it back at any time and at some time in the future it’ll just stop working in new stores.

La seule chose qui me ferait payer des fichiers protécgés par des DRM, ce serait de pouvoir payer avec de l'argent protégé par des DRM.
Ils ne peuvent le dépenser que pour des choses que j'approuve, je peux les récupérer n'importe quand, et à moment donné il ne sera plus utilisable dans les nouveaux magasins.

Un commentateur de Wired surnommé Ugly American

Premier rire de la journée !
Repost 0
5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 14:11
Parce que sortir de leur contexte les phrases prononcées plus ou moins péremptoirement est un plaisir subtil.

Le bon fait est une illusion épistémologique.

Sans la théorie, on n'a rien !


Entendu au RU :
Ca dépend si le bruit de tes bactéries est plus fort que le bruit de ta mesure.
Par exemple, si tu as des bactéries qui jouent du trombone et un double décimètre particulièrement silencieux, ça le fait.

Et la cerise sur le gâteau :

- Cette demoiselle travaille sur Oswald Croll.
- Ah. Mes condoléances.

VDM.

Repost 0
4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 00:01
Encore un petit article sur Fufu de Coulanges à la suite du précédent, avant de passer à autre chose, promis...
L'un des objectifs de l'auteur est de nous montrer qu'on fait une erreur grave en comprenant les mots antiques dans leur acception actuelle, et que les gréco-romains primitifs avaient une façon de penser qui n'avait pas grand'chose avec la notre.

Deux petites citations pour illustrer son propos :

À Athènes, le sort désignait les hommes qui devaient prendre part au repas commun, et la loi punissait sévèrement ceux qui refusaient de s'acquitter de ce devoir.Les citoyens qui s'asseyaient à la table sacrée étaient revêtus momentanément d'un caractère sacerdotal ; on les appelait parasites ; ce mot, qui devint plus tard un terme, de mépris, commença par être un titre sacré.


La législation athénienne visait manifestement à ce que la fille, faute d'être héritière, épousât au moins l'héritier. Si, par exemple, le défunt avait laissé un fils et une fille, la loi autorisait le mariage entre le frère et la soeur, pourvu qu'ils ne fussent pas nés de la même mère. Le frère, seul héritier, pouvait à son choix épouser sa soeur ou la doter*.
* Il faut noter que la loi ne permettait pas d'épouser un frère utérin ou un frère émancipé. On ne pouvait épouser que le frère consanguin, car celui-là seul était héritier du père.



(Extraits de La Cité antique, Champs Flammarion, 1984, pages 180 et 81-82 respectivement.)

 
Repost 0
Published by Abie - dans Guillemets
commenter cet article
3 juin 2009 3 03 /06 /juin /2009 17:16
Il y a quelque chose de vexant à se prendre une claque intellectuelle en lisant un bouquin vieux de cent cinquante ans, mais c'est aussi enivrant : au moins ça prouve qu'il n'est jamais trop tard pour apprendre, et que ce nest pas de sitôt qu'on me verra gémir que la chair est triste hélas, et que j'ai lu tous les livres.
Or donc, je viens de terminer La Cité Antique,
une somme peut-être un peu datée, mais qui m'a tout de même pas mal ouvert les yeux sur la nature profonde des sociétés grecques et romaines. Certes, on rigole moins ouvertement qu'en regardant Rome
: Fustel de Coulanges n'est pas Titus Pullo, et quelqu'un prénommé Numa Denys (il y a des parents sans coeur) prend forcément l'histoire antique fort au sérieux.

Mais ça n'empêche pas de s'amuser comme des petits fous. Connaissiez-vous le rôle fondamental de féciaux et des thesmothètes ? Avez-vous déjà croisé un proèdre ou un pélate ? Et quand vous serez grands, ça vous dirait de devenir sitophylaque ? C'est un peu comme un agoranome.
Et si j'osais, je dirais bien que le préfet de police est notre pullaire moderne...
La sportule est une merveille à elle toute seule, mais quand ce grand fou de Fufu a utilisé négligeamment le verbe funester, je l'aurais embrassé sur les deux joues rouflaquettes !
Une engueulade avec votre chef vous a mis les nerfs en pelote ce matin ? Il ne vous reste plus qu'à répéter avec Stendhal (cité par le TLFi):
Cette conversation m'a funesté pour toute la journée (Stendhal, Journal, 1807, p. 341).
Repost 0
26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 15:42
" Who is that long-haired fellow?" is the question invariably asked about any man whose visits to the barber are infrequent. "Must be an artist or a music-man," is the frequent commentary.

Manners for Men de Mrs. Humphrey (Madge de Truth), p.34, feuilleté à Shakespeare & Co.
Repost 0
Published by Abie - dans Guillemets
commenter cet article

Edito

Soyez les bienvenus sur ce petit blog sans ligne éditoriale fixe, qui échoue à mourir depuis 2005.
La fréquence de mise à jour se veut quotidienne au mieux (par ce que je suis de nature optimiste), trimestrielle au pire (parce que je suis velléitaire bien plus encore).

Alea jacta est :


Aussi :



Ordo Ab Chao