Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 19:38
Le prix du néologisme le plus réussi du jour est remporté haut la main par mon cher père, pour l'usage du verbe diagonaliser, au lieu de lire en diagonale :
- Il y avait un article dans Télérama, que j'ai diagonalisé.
- Tu l'as diagonalisé ? Cool... Et c'est quoi les valeurs propres de Télérama, alors ?
- Oh, j'ai peur qu'ils n'en aient plus beaucoup, ma petite fille..
C'est toujours à brûle-pourpoint qu'il est le meilleur, mon papa...

Repost 0
25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 14:14
Je n'ai pas encore complètement déterminé les critères qui me font choisir ce blog ou Tempto etiam pour y mettre des citations. Si quelqu'un voit une régularité évidente qui méchappe, qu'il n'hésite pas à me déciller les yeux...
[T]he two principles, noble folly and base wisdom, exist side by side in nearly every human being. If you look into your own mind, which are you, Don Quixote or Sancho Panza? Almost certainly you are both. There is one part of you
that wishes to be a hero or a saint, but another part of you is a little fat man who sees very clearly the advantages of staying alive with a whole skin. He is your unofficial self, the voice of the belly protesting against the soul. His tastes lie towards safety, soft beds, no work, pots of beer and women with 'voluptuous' figures. (...) Whether you allow yourself to be influenced by him is a different question. But it is simply a lie to say that he is not part of you, just as it is a lie to say that Don Quixote is not part of you either, though most of what is said and written consists of one lie or the other, usually the first.
George Orwell, The Art of Donald McGill, 1941
Repost 0
Published by Abie - dans Guillemets
commenter cet article
24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 13:51
En vérité, mes très chers frères, mes très chères soeurs, nous sommes des êtres de lumière.
La preuve : des chercheurs japonais ont montré que le corps humain émet non seulement des infrarouges (chaleur), mais aussi des quantités infimes de lumière, visible seulement par des caméras extrêmement sensibles.
Sur une plage ensoleillée, vous pouvez vous plaindre que votre voisin vous fait de l'ombre, mais dans une pièce complètement noire, il jouerait plutôt le rôle de (minuscule) source lumière. Pousse-toi, tu m'empêches de dormir !

Enfin, je veux bien être une créature de lumière (tant que je ne ressemble pas à un poisson lanterne...), mais ça ne veux pas dire que je dois être polie tout le temps. D'ailleurs, une équipe vient d'apporter une confirmation expérimentale de la sagesse populaire qui veut que jurer comme un charretier n'arrange peut-être pas le problème, mais que, au moins, ça soulage.
Il a donc été démontré que crier des gros mots augmentait la résistance à la douleur, comparé à crier des mots neutres, mais que l'effet est réduit si on est un homme et qu'on se plaint...
Evidemment, il y a plein d'interprétations à faire, en particulier physiologiques (le juron permettrait de passer en réponse agressive, avec libération d'adrénaline, dont l'un des effet est une diminution de la sensibilité à la douleur), mais une question intéressante serait de comparer les résultats en fonction du rapport entretenu par le sujet avec les jurons. Est-ce que proférer des chapelets de mots grossiers ne serait pas plus cathartique quand on est un gendre parfait que pour un punk à chier qui utilise fuck comme adjectif, substantif, et verbe ? L'effet analgésique est-il proportionnel au sentiment de transgression du sujet ?
Comme j'aimerais bien savoir, je suis prête à servir de cobaye : après tout, je fais le désespoir de mes vieux parents en m'exclamant régulièrement «Ah mais putain de nom de dieu de bordel à queue de mèèèèèrde !» ou équivalent, pour des prétextes aussi minces qu'une faute de frappe ou des clés égarées...
(Via le scienceblog Neurophilosophy.)

Pour autant, ne prenons pas pour argent comptant toutes les conceptions populaires : la vengeance, par exemple, ne semble pas être un plat si savoureux que ça, quelle que soit sa température. Elle semble correspondre à un mécanisme psychologique de rumination où l'on souffre plus de la faute initiale que ceux qui ne se vengent pas, y compris après que la démarche de vengeance ait été exécutée...
(Via Bad science, le blog de Ben Goldacre que j'aime d'amour tendre.)

Pour terminer, je voudrais conclure sur une photo de chat.
De chat mignon.
Soyons francs, il s'agit même d'une photo de chat en train de jouer mignonnement à s'enrouler dans du papier cadeau, car je n'ai aucune vergogne.
Mais je vous rassure avant que vous ne sortiez pas votre tromblon pour me faire passer le goût des lolcats, c'est pour la science, que je sers et c'est ma joie : la photo sera donc suivie d'une explication avec un vrai morceau de biologie dedans, et l'honneur sera sauf.
Il s'agit d'un chat aux yeux bleux tout à fait identiques au premier abord, mais bien différents quand on les prend en photo au flash :

Pour l'oeil droit, le tapetum lucidum (membrane réflectrice au fond de l'oeil de beaucoup d'animaux nocturnes) est normalement pigmenté et apparaît vert, Pour l'oeil gauche, le tapetum est décoloré, une caratéristique courante des siamois aux yeux bleux : il apparaît donc rouge comme ce serait le cas pour un humain.
Morale de l'histoire : rouge à babord, vert à tribord... on a trouvé un chat qui respecte les règles de signalisation nautique ! 
(Source : Messy beast).


C'est tout pour aujourd'hui !

Repost 0
23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 22:08
Si vous avez quelques minutes à perdre, allez voir les clichés presque poétiques du site What the face, une magnifique illustration de la manie qu'à notre cerveau de voir des visages partout (un cas particulier de pareidolie).

Si (et seulement si) vous avez quelques mois à perdre, allez donc tester et étendre votre culture cinématographique sur What the movie?
(dommage, ils auraient plus l'appeler What the film?, histoire de préserver l'acronyme...), un site qui vous propose d'identifier le film d'origine de milliers d'images, certaines immédiatement reconnaissables (UmaThurman en jogging jaune, Bogie et le commisaire sur le tarmac, etc.), d'autres complètement obscures.
Si vous vous laissez piéger, vous couinerez bientôt de façon imprévisible devant vos DVD du dimanche soir, en voyant défiler l'image pré
cise sur laquelle vous venez de sécher deux semaines de suite... Vous voilà prévenus !

Enfin, dans l'hypothèse où vous seriez dépourvu d'amis dotés  d'un amour immodéré pour l'esthétique typographique (et accessoirement d'un Iphone), vous pourriez rester longtemps sans connaître l'existence du site What the font!, un site qui permet de retrouver la police de n'importe quel texte à partir de l'image (fichier pdf, photo de devanture...). Il y a bien sûr des subtilités qui facilitent la détermination, mais même sans cela, l'application Iphone vous permettra d'échantillonner tout ce qui vous passe devant les yeux...


Merci à Worthless et Nac pour la découverte du deuxième et troisième liens respectivement. Mais j'ai complètement oublié comment je suis tombée sur What the face.
Repost 0
Published by Abie - dans Butinons
commenter cet article
21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 00:24
Avec mes copines, on pend les vies de jeune fille avec classe et distinction. Ben oui, faut bien les pendre avant, ne me dites pas que vous enterrez les vies de jeune fille vivantes, vous !

Par exemple en discutant des pluriels internes en français : avouez queça a le mérite de l'originalité.

Qu'en dire ? Hé bien qu'il n'y en a pas tant que ça. Celui qui m'a fait me poser la questtion est :
Un bonhomme, des bonshommes

Dans le même genre, le Grévisse donne : gentilshommes, mesdames, mesdemoiselles, messeigneurs, messieurs (clairement le plus courant de tous). On pourrait rajouter les relatifs composés comme auquel, auxquels, mais avouez que c'est tout de même beaucoup moins drôle.
Alors c'est tout ? Presque... En matière de pluriel interne le français est terriblement pauvres, même en comptant les pluriels très irréguliers comme un oeil des yeux, un ail des aulx...

En anglais le choix est plus large. Au-delà de man/men et woman/women, et des formes particulières en -ife/-ives, ou -en (child/children, ox/oxen), On trouve le très archaïque brother/brethren, mais aussi :
foot / feet (pieds)
goose / geese (oies)
louse / lice (poux)
mouse / mice (souris)
tooth / teeth (dents)

That's all for tonight, my dear brethren !


Repost 0
20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 11:56
Le sargue, poisson prodigieusement lubrique (...), une fois sorti de l'eau, se meurt d'amour pour les épouses des autres et est possédé d'un amour obscène pour les chèvres.

Oswald Croll, Traité des signatures, trad. Sandra Mouton.
Repost 0
Published by Abie - dans Guillemets
commenter cet article
15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 00:34
Nacara m'a refilé ce mème de vive voix, parce qu'on est old school comme ça, nous. Alors je m'y colle.
La question est : combien des 100 Essential Skills for Geeks maitrisè-je ?

10. Understand what “There’s no Place Like 127.0.0.1” means.
23. Install a Linux distribution. Même si installer Ubuntu aujourd'hui est loin de donner la même street cred qu'une bête Red Hat (enfin, Fedora) il y a dix ans...
25.
Dual (or more) boot a computer.
26. Boot a computer off a thumb drive.
35. Protect your privacy when using a public computer. (Au moins pour les trucs de base).
44. Google obscure facts in under 3 searches. Bonus point if you can use I Feel Lucky.
68. Explain special relativity in terms an eight-year-old can grasp : sans doute, mais pas aussi bien que Pr. Boulet, vulgarisateur extraordinaire..
71. Explain that the colours in a rainbow are roygbiv.
72. Understand the electromagnetic spectrum - xray, uv, visible, infrared, microwave, radio.
73. Know the difference between radiation and radioactive contamination.
74. Understand basic electronics components like resistors, capacitors, inductors and transistors.
83. Understand the difference between a comic book and a graphic novel.

84. Know where your towel is and why it is important. (Lu pendant trois semaines de camping en Islande : très efficace pour inculquer l'importance de la serviette de bain...)
85. Re-enact the parrot sketch.
87. Reciting key scenes from Monty Python and the Holy Grail.
90. Be able to explain why it’s important that Han shot first.

91. Know why it is just wrong for Luke and Leia to kiss. Although, come on, it's just a kiss!
92. Stop talking Star Wars long enough to get laid. Mais je triche en ayant un deuxième chromosome X.
96. Have a documented plan on what to do during a zombie or robot uprising. (Y'a une armurerie à cinq minutes de chez moi)
97. Identify evil alternate universe versions of friends, family, co-workers or self.
99. Talk about things that aren’t tech related. Man, you have no idea...


On notera que le pic de réponses autour de 70 correspond juste au programme de physique de lycée, donc je n'ai pas vraiment de mérite.
Mais le plus frappant, c'est que j'ai une idée assez précise de presque tous les aspects techniques évoqués dans la liste, et je peux expliquer avec les mains ce que c'est qu'un VPN ou une table de hash* (merci jch). Simplement, je ne sais quasiment rien faire en vrai. Dans quelques rares cas je pourrais peut-être m'en sortir, mais en allant chercher des solutions toutes faites sur les forums ou dans la doc... Et finalement ça me suffit !

* Ou table de hashage, ou hachage, sans rapport avec la boucherie. Et non maman, je ne prends pas de drogue.



J'ai tout juste vu, deux siècles après tout le monde, le documentaire Suck my Geek. On n'y retrouve pas les extraits -peut-être un peu trash ?- qui ont rendu la bande annonce instantanément mythique, mais ca reste fort pertinent. Le film se concentre sur l'imaginaire et les productions culturelles (livres-univers, comics, films, et jeux), une facette de la geekitude que j'ai découverte assez tardivement même si elle m'amuse beaucoup.

Mais pour des raisons sans doute biaisées et affectives, parce que mes premiers geeks furent des techies, je trouve qu'il faudrait une deuxième partie pour parler des aspects un peu moins imaginaires de la culture, en rapport avec les technologies informatiques, où l'on retrouve aussi le rôle fondamental de la spéculation créatrice d'une part, et de l'obsession monomanique de l'autre, au-delà de la contradiction apparente...


Repost 0
Published by Abie - dans Mèmes
commenter cet article
14 juillet 2009 2 14 /07 /juillet /2009 04:49

Et la ronce non plus, comme quoi on en apprend tous les jours :

On distingue les épines des aiguillons en fonction de l'organe qui leur a donné naissance par adaptation. L'épine fait corps avec la plante et, sur les arbres, naît du corps ligneux ; l'aiguillon est une excroissance dure et acérée, d’origine épidermique (parenchyme cortical), non vascularisée et pouvant se détacher sans que l’écorce de la tige ou du rameau qui la porte soit endommagée, comme dans les ronces (Rubus), les rosiers (Rosa).

Le Tigre juillet-août 2009, p. 87, citant Wikipédia ou une source commune.

 

Repost 0
13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 00:00

Je n'ai jamais, je répète jamais, disséqué quoi que ce soit de plus gros qu'un cerveau humain (à mon grand regret). Et je m'y prends beaucoup plus proprement que ça (et sans gants, sauf pour les fruits de mer...)

Edit
:
En vérité, je surprise dans l'acte de sauver la vie à ce pauvre panda
Ciel, mais qu'est-ce donc que cette compression toute pourrite ? Cliquez pour mieux voir.
Repost 0
Published by Abie - dans Blogosphères
commenter cet article
12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 00:35
Récapitulons. Il y avait :

Sans parler de



Et de tous les autres sites du même tonneau qui m'ont échappé.
J'avoue que ça me perplexifie un poil, en particulier dans la mesure où plus le sujet est restreint, moins il est susceptible d'être intéressant. Combien d'anecdotes sur des voisins bruyants et impolis peut-on lire à la suite sans se lasser ?
Les anecdotes de Vie de merde sont beaucoup plus larges, et ont parfois ce côté absurde des blagues que personne n'oserait (plus) mettre en bande dessinée, parce que c'est éculé jusqu'à l'os. Pourtant, le fait que l'humour en soit épuisé dans la fiction n'empêche pas tout un chacun de rigoler bêtemet quand quelqu'un se ramasse spectaculairement la gueule (cf. Le Rire d'Henri Bergson sur le sujet du rire mécanique)
.
Voir quelqu'un s'emplafonner une verrière tout juste nettoyée et la casser dans la manoeuvre, ce n'est amusant que pour le passant qui
1/ ne flippe pas pour le maladroit,
2/ ne vient pas de se faire chier à nettoyer une verrière
3/ n'aura ni à ramasser les morceaux, ni à payer le vitrier.

Si on est directement impliqué, l'humour de la situation est complètement éclipsé par, certes, les conséquences désagréables, mais surtout le fait que ce soit aussi monumentalement *con*, improbable, facilement évitable, en quelque sorte cosmiquement injuste. 
Je me demande dans quelle mesure les gens qui soumettent des VDM le font par ce qu'ils sont conscients que leur anecdote est bien drôle pour les autres que pour eux, mais toujours en vertu d'être tellement con.

Je comprends donc la pulsion de suivre ces sites, qui sont assez addictifs une fois qu'on commence à lire les archives, mais je ne suis pas sûre de complètement saisir les motivations des gens qui y envoient leur toutes petites misères. Les grosses, je conçois, mais les petites ? Celles qui n'ont d'intérêt que si on vous connait un peu
?

Vous me rétorquerez «pour être lu, eh banane !», ce que je devrais comprendre... Ou même que c'est un peu l'hôpital qui jette des petits cailloux pointus à la charité, dans la mesure où je raconte à l'occasion des anecdotes personnelles
sur ce weblog. Sans doute, mais à tort ou à raison, j'ai l'impression que la lecture d'un blog, même fort peu autobiographique, donne un sentiment de proximité avec le rédacteur bien supérieur que celui obtenu par une petite histoire de trois lignes. Manquerais-je d'empathie ?

Ceci dit, je me demande parfois : quand on a terminé de lire Viedemerde.com, de voter sur les anecdotes,  de lire tous les commentaires, d'en ajouter soi-même, voire devenir modérateur des commentaire (!), reste-t-il du temps pour avoir une vie, de merde ou pas ?
Et puis je me rappelle que ce blog me prend sans aucun doute infiniment plus de temps que celui que je passerais à lire l'intégrale des commentaires du site....

Mais je ne m'en plains pas !
Repost 0

Edito

Soyez les bienvenus sur ce petit blog sans ligne éditoriale fixe, qui échoue à mourir depuis 2005.
La fréquence de mise à jour se veut quotidienne au mieux (par ce que je suis de nature optimiste), trimestrielle au pire (parce que je suis velléitaire bien plus encore).

Alea jacta est :


Aussi :



Ordo Ab Chao