I ache for blacks and whites entire,
All the shadows cast by a skull;
Soon muddied are the purest waters,
The sharpest blade is first to dull.
Since you get less for the same price,
Some things should never be done twice.
I ache for blacks and whites entire,
All the shadows cast by a skull;
Soon muddied are the purest waters,
The sharpest blade is first to dull.
Since you get less for the same price,
Some things should never be done twice.
J'ai résisté longtemps à la mode des abbréviations systématiques, que ce soit sur IRC (oui je suis vieille), en chat ou par texto.
Mais avec ma pratique des mails lapidaires et du micro-blogging en 140 caractères, j'ai fini par tomber dans les acronymes anglophones les plus abscons. Je ne parle pas de LOL ou de ROTFL, que je pratique peu, ni même de RTFM, que je suis rarement en position d'asséner à qui que ce soit, mais leur nombre a enflé sans que je m'en rendre bien compte.
Alors quand l'une de mes geeks de référence me dit qu'elle ne capte pas tout, je me dis que, jargon classique de forum ou pas, il est temps d'agir.
Du coup voici une petite liste, et la résolution d'en limiter l'usage...
Et si vous vous trouvez face à un acronyme qui vous échapper, deux approches possibles :
Chercher sa signification, par exemple sur ce site dédié :
Ne vous laissez plus jamais enfumer par l'acronymite de @temptoetiam acronymfinder.com
— panjidrama (@panjidrama) March 19, 2013
Ou tout simplement inventer votre propre définition !
@temptoetiam Pas grave, quand je sais pas j'invente. I Can Yearly Mingle Information. Thor Is Lame. For Wind Into West. Hot Tea Here…
— panjidrama (@panjidrama) March 19, 2013
(Le titre fait référence à tl;dr.)
Il y a peu, j'ai eu le plaisir de dîner dans un restaurant servant de la cuisine de la Terre de Feu (fueguien ?), et bien que la chère y soit très bonne j'ai été encore plus marquée par la décoration exubérante et pour le moins syncrétique.
L'exemple le plus frappant était cette fresque :
Hey, girl, t'as un polichinelle dans le tiroir, buvons donc un coup à sa santé ! L'ange Gabiel, ce sacré boute-en-train...
Plus sérieusement : vous pensez que les flammes aux pieds de Marie ont un sens particulier ?
(Pour ceux que ça intéresse, le site du resto donne la carte, et la cave du patron est apparemment une mine de vins sud-américains introuvables ailleurs.)
L'autre jour, j'ai eu dans la tête La Croisade des enfants de Jacques Higelin pendant que je prenais ma douche. Ma vie est passionnante, hein ?
(Pour ceux qui n'étaient pas nés dans les années 80, cliquez à vos risques et périls.)
Dans une volonté de vengeance, je suis allée me renseigner et les chiffres sont sans appel : environ une étoile naît par an dans chaque galaxie, ce qui nous fait un
total d'environ 100 milliards de naissances (et de morts) par an.
Or :
Des milliards d'étoiles naissent et meurent à chaque instant
Où l'Homme apprend la guerre à ses enfants.
Conclusion : l'Homme apprend la guerre à ses enfants une fois par semaine maximum. (Ou en une semaine, la formulation manque nettement de rigueur.)
Merci de votre attention.
Je savais depuis bien longtemps que le mot coléoptère signifie « aile-étui », de κολεός, étui. Par ailleurs, leurs élytres, ces ailes modifiés très rigides,
ont également un nom qui signifie « étui » en grec.
Ce n'est qu'aujourd'hui que j'ai additionné ces deux étymologies, ce qui m'a posé la question de la nuance entre κολεός et ἔλυτρον. Après tout qu'une langue ait des
mots différents pour des objets proches, qui de plus naturel ? Mais encore faudrait-il savoir quels objets exactement...
Je me suis donc mollement tournée, vers Twitter, un outil qui (grâce aux biais combinés de relations transitives variées et de mon heureuse disposition d'esprit) me
semble une source inépuisable de gens formidables (si vous demandez, je vous fait une liste).
Lancé un vendredi soir, cet appel qui semblait condamné à ne rester qu'un prétexte à changer un peu d'alphabet dans ma timeline a en fait réveillé une
bienveillante classiciste qui pour mes beaux yeux est partie en quête de réponses (qu'elle soit remerciée, elle et sa bibliothèque).
Le Bailly n'a pas donné de différence significative, mais le Chantraine (que je découvre pour
l'occasion), dictionnaire étymologique, précise que ἔλυτρον vient de εἰλέω, « rouler » : il s'agirait donc une gaine au sens « enveloppe », quelque chose qu'on peut enrouler autour du
contenu.
Pas de différence flagrante donc, mais peut-être subtilité. Peut-être les taxonomistes ont-is simplement voulu éviter la répétition ? En tout cas, ma curiosité est
satisfaite, et plus encore, grâce à cette anecdote croustillante (enfin je trouve ; il est possible que mes seuils soient un peu bas)
sinon apparemment κολεός signifie le vagin en grec moderne, alors que κόλυθρον c’est les testicules (possiblement lié). :)
Il faut dire que la particularité des orchides, c'est d'être fournies avec leur enveloppe...
Ça fait un moment qu'à chaque fois que la radio m'inflige les résultats sportifs entre le journal et la météo, je me pose des questions sans doute mal
formulées, mais auxquelles je n'ai pas trouvé de réponse.
Par exemple, tel chroniqueur s'époumonne parce que l'équipe A de deuxième division est bien partie pour monter en L1 alors quelle était encore en National l'année
précédente, ou encore que l'équipe B risque fort la relégation après trente-cinq ans en Ligue 1, rendez-vous compte...
Ben non, je ne me rends pas compte.
Au lieu de me rendre compte, je me demande si quelqu'un dispose de statistiques pertinentes pour analyser les montées et les relégations : on peut sans doute se
faire une idée des chances d'une équipe de rester 5, 10 ou 44 ans d'affilée (le record) en Ligue 1 avec un modèle tout con prenant en compte la taille des ligues (20 équipes en L1, L2 et N1) et
les règles de tranfert.
Et puis les 80 ans d'archives disponibles permettrait d'étudier un peu mieux des durées moyennes de résidence des équipes dans chacun des réservoirs, et des
facteurs susceptibles d'esquisser une typologie des équipes (les régulières, les étoiles filantes...).
Je serais curieuse de savoir comment elles se répartissent et si par hasard l'impression de niveau variable n'est pas juste un artéfact cognitif d'une répartition
bêtement aléatoire. Et franchement, ça m'intéresserait beaucoup plus que les résultats du dernier match en retard de la tantième journée de championnat.
Quelqu'un aurait des pistes ?
(Spécial dédicace à Lucas, seul vrai fanatique de mes connaissances.)
Yeux d'or, nuque rase et sourire de fortune,
Chez moi elle est venue sonner.
L'inconnue était belle mais m'était importune;
Je lui fermai la porte au nez.
J'ai dans ma tête un grand cahier, ou plutôt un livre d'images, mais je ne trouve jamais la page quand je tente de le feuilleter.
Quel que soit la temps que je passe parmi les visages familiers, les histoires chaque fois s'effacent ; je ne peux le lire que fermé.
Je fréquente beaucoup trop de bibliophiles pour ma santé mentale, et ça a parfois des conséquences amusantes : je me suis ainsi retrouvée à lire cette annonce ebay pour un fort joli Flavius Josèphe post-incunable. Et il y a quelque chose qui me tire l'œil, comme dit ma mère :
Mais dites-moi, en voilà un bien bel emblème !
Virtute duce, comite fortuna — « guidé par la vertu, la fortune comme compagne », c'est-à-dire : « la fortune sera à tes côté si tu suis la vertu » — c'est du Cicéron, et incidemment la devise de la ville de Lyon, où exerçait l'éditeur Sébastien Gryphe, bien connu des amateurs.
Considérant son nom, pas d'étonnement à ce qu'il ait choisi comme marque un griffon, ce qui lui fait de sympathiques frontispices :
On trouve le griffon, portant dans une de ses serres un parallélépipède qui représente la vertu, tout en prenant parfois la forme d'un livre, plus ou moins reconnaissable selon les (fort nombreuses) versions.
Et en dessous, me direz-vous ?
Et bien il y a deux interprétations possibles : en restant dans les symboles, le globe ailé est un piédestal classique de la Fortune, qui va si vite, donc est si changeante et difficile à attraper, comme mentionné dans cet article de Bibliomab consacré aux marques d'imprimeurs.
J'ai d'ailleurs eu la surprise (et l'honneur !) d'y trouver un lien vers... ce blog, pour l'article que j'avais consacré il y a déjà quatre ans à la figure de l'Occasion chauve sur la nuque, fortement identifiée à celle de la fortune.
Et l'interprétation alternative, me direz-vous ? À vrai dire, c'est elle qui m'a fait m'arrêter sur l'annonce ebay en rigolant bêtement.
Parce que franchement, hein, à brûle-pourpoint, ce globe ailé, il vous évoque quoi ?
Je vous le donne en mille :
© Glazed Black Cherry, sur sa boutique Etsy
Hé oui, un Golden Snitch...
Au vu de sa marque, il ne fait donc pas de doute que l'imprimeur devait être un Griffindor particulièrement fan de sport.
Nous ne voyons pas d'autre explication...
(Cet article est dédié à Sandra, green ink addict en
exil albionesque.)
Pour des raisons qu'il serait trop long d'expliquer ici, je me retrouve à lire les paroles de God Save the Queen, et laissez-moi vous dire que c'est pas bien fameux. Le premier couplet, c'est le bien connu :
God save our gracious Queen,
Long live our noble Queen,
God save the Queen:
Send her victorious,
Happy and glorious,
Long to reign over us:
God save the Queen.
Et pour rigoler un peu, voici le même couplet tel que chanté par les Canadiens francophones
Dieu protège la reine
De sa main souveraine !
Vive la reine !
Qu'un règne glorieux,
Loin et victorieux
Rende son peuple heureux.
Vive la reine !
Cette version présente plusieurs points d'intérêt.
Pour commencer, il semble démontrer que le français est une langue profondément républicaine, qui n'admet pas à « reine
» la majuscule que l'anglais met à Queen.
Secondement, j'y vois comme un souci de scansion : si c'est chanté sur la même mélodie, comment caser « Vive la reine
» (trois syllabes en parisien, quatre avec les conventions de la poésie, cinq en ajoutant le e muet de la fin) sur la mélodie de
God/save/our/grèèèè/cious/Queen (six syllabes) ?
Toute suggestion bienvenue.
Enfin, une question soulevée -d'une seule main- par le Picard Garou : pour un hymne qui a comme particularité de changer avec
le sexe du souverain, c'est un peu gênant d'avoir une traduction avec une rime en « reine »...
Quand le vieille passera l'arme à gauche, ils vont chanter quoi au juste ? « Dieu protège le roi, De sa main en beau bois » (© LPG) ? Soyons sérieux, je vous
prie.
Au cas où le problème n'aurait pas été encore résolu, et pour soulager de ce souci une famille royale lourdement occupée par toutes ces invitations de mariage*, permettez-moi de proposer
« Dieu protège le roi, De son souverain bras.»
Ne me remerciez pas, c'est tout naturel.
Voilà voilà.
* Nan mais franchement, Beckham et Posh à un mariage royal, qu'aurait dit Léon Zitrone ? Quant à la question de savoir pourquoi diable je sais ça, la réponse est
malheureusement trop simple : j'ai encore fait l'erreur d'écouter France Info le dimanche.
Ce qui m'a permis d'entendre Philippe Vandel prononcer ces mots immortels « La frite est au Belge ce que le Belge est à la frite : une part de son patrimoine ». Je
peux mourir en paix, maintenant.
Soyez les bienvenus sur ce petit blog sans ligne éditoriale fixe, qui échoue à mourir depuis 2005.
La fréquence de mise à jour se veut quotidienne au mieux (par ce que je suis de nature optimiste), hebdomadaire au pire (parce que je suis
velléitaire bien plus encore).