Édito

Soyez les bienvenus sur ce petit blog sans ligne éditoriale fixe, qui échoue à mourir depuis 2005.
La fréquence de mise à jour se veut quotidienne au mieux (par ce que je suis de nature optimiste), hebdomadaire au pire (parce que je suis velléitaire bien plus encore).
J'ai plus récemment ouvert une page delicious, ainsi qu'un tumblelog intitulé Tempto etiam, principalement constitué de citations, littéraires ou autres.

Vous pouvez consulter la liste complète des articles pour vous faire une idée plus précise de ce que j'entends par «tout et n'importe quoi».
Et n'hésitez pas à
me contacter pour me faire part de vos griefs, réflexions ou suggestions.


Alea jacta est :

Avec le temps va!

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Ordo ab chao

Brèves du jour

Samedi 5 mars 2005
Ce qu'il y a de bien avec le fait d'entamer un blog c'est qu'on ne manque vraiment pas d'inspiration.
Il y a des milliers de blogs qui font envie, je sais pas moi, au hasard, le blog BD de Boulet, mais aussi et surtout des zillions de trucs qui donnent une idée très précise de ce que l'on ne veut surtout pas faire, par exemple la majorité des skyblogs (un million et demi tout de même!).

Commençons donc par l'aspect technique, on verra après pour le reste...


Par Abie Galère
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Samedi 2 avril 2005
Entendu à la radio :
(les résultats des courses sont toujours juste avant le journal, grrr)
"Les deux autres pouliches ont fondu sur elle comme neige au soleil!"

Je propose d'assommer les commentateurs "sportifs" à coup de dictionnaire de stylistique : même si ça n'arrange rien, ça ne peut pas aggraver les choses...
(Comme dirait Michel Audiard, je ne dis pas que ce n'est pas injuste, je dis juste que ça soulage.)

Entendu dans mon salon :
" Pour maigrir, jouez à WoW!..."

Eh bah on n'est pas sorti de l'auberge!...

Par Abie
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Mercredi 13 avril 2005
L'autre jour, j'ai entendu à la radio (eh oui, encore, j'aime me faire du mal), dans un reportage, la description d'une association qui a pour ambition d'aider les jeunes à "pousser leur projet à bout".

Alors quand le projet est vraiment à bout, il plaque sa femme et part refaire sa vie dans le Larzac, le projet?

Sur le coup, ça n'a pas manqué de m'énerver (le matin, je suis très irascible, bien que dotée d'un électroencéphalogramme plat), mais avec le recul je trouverais ça amusant si ça n'apportait pas une pierre à ma théorie qui veut que l'échec au BEPC soit une condition d'entrée dans les écoles de journalisme...

Et pourtant, quand mon chef m'a parlé aujourd'hui d'un "problème qui restait jusqu'ici insolvable", j'ai trouvé ça presque poétique.
Et puis ça a l'excuse d'être un anglicisme...

Ah, on me dit dans mon oreillette que ce n'est pas une excuse. Mais mon oreillette est une pinailleuse.


Insoluble contre insolvable : le match!
Arbitre: le Trésor de la langue française informatisé ou TLFI
(rien à voir avec le Théatre international de langue française, ou TILF, je me fais avoir à chaque fois).


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Dimanche 15 mai 2005
Un moment de poésie interdisciplinaire?

tapir and baby
 
*** Physiciens, attention! ***
Détournez les yeux, ça pourrait vous faire du mal.

- Un atome c'est fait de quoi?
- De gènes?

(...)

- Et la masse de l'électron?
- Elle est nulle.

Pour prévenir les questions : oui, il le faisait exprès... Mais tout de même, où va-t-on?

 

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Lundi 23 mai 2005
Entendu aujourdhui à la radio, par un maire corse au sujet des poseurs de bombes :

Ils n'ont ni feu ni loi...

Petit rappel :

Sans foi ni loi : Bandit, qui ne respecte, ni l'honneur, ni la religion, ni la loi.
Sans feu ni lieu : Vagabond, n'ayant pas d'âtre pour se réchauffer ni d'endroit pour dormir.

Enfin, au moins ce n'était pas un journaliste....

 

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Vendredi 27 mai 2005
shadok Allez, je continue avec mes brèves radiophoniques...
Toujours sur France-Info, dans la rubrique qui nous présente de jeunes-entrepreneurs-dynamiques-et-créatifs, me voici une fois de plus confrontée au jargon commercial qui m'horripile au dernier degré. (Mais il faut dire que j'ai l'horripilateur facile).

Il cherchait des partenaires "en France et à l'international", en particulier pour "migrer nos technologies sur téléphone portable".

Mettons les choses au point : les pays qui ne sont pas la France, ça s'appelle l'étranger. International en tant que substantif, signifie

Joueur athlète sélectionné dans une équipe nationale pour les rencontres internationales. Un international de rugby. (Le Petit Robert)

Je ne pense vraiment pas que c'est ce à quoi pensait notre énergique chef d'entreprise....

Le deuxième abus est grammatical plutôt que lexical : sous quelqu'angle que vous le regardiez,
il n'y a pas à tortiller, migrer est un verbe intransitif.
Donc s'il tient à la métaphore, il aurait pû dire quelque chose comme "pour faire migrer nos technologies vers les téléphones portables".
Le plus simple restant bien sûr "pour adapter nos technologies aux téléphones portables".

Mais comme disent les Shadoks, pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué, et pourquoi faire compliqué quand on peut faire inextricable?




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Vendredi 10 juin 2005
L'autre jour, j'ai joué à un jeu très classique mais toujours très drôle : regarder les requêtes correspondants aux hits de Google et autres moteurs de recherche pour mon blog. La plupart du temps, ça n'a vraiment rien avoir, ce qui fait tout l'intérêt de la chose.
Résultats des courses : il y a le très couru "dessin technique", le très logique "blog abie", le très banal "j'aime les bites" (*), le très surprenant  "pluto en perles"...

Je suis encore consternée par le degré d'incompréhension du principe de moteur de recherche que montrent les internautes qui demandent "quand est ce qu'une femme est féconde", "pk voter pour le non" ou "la truffe comment en trouver avec qu'elle animaux?" (sic).

Et au milieu de tout ça, deux perles surréalistes : "cheval blanc referendum", suivie par le formidable "ma rate safin".


(*) Mange, Google, mange, comme dirait le bon docteur...

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Dimanche 12 juin 2005
Attention, ça a volé très très haut, dernièrement...

Anatomie pratique
C'est bien le monocycle, ça muscle les bras.
Ma~
Philosophie Punk
Ce qui distingue l'espèce humaine, c'est pas le langage, c'est l'autodestruction.
Joe
Zoologie morale
J'aime bien les saumons, y-z-ont un bon style, y-zont un air de maquereaux.
Pipo
Zoologie appliquée
Ouais, c'est comme vos mouche daubovores..
Joe,
qui veut dire drosophiles (!)

C'est tout pour aujourd'hui, mais c'est déjà pas mal...


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Dimanche 19 juin 2005
Il y a des jours comme ça, où l'on se lève malgré soi, pas réveillé du tout, le chef délicatement implanté dans l'extrémité terminale du tractus digestif.

La minable loupiote de la salle de bains me carbonise la rétine de ce qui semble un impitoyable projecteur de cinéma, donnant au monde une glorieuse teinte de blanc éclatant avec des bords rouge sang (mes paupières).

Je suis déjà contente d'avoir localisé le problème à traiter : la veille il y eut soirée, donc maquillage maladroit, soigneusement étalé par une nuit trop courte. Bilan : je ressemble à Baba Yaga. Il s'agit d'agir, et vite.

Dans ces moments-là, on pense peu, par exemple aux couleurs des choses. Hé bien c'est un tort.
Si j'avais prêté attention à la différence qui existe entre le rose-clair-trop-lumineux et le bleu-clair-pareillement-trop-lumineux-aye-bobo-les-nyeux des contenus de deux bouteilles identiques par ailleurs, je me serais évité un démaquillage des yeux au dissolvant à ongles!

Et pour le coup, croyez moi, ça réveille.




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Jeudi 23 juin 2005
Parmi les petites légendes de la presse écrite, il y a celle des clavistes de Libération : elles étaient chargées de taper les articles à l'époque lointaine où les journalistes ne le faisaient pas directement (1).
Elles se rendirent célèbres par les commentaires acerbes dont elles assaisonnaient les articles et les petites annonces, sous forme de NDLC (Notes de la claviste) plus ou moins sauvages et humoristiques.

Vous allez me dire que je suis nostalgique d'une époque que je n'ai pas connue, et vous aurez sans doute raison, mais tout de même, à défaut de clavistes pleines d'ironie, Libération ferait bien d'embaucher deux ou trois correcteurs de texte avec les yeux en face des trous.
Pour une fois, je ne parle pas d'orthographe ni de grammaire, lesquels sont irréprochables dans cet article consacré aux tractations parlementaires de Villepin. Mais, pas de bol, ça se termine par cette note en bas de page :

(1) Lors d'un vote consultatif, les sénateurs l'ont approuvé hier par 174 voix sur 126. 25 sénateurs centristes sur 33 n'ont pas pris part au vote.

Plus de voix pour que de suffrages exprimés, c'est de l'enthousiasme ou je ne m'y connais pas....


(1) Bon, bien sûr, exception qui confirme la règle, il y a encore la zone que Siné sème dans Charlie Hebdo toutes les semaines, qui ne devrait pas être dactylographiée de sitôt, claviste ou pas...

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