Enfin ! enfin un dessin animé qui n'est pas destiné d'abord aux enfants et aux ados, et qui n'en est pas moins acclamé par la critique.
Est sorti la semaine dernière sur un nombre d'écrans parfaitement ridicule un film avec un scénario certes délirant mais complètement jouissif, des graphismes extrêmes, des héros très contestables et une fin grandiose....
Il s'agit d'Intolérance de Phil Mulloy, et si vous avez la chance d'être Parisien, Lyonnais, Quimperois ou Bordelais (et lieux circonvoisins), profitez-en vite avant qu'il ne disparaisse des salles obscures !
Pour les autres, il reste bien sûr le DVD, achetable en ligne.
C'est en fait une trilogie de courts-métrages : Intolérance I date de 2000, Intolérance II : l'invasion est sorti (mais pas en salle) en 2001, mais le troisième volet est à mon sens encore meilleur que les deux premiers...
Merci à ED Distribution, toujours sur les bons coups sortis d'outre-espace, car en vérité, je vous le dis : l'avenir sera Zog ou ne sera pas !
Est sorti la semaine dernière sur un nombre d'écrans parfaitement ridicule un film avec un scénario certes délirant mais complètement jouissif, des graphismes extrêmes, des héros très contestables et une fin grandiose....
Il s'agit d'Intolérance de Phil Mulloy, et si vous avez la chance d'être Parisien, Lyonnais, Quimperois ou Bordelais (et lieux circonvoisins), profitez-en vite avant qu'il ne disparaisse des salles obscures !
Pour les autres, il reste bien sûr le DVD, achetable en ligne.
C'est en fait une trilogie de courts-métrages : Intolérance I date de 2000, Intolérance II : l'invasion est sorti (mais pas en salle) en 2001, mais le troisième volet est à mon sens encore meilleur que les deux premiers...
Merci à ED Distribution, toujours sur les bons coups sortis d'outre-espace, car en vérité, je vous le dis : l'avenir sera Zog ou ne sera pas !
par Abie
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Cinéma Tchi Tcha
David Fincher était très attendu cette année sur la Croisette pour la
présentation de Zodiac : il avait à défendre sa réputation de petit génie d'Hollywood, ayant
commencé sa carrière par rien moins que Alien 3 à même pas trente ans, qu'il a fait
suivre des films cultes Se7en et Fight Club, mais aussi d'échecs commerciaux comme The Game, trop souvent oublié, et Panic Room, très oubliable.
Pour son grand retour, Fincher s'est risqué à l'exercice doublement difficile de l'adaptation d'un livre, lui-même documentaire : comment un tueur en série surnommé Zodiac a terrorisé l'Amérique des années 70 avec des lettres cryptées adressées aux journaux. En l'occurrence, Ficher arrive à transformer ces contraintes en forces narratives : on retrouve bien sûr, et avec plaisir, les figures canoniques du genre, comme l'étude de la scène du crime par le binôme d'inspecteurs complémentaires et symbiotiques jusqu'au ridicule, mais on échappe à la caricature d'enquête expéditive où tous les indices s'emboîtent exactement, au mépris de la réalité du terrain.
On peut d'ailleurs voir dans ce film deux histoires différentes : la première heure du film est consacrée aux meurtres, aux messages, aux indices et à l'excitation d'une enquête menée au coup par coup, dans l'urgence des commissariats et des salles de rédactions.
Mais au fur et à mesure que Zodiac se fait plus rare, l'opinion se désintéresse de l'affaire, le journaliste vedette, Avery, s'en détourne, et l'on sent s'échapper la possibilité de fin hollywoodienne où l'on verrait le pugnace inspecteur Toschi (campé par Mark Ruffalo, excellent) résoudre à lui tout seul l'énigme du siècle.
Alors commence le deuxième film, plus lent, plus frustrant, moins chargé d'adrénaline, mais tout aussi intense : c'est Robert Graysmith (Jake Gyllenhaal), un
improbable cartooniste féru d'énigmes, qui relève le défi, moins par dévouement que par obsession personnelle, et met sa vie entre parenthèse pendant les deux décades qui s'écoulent pour se jeter
dans ce mystère à corps perdu : pour ce qui est de la santé mentale, elle n'est pas loin d'être perdue aussi.
Sa perséverence absurde lui permet de s'obstiner jusqu'à obtenir, alors que tout espoir de réponse semblait avoir sombré, la certitude qui lui permettra de boucler son livre et de récupérer sa vie, mais pas de résoudre l'enquête sur le plan judiciaire. -- En passant, chapeau à la geekette (Chloë Sevigny), seule femme du cast, et qui vaut son pesant de cacahuètes.--
Et cette morale mi-cynique mi-attendrie est la marque distinctive de Ficher sur ce film où la réalisation s'est effacée au profit de l'intrigue, et pour une fois, on n'assiste pas au succès calibré du héros banalement aligné loyal bon.
Car enfin à bien y réfléchir, quelle est la force qui pousse Graysmith jusqu'au bout de son obsession? Ce n'est pas la soif de vengeance, ni le désir de justice, encore moins l'attrait de la gloire... C'est tout simplement le besoin irrépressible de savoir, sans autre but que la satisfaction de sa curiosité, gratuitement. Zodiac, c'est le triomphe du geek, ou je ne m'y connais pas.
Pour son grand retour, Fincher s'est risqué à l'exercice doublement difficile de l'adaptation d'un livre, lui-même documentaire : comment un tueur en série surnommé Zodiac a terrorisé l'Amérique des années 70 avec des lettres cryptées adressées aux journaux. En l'occurrence, Ficher arrive à transformer ces contraintes en forces narratives : on retrouve bien sûr, et avec plaisir, les figures canoniques du genre, comme l'étude de la scène du crime par le binôme d'inspecteurs complémentaires et symbiotiques jusqu'au ridicule, mais on échappe à la caricature d'enquête expéditive où tous les indices s'emboîtent exactement, au mépris de la réalité du terrain.
On peut d'ailleurs voir dans ce film deux histoires différentes : la première heure du film est consacrée aux meurtres, aux messages, aux indices et à l'excitation d'une enquête menée au coup par coup, dans l'urgence des commissariats et des salles de rédactions.
Mais au fur et à mesure que Zodiac se fait plus rare, l'opinion se désintéresse de l'affaire, le journaliste vedette, Avery, s'en détourne, et l'on sent s'échapper la possibilité de fin hollywoodienne où l'on verrait le pugnace inspecteur Toschi (campé par Mark Ruffalo, excellent) résoudre à lui tout seul l'énigme du siècle.
Alors commence le deuxième film, plus lent, plus frustrant, moins chargé d'adrénaline, mais tout aussi intense : c'est Robert Graysmith (Jake Gyllenhaal), un
improbable cartooniste féru d'énigmes, qui relève le défi, moins par dévouement que par obsession personnelle, et met sa vie entre parenthèse pendant les deux décades qui s'écoulent pour se jeter
dans ce mystère à corps perdu : pour ce qui est de la santé mentale, elle n'est pas loin d'être perdue aussi.Sa perséverence absurde lui permet de s'obstiner jusqu'à obtenir, alors que tout espoir de réponse semblait avoir sombré, la certitude qui lui permettra de boucler son livre et de récupérer sa vie, mais pas de résoudre l'enquête sur le plan judiciaire. -- En passant, chapeau à la geekette (Chloë Sevigny), seule femme du cast, et qui vaut son pesant de cacahuètes.--
Et cette morale mi-cynique mi-attendrie est la marque distinctive de Ficher sur ce film où la réalisation s'est effacée au profit de l'intrigue, et pour une fois, on n'assiste pas au succès calibré du héros banalement aligné loyal bon.
Car enfin à bien y réfléchir, quelle est la force qui pousse Graysmith jusqu'au bout de son obsession? Ce n'est pas la soif de vengeance, ni le désir de justice, encore moins l'attrait de la gloire... C'est tout simplement le besoin irrépressible de savoir, sans autre but que la satisfaction de sa curiosité, gratuitement. Zodiac, c'est le triomphe du geek, ou je ne m'y connais pas.
NB : Les habitués auront peut-être remarqué que cette chronique a un format un peu particulier.
Tout commentaire bienvenu.
Tout commentaire bienvenu.
par Abie
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Cinéma Tchi Tcha
Rhôlala, pas le temps, pas le temps, pas le temps !
Je vous donne donc la liste des films vus au cours des 6 derniers mois, et dont je voulais vous parler : sa longueur a vite dépassé mes prévisions....
Vieux (plus d'un mois)
Fête du cinéma :
Depuis :
A vous de choisir ceux dont vous voulez entendre parler...
Modalité du vote :
Scrutin par poste à un tour, avec quatre voix par personne : deux pour la catégorie "Vieux", et une pour chacune des deux autres.
Je vous tiens au courant des résultats dès mon retour dans des contrées technologiquement avancées...
Je vous donne donc la liste des films vus au cours des 6 derniers mois, et dont je voulais vous parler : sa longueur a vite dépassé mes prévisions....
Vieux (plus d'un mois)
Walk the line
Shawn of the dead
Underworld 2
Good night and good luck
Renaissance
Kirikou et les bêtes sauvages
The eternal sunshine of the spotless mind
Pavee Lackeen, la fille du voyage
Desperado
Blues brothers 2000
Rembrandt fecit 1669
Memento
Bad taste
Duelist
Shawn of the dead
Underworld 2
Good night and good luck
Renaissance
Kirikou et les bêtes sauvages
The eternal sunshine of the spotless mind
Pavee Lackeen, la fille du voyage
Desperado
Blues brothers 2000
Rembrandt fecit 1669
Memento
Bad taste
Duelist
Fête du cinéma :
Conversation(s) avec une femme
Volver
Paris je t'aime
Midnight movies
Metal : a headbanger's travel
L'Evangile selon Saint Matthieu
Rome ville ouverte
Le Grand Sommeil
Gilda
les 14 Amazones
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Paris je t'aime
Midnight movies
Metal : a headbanger's travel
L'Evangile selon Saint Matthieu
Rome ville ouverte
Le Grand Sommeil
Gilda
les 14 Amazones
Depuis :
A vous de choisir ceux dont vous voulez entendre parler...
Modalité du vote :
Scrutin par poste à un tour, avec quatre voix par personne : deux pour la catégorie "Vieux", et une pour chacune des deux autres.
Je vous tiens au courant des résultats dès mon retour dans des contrées technologiquement avancées...
par Abie
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Cinéma Tchi Tcha
| Remember, remember The fifth of November The gunpowder treason and plot. I can see no reason Why gunpowder treason Should ever be forgot. (Comptine)
|
Souviens-toi, souviens-toi Toujours du cinq novembre De la Conspiration des poudres Je ne vois aucune raison Pour que cette trahison Se fasse jamais absoudre (Traduction libre)
|
V pour Vendetta est une bande dessinée du prolifique scénariste Alan Moore (From Hell, La ligue des Gentlemen extraordinaires, Watchmen), dessinée par David Lloyd, et elle vient d'être adaptée au cinéma par James McTeigue.
A lire chez Culturofil:
Dans cette Angleterre fascisante et orwellienne, un personnage étrange et masqué a pour seul objectif s'accomplir sa vengeance sur un certain nombre de membres de la nomenklatura, tout en réveillant les aspirations du peuple à plus de liberté et de justice.
Son masque est celui de Guy Fawkes, un personnage brûlé traditionnellement le 5 novembre en commémoration de la Conspiration des poudres de 1605, tentative déjouée à temps de comploteurs catholiques de faire sauter le Parlement. Guy Fawkes devait mettre le feu aux poudres et fut plus tard décrit comme "le seul homme à être jamais entré au Parlement avec d'honnêtes intentions"...
Brûlé en effigie depuis 400 ans pour la plus grande joie des gosses, son nom en est venu à vouloir dire "mannequin", "masque grostesque", puis "personne d'apparence ridicule" et enfin, tout simplement, "gars". Je ne peux pas résister à la délicieuse ironie de souligner que le terme général pour désigner un homme anglais est donc le prénom d'un comploteur qui se serait bien vu régicide...
Je n'ai pas lu le comic, lacune que j'espère combler un jour, donc il est tout à fait possible que mes remarques quant au film soient invalidées par des données de la BD qui n'ont pas pu être intégrées au film, ou des artéfacts d'adaptation hollywoodienne.
Pour l'une, au moins, je suis sure de moi: le dictateur s'appelle originellement Adam Susan, et le parallèle avec l'Allemagne nazie était bien assez clair sans avoir besoin de forcer le trait en le rebaptisant Adam Sutler...
Mais qui est V? Laissez-le se présenter lui-même, en pentamètres iambiques, s'il vous plaît :
Voilà! In view, a humble vaudevillian veteran, cast vicariously as both victim and villain by the vicissitudes of Fate.
Voilà ! Vous avez en vue un humble vétéran du vaudeville, un personnage indirectement fait à la fois victime et coupable par les vicissitudes du destin.
Voilà ! Vous avez en vue un humble vétéran du vaudeville, un personnage indirectement fait à la fois victime et coupable par les vicissitudes du destin.
Pourquoi ce masque à l'effigie de l'instigateur de la conspiration des poudres?
This visage, no mere veneer of vanity, is a vestige of the vox populi, now vacant, vanished. However, this valorous visitation of a by-gone vexation, stands vivified, and has vowed to vanquish these venal and virulent vermin vanguarding vice and vouchsafing the violently vicious and voracious violation of volition.
Ce visage, plus qu'un simple vernis de vanité, est un vestige de la vox populi, maintenant caduque, disparue. Toutefois, cette valeureuse visite d'une insulte passée est ravivée et a fait le voeu de vaincre cette vermine vénale et virulente qui est à l'avant-garde du vice et encourage la violation violamment vicieuse et vorace de la volonté.
Ce visage, plus qu'un simple vernis de vanité, est un vestige de la vox populi, maintenant caduque, disparue. Toutefois, cette valeureuse visite d'une insulte passée est ravivée et a fait le voeu de vaincre cette vermine vénale et virulente qui est à l'avant-garde du vice et encourage la violation violamment vicieuse et vorace de la volonté.
Quel est donc son but?
The only verdict is vengeance; a vendetta, held as a votive, not in vain, for the value and veracity of such shall one day vindicate the vigilant and the virtuous. Verily, this vichyssoise of verbiage veers most verbose so let me simply add that it's my very good honor to meet you and you may call me V.
Le seul verdict possible est la vengeance ; une vendetta comme un symbole, non pas en vain, mais pour la valeur et la véracité, de celle que réclameront un jour les vigilants et les vertueux. Vraiment cette salade de verbiage tourne au verbeux, laissez-moi donc simplement ajouter que je suis très honoré de vous rencontrer et que vous pouvez m'appeller V.
Dans l'ensemble, et de façon prévisible, le film est un exercice de style en britishitude : outre les jurons (Bloody hell le dispute à Bullocks), la localisation et le prétexte historique de Guy Fawkes, ce sont surtout les citations et la verve théatrales de V qui donnent à l'ensemble un cachet terriblement british... Des pièces commes Macbeth, La Nuit des Rois, et sans doute bien d'autres qui m'ont échappées sont citées tout au long du film.
Les effets pyrotechniques sont très jolis mais totalement irréalistes : pour avoir vu des artificiers travailler, je refuse de croire qu'une explosion souterraine puisse produire une destruction propre, verticale et flamboyante d'un monument gothique (flamboyant d'ailleurs) a fortiori un feu d'artifice soigneusement synchronisé. Sans blesser les milliers de personnes alentour.Mais c'est bien traité, et ça sert (un peu) le scénario, ce qui change des grosses explosions poilues des blockbusters, alors je suis encline à la clémence.
Mais il y a d'autres choses qui me chiffonnent. Nous sommes censés être dans un pays totalitaire, avec un contrôle extrêmement étroit des médias, des communications (écoutes téléphoniques) et des déplacements (couvre-feu, mention d'une autorisation nécessaire même pour l'archévêque).
Comment expliquer, en ce cas, l'air impuissant des autorités envers des explosifs et des poisons simplement parce que les ingrédients sont en vente libre? C'est pertinent dans un contexte normal, pas dans un état policier!
Il aurait suffit, ce que semble, d'exiger un suivi administratif des ventes d'engrais (très bons explosifs), avec justificatifs des surfaces d'exploitation à traiter, pour empêcher V d'accumuler de quoi remplir une rame entière de métro.
Idem pour les masques expédiés à des milliers de personnes : on ignore qui les envoie, et avec quel argent, ok, je veux bien admettre de V soit très fort et dispose de ressources intraçables.
Mais dans ce cas, la marche à suivre pour le pouvoir est l'ouverture systématique des colis dans les bureaux de poste, confiscation et destruction des masques : pas ouvrir de grand yeux tristes quand les Guy Fawkes se multiplient dans les rues!
Etrange : je suis parfaitement disposée à admettre que V est un surhomme mutant de la mort, super fort et surintelligent, mais les invraisemblances pratiques me font puissamment tiquer. Pour ne pas parler de celle qui me semble la plus improbable de tous (et je crois, absente de la BD), c'est-à-dire le misérable embryon de bluette entre V et Portman, qui, en plus d'être un cheveu sur la soupe comme souvent au cinéma, apparaît comme surréaliste considérant ce que le personnage de Evey a subi.
Pour ce qui est des connotations politiques, il est bon de savoir que l'histoire a été écrite avec Thatcher en ligne de mire. Toutefois, l'adaptation a clairement été pensée comme une allusion aux Etats-Unis actuels (un personnage mentionne dans le film que depuis la guerre les mots collateral et rendition ont changé de sens).
L'auteur ne cautionne pas cete adaptation, et ce V devenu, d'anarchiste, une espèce de résistant. Il déclare que la BD a été
turned into a Bush-era parable by people too timid to set a political satire in their own country
transformée en une parabole de l'ère Bush par des gens trop pusillanimes pour situer une satire politique dans leur propre pays.
transformée en une parabole de l'ère Bush par des gens trop pusillanimes pour situer une satire politique dans leur propre pays.
Mais il serait sans doute une erreur de limiter V à cette controverse politique. Je vous en dirai plus à l'occasion
Je cause, je cause... Résumons donc :
Je crois que le meilleur de ce film est l'envie irrépressible qu'il donne de lire la BD. Pour le reste, j'ai beaucoup aimé la performance de Stephen Fry, j'ai été hypnotisée par les sourcils de Mlle Portman (ils sont tout droits, vous trouvez ça normal, vous?), et je recommande le film comme tout à fait convenable.
J'attend la lecture de l'original pour regretter ce qui aurait pu être.
Ah, et outre l'évidence référence aux Sex Pistols, j'y ai vu un évident clin d'oeil à une chanson de The Clash. Le verrez-vous?
Il y a une espèce de consensus pour comparer V à Batman begins : au-delà des forums imdb, même la critique de Libé assène
V for Vendetta s'inscrit dans cette microtendance du « blockbuster intelligent » qui commence à faire quelques ravages. The Island, Batman Begins, la trilogie Matrix, la Guerre des mondes...
C'est peu dire que je n'y souscris pas : à part le ridicule d'une part (c'est bon de rire parfois) et la photographie d'autre part (mais un film ne se limite pas à des images), je ne vois vraiment aucun mérite à la prequel de Batman. Mais j'en ai déjà un peu parlé...
Post scriptum :
Je n'ai pas pensé à retenir la traduction de la comptine dans la version VOST.
Si quelqu'un à été plus attentif que moi, je suis preneuse ( pour la version VF aussi d'ailleurs).
Edit : Alex me répond dans les commentaires :
Souviens-toi, souviens-toi
Du 5 novembre 1605
De la conspiration des poudres
De Guy Fawkes, et de Jacques premier
Souviens t’en, car a l’oublier
Jamais je ne pourrai me résoudre.
De la conspiration des poudres
De Guy Fawkes, et de Jacques premier
Souviens t’en, car a l’oublier
Jamais je ne pourrai me résoudre.
"Cette comptine est également reprise à une ou deux reprises dans une version plus condensée :"
Souviens-toi, souviens-toi
De ce 5 de novembre
Souviens t’en, car a l’oublier
Jamais je ne pourrai me résoudre.
Cette traduction est sans aucun doute plus adaptée au sujet, puisque V reprend Guy Fawkes comme un personnage positif et "ne pas oublier" en vient à signifier "s'en inspirer", alors que dans l'original il s'agissait de ne jamais pardonner (cf absoudre).De ce 5 de novembre
Souviens t’en, car a l’oublier
Jamais je ne pourrai me résoudre.
Et puis c'est pas pour dire, mais ma traduction à moi, elle rime :-p.
par Abie
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Cinéma Tchi Tcha
Bon, c'est bien beau les bouquins, mais il n'y a pas que ça dans la vie, paraît-il.
J'ai failli oublier que des fois (si,si, je vous assure), je sors de chez moi.
J'ai donc vu coup sur coup, il y a déjà un moment, deux films complètement opposés et pourtant très intéressants.
The Jacket, de John Maybury
J'avoue que je ne savais pas trop à quoi m'attendre : je me contentais de prier très fort pour que le film n'ait aucun rapport avec The Tuxedo, aka Le Smoking (gagné), et de me demander si par hasard cette veste n'était pas plutôt une camisole de force (straightjacket) (1). Encore gagné! J'aurais dû jouer au loto ce jour là.
Nous voilà donc à suivre l'errance d'un soldat américain démobilisé après avoir été laissé pour mort : la mémoire en lambeaux, le cerveau hésitant, il se retrouve, dans des circonstances qui s'éclairciront par des flash-back brutaux (2), condamné pour meurtre dans une institution pour fous criminels.
On fait plus folichon comme début.
Ça ne s'arrête pas là : il se retrouve à la merci des techniques thérapeutiques proprement abominables d'un docteur bien flippant (celui qui joue le vieux dans Blade. On a les références qu'on peut, hein!), qui lui fait découvrir les joies de la camisole de force citée par le titre, avec dopage jusqu'à la gueule et claustrophobie offerts pour pas un rond de plus.
~~ Intermède ~~
À ce moment-là du film, j'étais en train de vider compulsivement mon accoudoir de son rembourrage, l'avant-bras de mon voisin ayant déjà été réduit à l'état de charpie sanguinolante, mais c'est juste parce que je suis émotive, vous n'êtes pas obligés de faire pareil.
~~~~~~~~~~~
Heureusement, après, ça se calme un peu. Ou plutôt disons que cela délaisse un peu les glandes surrénales épuisées du spectateur pour s'occuper en premier lieu de son néocortex, avec paradoxe temporel et enquête à reculons, mais aussi de son système limbique (3) avec l'arrivée de la bonnasse-du-film TM, voir ci-contre.
J'ai rien contre elle, notez bien, elle est même utile au scénario et très agréable à regarder, c'est juste que, parfois, c'est dur de porter ainsi son rôle sur la figure.
Ainsi donc, Melle Bonasse, après une première panique bien compréhensible, se met en tête d'aider notre héros, lequel compte bien lui rendre la pareille à sa manière, en loucedé.
J'avais très peur d'une fin en queue de poisson, mais non, ça se tient, ça se finit bien tranquillement sans les déceptions flagrantes qu'apportent souvent les films qui démarrent sur les chapeaux de roues, et avec un joli numéro d'acteur de la toubib assistante pleine de scrupules (Jennifer Jason Leigh), et de notre héros, qui réussit même à avoir un charme certain malgré sa tête de déterré pas frais.
Le réalisateur a sans doute voulu faire un mariage étrange entre Requiem for a dream et Brazil, et le résultat se laisse regarder agréablement, sauf pour un point : j'en ai marre, vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point j'en ai marre, de Noël dans les films américains.
C'est fa-ti-guant. La fin décembre est une période maudite pour les scénaristes, je ne comprend même pas comment ils osent encore ressortir ce vieux cliché là, même discrètement comme c'est le cas ici.
Si ca continue, je lance une pétition pour une modification du calendrier outre-atlantique qui donnerait 31 jours supplémentaires au mois de novembre, et ça leur fera les pieds!.
Voilà voilà.
Sinon, j'ai aussi vu Broken Flowers, mais ce sera pour plus tard : j'ai une vie à essayer d'avoir.
Ah j'oubliais : lisez l'avis du bon Docteur sur ce film, érudit comme toujours...
(1) Ne me demandez pas comment j'ai appris à dire camisole de force en anglais, c'est inavouable...
(2) Pardon, je voulais bien sûr parler d'analepses brutales.
(3) Je suis polie, je n'ai pas mentionné les corps caverneux.
J'ai failli oublier que des fois (si,si, je vous assure), je sors de chez moi.
J'ai donc vu coup sur coup, il y a déjà un moment, deux films complètement opposés et pourtant très intéressants.
The Jacket, de John Maybury
J'avoue que je ne savais pas trop à quoi m'attendre : je me contentais de prier très fort pour que le film n'ait aucun rapport avec The Tuxedo, aka Le Smoking (gagné), et de me demander si par hasard cette veste n'était pas plutôt une camisole de force (straightjacket) (1). Encore gagné! J'aurais dû jouer au loto ce jour là.Nous voilà donc à suivre l'errance d'un soldat américain démobilisé après avoir été laissé pour mort : la mémoire en lambeaux, le cerveau hésitant, il se retrouve, dans des circonstances qui s'éclairciront par des flash-back brutaux (2), condamné pour meurtre dans une institution pour fous criminels.
On fait plus folichon comme début.
Ça ne s'arrête pas là : il se retrouve à la merci des techniques thérapeutiques proprement abominables d'un docteur bien flippant (celui qui joue le vieux dans Blade. On a les références qu'on peut, hein!), qui lui fait découvrir les joies de la camisole de force citée par le titre, avec dopage jusqu'à la gueule et claustrophobie offerts pour pas un rond de plus.
~~ Intermède ~~
À ce moment-là du film, j'étais en train de vider compulsivement mon accoudoir de son rembourrage, l'avant-bras de mon voisin ayant déjà été réduit à l'état de charpie sanguinolante, mais c'est juste parce que je suis émotive, vous n'êtes pas obligés de faire pareil.
~~~~~~~~~~~
Heureusement, après, ça se calme un peu. Ou plutôt disons que cela délaisse un peu les glandes surrénales épuisées du spectateur pour s'occuper en premier lieu de son néocortex, avec paradoxe temporel et enquête à reculons, mais aussi de son système limbique (3) avec l'arrivée de la bonnasse-du-film TM, voir ci-contre. J'ai rien contre elle, notez bien, elle est même utile au scénario et très agréable à regarder, c'est juste que, parfois, c'est dur de porter ainsi son rôle sur la figure.
Ainsi donc, Melle Bonasse, après une première panique bien compréhensible, se met en tête d'aider notre héros, lequel compte bien lui rendre la pareille à sa manière, en loucedé.
J'avais très peur d'une fin en queue de poisson, mais non, ça se tient, ça se finit bien tranquillement sans les déceptions flagrantes qu'apportent souvent les films qui démarrent sur les chapeaux de roues, et avec un joli numéro d'acteur de la toubib assistante pleine de scrupules (Jennifer Jason Leigh), et de notre héros, qui réussit même à avoir un charme certain malgré sa tête de déterré pas frais.
Le réalisateur a sans doute voulu faire un mariage étrange entre Requiem for a dream et Brazil, et le résultat se laisse regarder agréablement, sauf pour un point : j'en ai marre, vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point j'en ai marre, de Noël dans les films américains.
C'est fa-ti-guant. La fin décembre est une période maudite pour les scénaristes, je ne comprend même pas comment ils osent encore ressortir ce vieux cliché là, même discrètement comme c'est le cas ici.
Si ca continue, je lance une pétition pour une modification du calendrier outre-atlantique qui donnerait 31 jours supplémentaires au mois de novembre, et ça leur fera les pieds!.
Voilà voilà.
Sinon, j'ai aussi vu Broken Flowers, mais ce sera pour plus tard : j'ai une vie à essayer d'avoir.
Ah j'oubliais : lisez l'avis du bon Docteur sur ce film, érudit comme toujours...
(1) Ne me demandez pas comment j'ai appris à dire camisole de force en anglais, c'est inavouable...
(2) Pardon, je voulais bien sûr parler d'analepses brutales.
(3) Je suis polie, je n'ai pas mentionné les corps caverneux.
par Abie
publié dans :
Cinéma Tchi Tcha
