Édito

Soyez les bienvenus sur ce petit blog sans ligne éditoriale fixe, qui échoue à mourir depuis 2005.
La fréquence de mise à jour se veut quotidienne au mieux (par ce que je suis de nature optimiste), hebdomadaire au pire (parce que je suis velléitaire bien plus encore).
J'ai plus récemment ouvert une page delicious, ainsi qu'un tumblelog intitulé Tempto etiam, principalement constitué de citations, littéraires ou autres.

Vous pouvez consulter la liste complète des articles pour vous faire une idée plus précise de ce que j'entends par «tout et n'importe quoi».
Et n'hésitez pas à
me contacter pour me faire part de vos griefs, réflexions ou suggestions.


Alea jacta est :

Avec le temps va!

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Ordo ab chao

Blogosphères

Mercredi 11 mai 2005
Il est presque déprimant de voir à quel point je suis à la merci de ma curiosité...
Suite à un article de Pascal Riché, sur le blog de Libé À l'heure américaine, je suis allée bidouiller sur BlogShares, qui se présente comme un fantasy blog shares market c'est-à-dire à peu près "Bourse imaginaire d'actions de blogs".
Alors, voilà où ça en est : pour l'instant, j'ai multiplié mes 500 B$ (Blogshares dollars) initiaux par près de 180 en quelques jours, et "Ceci est un test" a doublé de valeur... Achetez! Achetez, vous dis-je !

Comme beaucoup de sites de ce genre, Blogshares est chronophage, légèrement addictif, très amusant, et surtout, intriguant...
Les indices sont nombreux et parfois très mystérieux, et la valeur desblogs est calculée en fonction, entre autres, des liens entrants etsortants, ce qui m'a fait prendre conscience d'à quel point le (la?) "blogroll" fait partie intégrante du concept de blogosphère.
Le week-end dernier, des potes ont découvert, tout étonnés, que je blogguais sans l'avoir dit à personne, sans linker ni me faire linker... Une clandestine, quoi!

En tout cas, malgré les généralités déversées par les reportages sur l'air du temps, l'envolée des chiffres de la sus-dite blogosphère recouvre des choses extrêmement hétérogènes : quel point commun, au sein même des "photoblogs", entre les photos de voyage d'un globe-trotter amoureux de photographie, et les frimousses des cousines d'une lycéenne qui s'amuse avec son nouveau téléphone-appareil-photo-épluche-légume? Pas grand chose, on en conviendra.
J'essaye de ne pas jouer les veilles ganaches en regrettant que le deuxième choix couvre au moins trois quarts des création de blogs, parce qu'après tout, qui nous force à les lire?

Ça me rappelle l'anectode, apparemment antédiluvienne, racontée par un pote : au début des années 1990, un de ses amis toujours en avance d'une technologie lui montre tout excité, l'Internet!!
C'est-à-dire, quelques malheureuses pages de texte sur des sites d'universités avec trois liens qui pleurent dans un coin. Et imaginez seulement : pas de Google! Pas d'images! Aucun moyen de chercher une page dont on n'a pas l'adresse...
Réaction naturelle du narrateur : "Ben et alors? Je ne vois vraiment pas l'intérêt..." (Il est maintenant sysadmin, le coco.)
C'était il y a moins de 15 ans...(1)

Une poignée d'années plus tard, le web était submergé par les pages perso : laides, inintéressantes, surchargées, accessoirement beaufs, et surtout jamais mises à jour, elles étaient la preuve de la démocratisation d'Internet et de l'HTML.
Doit-on reconnaître aux Skyblogs d'être le signe de l'avancée suivante, puisque qu'aucune connaissance d'HTML n'est plus nécessaire pour être publié sur le net?
Il serait sans doute déplacé de ma part de m'en plaindre, moi qui berce l'espoir d'exaucer le voeu de ma mère au sujet de "tu sais, un truc où on peut ajouter des petites choses un peu quand on veut, là, comment est-ce qu'ils appellent ça, les bolbes...".
Alors arrêtons de grogner. Et "lâchez les com"...

Quant au domaine de l'information, les capacités de réactions à chaud et d'approfondissement de certains sujets (voir l'histoire du rapport américain) équilibrent-elles la répétition ad nauseaum des dépêches Insolite de Yahoo (2)? Je l'espère, mais je suis vraiment loin d'en être sûre.

Mais s'il y a un domaine auquel la forme bloguesque paraît constitutivement adaptée, bien que peu appliquée jusqu'ici, c'est celui de la fiction. Un média qui permet d'échelonner les parutions sans augmenter les coûts, qui permet de garder les lecteurs en haleine... On a déjà vu que les webcomics en avaient profité, devenant l'équivalent électronique du strip de trois cases à côté des mots croisés dans un journal quotidien. Mais il n'y a pas que ça...
Le roman feuilleton, ça vous dit quelque-chose? C'est à leur invention que l'on doit l'explosion de la presse quotidienne au dix-neuvième, avec le développement du journalisme qui lui fut associé. Rien que ça.
Peut-être le blog, nouveau média, va-t-il renvoyer l'ascenseur à une forme qui a quasiment disparu de la presse écrite pour se réfugier à la télévision dans les soap operas et telenovelas.

Je n'ai pour l'instant qu'un lien à vous proposer, mais je compte sur vous pour me transmettre ceux sur lesquels vous pourriez tomber...
Piece of cake, c'est le nom du blog fictionnel de Romuald, lycéen torturé par sa puberté parmi tant d'autres, et qui raconte ça sur le Net (en français, malgré le titre). Pour l'instant, on en est à une vigtaine d'épisodes, et l'on s'est déjà attaché aux personnages...
Les illustrations sont d'auteurs différents selon les épisodes, mais la variation de style n'empêche pas de chaque lecteur faire une idée personnelle dudit Romuald, au contraire.
Un conseil cependant : commencez par le début!

Voilà pour mes méditations du jour : contradicteurs de bonne foi comme toujours bienvenus ! (Les thuriféraires sans vergogne aussi, cela va sans dire...)



(1)
Si vous êtes sages, je vous raconterai d'autres belles histoires de l'Oncle Steph', au coin du feu...
Décidément, la vitesse d'obsolescence de la technologie informatique m'étonnera toujours! Il n'y a guère que la mode vestimentaire qui arrive à se maintenir à sa hauteur, mais sans l'augmentation des permormance...
Conclusion de l'évolutionniste qui sommeille en moi :
Informatique : Modèle de la Course aux armements
.
Mode : Modèle de la Reine Rouge (oui, c'est bien celle d'Alice...)
Je ne peux pas m'empêcher d'espérer que l'une est moins stérile que l'autre.

(2) À témoin l'histoire des crapauds explosifs, qui a suscité chez des milliers de blogueurs l'irrépressible besoin de consacrer une entrée de leur blog à dire des choses aussi passionnantes que "Trop fou!" ou "Vous croyez que c'est vrai?".



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Samedi 11 juin 2005
l'Arbre d'Haeckel l'Arbre d'HaeckelJe suis tombée par hasard sur un site très amusant, qu'on pourrait qualifier de blogosphérique...

Pour commencer, il s'intitule "The Truth Laid Bear", un jeu de mot sur l'expression "The Truth laid bare" (la Vérité dévoilée), qui pourrait se traduit par La Vérité a couché avec un ours...
Comme vous pouvez le voir, ça commence fort!

Il propose un recensement des blogs, et les classe selon une échelle grossièrement inspirée de la systématique animale, en fonction du nombre de liens qui pointent vers le blog, et de la fréquentation. Les dénominations, bien que taxonomiquement très contestables, sont bien marrantes, et je les ai traduites rien que pour vos yeux :

Higher Beings
Mortal Humans
Playful Primates
Large Mammals
Marauding Marsupials
Adorable Rodents
Flappy Birds
Slithering Reptiles
Crawly Amphibians
Flippery Fish
Slimy Molluscs
Lowly Insects
Crunchy Crustaceans
Wiggly Worms
Multicellular Microorganisms
Insignificant Microbes
Êtres supérieurs
Humains mortels
Primates joueurs
Grands mammifères
Marsupiaux maraudeurs
Rogeurs adorables
Oiseaux "qui font flap-flap avec les ailes" (1)
Reptiles sinuants
Amphibians rampants
Poissons frétillants
Mollusques gluants
Bas Insectes
Crustacés croquants
Vers tortilleurs
Micro-organismes multicellulaires
Microbes insignifiants

Pour ceux que ça intéresserait, à l'absence générale et complète de surprise, je suis un Microbe insignifiant, et j'assume grave. La preuve, j'insère même le petit script qui donne mon appartenance taxonomique en direct :



Bon, assez ri (2).
Parce que si vous croyiez ce qu'est un sujet léger, hé bien il est temps de vous détromper.
C'est vrai quoi, comme s'en indigne Rhosgobel, cette gradation des être vivants, sans même parler du fait qu'elle est taxinomiquement incorrecte, promeut une vision de l'évolution complètement erronnée bien que populaire, qui place l'homme au sommet du règne animal (3). Alors que pas du tout!, explique-il dans cet article, les bactéries aussi sont adaptées à leur environnement! (parlez-en à vos globules blancs la prochaine fois que vous vous crèverez un point noir...)

Comme il le résume très bien :
In the game of life (the real one, not the board game) the goal is to survive and reproduce, and thus any organism that is achieving those goals, regardless of how it is achieving them, is successful. (4)

J'avoue qu'autant d'énergie dans le prosélitisme biologiste m'impressionne...
Mais alors me direz-vous, si l'échelle de de l'Écosystème TTLB n'est pas défendable, quelle est l'alternative?
Comme on l'apprend ici chez le très drôle Pharyngula (ils ont de ces noms, les bloggeurs!), il y a déjà eu des tentatives humoristiques de classification chimique des blogs, mais rien de fonctionnel...

Eh bien notre Rosgobel ne se laisse pas abattre,, et propose une classification écologique par niche, qui m'a franchement épatée. Vous allez voir, ca va vous rappeller votre biologie de collège : il reprend le bon vieux modèle de la chaîne alimentaire, et l'applique à la blogosphère :

Fixateurs d'azote, recycleurs de nutriments et autres décomposeurs (principalement bactéries).
Sans eux, pas de vie blog possible : ce sont les serveurs d'administration de blog.

Producteurs (autotrophes : algues, plantes, certaines bactéries).
Ces blogs fabriquent de la matière à partir d'information brute. Sans eux, beaucoup de blogs mourraient de faim...

Consommateurs primaires (en gros, herbivores).
En s'appuyant sur les autotrophes, ils consomment une grande qiuantité d'information, et réussisent à en tirer quelquechose de nouveau (réflexion, analyses). Souvent très linkés, ils sont cependant moins oiginaux que les autotrophes.

Consommateurs secondaires (consommateurs des consommateurs primaires : carnivores).
Ces blogs consomment et reformulent du matériau de façon très semblable, en y ajoutant souvent leur propre saveur (grain de sel, pourrait-on dire).

Consommateurs tertiaires (super-prédateurs, parasites de carnivores...) .
Ces blogs présentent un contenu qui a déjà digéré plusieurs fois, et sont souvent des listes de liens.

Omnivores (consommateurs sur plusieurs niveaux) : Là on trouvera des blogs dont le contenu varie beaucoup, allant de matériau assez neuf à des choses déjà plus souvent traitées. (5)

Même si ça ne recouvre pas tout, c'est une taxinomie éminemment satisfaisante, puisqu'elle ne se contente pas de classer les blogs dans des catéories, mais aussi respecte les relations entre les catégories...

Comme j'ai l'esprit mal tourné, j'ai cherché des contre-exemples, mais je n'ai rien trouvé de trop flagrant, juste quelques parallèles qui beuguent un peu.
Par exemple le blog de la collégienne qui raconte sa journée tous les soirs... Selon cette classification, elle est autotrophe (besoin de rien pour écrire, à part un hébergeur de blogs), mais on ne peut pas vraiment dire qu'elle soit utilisée par les autres blogs pour quoi que ce soit !
Une sorte de cul-de-sac pour la matière première, mais ce n'est pas forcément un mal, vu la matière première en question...


[Edit :] Incroyable mais vrai : non seulement cet article a été cité par Rosgobel/Radagast, mais aussi intégralement traduit! (voir le premier commentaire). Les gens sont vraiment trop gentils...


(1) Désolée, pas trouvé mieux.

(2) Ou azéri, comme on dit en Azerbaïdjan. Ok, ok, désolée aussi.

(3) Traduction approximative :
Dans le jeu de la vie (le vrai, pas le jeu de société), le but est de survivre et de se reproduire, donc tout organisme qui remplit ces objectifs, quelque soit la façon dont il s'y prend , est une réussite.

(4) Cette échelle de la nature (Scala Naturae) avec l'homme en haut parce que (selon les époques il est intelligent ou il a une âme, est une des erreurs classiques contre lesquelles se battent les évolutionnistes.
Vous trouverez un très bon résumé de la chose sur cette page d'EvoWiki (en anglais), et si ça vous passionne, il est intéressant de voir comment certains catholiques ont essayé de concilier évolution et dogme : par exemple Teilhard de Chardin et son mythique point oméga (asymptote de perfection vers lequel tend la Création en général et l'Homme en particulier).Ouais, lui aussi il étais jésuite, et je suis toujours pas étonnée.

(5) L'original, pour les flemmards qui ne veulent pas cliquer sur les liens :
  1. Nitrogen fixers, nutrient recyclers & other decomposers (primarily bacteria): These organisms are the most important groups on the planet; without them nothing else could thrive except under certain rare circumstances. Thus, I classify the network architecture and blog hosting services as this level of organism. All weblogs rely on this architecture.
  2. Producers (autotrophs: algae, plants, and some bacteria): The primary producers of content, these blogs (and other information sources) take in raw materials and process them into new and interesting forms. Most other blogs rely, eventually, on these autotrophs for food.
  3. Primary consumers (many animals, fungi, protists, and bacteria): Relying on the content provided by autotrophs, these weblogs process the material they consume extensively and provide much new information. They're often linked to extensively by other blogs but aren't as original as autotrophs.
  4. Secondary consumers (consumers of primary consumers, e.g. lizards, lions, praying mantises): These blogs consume and repackage material that's very similar to their own, though they often add their own flavor to the content.
  5. Tertiary and higher consumers (consumers of secondary or higher consumers, e.g. a cat eating a bird that had eaten caterpillars): These blogs post only content that has been much chewed over, and may often be lists of links.
  6. Omnivores (organisms that consume more than one other level): These blogs vary widely in their content, at times posting relatively new material while also posting well-chewed topics.

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Lundi 13 juin 2005
Saviez vous que ce blog est illégal?
Non, non, je ne parle pas de problèmes de copyright des images que j'utilise à titre d'illustrations; bien que j'essaye autant que possible de les choisir libres de droit (Merci WikiCommons), il ne m'est pas toujours possible de les attribuer à leurs auteurs, ce qui est répréhensible, mais là n'est pas mon propos.(1)

Sans rire (ça n'a rien de drôle), je risque actuellement, à cause de ce blog, une sanction pouvant aller jusqu'à 1 an d'emprisonnement et 75.000 euros d'amende, aux termes de l'article 6, III, 1° et VI, 2° de la Loi pour la confiance dans l'économie numérique, de son petit nom Loi n°2004-575 du 21 juin 2004.

Quel est donc mon forfait? Comme dit le poète, "je n'ai jamais tué, jamais violé non plus et y'a déjà longtemps que je ne vole plus"... (2)
Est-ce parce que j'ai dit du mal de quelqu'un? Non, je ne crois pas avoir donné dans la diffamation.
Pour avoir fait une propagande défendue par la loi? Non, la seule discrimination que je préconise s'exerce à l'égard de ceux qui refusent de réfléchir.


Vous n'y êtes toujours pas?
Hé bien si je suis une dangereuse délinquante, c'est tout simplement parce que je n'ai pas décliné mon état civil à Over-blog, et que ce blog est enregistré sous un simple pseudo. Or
un hébergement gratuit sous un faux nom est désormais un délit . Rien que ça.

N'étant pas moi-même une juriste distinguée, je n'ai découvert mon infâmie que grâce à l'article Blogueurs et responsabilité de l'étonnant Journal d'un avocat.
Bloggeurs ou simple visiteurs sur la Toile, je ne saurais trop vous en conseiller la lecture.. c'est édifiant!
On en apprend beaucoup sur les obligations de la blogation : mentions légales, diffamation, droit de réponse...Vous y découvrirez, par exemple, que jusqu'à ce que la jurisprudence daigne s'éclaircir à ce sujet, vous êtes légalement responsable du contenu des commentaires à vos articles.
Il ne manque plus qu'échoit aussi au bloggeur la responsabilité des trackbacks, et on pourra fermer boutique...

Ceci posé, j'ai un aveu à vous faire. Malgré ma découverte, et ma tendance à un légalisme qui frise parfois le scrupule, je ne remédierai pas à cette omission délictueuse.
Jusqu'ici je pouvais invoquer la circonstance atténuante de l'ignorance crasse (3), Mais me voilà maintenant toute pleine d'intentions subversives que je ne puis plus celer aux yeux du monde. Certes, il ne serait pas très dur de retrouver ma trace nominale sur les autoroutes de l'information, mais je doute que quiconque s'en donne le mal.

Et si malgré tout je tombe pour ma trahison, pendant que je paierai ma dette à la société, vous m'enverrez des oranges, hein?



Autres lectures recommandées :

Les mentions légales du blog de la Veuve Tarquine, vraiment très drôle, et instructif avec ça...
Un article traitant de la législation sur le Journal du Net.
Un article de Libération sur les problème de diffamation sur les blogs de lycéens (4).


(1) Par ailleurs je trouve dommage qu'on ne puisse pas "citer" une partie d'une image de la même façon qu'on cite un extrait de texte.
(2) Georges Brassens, Le Mécréant.
(3) Quoique Nul n'est censé ignorer la loi... Quelle blague!
(4) Dire "la prof de math puduku" à son voisin est une chose, mais le publier sur un blog est illégal si ladite prof est identifiable.


Note :
Cet article me pousse à créer une nouvelle thématique pour y classer ce genre d'élucubrations auto-référencielles. Vous pourrez désormais suivre mes hasardeux cheminements logiques sur les blogs dans la catégorie Blogosphères (le pluriel est délibéré).


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Vendredi 24 juin 2005
Où vont se nicher les polémiques, je vous le demande!
Un débat a fait rage ce printemps dans la blogosphère américaine, que je serais bien incapable de trancher quand bien même je le voudrais.
La question a été soulevée dans le Washington monthly, et a apparemment déclenché une avalanche de réaction, positives ou négatives, maios toujours très véhémente. La cause de cette shit storm?

L'auteur s'étonne de la sous-représentation des femmes dans les blogs de commentaires politiques de premier plan : quelquechose comme 5 bloggueuses sur les 100 plus gros blogs du domaine (1).
Il propose deux causes possibles : il y a moins de femmes qui bloguent sur des sujet politiques, et/ou elles reçoivent moins de liens et de traffic de la part des bloggeurs hommes les plus populaires.
Il attribue ensuite la faible proportion de femmes dans le domaine à une certaine aversion pour l'aggressivité qu'il associe au débat politique, et à la défense de ses convictions.
Mouais. je me sens bof convaincue par l'argument.

Il serait beaucoup trop long d'essayer de résumer les écharpages en règle auxquel l'article et ses suites ont donné lieux dans les commentaires (2). Mais on peut dire qu'à peu près tout a été sujet à caution :
- la proportion effective de femmes parmi les bloggeurs de commentaire politique,
- si les bloggeurs mâles mettent ou non des liens vers elles,
- si, dans la négative, c'est conscient ou non,
- si cette disparité est ou non le reflet des disparités dans d'autres positions dominante,
- la vocation féminine à la controverse (or lack thereof),
- le problème du clivage gauche-droite (les rares bloggueuses dans le Top 30 étant toutes conservatrices),
j'en passe et des meilleures.

Un des arguments avancés pour défendre le peu d'intérêt des mâles pour les blogs féminins a été que les sujets ne les concernaient pas puisqu'il s'agissait de Women Issues (3), qui n'intéresse donc que les femmes.
Hum. Bien évidemment. L'avortement, le congé parental, la rémunération des femmes, voilà des sujets qui ne concerneront jamais, au grand jamais aucun homme : les grossesses, c'est bien connu, sont dues à des causes mystiques, et le fait qu'une femme soit payée un quart moins qu'un homme et discriminée à l'embauche (4) n'aura aucune conséquence si elle se met en ménage avec un homme, un vrai.
Mais je m'égare.

Si le sujet vous intéresse, voici une petite sélection d'articles tirés des journaux/blogs traitant de la controverse :

Women's opinion, l'article original de Kevin Drum dans le Washington Monthly.
Une compilations des réponses qu'il a reçues.
Et une mise à jour un mois plus tard.

Dans le Slate Magazine, Girl Fight : The marginalized debate over female opinion writers, de Dahlia Lithwick

Le point de vue de la blogueuse Shakespeare's Sister

Et pour finir, Bloggrrls: Armed with the Truth Edition, au Big Brass Blog.

Et si vous tombez sur d'autres opinions un peu argumentées sur le débat, bamboulez, ça m'intéresse.



(1) D'après l'écosystème de The Thruth Laid Bear, que j'ai détaillé ici.
Pour vous donner une idée, les plus gros blogs politiques américains reçoivent de l'ordre de 50 000 visiteurs par jour. (Yes, plus que 49 900, et j'y suis!)

(2) Un extrait pour la bonne bouche :
"Could it be that the males of most species, on average, have more of an innate will to create and dominate?"
Oh let me vomit, NOW.

(3) À ne pas confondre avec Women studies, un terme qui décrit le cursus universitaire qui étudie histoire, sociologie, littérature, psychologie, etc, du point de vue des femmes, c'est-à-dire avec une grille de lecture que je qualifierais de sexiste si je n'étais pas bien élevée.
Naturellement, aucun homme ne fait ce genre d'étude, ce qui fait que les hommes se retrouvent historiens, sociologues, spécialistes de littérature ou de psychologie, tandis que les diplômée de cette étrange matière sont des "spécialistes en Women Studies". Can you spell "ghetto"?
Mais c'est un autre débat.

(4) En fait je voulais dire "that a woman is discriminated against", mais je n'arrive pas à tourner la phrase correctement, et pour tout dire, j'ai la flemme.


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Vendredi 19 août 2005
Voici juste une petite entrée pour confesser aux bonnes âmes qui prennent la peine de me lire mon manque de maîtrise de la politesse éditoriale.
Vous aurez sans doute remarqué que je ne répond à peu près jamais aux commentaires qu'on me laisse. Est-ce à dire que je ne les lis pas, ou que je les dédaigne?
Bien sûr que non : je les trouve en général très gentils, plutôt drôles et parfois très informatifs, mais je n'arrive pas à me résoudre à y ajouter des réponses aussi vides de sens que "Merci! encore!" ou "C'est bien vrai", que ce soit sur mon blog ou, a fortiori, sur le blog du commentateur, hantée que je suis par le spectre de l'autoréférence inane.
Donc, en général, je ne répond rien, me contentant de corriger l'article lorsqu'un bon samaritain a poussé le dévouement jusqu'à me signaler une erreur (merci Axelle...).
 
 Jusqu'à ce que je me trouve un générateur automatique de réparties originales, il y a donc fort à parier que ce statu quo de taciturnité (1) éditoriale sera reconduit sine die (2), cette note ayant pour seul but de ne pas décourager mes fidèles commentateurs en série : Démiurge, Sieglind, Walsong, le bon Docteur et tous les autres...
J'avoue que j'ai hésité à l'idée de pérenniser ce blog au-delà de la rentrée, et que tous ces témoignages d'intérêt assidu m'encouragent à ne pas abandonner ce qui ressemble parfois à un exercice de monologue dactylographié.

Bien à vous,
Abie



(1) Si, si, ce mot existe bien!
(2) Je suis en veine d'expressions latines aujourd'hui, il ne faut pas faire attention, ça passera vite.

 

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Samedi 20 août 2005
À l'origine de ce blog se trouve, outre une curosité-qui-est-un-vilain-défaut, un joyeux enthousiame déclenché par la découverte de nombreux blogs de qalités, parmi lesquels le "phénomène" des blogs BD.
Il est amusant de voir comment, en moins d'un an, les fréquentations des pages les plus intéressantes ont explosé, jusqu'à devenir un sujet d'actualité sur lequel Libé a fait un dossier.
En particulier, je continue de vouer une admiration sans borne à Boulet, qui peut me demander en mariage absolument quand il veut, à moins que Kenneth Brannagh ou Takeshi Kaneshiro se soit déclaré avant...

Mais trève de digressions : je suis ici pour vous parler de l'événement bloguesque de la rentrée : le Festival des blogs BD, avec des milliards d'intervious en ligne, et une apothéose le 11 septembre, avec une séance dédicace monstre à Bercy Village.

Je sens que je vais bouger mes fesses pour aller les voir en vrai et leur dire tout le bien que je pense d'eux (surtout Boulet). Et si je suis forte dans ma tête, j'arriverai peut-être même à me faire cornaquer par Nacara...
Enfin bref, prenez-en, c'est de la bonne!
 

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Lundi 12 septembre 2005

Je l'ai dit, et n'ayant qu'une parole (j'ai perdu les autres), je l'ai fait.

J'ai donc pris mon courage de mes dix doigts roses zé boudinés et je suis allée clamer mon admiration à quelques-uns des blogueurs en dédicace au farabuleux Festival du blog BD, ce dimanche.

J'en suis revenu avec nettement plus d'albums que prévu (on est shopoholic avec ce qu'on peut...) et un certain nombre de somptueuses dédicaces, dont un portrait éminemment flatteur, par Laurel.
Je n'en ai qu'une à vous proposer, au moins jusqu'à ce que
Nacara me laisse infliger les derniers outrages à son scanner, mais vous ne serez pas venus pour rien ...

Il s'agit de rien moins qu'une superbe Roxane de Boulet, qui, en parfaite conformité avec la publicité, se révèle être roux, grand, et tout à fait aimable (Boulet, pas Roxane! Comme le montre l'image qui suit, elle, c'est tout le contraire...).

Il paraîtrait que j'ai même réussi à lui adresser des phrases entières et grammaticalement correctes, mais je ne me souviens pas bien au sujet de quoi...

Vous bavez, hein?

Hé bien dites-vous que je l'ai payé dans ma chair : après mon heure de fille d'attente, mes pieds ont entrepris, au titre de représailles, d'émuler une éléphantiasis au stade terminal. Peu élégant, mais ludique.

Par Abie
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Jeudi 17 novembre 2005
Il m'arrive parfois, entre deux posts, d'aller regarder d'un peu près mes statististiques de  fréquentation, c'est à dire des indicatifs de combien vous êtes et de ce que vous fabriquez par ici.

Bien sûr, je ne me fait pas trop d'illusions : je sais bien qu'entre 25 et 50% de mes visites ne sont que des Hits Google, c'est à dire que l'engin m'a regardé lors d'une recherche sur les mots, par exemple à bas la calotte, biologie amusante ou encore acide lyrique, et qu'il a affiché mon site à la what-millième page, sans qu'aucun individu en chair et/ou en os ne vienne jamais cliquer sur le lien.
 
Mais bon, cela en laisse tout de même une bonne moitié, ce qui n'est pas si mal, puisque voilà près d'un mois et demi que je tourne à plus de cent "visites" par jour!
Même (et surtout) les jours où je ne poste pas...
Ce qui veut dire qu'il y a là, derrière les feuillages luisants et moites de cette jungle informatique, cinquantes pélots qui viennent voir chaque jour si je n'aurais pas encore délaissé tout mes devoirs pour assouvir ma graphomanie auto-entretenue...
Je vous rassure : j'ai moi-même beaucoup de mal à y croire.

En poussant un peu plus loin mes investigations, j'ai découvert quelque chose de très étrange (cliquez ci-contre). À votre avis, quel a été l'article le plus consulté au cours des trente derniers jours?
Comme d'habitude, l'article sur Docteur Guilloré et Mister B. Root, dont les mots clés tels que "porno", "cul", "films X", ou "hard" font s'affoller les moteurs de recherche?
Pas du tout.
Mon post de scribouillage intitulé pompeusement Dessin technique et technique de dessin, ce qui lui a valu d'être assidûment fréquenté par des armées de dessinateurs en herbe auxquels je dois donc de plates excuses?
Que nenni.

À ma grande surprise, il s'agit que l'article qui a traîné dans mes cahiers pendant des mois avant que je me décide à le mettre en ligne, persuadée que j'étais de faire mourir mes lecteurs d'ennui en le leur soumettant, parce qu'après tout, les auteurs latins ne semblent pas être de nos jours à la pointe de l'actualité.
Bien m'a pris de mépriser ces scrupules, et de m'étendre sur les légendes serpentines : les recherches préalables à la rédaction m'ont appris plein de choses, j'ai découvert une iconographie que je ne soupçonnais pas, et en rab, des gens sont venus le lire! C'en est presque trop beau...


ouroboros
Voilà que me donne du coeur à l'ouvrage, et montre que le mieux-disant culturel n'a pas forcément besoin de se tronquer en mieux disant cul- pour attirer le chaland, contrairement à ce que certaine chaine voudrait nous faire penser.
Toutefois, pour me faire pardonner des internautes traîtreusement guidés ici par mes mots-clefs trompeurs, voici à titre de consolation ce lien vers une jeune dame extrêmement dépourvue de vêtements en compagnie d'un ami ophidien.
[Edit : on me dit que mon lien ne marche pas (merci Dem pour avoir la franchise de protester...).  C'est bizarre, car mon navigateur ne semble pas avoir de problème, et ce n'est pas un hotlink. L'équivalent peut se trouver là...
Mais pour la peine, en voici donc une autre, avec une demoiselle tout aussi dénudée, et tout autant pourvue d'un compagnon lépidosaurien apode (si je vous disais que je dois indirectement ce lien à ma tendance à la geekitude, vous ne me croiriez pas...). ]

Et en cadeau pour mes fidèles lecteurs, voilà un ouroboros, emblème terriblement adapté à un blog : est-il une entreprise au monde qui se morde plus la queue?

Par Abie
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Vendredi 25 novembre 2005
Le métablogging, comme l'auront deviné tous ceux qui ont le malheur de fréquenter autant de matheux que moi (chacun sa croix), c'est le fait de bloguer sur les blogs.
Ça peut vite virer en boucle infinie, mais je m'y risque tout de même de temps en temps.

1) J'ai beaucoup ri en lisant, il y a une dizaine de jours, une fabuleuse parodie de The nonist, qui nous explique comment ne pas succomber à la blog depression.
Ça s'appelle "Ce que tout le monde devrait savoir sur la dépression du blogueur" et c'est un pastiche extrêmement bien trouvé de tous les fascicules de prévention distribués par les associations dans le but de lutter contre la dépression/ l'obésité/ l'alcoolisme/ la maltraitance des enfants/ le total-look rose... Ah non, pas pour le total-look rose. Dommage, il faudrait, pourtant!

Comme souvent, le meilleur est gardé pour la fin, du moins pour ce qui est du cynisme (in cauda venenum).
It need not ruin lives or waste perfectly good URL's!
Il n'est pas nécessaire de pourrir sa vie, ni des "url" parfaitement correctes!

Téléchargez le pdf ici (en).


2) Reporters sans frontières propose, à mon grand étonnement, beaucup de d'articles sur le "phénomène" des blogs.
Je dis que cela m'étonne, mais en faisant tourner mes petits neurones deux ou trois fois dans ce grand crâne vide (1) qui leur sert de cage, j'ai vu que le site avait une approche un chouia différente du marronnier bateau (l'accolement de ces deux métaphores est troublant) sur des sites comme, au hasard, aufeminin.com.
Ben oui, ils parlent de plein de choses du genre :
- Comment bloguer en Iran, au Népal, et ailleurs
- Choisir sa technique pour contourner la censure  
- Quelle éthique pour les bloggers ?
- et bien plus encore, comme dit le générique de mon enfance...

Ça s'appelle Guide pratique du blogger et du cyberdissident  et avouez que ça change des grands débats de fond sur les communautés de Skyblogs, NRJblogs, Funblogz et autres.
Pour le pédéhèff complet, c'est par là, et pour l'origine, j'ai dû en entendre parler pour la première fois chez Mitternacht.


3) Voici rien que pour vos yeux une diatribe très inspirée sur la question de la nécessité de défendre les blogs de façon inconditionnelle (ou pas), intitulée Au revoir aux missionnaires(en).
Pour les anglophobes ou les feignasses, je vais vous résumer le point de vue défendu par Bjørn Stærk, un dinosaure blogosphérique, puisqu'il pratique depuis plus de quatre ans. L'idée est la suivante :
Avant l'établissement d'un système (ici journalisme amateur pour les blogs), on se doit d'être missionnaire, de souligner les insuffisances des structures existantes (médias officiels), tout en insistant sur tout ce que pourrait apporter la nouveauté envisagée. Mais une fois que le système est en place et accepté, l'on n'a plus le besoin de rester idéaliste, et l'on a le doit de dire : Oui, beaucoup des blogs d'opinion ou de journalisme existants sont de la merde.
Oui, on pensait avoir un million d'envoyés spéciaux au quatre coins du monde et on se retrouve avec un million de graphomanes dotés de la mémoire à court terme d'une gerbille, qui réécrivent compulsivement les dépêches AFP (hypothèse haute), ou qui copient-collent les nouvelles "Insolite" de Yahoo (hypothèse basse).
Et le dire ne veut pas dire qu'on est contre les blogs, juste lucide...

Il utilise plusieurs comparaisons, assez frappantes il faut bien le dire, pour rendre l'opposition pré/post blogs :

Dictature vs. Démocratie
Avant : Imaginez une société où des citoyens éclairés pourraient employer leurs représentants librement élus à la construction d'un gouvernement juste et solide
Après : Les citoyens sont des idiots et les représentants librement élus sont des escrocs. Oups!
Et pourtant, on ne va pas ramener les dictateurs! (enfin... touchons du bois)

Massification de la lecture
Avant : Imaginez combien les gens deviendraient intelligents s'ils pouvaient tous lire des livres!
Après : La plupart des livres sont merdiques, mais j'aime bien celui-là.

Liberté de parole
Avant : Pensez seulement : les abus et la corruption dénoncés par tout un chacun!
Après : Oh bon dieu, encore un parano de la théorie du complot... (cf the conspiracy smell test)

Conclusion :
Missionaries have become anachronisms. The missionaries talk as if amateur media is a goal in itself, but it's no more a goal than democracy is a goal. Good government is the goal, good media is the goal. Anything else is just a step on the way.
Les missionnaires sont devenus des anachronismes. Les missionnaires semblent dire que les média amateur sont un but en soi, mais ce n'est pas plus un but que la démocratie n'en est un. Le bt est un bon gouvernement, et de bons média. Tout le reste n'est qu'un moyen d'y arriver.

Ça mériterait d'être discuté en long en large et en travers autour de la boisson psychotrope de votre choix (pour moi, thé ou chocolat, merci), mais cela a le mérite d'etre bien posé.


4) Un looong article très sérieux et pas inintéressant du tout sur la puissance des images dans les blogs.  Encore désolée, c'est en anglais, je promets de tenter de trouver plus de liens francophones...


5)
Hé hé! regardez! je suis maintenant un amphibien rampant! La catégorie n'est malheureusement pas précisée : anoure -à ma gauche- ou urodèle -à ma droite-? Nul le sait. Un mystère, côa.
Et c'est à vous et rien qu'à vous que je dois d'avoir découvert la pluri-cellularité, le squelette et la vie en milieu aérien depuis la dernière fois que je vous ai parlé de l'écosystème de The truth laid bear.
Merci.
*snirfl*.
Parviendrai-je un jour à me libérer de mon inféodation au milieu aquatique pour devenir un authentique Reptile sinuant ?
Vous le saurez en lisant la suite de ce blog...

[Edit :
TTLB a modifié son algorythme de classement : me voilà en une nuit rétrogradée (ou plutôt dévoluée) au stade le Microorganisme multicellulaire. Bouh.]

PS : Refonte de mon blogroll pour intégrer ceux que je lis régulièrement, même si je m'illusionne assez peu sur toute utilité autre qu'honorifique de la chose.
Et je rappelle à ceux qui essayent de suivre mes posts qu'il y a une news letter qui marche quand elle veut bien, et c'est ce qui fait son charme.


(1) Posé sur mon bureau...

Par Abie
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Jeudi 15 décembre 2005
Un petit goût de revenez-y... voici encore une petite exploration blogosphérique. Dans la joie, la bonne humeur, et le désordre le plus complet :

1. L'Oeil de mouche se pose la question fondamentale : Pourquoi bloguer? Sur le même site, quelques articles bien balancés sur la questions des blogs.
2. Pour tous ceux qui aiment leur satire frontale et efficace, voici un anti-skyblog, qui démonte point par point les différentes caractéristique de ce phénomène de société. Assez drôle, mais pas exempt de ce qu'il reproche aux autres, au moins en matière d'othographe...
(J'ai cru comprendre que que la faiblesse généralisée de la mise en page était due aux possibilités réduites offetes par la plate-forme skyblog. Ouf! on est bien chez soi...)

3. Le petit lexique de Stanislas Gros, pour compendre les abbréviations courantes dans les commentaires. J'ajouterais que pour moi PTDR , stricte traduction de ROTFL, signifie Par terre de rire. Mais bon, je ne prétend pas faire autorité, loin de là.

Oups! je crois bien que je me suis rendue coupable du péché n°4. Argh, et maintenant du n°6!

5. Autre blog, autres définitions : nous avons ici une liste des sept péchés mortels du bloggueur (en):
- L'article de liens. Ah, c'est si mal que ça, utilisé avec modération? Zut alors, une pleine catégorie promise au chaudron de Belzébuth...
- L'article de mots-clefs : ben par exemple, si je vous parle de films de cul, avec des femmes nues dedans qui font plein de sexe, il y a des chance que j'ai plus de visites, à cause des hits Google. Eh bien, comme vous le voyez, je ne le fais pas, c'est pas mon genre...
- L'article recyclé : oui, il a eu du succès, ce n'est pas une raison pour le resservir...
- L'article de blogroll, qui commente les addition à la liste de blogs liés. Oups, derechef...
- Le scoop : il y a statistiquement peu de chance que vous ayez vous même directement investigué les enlèvements en Irak. Donc, vous donnez vos sources.
- Le concours de légendage, qui consiste à donner une image aux lecteurs et à les encourager à preoposer un dialogue adapté. Une façon comme une autre de faire le boulot par les autres... Le meilleur de la chose est bien sûr quand le prix du concours est... un lien!
- L'article demandant des liens réciproques : tiens, tiens, tiens, on veut augmenter son rang dans l'écosystème TTLB?
Pour les exemples précis, voir l'article en anglais.

6. Passons maintenant aux conseils : dans l'ensemble, toujours les même: soignez la présentation, utilisez des titres clairs et facilitez le travail des moteurs de recherche, par exemple en mettant régulièrement à jour.
Ce conseil me paraissait très raisonnable: on se lasse de visiter un blog qui ne bouge pas pendant dix jours, tandis qu'un post tous les deux trois jours est plus sympathique.
Mais je me suis un peu étranglée en lisant dans cet article intitulé "Théorie unifiée du blog" (en) le conseil suivant :

Update Frequently.
There's a well-known dichotomy between "thinkers" and "linkers," and you should do what you like. But a guy who only updates five times a week (other things equal) will get less traffic than someone who updates several time per day. I know that Frank J. of IMAO, another genius, has done well with his "once on weekdays" frequency. Nonetheless, many readers are looking for blogs that have been updated within the past few hours.
Mise à jour fréquente
Il y a une dichotomie bien connue entre les penseurs et les lieurs (ceux qui mettent des liens), et choisissez ce qui vous convient. Mais un type qui ne met à jour que cinq fois par semaine aura moins de trafic que quelqu'un qui met à jour plusieurs fois par jour. Je sais que Frank J de IMAO, un autre génie, s'est débrouillé avec une fréquence de "une fois par jour de semaine". Néanmoins, de nombreux lecteurs
cherchent des blogs mis à jours dans les dernières heures.


Plusieurs fois par jour? Le jour où on me payera pour ça, peut-être, et encore...

7. Une métaphore intéressante : et si un blog fréquenté était un peu comme un bar? (en)

8. Le chiffre qui fait franchement froid dans le dos : entre 2 et 7% des utilisateurs d'Internet aux États -Unis bloguent. Bon. Hé ben il va s'agir de trouver ceux qui sont lisibles dans le tas...

9. Dans la catégorie "On y croit tous", je vous présente l'évaluation de la valeur de votre blog.


My blog Ceci est un test is worth $4,516.32.
How much is your blog worth?



Mon blog Ceci est un test vaut
4 516,32 dollars
.

Combien vaut votre blog?


Wah, vous rendez-vous compte, chers lecteurs, que vous valez collectivement 3 000 euros sur le papier? Enfin, sur l'écran...



Par Abie
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