Vous n'aurez pas été sans remarquer ma disparition subite de la toile ces derniers temps. Il se trouve que j'étais allée souhaiter un bon anniversaire à un ami exilé, parce que
ça fait parfois du bien de se retrouver.


Du coup, ça n'a pas raté, j'ai encore oublié l'anniversaire de ce blog : trois ans déja.
En même temps, les deux anniversaires tombent le même jour, et si je dois choisir entre les deux, le choix est vite fait...

C'était pas mal joli, un peu comme l'Alsace :

À quelques petits détails près :
Du coup, ça n'a pas raté, j'ai encore oublié l'anniversaire de ce blog : trois ans déja.
En même temps, les deux anniversaires tombent le même jour, et si je dois choisir entre les deux, le choix est vite fait...
par Abie
publié dans :
Blogosphères
Je me rends compte, comme d'habitude avec deux lustres de retard, que plusieurs blogs des plus sympathiques m'ont fait l'honneur de m'ajouter à leur blogroll.
Il se trouve que Fitzgigg (*) est d'humeur ronchonne à l'encontre d'Over-blog, et que je n'ai pas la possibilité de leur rendre immédiatement la pareille. Mais je peux tout de même les citer ici !
(*) : mon vieil X22, aussi surnom mé Denver -le dernier dinosaure-, sous le fallacieux prétexte qu'il tourne avec 256 mégas de RAM.
Il se trouve que Fitzgigg (*) est d'humeur ronchonne à l'encontre d'Over-blog, et que je n'ai pas la possibilité de leur rendre immédiatement la pareille. Mais je peux tout de même les citer ici !
Ipomée et ses jolies patates (et en plus elle dessine !)Qu'ils soient remerciés de leur gentillesse
Fièvres et ses frissons (quelqu'un qui met The Guns of Brixton en présentation personnelle est forcément un garçon intéressant : y'a qu'a voir sa licence d'utilisation de blog...)
Zolurne et ses poèmes
Et deux blogs hispanophones : la toile m'apporte décidemment des lecteurs d'un peu partout... Ou plutôt un seul : il semble que les deux blogs appartiennent à la même personne, manifestement bibliomane.
Trapero de Luna
Nexus 7
(*) : mon vieil X22, aussi surnom mé Denver -le dernier dinosaure-, sous le fallacieux prétexte qu'il tourne avec 256 mégas de RAM.
par Abie
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Blogosphères
Décidément, nous voici dans une période de commémorations...
Puisque j'ai complètement raté l'occasion des deux ans de la naissance de mon blog pour me lancer dans les remémorations larmoyantes, je profite de ce nouveau jalon : le cinq-centième article.
Petite analepse : au tout début de mars 2005, j'ai fait une petite recherche pour trouver une plate-forme de blogs réunissant les caractéristiques suivantes : francophone, gratuite et sans pub, et qui donc pourrait convenir à la soudaine envie de "glob" de ma mère (je n'invente rien). Pour vérifier la simplicité de l'ouverture d'un compte, je m'en fait donc un, avec "ceciestuntest" comme titre, histoire de voir.
Comme de bien entendu, ma révérée génitrice s'est complètement désintéressée de la question et je me suis dis que hein bon, pendant que j'y étais...et j'ai sauté dans le grand bain.
Quand je vois ce que la blogation a fait à ma productivité et à mes horaires de pratique internautique, je me dis parfois que j'aurais mieux fait de me casser une jambe ce jour-là, mais le reste du temps j'en suis plutôt contente.
Grâce à ce blog, j'ai élucubré tout mon saoûl, mis en forme des idées qui seraient autrement restées nébuleuses, discuté avec des gens passionnants, été fidèlement corrigée par des lecteurs minutieux, et j'ai même eu l'honneur de voir ma prose lue par des membres de mon panthéon personnel...
Merci à tous les lecteurs, déclarés ou non, lurkers and commenters alike, amis IRL ou complets inconnus !
Merci d'avoir fermé le yeux sur mes fautes de frappes, d'avoir toléré mes private jokes, ainsi que ma façon de rédiger : j'essaye d'utiliser au maximum le caractère hypertextuel du blog, c'est-à-dire que je préfère fournir des liens explicatifs ou illustratifs plutôt que de surcharger mon texte.
Je ne sais pas si cette stratégie atteint son but, et si elle n'entre pas en contradiction avec mon style plutôt verbeux et décousu, mais c'est pour l'instant la seule que j'ai : les critiques constructives sont bien sûr toujours les bienvenues !
Le blog me sert à trier mes idées, à me débarrasser de la pulsion messianique qui me pousse à révéler au monde entier les choses extraordinaires que j'y trouve à l'occasion : ça m'évite de gaver directement mes potes, qui n'ont rien demandé.
Mais je l'utilise aussi comme une espèce de méta-liste de marque-page : quand il m'arrive d'évoquer avec des amis un sujet traité ici, je peux par exemple les envoyer à l'article correspondant pour y retrouver les liens pertinents. Si les serveurs d'Over-blog me claquent entre les doigts, je me sentirais donc toute bête avec mon demi-millier d'articles disparu dans les limbes, et ce d'autant plus que je ne garde pas de back-ups : hé oui, je vis dangereusement...
Et puis, pendant qu'on est dans les chiffres, petite interro (on commence facile):
Savez-vous comment écrire 500 en base 100 ?
Et en chiffres romains ?
Et (attention, ça se complique) en chiffres grecs ?
Bon ce n'est pas facile alors voici la réponse... Ou si vous voulez faire plus simple (numérotation alphabétique au lieu d'acrophonique), vos pouvez aussi utiliser la lettre φ. Étonnant, non ?
Ah les mystères de la numération, ça me fait toujours autant délirer, et pas seulement parce que je viens de terminer les élucubrations kabbalo-numérologiques du Pendule de Foucault.
Et c'est ici, cher lecteur, que je prend congé de toi, en me demandant bien où je serai au jour du millième article, si ce jour arrive jamais...
Puisque j'ai complètement raté l'occasion des deux ans de la naissance de mon blog pour me lancer dans les remémorations larmoyantes, je profite de ce nouveau jalon : le cinq-centième article.
Petite analepse : au tout début de mars 2005, j'ai fait une petite recherche pour trouver une plate-forme de blogs réunissant les caractéristiques suivantes : francophone, gratuite et sans pub, et qui donc pourrait convenir à la soudaine envie de "glob" de ma mère (je n'invente rien). Pour vérifier la simplicité de l'ouverture d'un compte, je m'en fait donc un, avec "ceciestuntest" comme titre, histoire de voir.
Comme de bien entendu, ma révérée génitrice s'est complètement désintéressée de la question et je me suis dis que hein bon, pendant que j'y étais...et j'ai sauté dans le grand bain.
Quand je vois ce que la blogation a fait à ma productivité et à mes horaires de pratique internautique, je me dis parfois que j'aurais mieux fait de me casser une jambe ce jour-là, mais le reste du temps j'en suis plutôt contente.
Grâce à ce blog, j'ai élucubré tout mon saoûl, mis en forme des idées qui seraient autrement restées nébuleuses, discuté avec des gens passionnants, été fidèlement corrigée par des lecteurs minutieux, et j'ai même eu l'honneur de voir ma prose lue par des membres de mon panthéon personnel...
Merci à tous les lecteurs, déclarés ou non, lurkers and commenters alike, amis IRL ou complets inconnus !
Merci d'avoir fermé le yeux sur mes fautes de frappes, d'avoir toléré mes private jokes, ainsi que ma façon de rédiger : j'essaye d'utiliser au maximum le caractère hypertextuel du blog, c'est-à-dire que je préfère fournir des liens explicatifs ou illustratifs plutôt que de surcharger mon texte.
Je ne sais pas si cette stratégie atteint son but, et si elle n'entre pas en contradiction avec mon style plutôt verbeux et décousu, mais c'est pour l'instant la seule que j'ai : les critiques constructives sont bien sûr toujours les bienvenues !
Le blog me sert à trier mes idées, à me débarrasser de la pulsion messianique qui me pousse à révéler au monde entier les choses extraordinaires que j'y trouve à l'occasion : ça m'évite de gaver directement mes potes, qui n'ont rien demandé.
Mais je l'utilise aussi comme une espèce de méta-liste de marque-page : quand il m'arrive d'évoquer avec des amis un sujet traité ici, je peux par exemple les envoyer à l'article correspondant pour y retrouver les liens pertinents. Si les serveurs d'Over-blog me claquent entre les doigts, je me sentirais donc toute bête avec mon demi-millier d'articles disparu dans les limbes, et ce d'autant plus que je ne garde pas de back-ups : hé oui, je vis dangereusement...
Et puis, pendant qu'on est dans les chiffres, petite interro (on commence facile):
Savez-vous comment écrire 500 en base 100 ?
Et en chiffres romains ?
Et (attention, ça se complique) en chiffres grecs ?
Bon ce n'est pas facile alors voici la réponse... Ou si vous voulez faire plus simple (numérotation alphabétique au lieu d'acrophonique), vos pouvez aussi utiliser la lettre φ. Étonnant, non ?
Ah les mystères de la numération, ça me fait toujours autant délirer, et pas seulement parce que je viens de terminer les élucubrations kabbalo-numérologiques du Pendule de Foucault.
Et c'est ici, cher lecteur, que je prend congé de toi, en me demandant bien où je serai au jour du millième article, si ce jour arrive jamais...
par Abie
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NB : J'aurais aussi pu traduire : la culture de l'impulsion, de la pulsion instantanée. Si quelqu'un a une meilleure idée, je suis preneuse.
Le terme Burst Culture est le titre d'un post intéressant de Warren Ellis, auteur et scénariste de son état, dont voici un extrait :
(via Kung Fu Monkey)
I love print. I love magazines that commit and pay for long articles and long fiction. The web rewards neither approach. It’s a packeted medium, a surf medium. Short bursts are the way to go. The web isn’t a replacement medium — it’s *another” medium. That said, if your concept of a magazine is something designed in one-page bursts, or three pages that only carry 500 words due to the mass of images, then, really, you’re not doing anything the web can’t do better, are you?Je trouve que cet article énonce quelques évidences et défonce quelques portes ouvertes qui, pourtant, ne sont pas évidentes pour tout le monde.
Every day, millions of people download single lumps of data that take them three minutes to consume. They’re called mp3s. It’s a burst culture. Embrace the idea for a while.
Bursts aren’t contentless, nor do they denote the end of Attention Span. If attention span was dead, JK Rowling wouldn’t be selling paperbacks thick enough to choke a pig, and Neal Stephenson wouldn’t be making a living off books the size of the first bedsit I lived in.
None of this is new thinking. None of it. And yet, I’ve been waiting for the other shoe to drop all year. But time and again I’ve seen print magazines that should have been web objects all along launch and die — and, in most cases, reconfigure on the web. What was the point?
J'aime la presse papier. J'aime les magazines qui s'impliquent et payent pour avoir de longs articles et des fictions longues. Le web ne récompense aucune de ces deux approches. C'est un média qui fonctionne par bouchées, un média de surf. La solution, c'est l'effusion brève. Internet n'est pas un média de remplacement, c'est un autre média. Ceci dit, si votre idée d'un magazine est quelquechose construits en billets d'humeur d'une page, ou trois pages qui ne comportent que 500 mots à cause de la masse d'illustrations, alors franchement, vous ne faites rien que le web ne fasse mieux, n'est-ce pas?
Chaque jour, des millions de gens téléchargent des paquets individuels de données qui leur prennent trois minutes à consommer. Ce sont les mp3. C'est une culture d'effusion. Acceptez cette idée pour un un moment.
Les impulsions ne sont pas dépourvues de contenu, pas plus qu'elles ne prouvent la fin de notre capacité d'attention. Si la capacité d'attention était morte, J.K. Rowling ne vendrait pas des livres de poche assez gros pour étouffer un cochon, et Neal Stephenson ne gagnerait pas sa vie en faisant des livres aussi grands que mon premier studio.
Rien de tout cela n'est une idée nouvelle. Rien. Et cependant, J'ai attendu toute cette année que les gens s'en rendent compte. Mais encore et encore, j'ai vu des magazines papier qui auraient dû être des objets internet être lancer et mourir -- et, dans la plupart des cas, se reformuler sur le net. À quoi bon ?
Il me semble correct d'affirmer que notre impatience extrême sur ordinateur (il nous faut tout tout de suite, un temps de chargement de trois secondes est une torture, un article en trois partie du délayage d'information...) ne se retrouve pas nécessairement dans la vie offline. Et tant mieux, dois-je ajouter.
Bien sûr, on écrit des mails ou des SMS au lieu de lettres sous enveloppe, certains paniquent lorsqu'ils restent 24h sans nouvelles d'un proche, et 150 pages (écrit gros) est considéré comme une taille décente pour un livre de poche...
Mais à côté de cela, les gros livres ne disparaissent pas, les intégrales (BD ou littérature) sont des succès, et les films nous font attendre des années entre le début et la fin d'un arc narratif. Certes, la fin n'est parfois pas un mystère (Star Wars, Le Seigneur des Anneaux, voire les différents Harry Potter), mais il y a des contre-exemples : le premier qui me vient à l'esprit est la série Pirates des Caraïbes (tout de même 7h40 au total), et je suis sûre que vous m'en trouverez plein d'autres.
Il faut dire qu'un ordinateur est *conçu* pour le multi-tâche, en particulier dans les domaine de la navigation hypertexte sur le réseau, et qu'il n'est pas évident qu'on puisse en dire autant de l'être humain. Le problème s'est, dans mon cas, encore aggravé dpuis que j'ai découvert les joies du multitabbing (onglets multiples) sur Crazy Browser puis Firefox, ce qui me permet de me perdre joyeusement dans les circonvolutions du net pendant des heures sans rester plus de trois minutes sur la même page, et de revenir avec une douzaine d'idée d'articles que je n'écrirai jamais...
Il est évident que les blogs rentrent très exactement dans ce schémas de lectures : articles courts, souvent prédigérés par comparaison aux sources dont ils discutent, et découpés en parties quand le besoin s'en fait sentir. Le facteur limitant est en général le temps de rédaction, mais du point de vu du lecteur la cause importe peu...
Mais j'imagine que tout cela est, comme toujours, une question de mesure : ce n'est pas parce qu'on apprécie les strips de trois cases que l'on est insensible à Victor Hugo. Reste à savoir si l'on pourrait en dire autant d'une génération qui serait élevée jusqu'à 12 ou 13 ans sans avoir à lire un texte de plus d'une page.
J'arrête ici mes élucubrations mal structurées, et je m'en vais demander quelques conseils à Morphée, qui paraît-il en a plein.
par Abie
publié dans :
Blogosphères
Ah et j'oublais : le texte n'est bien sûr pas référencable par Gougoule et les autres.

Mais bon, je crois qu'il y a encore du boulot pour les tailles d'images et de définitions...
par Abie
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