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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 17:22
La démocratisation (toute relative pour l'instant) des lecteurs d'ebooks comme le Kindle d'Amazon* est en passe de changer la perception du rôle des éditeurs et des distributeurs.
Mais on se demande parfois si certains d'entre eux ne sont pas victime d'un sabotage par des taupes qui chercheraient à caricaturer la situation et à donner au monde entier l'impression que ce sont des parasites absurdes et hautains...

Vous avez tous entendu parler des ebooks effacés sans prévenir par Amazon sur les Kindle de ses clients.
Paralèlle à peine exagéré : si un vendeur de la Fnac entreprend de s'introduire clandestinement chez moi pour retirer de mon étagère un bouquin qu'il m'a vendu, même par erreur, je vous assure qu'il va y avoir du grabuge !
La théorie de l'inside job est soutenue par les titres des ebooks retirés : La Ferme des Animaux et Mille neuf cent putain de quatre-vingt quatre, nom de Zeus !

Hé bien dans un autre genre de foutage de gueule, Amazon a inventé autre chose : déjà que ses ebooks tendent à être très chers, c'est-à-dire à peine quelques dollars de moins que la version physique, voici qu'elle trouve moyen d'inverser la vapeur...
Pour pouvoir lire Convergence Culture de Henry Jenkins, vous payerez 25,65$ pour le livre broché, ou 12,89$ pour le livre de poche,


Ou bien, vous voudrez vous procurer l'ebook, fichier dématérialisé qui n'a demandé aucune dépense d'impression, d'acheminement, de stockage physique... pour 13,79$ !


Quatre-vingt cents en plus pour le privilège de ne pas avoir de version physique, je trouve ça vraiment invraisemblable. Je suis tentée d'attribuer cette situation au fait qu'Amazon prend ses clients pour des cons, mais paraît-il qu'il ne faut pas attribuer à la malveillance ce qui peut être expliqué par la stupidité... Auquel cas, il est temps de devenir un peu compétent dans l'harmonisation des tarifs, mon cher Amazon.

Par ailleurs, il va décidément falloir que je me renseigne en détail sur la répartition des revenus dans la vente  de livres électroniques.



Une dernière remarque en passant : voilà quelques jours, je tombe sur ce témoignage d'étudiant qui me fait découvrir l'emprunt d'ebooks (!), et une fabuleuse description de la gestion des stocks de pdf :

Avec un copain, on a regardé sur le site et on a essayé d'emprunter un ebook (...). On va donc pour emprunter un ebook sur visual basic, et là, on voit, grosso modo :
« Visual basic, gnagnagna, 3 exemplaires restants, ».


Des exemplaires de fichiers informatiques ? J'imagine que c'est lié aux engagements pris par la bibliothèque avec les éditeurs, mais avouez que ça fait bizarre
.



* Dont j'espère farouchement que le nom ne deviendra pas un nom commun générique, comme Caddie© ou Frigidaire©, parce que ce serait malheureux que cet ensemble soit représenté par un exemple aussi bridé, où l'on ne peut même pas mettre ses propres fichiers... Du coup, je refuse de mettre un "s" au pluriel !
Ceci dit je ne me fait guère d'illusion, au vu des alternatives : reader, lecteur d'ebooks sont des anglicismes, liseuse est polysémique, et bouquineur  est long, avec un côté ridicule. Au final, et malgré ma haine de ce genre de crase, je me demande si je ne devrais pas me mettre à utiliser le mot livrel.

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Published by Abie - dans Diatribes
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commentaires

Sébi 12/11/2009 21:44


Et puis bon, pas de quoi s'affoler sur cette histoire d'Orwell sur Amazon, puisque ses bouquins sur Google Books ! :•)
(je rigole) 


Sébi 12/11/2009 21:21


J'avoue n'avoir lu La Ferme des Animaux que très récemment (genre, euh, cette semaine)... Mais bigre, la claque !


Edito

Soyez les bienvenus sur ce petit blog sans ligne éditoriale fixe, qui échoue à mourir depuis 2005.
La fréquence de mise à jour se veut quotidienne au mieux (par ce que je suis de nature optimiste), trimestrielle au pire (parce que je suis velléitaire bien plus encore).

Alea jacta est :


Aussi :



Ordo Ab Chao