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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 18:13
Ces derniers temps j'ai eu un poème dans la tête, comme on peut avoir une chanson, parce qu'au fond, bien avant les questions d'euphonie, la poésie est une histoire de rythme.
C'est une petite chose de rien du tout, écrite par Robert Frost, sur laquelle je suis tombée par le plus grand des hasard et qui ne m'a pas quittée pendant plusieurs jours.

Some say the world will end in fire,
Some say in ice.
From what I’ve tasted of desire
I hold with those who favor fire.
But if it had to perish twice,
I think I know enough of hate
To know that for destruction ice
Is also great
And would suffice.


C'est tout simple et sans prétention, tout ce que j'aime.
Or il se trouve que je me suis récemment retrouvée à veiller jusqu'à des heures indues, et que c'est aux heures grises que j'ai tendance à me lancer dans des entreprises absurdes, comme par exemple tenter de traduire quelque chose qui me trotte en tête.
(Du coup, je me rends compte que le dernier exemple de ce genre de pulsion qui ait fini sur ce blog ne date vraiment pas d'hier. We're not getting any younger, I'm afraid...)

Comme pour tout exercice de style (car je ne prétends pas à une traduction qui satisfasse tous les critères à la fois), il faut se poser des règles. Je me suis donc choisi deux contraintes :
  • En priorité, respecter le rythme
  • Dans la mesure du possible, conserver les mots à la rime.
Avec ces priorité, le sens passe au second plan, mais je crois que l'idée est à peu près conservée :

La fin du monde viendra du feu
Ou de la glace.
J'ai goûté au désir un peu,
Je penche donc en faveur du feu.
Mais que deux fois la fin se fasse,
Je crois connaître assez la haine
Pour dire qu'en destruction, la glace
Est une aubaine,
Pas une audace.

Et après ça, enfin, j'ai dormi comme une souche.


Merci à V. pour le débuggage de la quatrième ligne.
Le titre est une référence à G.R.R. Martin, dont j'espère très fort qu'il ne va pas nous jouer un tour à la  Robert Jordan pour la fin de sa saga...

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Edito

Soyez les bienvenus sur ce petit blog sans ligne éditoriale fixe, qui échoue à mourir depuis 2005.
La fréquence de mise à jour se veut quotidienne au mieux (par ce que je suis de nature optimiste), trimestrielle au pire (parce que je suis velléitaire bien plus encore).

Alea jacta est :


Aussi :



Ordo Ab Chao