Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
12 juillet 2005 2 12 /07 /juillet /2005 00:00
J'avais promis de vous parler cinéma, et je n'ai qu'une parole. Certes, je ne sais pas bien ou je l'ai mise en ce moment, mais je ne désespère pas de la retrouver.

Or donc, voici mes news cinématographiques :

Manifestement, Lucifer, dieu du cinéma (1), lit mon blog ou tout du moins l'article où je parlais de mon envie de voir les films du cycle Cremaster.
Pouf, pouf, sitôt demandé, sitôt exaucé : voilà l'intégrale  qui repasse au MK2 Beaubourg...
Merci Lulu!

Pendant la Fête du cinéma, j'ai vu quelques petits trucs parmi lesquels L'Interprète et Batman Begins.

L'Interprète
m'a plutôt bien plu, malgré un certain classicisme dans la construction de l'intrigue. J'avoue avoir été appatée par l'idée d'une langue fictive inventée pour l'occasion (le ku), avec un folklore associé, bien que  mon ignorance des familles linguistiques subsahariennes ne m'ait pas permis d'en profiter vraiment.
Par contre, j'ai remarqué un gros bug de traduction dans les sous-titres.
Vers les deux tiers du film, un homme politique qui lui explique à l'héroïne idéaliste qu'il finira par rallier toute l'opposition matobienne. Quand elle proteste, il répond :
You are young. I'm a acquired taste.
C'est-à-dire : Vous êtes jeune. Je suis quelqu'un qu'on finit par apprécier (2).
Mais le sous-titre disait :  Vous êtes jeune. J'ai de l'expérience.
Ben non, dommage. Surtout vu le sujet du film...(3)

Au sujet de Batman begins, je ne ferai aucune critique d'ensemble, au titre de charité cinématographique. Après tout, vous pouvez lire les critiques du Nouvel Obs, qui le considère comme le meilleur des cinq "Batman", et de A voir-à lire, qui explique que
Christopher Nolan transcende le canevas d’origine par l’intelligence suprême d’un script qui fuit comme la peste les facilités et la maestria d[e la] mise en scène.
Pourquoi pas...  
À défaut de pouvoir surenchérir sur ces compliments, disons que le héros est tout de même beaucoup mieux avec sa barbe (4), et que le chef décorateur et le directeur de photographie font un excellent boulot.
Mais surtout, surtout, insistons sur un point important :
Si vous découvrez, un jour d'hiver pluvieux, une grotte habitée par des centaines de chauve-souris, je vous implore de ne pas - je répète : NE PAS - y installer une batcave dotée de plafonniers éblouissants.
Parce que l'hiver, imaginez-vous que ces chiroptères (5) hibernent, et à raison, car, comme on l'apprend à l'école, une fois la bise venue,
Plus un seul petit morceau
De mouche ou de vermisseau!
Notre petite chauve-souris vit donc l'hiver au ralenti, sur ses réserves, et si quelqu'un s'amuse à lui braquer sa Maglite dans les narines, elle panique et se met à voler dans tout les sens avec l'énergie du désespoir et un plan de vol chaotique.
Conséquence immédiate : elle brûle en une journée une grosse part des réserves qui auraient dû la sustenser jusqu'à la venue des beaux jours.
Conséquence ultérieure : elle se retrouve à essayer de chasser des moustiques fin février. Et bien sûr, elle meurt de froid. Bath, non?

Morale de l'histoire : Kids, don't try this at home.
De la même façon qu'il n'est pas une bonne idée de sauter de la fenêtre du huitème avec la carpette du salon en guise de cape de Superman, ayez le bon sens de ne pas réveiller la chauve-souris qui dort dans votre grenier ou dans une salle des Catacombes : cela réduirait considérablement son espérance de vie, et ne ferait strictement rien pour arrêter les criminels de Gotham City ou d'ailleurs.

Et pour en apprendre plus sur les us et coutumes des petites souris chauves, procurez-vous par ici le numéro 16 de La Hulotte, le journal le plus lu dans les terriers, et profitez-en même pour vous abonnez pour six numéros au prix ridiculement microscopique de 17 euros.

C'était un message de la Société des Pipistrelles Amicales et de l'Associations des Oreillards Lucifuges.



(1) Ben oui. Lucifer, de Lux, lumière et de -fer, qui porte, d'où : celui qui apporta les frères Lumière.
(2)
Au sens propre, acquired taste décrit des goûts auxquels il faut s'habituer : les bébés n'aiment pas l'amer, mais l'on apprend à aimer le thé et le café.
(3) Pour reprendre l'expression d'une amie à moi, c'est ce qui s'appelle se tirer une balle dans le slip.
(4) Oui, je sais, je suis biaisée...
(5) De Chiros la main et de pteros, l'aile.  Et cette fois, c'est vrai!

Partager cet article

Repost 0

commentaires

walsong 12/07/2005 11:33

Bien tes critiques cinématographiques, d'accord pour les sous-titrages sauvages et mal à propos de certains films! En plus on s'instruit côte souris volantes ce qui est un plus.
Merci et bises de la dragonne

Edito

Soyez les bienvenus sur ce petit blog sans ligne éditoriale fixe, qui échoue à mourir depuis 2005.
La fréquence de mise à jour se veut quotidienne au mieux (par ce que je suis de nature optimiste), trimestrielle au pire (parce que je suis velléitaire bien plus encore).

Alea jacta est :


Aussi :



Ordo Ab Chao