Mercredi 18 octobre 2006
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Entendu ce jour sur France Infos, au sujet des débats télévisés entre les trois candidats à la candidature PS :
Rien n'a été laissé au hasard : même leur place -à droite ou a gauche de la scène- a été tirée au sort.
Il me semble que tirer quelque chose au sort reste la méthode canonique de laisser ce quelque chose au hasard, non?
Nos chers journalistes devraient donc noter quelquepart dans leurs fiches que "laisser au hasard" et "négliger" quoique proches par leur sens, ne sont pas synonymes...
Par ailleurs, j'ai mis la main aujourd'hui chez un bouquiniste sur Truismes de Darrieussecq, et je ne suis pas trop mécontente de l'avoir lu. Le roman est conforme à l'idée que je m'en été faite d'après ce qui m'en a été dit, et la bonne surprise vient surtout de la fin, moins convenue que le début du récit.
Une phrase intriguante, toutefois, page 52 de l'édition P.O.L :
Un jour la dame en noir, l'amie de ma vieille cliente, m'a donné un euro. Elle croyait que j'avais faim.
Rien ne vous choque?
Le roman est paru en 1996, soit cinq bonnes années avant le passage à l'euro (le premier janvier 2002 si je ne déraille pas trop). Même dans les bourses internationales, cette monnaie n'était pas utilisée avant 1998 ou 1999.
Étrangement, mieux que les autres disparités délibérement uchrononiques du récit, c'est ce détail-là qui le place pour moi dans une sorte d'anticipation bizarrement proche.
Par Abie
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Publié dans : Brèves du jour
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(ou un informé des tribulations monétaires de la CEE... Mais je préfère la version précédente)
Face à ce suspense insoutenable, j'ai réalisé que la bonne réponse viendrait de Marie elle-même. Alors je l'ai interrogée et sa réponse est venue, très vite. Qu'elle en soit vivement remerciée !
" J'ai un passé d'agent secret et j'étais présente lors des premières réunions concernant l'euro, au début des années 90... J'étais aussi présente, il y a fort longtemps, dans les cavernes pour l'invention de la roue, j'ai découvert la pénicilline mais Flemming m'a piqué l'idée, et sans moi Einstein n'aurait jamais compris la relativité. J'avais prévu que Molière mourrait sur scène, et que Mozart écrirait la Flûte enchantée, alors qu'il n'était pas encore né.
Plus sérieusement (?), à l'époque où j'écrivais Truismes on parlait de mettre en circulation une monnaie européenne qui s'appellerait l'Ecu, idée qui me plaisait bien. Pour des raisons de prononciation internationale, on a préféré l'euro, j'ai changé le mot dans le manuscrit au dernier moment. Je suppose que j'avais dû entendre ça sur France Info ou ailleurs...
Voilà.
Marie Nostradarrieussecq, pour vous servir..."