Quai de Jemmapes (10e), sur la passerelle du pont tournant en face de l'Hôtel du Nord.
J'aime décidément bien les mosaïques.
Quai de Jemmapes (10e), sur la passerelle du pont tournant en face de l'Hôtel du Nord.
J'aime décidément bien les mosaïques.
She's not the Queen from the stories
She doesn't pace peaceful places
And the way that her foot arches
Is but the least of her worries
She met a judge that wore a ring
Together they sang lullabies
She felt the sting of the parting
And a few scales fell from her eyes
And though many willful children
Stomp the alley of her garden
Balkis listens to the singing
But nobody will call her wise
Till the feet of the butterflies
Sound to her louder than lightning.
Je change de façon de dépiler, dans l'espoir que ce sera plus efficace, et je vais donc donner des images plus récentes. Voici une photo prise ce vendredi Quai de Valmy à la hauteur du pont tournant de la rue de Lancry (10e).
Cliquez pour voir toute la meute.
Ce n'est pas la première fois que je vois des animaux en fourrure dans le coin, mais je n'en avais encore jamais vu autant. Leur durée de vie est en générale assez faible, sans doute parce qu'il est plus facile (et plus tentant) de tirer sur un bout de fausse fourrure que de recouvrir un pochoir...
PS : Pourquoi "du Mexique" me direz-vous ? Parce que le seul mode de fonctionnement de mon cerveau semble être celui de l'association libre.
J'ai entre les mains un recueil de nouvelles de William Golding, un petit paperback d'une trentaine d'années (prix net : 1,50£ indique la quatrième de couverture) mais bien conservé par une soigneuse platification de la couverture, acheté chez un bouquiniste compiégnois pour quelques bouchées de pain.
Le titre est : Free Fall.
Juste au-dessous, dans une écriture énergique quoiqu'un peu datée, on lit :
This memento will have
meaning on that terrible
certain day when you
have forgotten who wrote
it, and possibly ceased
to care. -
XXX.
6·10·82
Je ne saurais dire pourquoi, mais cette dédicace me glace.
Edit : La première pensée qui m'a traversée l'esprit a été : et le propriétaire a refilé ce livre à un bouquiniste ?! Renseignements pris, il appert qu'il s'agissait de toute une bibliothèque anglophone (une pleine cagette, me dit-on). Peut-être le destinataire de la dédice a-t-il effectivement conservé le livre toute sa vie, finalement.
Si j'en avais le talent et l'imagination, j'écrirais un roman sur l'histoire d'amour aussi grandiose qu'impossible qui entoura ce livre, et le fac-similé de la page
de garde, en guise de conclusion, mettrait les larmes aux yeux du lecteur.
Quand ils ne surveillent pas des princesses, on peut trouver les dragons en train de se confronter à une base de défense anti-aérienne, vétéran de la guerre contre les monstres d'outre-espace.
Le père des dragons, qui sont en fait des serpents à plumes, s'appelle Oré.
Temps et lieu du cliché sont enfouis dans mes limbes hémisphériques, et conspirent pour y rester.
Récapitulons.
Voilà trois jours, mon frère m'a appelée pour me demander mon avis : il venait de tomber sur un texte en allemand, et quand même, il y avait beaucoup de majuscules,
était-ce bien normal ?
J'ai donc pu le le rassurer en lui rappelant qu'en allemand tous les noms, communs ou propres, prennent une majuscule. Et si j'utilise le verbe «rappeler», c'est parce qu'après tout mon frère a tout de même fait neuf ans d'allemand (ou du moins de présence en classe d'allemand).
Tout à l'heure, mon auguste génitrice m'a passé elle aussi un coup de fil, au cours duquel elle m'a signalé qu'elle était allée voir le Robin des Bois de Ridley Scott, qui lui a apparemment bien plu. J'ai été un peu surprise, vu que ma mère donne usuellement plus dans la Fellini-mania que dans les blockbusters. Mais c'est sans commune mesure avec l'étonnement qui a suivi, quand elle m'a dit "Mais je ne savais pas que Robin des Bois n'était pas français !".
Pourtant, la forêt de Sherwood et le Shérif de Nottingham, ça aurait pu lui mettre la puce à l'oreille.
Je n'attends plus qu'un coup de fil de mon père pour me dire qu'il avait toujours pris les baleines pour des poissons, et je vous assure que je les déshérite tous !
Ou alors je pars en Argentine sous un faux nom sans laisser d'adresse. Possiblement les deux...
NB : Dans le même genre, connaissez-vous Crazy things parents say ? Ça me console un peu de savoir que je ne suis pas seule...
Quand je serai grande, j'écrirai un recueil de nouvelles un peu dans le genre de la littérature hispanophone, des gemmes de philosophie méditerranéenne pleines de soleil et de tragédie, de destin et d'érudition. Et je signerai du pseudonyme de Dona Ferentes, en rigolant toute seule dans mon coin.
Edit : en attendant impatiemment la traduction hongroise.
Rue Jussieu (5e), il y a quelques mois :
Et juste au-dessus :
Libres comme l'art est apparemment d'un festival culturel étudiant
Moralité : le béton brut, c'est poreux juste comme il faut pour que la peinture tienne bien.
Je viens de regarder The Stepford Wives, un film que je voulais voir depuis longtemps. C'était un bon film et un navet. Pas les deux en même temps, cela dit : les deux à trente ans d'intervalle. Le premier date de 1975, le remake de 2004, et j'ai beau avoir une certaine sympathie pour Mme Kidman1 (héroïne de la deuxième version), la différence est assez douloureuse à regarder.
Ma chance a cependant été de commencer par le plus récent (la dure loi des torrents) : je suis passée de ce qu'on appelle aujourd'hui du triste nom de
"feel-good movie" à un vrai film, ce qui m'a permis de terminer sur une note positive. Dans l'autre sens, je me serai sans doute énervée.
Attention, la suite de cet article dévoile des éléments important du scénario.
Si vous pensez vraiment que savoir que Dracula boit du sang
enlève tout intérêt à la lecture du roman, arrêtez-vous ici.
Si vous pensez qu'une histoire digne de ce nom supporte d'être racontée plus d'une fois,
je vous invite à continuer...
Voici donc un petit guide pour les scénaristes de remake : vous connaissez un film intéressant, qui a eu un franc succès et a même réussi à donner une expression lexicalisée à la langue anglaise ? Vous voulez le faire un remake pour capitaliser sur sa notoriété sans vous fouler le faire découvrir aux jeunes générations ? Fort bien, mais assure-vous d'abord de l'avoir rendu complètement
inoffensif en suivant soigneusement ces étapes.
1975: Patriarchal pressure changes independant women into mindless robots.
2004: Crazy broken-hearted scientific lady brainwashes carrier-driven over-achievers into being picture-perfect 50's houseviwes, but in the end love conquers all.
Detoothed, declawed, and nice all around... Le tour est joué : le film s'est fait stepfordiser.
When you come back, there will be a woman with my name and my face, she'll cook and clean like crazy, but she won't take pictures and SHE WON'T BE ME!
1. Ne serait-ce que pour les deux heures d'hilarité convulsive que je dois à l'inénarrable BMX Bandits
où elle fit ses débuts cinématographiques, quand elle était encore dotée de son joli nez de lait et de sa tignasse rousse.
2. Par exemple en appuyant complètement au hasard sur des panneaux tactiles super-modernes.
NB: Et pour ce qui est de l'original, je n'arrive pas à savoir si je suis plus amoureuse de Katharine Ross ou de Paula Prentiss. Ma vie est un enfer
Soyez les bienvenus sur ce petit blog sans ligne éditoriale fixe, qui échoue à mourir depuis 2005.
La fréquence de mise à jour se veut quotidienne au mieux (par ce que je suis de nature optimiste), hebdomadaire au pire (parce que je suis
velléitaire bien plus encore).