Vendredi dernier, à Ménilmuche (20e) :
(Comme toujours, pensez à cliquer pour voir l'image en taille raisonnable)
Tiens, apparemment, cette image est la centième dans la catégorie Au fil des rues...
Vendredi dernier, à Ménilmuche (20e) :
(Comme toujours, pensez à cliquer pour voir l'image en taille raisonnable)
Tiens, apparemment, cette image est la centième dans la catégorie Au fil des rues...
Pour continuer dans la ménagerie, voici un poulet qui faisait sa ronde il y a dix jours à côté de la Fontaine des Innocents (1er) :
Surprise hier rue de la Fontaine au Roi (11e) :
Pas d'inquiétude à avoir : elle est manifestement photosynthétique, tant que le temps se maintient elle ne devrait pas avoir besoin de manger...
Donner son sang, c'est altruiste et utile.
Donner ses plaquettes, c'est d'autant plus louable que ça prend franchement plus de temps qu'un simple don de sang.
Donner ses plaquettes avec une régularité d'horloge à chaque fois que le délai d'attente entre deux prises expire, c'est carrément admirable.
Penser à apporter un DVD à regarder pendant le don, parce que la filmothèque de l'hôpital n'a pas des masses de bons films, et qu'on les a déjà tous vus depuis le
temps, c'est juste mignon (même si écouter un film au casque avec les machines qui cliquètent et font des interférences autour est assez peu confortable).
Mais se dire avec enthousiasme que le don de plaquettes c'est cool, parce que ça donne l'occasion de regarder les films muets qu'on ne pense jamais à voir sinon, je
pense que c'est une démonstration objective de l'appartenence à l'espèce injustement méconnue des bisounours extraterrestres déguisés en êtres humains, venus construire un monde meilleur en dépit
de l'espèce dominante.
Morale : les plaquettes de bisounours sont manifestement compatibles avec le sang humain.
Si vous voulez divorcer dans une fontaine, c'est possible.
La phrase (fort bateau, je vous l'accorde, mais néanmoins amusante) flotte depuis un bon moment
dans le cyberspace sans qu'il soit possible d'en déterminer l'origine. J'étais satisfaite de l'ensemble jusqu'à ce que j'entreprenne d'encrer le crayonné au stylo à bille dudémon, alternativement
baveux et sec.
Dans un monde parfait, j'apprendrais à me servir correctement des logiciels de graphisme, j'aurais moins d'encre sur les doigts, et le résultat serait un peu moins
comme cette image-ci, et un peu plus comme celles-là.
Il n'est jamais trop tard pour apprendre, et toutes les occasions sont bonnes.
Par exemple, ma capacité à me ridiculiser en public a fini par m'apporter une information intéressante : quand on se cogne, et qu'on se retrouve subséquemment avec
un bleu douloureux, ce n'est plus le coup qui fait mal, mais bien le bleu.
Les quinze hectolitres de sang qui se sont répandus voilà dix jours dans mon genou m'ont donné l'occasion de vérifier la chose tout au long de leur migration
progressive et colorée jusqu'à ma cheville : en vérité je vous le dis, la loi de la gravitation est dure, mais c'est la loi.
La question qui se pose maintenant, et qui vous mettra sans doute sur les charbons ardents : à ce train-là, dans trois jours
la marée pourpre aura atteint la plante de mon pied.
Et alors, comment serai-je censée marcher, au juste ?
Quand je vous dis que je suis un génie incompris...
J'ai essayé l'autre jour d'expliquer à un ami ma dernière théorie sur les relations amoureuses. D'après ce que j'en comprends, l'approche prédictive la plus
pertinente est de considérer qu'il s'agit d'une chaîne de Markov avec un seul bord absorbant, c'est-à-dire un processus
probabiliste qui a la particularité d'être sans mémoire, et qui ne se stabilise qu'à sa disparition (pas de happily ever after).
Eh bien j'ai été taxée de dogmatisme et de psychorigidité.
Alors qu'il est tout de même plus crédible que je sois juste un peu sociopathe : je conçois que les émotions fassent penser des choses fausses, mais pas qu'on se laisse aller à les dire publiquement, a fortiori en exigeant que le reste du monde éteigne son esprit critique pour ce genre de bullshit.
Ou alors, j'avais juste la grippe.
Addendum :
J'admets que j'ai pu me laisser aller dans l'article ci-dessus à un peu de contrarianism (voire metacontrarianism, mais la différence est parfois subtile).
Je ne nie pas que qu'attendre le deuxième rendez-vous est recommandé avant d'émettre un pronostic sur la durée d'une relation amoureuse, ni qu'une rupture a des conséquences différentes après trois mois ou trois ans. Il y a bien sûr, en moyenne, des « âges critiques », rythmés par l'année scolaire jusqu'à un certain âge, par d'autres contingences au-delà.
Bien sûr, la copine qui vous raconte des anecdotes plus désespérantes à chaque fois que vous allez prendre un café est plus près de larguer son mec que trois mois auparavant.
Ce que je récuse, c'est l'idée que la probabilité de la fin d'une relation est simplement inversement proportionnelle à sa durée au temps t. J'ai parlé des chaînes de Markov parce que l'usage d'un temps discret permet de faire abstraction des indices continus, comme la dégradation progressive d'une relation ; je pense sincèrement que la probabilité qu'un couple soit encore ensemble un an après la prédiction est totalement indépendante de la longueur de la relation au moment où elle est formulée.
Pour parler en termes médicaux, le taux de survie à un an est indépendant de l'âge du patient. Le taux est cependant extrêmement dépendant de la personnalité du patient, bien sûr...
L'autre jour dans le Noctambus Noctilien, j'ai eu cette révélation : il faut absolument écrire un article très sérieux portant sur «Catachrèse et remotivation de la figurativité linguistique dans les productions à narrativité marginale».
Bizarrement j'ai essuyé un refus de toutes les personnes à qui je l'ai proposé (deux). Mais qu'ont-ils donc contre les films pornographiques ?
(Oui j'ai décidé que les films pornos étaient des «productions à narrativité marginale», parce que d'après ce que j'ai compris c'est le vrai point commun qui se retrouve dans tous les genres...)
Soyez les bienvenus sur ce petit blog sans ligne éditoriale fixe, qui échoue à mourir depuis 2005.
La fréquence de mise à jour se veut quotidienne au mieux (par ce que je suis de nature optimiste), hebdomadaire au pire (parce que je suis
velléitaire bien plus encore).